Rien

Aujourd’hui, rien à dire, rien à voir.

Plus envie de faire le tag Balibulle, je n’y connais rien en mode, de toute façon!
Plus envie de parler du printemps du rire, c’est trop loin maintenant, dommage, j’avais des photos super chouettes prises à 122 mètres de la scène…

Envie de parler d’Aix et des Saintes Maries, mais pas encore trié les photos…

Je vais donc parler de ma vie, histoire de vous faire partager un peu de mon intimité, parce qu’avouez, LMO, vous ne savez pas vraiment qui c’est!!

Et bien, c’est une fille (si!), qui aura 28 ans dans 4 jours, qui déprime déjà à cette idée. Une maman de Mouflette, une épouse de Pépito, une nana paumée aussi un peu, encore étudiante, avec pleiiiiiiin d’années de retard, rapport à son adolescence désastreuse, et à sa grossesse à 19 piges. C’est aussi une fille qui a du courage et de la volonté, mais là, après presque 7 ans d’études (pour un niveau Master, ouais!!), elle craque…

Bref, j’ai des examens dans 2 semaines, j’ai eu le premier semestre avec presque-mention (c’est à dire à 2 points près, ça fait mal hein?!), et j’ai pas envie d’y aller… A noter que l’an dernier, si je n’ai pas eu mon année, c’est parce que je ne me suis présentée qu’à un quart des exams, trop terrifiée à l’idée d’aller passer le reste, alors que, jusque là, ça ne m’avait jamais posé de problème… Là, je panique, les écrits, ça passe, les oraux, je me décompose…
J’ai un million de fiches à faire cette semaine, et un milliard d’heures de révision à effectuer la semaine prochaine… Et ça me saoule, mais d’une force!!!
A 28 printemps, je n’ai dû travailler que 2 ans en cumulé dans toute ma vie, c’est à dire rien du tout.
J’avoue que je me sens un peu minable, un peu « hors-norme« , mais pas comme je voudrais…
On me rabache que « ohlala, c’est courageux d’avoir repris tes études avec un enfant!! ». Certes, c’est très téméraire, limite débile. Je ne regrette rien, je suis passée d’un niveau Brevet des Collèges à un niveau presque-Master, je vais pas me filer des claques pour avoir continué coûte que coûte, ne serait ce que pour ma satisfaction personnelle… Cela dit, j’aurais bien aimé avoir un parcours plus typique: Bac à 18 ans après avoir été forcée par papa-maman (évidement, sans papa et avec une maman absente, ça fonctionne pas), études bien menées, avec, allez, soyons fous, un redoublement en première année, et un boulot choppé au piston dans le service d’un tonton ou d’une grande cousine…
Je n’aurais peut être pas la fierté que j’ai aujourd’hui devant mon parcours (enfin, fierté est un bien grand mot pour qualifier ce que je ressens, mais passons), mais au moins, je gagnerais du fric depuis pas moins de 5 ans, et c’est quand même cool.

Ce qui me fait grandement relativiser mon retard et ma vie professionnelle inexistante, c’est Mouflette, évidement, dans le contexte de mes rêves, j’aurais eu du mal à la caser quelque part, et ma vie aurait été vide de sens, sans elle, maintenant que je la connais!
Et puis, dans la situation à l’instant T de sa naissance, soyons clairs, si la maternité ne m’avait pas touché de plein fouet, je serais sans doute caissière chez Auchan aujourd’hui, sans ambition, sans rêve, sans vie…
J’ai beau chercher, si j’en suis là aujourd’hui, ce n’est pas à cause de Mouflette, mais grâce à elle, ou plutôt, grâce à ce que la maternité m’a donné en volonté et persévérance, pour elle, pour nous.
Se retrouver seule avec une Minette à 19 ans, mine de rien, ça donne envie de se bouger à fond pour ne pas sombrer dans la dépression ou pire, la médiocrité.

Enfin, force est de constater que depuis mon mariage avec Pépito, ma vie de famille a largement pris l’avantage sur toutes mes ambitions (faut dire, quand j’ai repris mes études, je pensais que je n’aurais jamais le bac, alors atteindre un Master dépasse très largement les objectifs fixés à la base), je me contente assez facilement d’avoir du temps pour m’occuper de ce petit monde, profitant de mon statut d’étudiant-qui-fout-rien pour partir en vacances ici ou là, préparer des bons gâteaux et faire plein de câlins en surveillant les devoirs.
L’idée de reprendre une vie professionnelle ne me plaît pas plus que ça. Mise à part l’idée de gagner un peu d’argent et rendre la vie encore un peu plus facile à mon foyer, et surtout ne pas être dépendante de Pépito, franchement, l’optique de m’occuper tranquillement de Mouflette et de nos enfants à venir me parait nettement plus réjouissante…
Je ne me serais pourtant jamais vu désirer une vie de femme au foyer. Peut être est ce parce que ça ne m’est absolument pas permis que ça me fait rêver?

Bref, tout ça pour dire que, dans deux semaines, j’ai des examens qui signeront la fin de mes études, j’ai donc tout intérêt à les réussir (d’autant que, comme une petite maline, j’ai réservé avec Pépito un voyage en Turquie pile pendant la période de la session de rattrapage!!)
Après, s’ouvriront à moi les portes de la recherche d’emploi. Et la fin du temps libre à volonté, des vacances, des mercredis après midi avec Mouflette et tout et tout…
J’ai hâte!!

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14 Commentaires sur
“Rien”
  • Tu m’as faite sourire plusieurs fois..sans aucune moquerie bien sur, mais caissière chez auchan..mon enfer personnel, la preuve que j’aurai abdiqué mes rêves à jamais…
    Le parcours chaotique..j’ai repris les études Après 4 années de boulot en me disant que c’était ma dernière chance (j’avais 25 ans un certain « retard » vu l’âge des autres et un parcours atypique, 3 ans d’études), j’ai tout plaqué après deux années d’exercice professionnel, j’ai exercé des métiers si différents que les recruteurs pensent à une blague en voyant mon cv.. me suis cherchée encore quelques mois-années..et aujourd’hui ? Aujourd’hui j’ai un autre défi de taille en cours, une vie de femme/maman bis/artiste, et certains jours je me dis que je pourrai rester là, m’occuper d’eux, les regarder vivre, les aimer..c’est simple en fait ? Sauf que …est ce que cela me suffirai ? Et a eux ? Clairement non, même si ..des fois c’est un confort tentant..

  • Courage!! Ce serait dommage de tout laisser tomber alors que tu te trouves si prêt du but! Tu vas y arriver, j’en suis sûre! Au fait, de quel domaine au juste s’agit-il?

  • Bravo – tu as une volonté de fer – mmoi je n’aurais pas le courage de reprendre les études maintenant – j’y ai pensé, pour faire une thèse mais je suis plutôt du genre flemmarde… j’ai passé plein d’années à la Fac et ai commencé à bosser à ton âge de maintenant
    Et dis moi, tu fais un master en quoi?

  • Des filles sans enfant et encore étudiante à 28 ans, tu sais, il y en a plein !
    Ne te sous-estime pas.
    Même si tu l’as souvent entendu, je trouve que tu as du courage d’avoir repris tes études. Pas sûre que j’en serai capable

  • Femme au foyer ça me plairait bien à moi aussi 😉 mais je pense qu’à long terme je me sentirais très mal, pas épanouie.

    En attendant, je vais rabacher encore un peu :p Tu as beaucoup de courage, peu de gens auraient persévéré, et au fond tu le sais, même si pour toi ça a été une nécessité impérative.
    Tu vas aller passer tes examens, si tu veux je t’y accompagne :p

  • Ton article me fait réfléchir. Je me trouve plutôt anti-conformiste et décalée pour certaines choses et ma manière d’appréhender ma vie. Et je me rends compte que vu de l’extérieur, ma vie s’est déroulée de manière classique… bonne élève, super ambiance avec papa maman le frérot et nos chats, beaucoup d’amour et de confiance, bac à 17 ans fingers in the nose, prépa littéraire, licence, 2 ans en Angleterre, un master, le CAPES. Tout obtenu tranquillement en travaillant régulièrement. Un parcours classique alors que je ne suis pas classique.

    J’admire la reprise de tes études (je compte m’y remettre aussi et passer l’agreg mais chut c’est encore un secret), le fait que Mouflette ait galvanisé ta vie au lieu de l’assombrir. Tu as su prendre la vie du bon côté et si ton parcours est plus chaotique, cela n’enlève rien à ta réussite pro, sentimentale, familiale.

    Après si le côté financier le permet, tu peux toujours bosser à mi-temps afin de passer un max de temps avec Mouflette et les petits à venir.

    Je ne me vois pas femme au foyer (ou alors si mais en voyageant sans cesse avec mon Seigneur et Maître puisque nous aurons gagné à Euromillions) mais je me vois bosser à temps partiel afin de profiter pleinement de ma famille.

    Va vite passer ses examens, tu es un modèle pour Mouflette qui est fière que sa maman, elle aussi, travaille bien à l’école et ton Pepito doit être bien fier de son épousée aussi.

  • Merci à vous 6 :o)

    @Souslesmots: Je ne pense pas non plus qu’une vie de femme au foyer me suffirait, pas définitivement en tout cas, c’est certain. J’admire beaucoup ton travail artistique.

    @Hélène: Merci pour tes encouragements, ils me touchent beaucoup. Je suis dans le domaine juidique: droit international…

    @Zoraude: Je n’ai rien d’admirable, mais merci, ça fait toujours plaisir ;o) Je me dis souvent que, plus tard, je reprendrais pour passer le concours du CRFPA (école d’avocat), mais franchement, je n’y crois pas trop… Ces longues années m’ont un peu dégoutée de tout ce stress. Ja suis en maste de droit international comparé. C’est pointu, et peu de débouchés, youpi!!

    @MissBrownie: Dans ma promo, il y a même des filles de 30 ans, sans enfant, et qui étudient come des folles pou réussir. Je les admire.
    Je fais juste une fixation sur MON parcours nullos ;o)

    @Snana: On en reparlera, mais je te donnerais sansdoute mes horraires d’exams pour que tu me booste par texto ;o)
    Sinon, femme au foyer, pour moi, c’est plus un état ponctuel qu’une fonction définitive.

    @Princesse Soso: Je pense qu’on peut épanouir une personnalité forte et « hors norme » (dans e bon sens du teme cette fois) en ayant eu un cadre « classique ». Le cadre de tes étude ne conditionnent en rien ton parcours intérieur atypique, tu en es la preuve vivante. Je vis avec cet espoir qu’effectivement, je serais un exemple pour Mouflette, un eemple de persévérance, malgré les difficultés de la vie. Un exemple qu’elle saura mettre à profit pour, justement, savoir avoir un parcours classique mais brillant. Elle a une petite enfance dorée, autant que possible, j’espère lui inculquer les valeurs de la difficulté, de la persévérance, de la volonté et du courage par d’autres biais que par la torture quotidienne (bien que ça ne soit pas trop un bon moyen de toute façon), en étant un exemple vivant, ça me paraît moins barbare ;o)
    Pour le côté femme au foyer, comme dis plus haut, je ne me vois pas faire ça toute ma vie. On en a déjà discuté avec Pépito, quand notre bébé naitra, je prendrais un an pour m’en occuper. Parce que, par la force des choses, je seris plus fatiguée que lui dans un premier temps, et plus prosaïquement, parce qu’il gagne vraiment bien sa vie, et moi, en débutant, je n’atteindrais pas la moitié de son salaire… Bosser à mi-temps est aussi la solution envisagée. Ca, et passer les concours admins. Les deux étant cumulables!

    Sinon, ne vous en faites pas, j’irais passer ses exams… Pas forcément la fleur au fusil, mais j’irais, je me le dois après toutes ces anées après tout! Et même pour une issue négative, j’aurais eu le mérite d’essayer (et dans pareil cas, je recommencerais l’an prochain, je l’aurais, ce master!!)

    Bises à toutes

  • ton histoire est touchante, merci de nous l’avoir fait partager…. je te souhaite beaucoup de courage pour tes exams? ce serait dommage de ne pas aller jusqu’au bout après tous ses efforts. Je n’ai qu’une chose à te dire: j’admire vraiment ton courage!

  • C’était bien d’apprendre toutes ces choses sur toi. Je me retrouve un petit peu en toi (à part pour Mouflette, je ne suis pas passée par là – ce qui apporte quand même une énorme différence, mais bon…) : je suis retournée à la fac cette année, après 4 ans sans études, ça fait bizarre, mais c’est bien… Et à presque 26, j’ai pas non plus travaillé tant que ça (et moi, je n’ai pas construit une famille). En tout cas, je te souhaite bon courage pour tes exams, je suis sûre que ça se passera très bien, tu vas masteriser 😉
    Et après, tu seras tellement fière de toi !!! (tu dois déjà l’être, pour avoir eu le courage de faire ça !)
    Bizzz

  • @Nathi: Merci pour tes encouragements :o) Oui, souhaite moi bonne chance, même si c’est pour me planter, j’irais: qui ne tente rien n’a rien :o) Et j’ai eu des notes pas si catastrophiques aux TD, donc c’est un début encourageant!

    @Plouf: Félicitations à toi aussi, je cros qu’il doit falloir encore plus de courage pour reprendre après 4 ans off, et surtout après avoir bossé, je suppose, ou en bossant encore même… Tu étudies dans quoi? En master aussi?
    Avec Mouflette, j’ai quand même une motivation de premier ordre, mine de rien…
    Et oui, je vais tenter de masteriser ;o)

  • Et bien moi je dis que tu le veuilles ou non tu as un joli parcours!
    Tu as réussi ta vie personnelle, tu es en train de réussir tes études et peu importe l’âge..que te souhaiter de plus?
    Tu es peut etre encore étudiante en 28 ans mais tu es loin d’etre la seule dans ce cas et puis quand l’on voit toutes les « embuches » que tu as eu sur ton parcours moi je dis chapeau parce que j’aurai bien aimé en faire autant! Ok j’ai réussi mes études mais le reste est bien précaire..mais c’est une autre histoire
    Courage et continue comme ca!!

  • Je m’étais arrêtée à la maitrise en 2003, donc là, je fais un master 2 en traduction, je ne travaille pas, enfin je suis en stage pour l’instant.
    J’ai travaillé avant, mais le boulot était vraiment pas top, pas fait pour moi, je préfère largement ce que je fais maintenant, c’est bien plus gratifiant de faire quelque chose qu’on aime !!

  • Je trouve que tu te dévalorises beaucoup, quand même ! Reprendre les études après un enfant, arriver niveau master à 28 ans, c’est énorme ! Moi j’ai terminé mes études à 27 ans et commencé à bosser, le tout sans enfants !
    Je trouve que tu as beaucoup de courage :-)))

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