Toulouse by night

Hier, j’ai appris qu’un couple s’était fait agresser dans ma rue.

L’homme tabassé, sa compagne violée sous son nez.

Ca m’a retourné, chamboulé, révolté.

Je ne considère pas spécialement Toulouse comme étant une ville sûre. Pas plus ni moins qu’une autre cela dit. Néanmoins, je ne me suis jamais sentie autant en « danger » que dans cette ville.

J’ai habité Rouen, La Rochelle, enfant. Puis Versailles, Paris, Angoulême, adolescente puis adulte.

Je ne m’y suis jamais sentie en danger.
Peut être par inconscience.
Peut être que je suis devenue une poule mouillée avec l’âge, les responsabilités et les petites filles.

A Toulouse, et particulièrement depuis qu’on habite le centre, c’est un peu le florilège des incivilités.

Dans notre rue (à sens unique et toute petite), les voitures passent souvent à 80 km/h, comme ça, parce que c’est vachement plus drôle que de rouler à 50 (à noter que si ça ne tenait qu’à moi, le centre de Toulouse serait piéton, vu l’absence de trottoir et la rapidité des voitures qui ne freinent pas quand il y a quelqu’un qui marche sur la route faute de pouvoir marcher ailleurs)
Dans la rue tout court, les gens promènent leurs chiens sans laisse, et surtout quand ce sont des gros chiens. Je passe sur les déjections que ça entraine, ça pue, c’est dégueu, mais ça n’est pas dangereux. Un chien, ça l’est, en revanche, mais ça ne choque personne. Enfin, ni les maîtres, ni la police qui passe à côté.

On voit souvent des enfants qui balancent des papiers par terre, et qui ne se font pas réprimander par leurs parents.

Des gars bourrés qui hurlent et chantent (quand ils sont de bonne humeur) ou qui hurlent et râlent (quand ils ont dépassé le stade de l’alcool joyeux).
De charmants messieurs qui urinent sur les murs, ou sur les voitures.
D’autres qui klaxonnent pendant 10 minutes non-stop parce qu’un camion décharge une livraison.

Le respect n’existe pas. Le civisme non plus.

J’imagine que ce n’est pas propre à Toulouse. Mais c’est là que je vis. Et c’est là que je ne me sens pas trop de sortir le soir quand la nuit est tombée.

Derrière chez nous, il y a un pont, et sous le pont, des gens qui hurlent, chantent, s’engueulent, font se bagarrer leurs chiens, toutes les nuits dès qu’il fait beau.

Je suis partagée entre la pitié: ces gens n’ont nulle part où dormir; et l’agacement: pourquoi PERSONNE ne fait rien, pourquoi les laisser troubler le calme? Pourquoi les laisser foutre le boxon et faire peur à tout le monde? Pourquoi les laisser régner sur une partie du quartier, interdisant ainsi l’accès aux berges aux autres citoyens?

Il y a 2 ans, un étudiant est passé par dessus le pont, balancé par des SDF qui trainaient par là et à qui il avait refusé un service (son portefeuille ou son portable, je ne sais plus).

Je ne sais pas ce qui est le plus triste: que des gens soient, en France, obligés de mendier pour survivre et que l’Etat les laisse dans leur misère? Ou que d’autres soient victimes de la detresse humaine dans ce qu’elle a de plus profond, « Tu ne me files pas de quoi manger, tu ne mangeras plus jamais! »?
Je suis sans doute un peu idéaliste et crétine, je n’imagine pas qu’un acte d’une telle cruauté soit fait sans raison dramatique.

Maintenant, des femmes se font violer sous le nez de leurs compagnons dans ma rue.

Ca arrive partout, souvent, quelque soit le quartier, la rue, la ville. Mais là, c’est à 10 mètres de chez moi, donc forcément, ça me touche plus particulièrement et m’inquiète.

Je n’ai malheureusement pas de solution. Ni même de moyen d’action!

J’irais bien me proposer comme maire, mais pas sûre que mes idées d’interdiction d’accès aux voitures au centre-ville, d’amende famarmineuse pour tout maître de chien en liberté, de rondes de nuit dans les quartiers « nocturnes », etc… fassent des émules.

Je ne connais ni les solutions, ni les moyens de les mettre en oeuvre si elles existent.

Je ne sais pas non plus s’il y a une véritable augmentation de la violence, ou si on s’en rend plus compte parce que c’est médiatisé, ou tout simplement s’il y a plus de violence parce qu’il y a plus de monde.

Mais je ne comprends pas, les petites incivilités de tous les jours.

Je ne suis pas une citoyenne parfaite (mais si j’essaye), je dois commettre des erreurs aussi, sans même m’en rendre compte, ou ne pas faire d’efforts qui paraissent naturels et essentiels à d’autres.

Mais punaise, si au moins, certains se gardaient de rouler à fond en ville, de jeter à tout va des détritus, de hurler à des heures indécentes, de s’énerver pour un rien, bruyament et de manière effrayante, de lancer leurs chiens dans la rue, avec tous les dangers que ça représente. Ca serait déjà pas mal. On aurait sans doute un peu moins peur de se faire ravager la tronche par un dalmatien mal luné ou par une voiture qui n’a pas eu envie de freiner.

Et puis ça serait plus agréable de se balader dans des rues à peu près propres et qui ne sentent pas l’urine…

Pour le reste, je crois que malheureusement, les violences atroces ont toujours existé et existeront toujours. Pas sûr qu’il y ait une véritable cause. Certains pensent à l’alcool et la drogue, mais il me semble un peu facile de dédouaner des criminels en faisant passer leurs actes sous le coup de psychotropes. D’autres pensent à l’immigration, mais franchement, si certains quittent un pays pour échapper à ses violences, je doute que ce soit pour les reproduire dans leur pays de refuge! D’autres encore pensent au laisser-aller de l’éducation, que les enfants ont été livrés à eux-mêmes et qu’ils deviennent des délinquants. Je pense aussi. Cela dit, la délinquance ne date pas d’hier, et les enfants malheureux et mal-élevés ont toujours existé, ça ne fait pas de chacun d’entre eux des monstres.

Bref, j’ai été retournée plus que de raison par ce crime commis à deux pas de chez nous.

Je me suis identifiée, bien entendu. Et j’ai aussi eprouvé beaucoup d’empathie pour ce couple brisé par la sauvagerie d’individus lâches et brutaux.

J’eprouve de la peur pour mon aînée, déjà, en temps normal, je suis de nature inquiète, et je tente de la protéger tant que je peux. Ce genre de drame me rappelle que, malheureusement, je serai bien impuissante dans ce genre de cas, et ça me révolte d’autant plus.
J’eprouve aussi une certaine culpabilité, à mettre au monde une deuxième petite fille dans un monde où ce genre d’horreurs se produisent.

Ca passera. Comme tout le monde, j’oublierai. Je râlerai contre les incivilités de mes concitoyens, tout en ne faisant rien pour y remédier (d’un autre côté, je ne suis pas policière et je ne compte pas le devenir). Et je retournerai à ma petite vie bien tranquille, où le pire qu’il nous arrive est de se faire bousculer par les chiens lâchés dans l’escalier de notre immeuble, ou de se faire faire une queue de poisson par un automobiliste débile.

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24 Commentaires sur
“Toulouse by night”
  • Je vois qu'au niveau propreté, ça n'a pas changé en 10 ans.
    Question sécurité, ça allait mais je n'aimais pas le centre de Toulouse, j'y allais rarement. Par contre, je travaillais au Darty qui n'existe plus à cause de la déflagration et là c'était autre chose, question environnement, pas très cool.
    Quoi qu'il en soit, maintenant c'est Marseille et ce que tu décris, je le ressens tous les jours

  • Oui, je déplore comme toi ces incivilités tolérées qui se transforment lentement en agression verbale ou physique répété (voir au-delà comme tu l'expliques).

    Il faut quand même dire que les enfants d'aujourd'hui ont des parents, c'est peut-être vers eux qu'il faut se tourner: comment avez-vous éduqué vos enfants????

    Et je réfute les idéologies simplistes qui disent que seule les classes sociales défavorisées génèrent ces incivilités et cet irrespect. Il y a façon d'humilier autrui qui est autorisé par la société: il suffit de voir des émissions comme "Le maillon faible".

    Tout cela est révoltant et on se sent très démuni pour lutter!!!

  • @Angelita: Je ne vis ici que depuis 5 ans, 2 ans au centre. Je n'ai pas l'impression que ça empire. Juste que c'est pire au centre qu'en périphérie…
    J'aime beaucoup le centre-ville pourtant, c'est joyeux, joli… Même si ça pue et que c'est dangereux un peu quand même…

    @Chrys: Ha, moi aussi je refute cette hypothèse!!
    Je vis dans un quartier assez "bourgeois", et les enfants qui laissent leurs papiers par terre sont issus de familles bourgeoises aussi.
    L'incivisme, l'irrespect touche toutes les catégories sociales. Rien à voir avec le niveau de vie.

    Ca n'en est pas moins affligeant!

  • Tes deux premières lignes m'ont retourné le cœur. Je ne le savais pas, et hier on se baladait l'Homme et moi à quelques mètres de là, pour raccompagner les beaux parents, et rentrer chez nous…Alors je crois que je me suis violemment identifiée aussi.
    Ca m'a fait un choc, je veux déménager !!!!

  • (J'ajoute que j'ai effectivement senti le vent tourner ces derniers mois. J'ai été suivie à deux reprises par des hommes, qui visiblement faisaient leur possible pour faire croire qu'ils ne me suivaient pas. Une fois c'était en sortant de chez toi. Je me croyais parano, je m'arrêtais pour faire style que je regardais le menu d'un resto, je voyais le mec tourner dans une rue perpendiculaire, ça me rassurait un peu, je me disais ouf il est parti, je continuais ma route et quelques mètres plus loin il était à nouveau derrière moi…Comme par hasard…
    Et ça plusieurs fois de suite, jusqu'au moment où j'ai tourné dans ma rue, effrayée, le portable à la main pour appeler mon Homme pour qu'il descende me chercher. Je crois que je ne vais plus du tout sortir…)

  • Oulàlàlà…
    Je te comprends, c'est la zone tous les jours/soirs dans ma rue en hyper-centre, au point que j'envisage de partir…
    L'urine, les merdes de chien, le vomi, les disputes, la vitesse des voitures… la liste est longue, c'est les grandes villes aussi…

    Je pense que cette histoire de viol a surtout été médiatisé : Tout le monde en parle en ce moment, alors que c'est certainement déjà arrivé ailleurs en ville… Rien que dans les environs de mon immeuble, on comptabilise tout un tas d'histoires glauques en 15 ans !

    Je suis d'accord, c'est une histoire d'éducation au civisme le problème… Il faut respecter les autres, c'est du bon sens !!!

    J'imagine que ceux qui mettent le souk serait les premiers à râler si on venait pisser devant leur porte…

    Je pense que la ville est dure, parceque les gens ne pensent qu'à leur pomme… C'est assez triste …

  • Je connais cette rue, j'en ai entendu parlé…. 5h du matin en plus…. Combien de couples rentrent à pied la nuit après une soirée arrosée? J'habitais vers le pont des demoiselles, je me sentais presque en sécurité. mais je pense que ça peut arriver n'importe où en fait!

  • Mon dieu quand je lis ton article je me dis que je suis tellement bien dans une campagne perdue au milieu des vaches…même si il y aussi bien sûr des contraintes à habiter à la campagne

  • j'ai lu ton article et je suis très partagée dans tes propos. Tout d'abord, je suis tout à fait d'accord avec toi sur ce drame qui s'est passé dans cette rue. J'y passe très souvent et j'avoue que j'en ai eu très mal au ventre… cela me choque toujours quand j'apprends que des gens aient pu être aussi horribles et inhumains mais malheureusement il y a des fous partout et je crois que l'on ne pourra rien y changer… les points où je ne suis vraiment pas d'accord avec toi sont l'insécurité (toutes les grandes villes sont aussi dangereuses les unes que les autres), les gens qui roulent vite (c'est rien à côté de la Belgique), la saleté de la ville car des gens qui jettent des conneries pas terre alors que la poubelle est à deux mètres il y a en partout à la ville comme à la campagne. J'ai vu des villes bien plus sale que Toulouse, par exemple sur la côte méditerranéenne ou encore dans le nord. J'ai vécu un an pour mes études tout près de Maubeuge dans le nord et crois moi que j'ai vu 100 fois plus de choses horribles et inhumaines qu'en 10 ans à Toulouse… et pourtant je vivais dans un petit village. Au point de finir en dépression. Bien sur, là où il y a la misère, la violence est bien plus présente mais je crois qu'il ne faut pas tout mettre sur le dos des SFD ou des clochards avec leurs chiens. Il ne faut pas oublier qu'on peut le devenir nous aussi suite à une perte d'emploi ou une rupture familiale… Certains sont bien plus honnêtes et cultivés que des personnes que tu pourras voir passer en costard avec leur 4×4 dernier cri dans ta rue. Il ne faut pas se fier aux apparences et les deux jeunes gens qui ont subit ces violences dans ta rue je doute qu'elles aient été faites par des SDF. Un SDF ne va pas aller voler un portable, un drogué non plus… un drogué est plus préoccupé par sa came que par un téléphone ou une simple cigarette. Bref… j'espère que tu comprendras ce que j'ai voulu faire passer. Il y a des choses horribles dans ce monde, plus qu'on ne le pense mais j'ai toujours un petit brin de colère quand les gens réagissent juste quand ça se passe dans leur quartier ou dans leurs connaissances.

  • oui je suis à Toulouse aussi……triste triste cette violence.
    Tu as aussi dû entendre parlé de la fille qui s'est faite violée à St Cyprien il y a quelques semaines.

    Je suis à la cité U, et ici aussi , beaucoup de violence dans les alentours (St Pierre forcément…).

    C'est bizarre, on entends pas parler de tous les faits divers, qui pourtant, serviraient à nous protéger et à nous méfier un peu plus…

    surtout ne pas sortir trop tard, seul, ou même en couple………

  • @anonyme: Je comprends bien ton message, néanmoins, je ne suis pas certaine de rentrer dans les critères dont tu m'accuses:
    D'une part, j'ai effectivement exprimé que je me sentais peu en sécurité à Toulouse, mais j'ai aussi dit que ça devait être pareil partout, c'est mon état d'esprit qui a changé, et non l'insécurité d'une ville à l'autre, nous sommes bien d'accord.

    Pour ce qui est des SDF ou des camés, je n'ai en revanche dis nulle part que seule eux commettaient des atrocités.
    Je suis malheureusement très bien placée pour savoir que les pires crimes peuvent être commis par n'importe qui, du grand PDG au petit voyou, et quelque soit le milieu social dans lequel on se trouve, souvent même au sein d'un foyer, lieu de refuge par excellence.

    Pour les SDF qui ont balancé l'étudiant par dessus bord, c'est malheureux, mais c'était des SDF. Cet épisode m'a marqué, non pas à cause des SDF mais de la brutalité et des conséquences atroces de l'agression. Il aurait été balancé par des bourgeois du quartier, ça m'aurait sans doute fait le même effet.

    Pour les marginaux avec leurs chiens, pour vivre "à côté" d'eux en permanence, je t'assure que pour la plupart, ils éprouvent peu de respect pour leurs concitoyens. Ca peut se comprendre. J'en ai cotoyé pendant une période, et leur révolte est compréhensible, voire même légitime. Cela étant, aussi forte soit leur détresse, s'en prendre aux passants n'est pas la solution.

    Des choses horribles, il y en a beaucoup trop, nous sommes d'accord.
    Il est vrai qu'en tant normal, je réagis peu à ce qui se passe, parce que malheureusement, je n'y peux rien, mise à part discuter ou débattre, ce qui ne sert pas à grand chose.
    Là, ça s'est passé en face de chez moi, et ma révolte n'est pas plus forte que si ça s'était passé à l'autre bout de la ville.
    Mon anxiété en revanche, est véritable.
    Pour différentes raisons, un sentiment d'insécurité ne me lâche jamais depuis quelques années… Mais j'avais l'illusion d'être à l'abri dans ma maison, dans mon quartier, dans ma ville. Cet événement fait que ça n'est plus le cas, du moins temporairement (j'espère), c'est pour cela que j'ai exprimé le besoin d'en parler.

    Ensuite, quand ça se passe "dans les connaissances", comme tu dis, il serait assez inhumains de ne pas réagir et de ne pas être révolté.
    Il me semble que l'humain est ainsi fait, à être touché par ce qu'il voit et cotoie, et peu par ce qu'il sait "de loin". C'est aussi une mesure de protection, et ça n'est pas si mal.

  • Comme tu le dis ce n'est pas propre à la ville de Toulouse et moi aussi ça me rend folle les incivilités et ces violences gratuites.
    J'ai appris il y a peu qu'une collègue avait été violée il y a quelques années dans mon école (je suis instit') et qu'on n'avait jamais trouvé le coupable! Je ne reste plus après 16h30 au boulot et j'apporte tout mon boulot chez moi (tant pis pour radio portail qui pense que je glande).
    Je comprends ton angoisse étant donné que cela s'est déroulé dans ta rue. Je t'avoue que moi aussi je me demande où on va aller comme ça avec cette violence qui va crescendo…
    C'est dommage Toulouse est une si jolie ville.

  • J'ai habité Toulouse les 20 premières années de ma vie. Puis je suis allée vivre à Paris (malgrè les "oh!" les "ah!" de mes proches). Depuis, je peux te dire que, oui, tu as raison, Toulouse n'EST PAS UNE VILLE SURE. Chaque fois que j'y retourne je me fais emmerder, aggresser, effrayer. Ta peur de la moindre rue, même à plusieurs. Mon frère et son coloc se sont fait pêter le nez à coup de battes de baseball, comme ça, pour le plaisir. Mon grand père s'est fait tirer son pognon au distributeur. Les grands parents d'amis se sont fait tabasser près de la feria de Fenouillet. Mon mec s'est fait menacer. A Paris il ne m'est absolument JAMAIS rien arrivé, même pas une parole de travers, jamais en 6 ans. Donc maintenant je suis sure de moi quand je dis que c'est PAS NORMAL ce qui se passe dans la ville Rose. La vie n'y est pas rose, loin de là, et c'est bien dommage.

  • Le problème n'est pas la sanction ou la répression (je suis victime avec mes "fauves" des lois idiotes sur les chiens "dangereux" – marrant comme tout le monde craque sur la bouille de mon staff jusqu'à ce que je dise que c'en est un tiens), mais l'éducation.
    Personnellement j'ai l'impression que le niveau (social ? intellectuel ? culturel ? tout ça à la fois ?) baisse de plus en plus et l'égotisme des gens en rajoute encore.
    L'état sur-protecteur pour certains, assistant trop pour les autres, n'arrange pas les choses.
    L'absence d'éducation est à la base de nombre de fléaux dans nos sociétés… et impossible d'éradiquer ce phénomène…

  • @Bastien: Nous, on ne peut pas faire grand chose… Mise à part écrire en masse au maire à la rigueur, pour faire part de notre angoisse et de notre envie d'une ville plus sereine (que ce soit au centre ou ailleurs).
    Les autorités ont certainement un pouvoir, par cntre. Instaurer des rondes de nuit (au lieu de les éliminer) fréquentes. Discuter, parler, essayer de faire entendre raison à ces (ou cette) "bande(s)"
    Etre bien plus strict dans l'application des lois, ne rien laisser passer… S'il y a des lois, c'est bien pour qu'elles soient respectées!

    En attendant, personne ne fait rien, personne ne bouge…

    Il faudrait s'auto-instaurer un couvre-feu et puis arrêter de vivre afin de ne plus risquer de subir les violences urbaines. Mais alors la violence viendrait frapper à notre porte, si ça se trouve!!!
    Bon, je dramatise, mais je suis quelque peu blasée!

  • @MeemyselfandI: Je pense aussi que le gros du problème se trouve dans l'éducation.
    Ce que l'on peut faire: bien éduquer nos enfants (ou ne pas en faire si on s'en sent incapable –> Je veux me faire des amis!!)
    Ca ne résoud pas vraiment le problème, mais c'est un début!

    Pour les chiens, cependant, aussi bien éduqués soient ils, on ne sait jamais ce qui peut leur passer par la tête. J'ai passé mon enfance aux côtés de 2 bergers-allemands, super bien dressés, adorables, je pouvais leur faire toutes les misères du monde sans qu'ils ne bronchent jamais. Néanmoins, ma mère m'a toujours expliqué des règles de bases "Ne pas les embêter quand ils mangent""ne pas les frapper""ne pas hurler". Bref, un chien, dans uns situation "anormale" peut réagir n'importe comment, rattrapé par son instinct.
    Donc le fait qu'ils soient tenus en laisse en ville, ça me semble primordial.

    Deuxièmement, par respect pour les passants qui peuvent avoir peur des chiens (perso, je me suis fait bouffer la tronche par un espèce de caniche nain étant enfant, du coup, je me méfie carrément des chiens, petits ou grands), ça me semble essentiel de tenir son chien près de soi, pas plus loin que la laisse quoi.
    C'est rarement agréable de se faire bousculer ou lécher par un chien, aussi gentil soit il.

  • Comme tu le dis, je ne pense pas que ça se passe plus à Toulouse qu'à ailleurs … mais je comprends que tu te sentes directement concernée vu que c'est arrivé à deux pas de chez toi. On se dit du coup "ça aurait pu être moi…ou ma fille…ou….". Je n'ose imaginer l'état de cette fille et de son compagnon.

  • Toulousaine comme toi, j'ai été choquée et effrayée par cette agression. Mon homme et moi ne vivons pas dans l'hyper-centre, mais un peu plus loin (côté patte d'oie). J'ai déjà diner dans cette rue avec des amis et suis rentrée seule chez moi après, tard dans la nuit, marchant vite car je me méfie toujours des gens, mais là je sais que plus jamais je n'aurais encore le courage de faire ce que j'ai déjà fait.

    J'ai été horrifiée également par ce que tu dis si bien "un couple brisé" à cause de cette violence gratuite et inutile !

    Jusqu'ici, je ne m'étais pas vraiment posé la question, je n'ai jamais été suivie à Toulouse (a m'est arrivé très souvent quand je vivais à Bordeaux, si bien que j'étais plus méfiante), je ne me méfiais qu'à moitié (et déjà trop selon mon homme), mais là, c'est une peur qui m'habite. Alors évidemment, on ne peut pas tomber dans les extrêmes et se boucler chez soit.
    Il y a quelques temps, nous allions souvent au cinéma entre filles le soir, rentrant tard et à pied par la suite, nous arrangeant pour toujours être en groupe. En groupe certes, mais je me demande bien ce que nous aurions pu faire au milieu de l'année dernière, si nous avions été agressée, 3 femmes seules dont une enceinte… Vraiment tout ceci me fait peur…

  • J'ai moi aussi quitté Toulouse et malgré de très belles années estudiantines, je ne regrette pas l'insécurité de cette ville qui est vraiment pire qu'à PARIS! Mon frère et ses amis se sont faits tabasser par un groupe à deux heures du mat à coup de tesson de bouteilles (ils se sont réveillés à l'hosto avec des points dt un qui a failli perdre un oeil)

  • J'ai lu ton billet il y a deux jours et j'ai été très choquée par les faits. Cette agression est vraiment horrible, je n'avais jamais entendu un truc pareil, même à Paris ! (ou peut-être que ça arrive mais qu'on n'en parle juste pas ? va savoir…).
    Je suis très surprise aussi car je n'ai toujours entendu que du bien de Toulouse ! On dit toujours que c'est une ville magnifique et conviviale, je n'aurais jamais imaginé que ce sentiment d'insécurité était roi (avec la saleté, encore une chose qui m'a étonnée, ce n'est pas l'image que j'ai de la ville, mais je n'y suis jamais allée).
    Ça fait 8 ans que je vis à Paris, je ne m'y sens pas particulièrement en insécurité mais je suis quand même toujours sur mes gardes quand je me promène seule, même la journée. Je pense qu'avec le temps on apprend à faire bien plus attention, ça devient un réflexe… J'en ai tellement marre de vivre dans l'angoisse, que je n'attend qu'une chose, démémager, retourner vivre en Province dans un endroit plus sûr.

    J'espère que cette histoire ne t'empêchera pas de sortir et profiter de ta ville, malheureusement c'est le genre de chose qui est arrivé en bas de chez toi mais aurait pu se produire n'importe où.

  • Toulousaine d'adoption, j'ai également été très choquée par cette affaire… J'ai un parcours similaire au tien, j'ai habité beaucoup de villes, je suis aussi l'âge aidant peut-être un peu plus "poule mouillée" qu'auparavant… J'aime Toulouse, que je trouve être une ville formidable, mais il est vrai que passé 11 heures du soir, je ne m'y sens pas à l'aise…

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