Enfance [Petits Cailloux]

Il y a quelques années, je ne pouvais pas me souvenir des moments passés sans larme.
J’étais emplie de colère, de regrets, de tristesse et d’angoisse.


Quand on me disait « enfance », quand on me posait une question sur mon passé, à quelle école j’allais? Est ce que mes parents étaient sympas? A quoi je jouais? Quel était mon meilleur souvenir?
J’avais des envies de meurtres et je pleurais intérieurement.


J’ai un souvenir parfait de mon enfance. Quand je discute avec d’autres personnes, et surtout avec mon mari, je suis épatée car beaucoup ne se souviennent pas de grand chose. J’ai des souvenirs parfaits, d’une exactitude déconcertante. Je me demande si c’est parce que j’ai une mémoire phénoménale (ce dont je doute) ou si les horreurs vécues ont « permis » de ne rien oublier? Je ne sais pas. Peu importe.


Après un long travail, de deuil notamment, je peux enfin entendre ce mot « enfance », sans avoir envie de pleurer ni hurler. J’arrive à me retourner et ne pas voir que les sévices, les horreurs, les moments qui m’ont été volés. J’arrive à regarder en arrière et occulter la noirceur pour ne me souvenir que des jolis moments.


Ces moments où je jouais au flubistier sur ma balançoire.
Quand je tentais d’apprendre à lire à mes chiens.
Les amandes mangés en Espagne, trempées dans du Nutella like, et le mal au ventre après.
Les plongeons dans la piscine, les balades en forêt, les premiers émois amoureux, les nombreuses histoires inventés avec les voisins, les jeux, les rires, l’insouciance.


J’arrive à regarder en arrière et voir ma vie avec lucidité.
Oui, on m’a volé mon corps, on m’a pris une partie de ma vie, on m’a privé de mon innocence, j’ai vécu des choses qu’aucun enfant ne devrait vivre. Jamais.
Mais voilà, j’ai aussi vécu de belles choses. Pas avec la même candeur que tout le monde. Mais j’ai été une petite fille. Qui fait des bêtises, qui s’amuse, qui rigole et qui est heureuse.


Avec le recul, je crois que c’est ce qui m’a sauvé. Cet optimisme, cette rage de vivre propre aux enfants que je n’ai jamais perdu, malgré tout.


Aujourd’hui, je peux entendre ce mot « enfance », et penser sincèrement que la mienne aussi a eu du bon.


J’ai juste envie de dire que guérir est possible.
Que l’on peut vivre en ayant subi des choses terribles.
Ca prend du temps, ça demande beaucoup d’effort, c’est beaucoup de douleur, mais c’est possible.


Et surtout, après, on peut regarder derrière, devant, partout, et voir que la vie est belle, et rayonner de bonheur.

Aujourd’hui, un petit caillou un peu spécial. Qui n’est pas un souvenir mais plutôt une bribe de moi.
Je voudrais, si vous le souhaitez, que vous me donniez votre définition de l’enfance. En image, en photo, en mots, comme vous voulez! Ce que le mot « enfance » vous inspire, la joie, la mélancolie, le combat, la candeur?

Et encore une fois, je vous propose un beau cadeau pour vous remecier d’avoir joué (sur votre blog ou par mail) aux petits cailloux. J’ai testé des produits Mustela (dont je vous parlerai plus amplement demain), et je vous propose de gagner un vanity Mustela rempli de chouettes produits qui sentent bon! Ces produits me font penser à mes cousins quand ils étaient bébé. Ma tante les parfumait avec de l’eau nettoyante Mustela, et j’adorais sentir leurs cheveux tout doux ensuite!

Regarde un peu ça:

Comme d’habitude, vous avez jusqu’à mercredi prochain pour jouer.

Et les gagnants du précédent caillou sont:
Vanessa B pour le trio de linge
Ellea pour le savon Violette Réglisse!

Bravo à vous deux, j’attends vos coordonnées à lamiteorange@gmail.com

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