Question d’allaitement (bis repetita)

J’ai écris samedi dernier un billet sur l’allaitement.

Un billet purement informatif où je souhaitais que vous posiez toutes les questions qui vous passent par la tête. Vous avez joué le jeu et je vous en remercie.

Mais, vraisemblablement, certains de mes mots en ont choqué quelques unes, et je ne souhaite blesser personne, d’où une petite mise au point.

J’ai choisi des mots « crus » pour me définir. Quand j’allaitais, on s’amusait souvent, mon mari et moi, à me définir comme « le garde-manger » ou « la boîte de lait ambulante » ou encore « réserve de bouffe ». Qu’est ce que tu veux, on est un peu con par ici, on s’amuse d’un rien, on a un humour débile, et surtout, on ne se prend pas au sérieux…

J’ai allaité 8 mois. 8 mois de difficultés, d’obstacles, de bonheur et de joie.

On a tendance à dire que l’allaitement, c’est « naturel », du coup, c’est censé être facile. Ca ne l’a pas été pour moi.

Allaiter MissCouette a été une lutte, une bataille. Est ce que ça fait de moi une mauvaise mère? Est ce pour cela que mon choix d’allaiter doit être remis en cause?

Oui, au bout de 4 jours, j’ai été obligée d’utiliser des embouts en silicone tant ces putains de crevasses me faisait pleurer de douleur.

Oui, dès mon retour à la maison, j’ai été acheter un tire-lait, pour pouvoir filer un biberon de mon lait à ma fille et ne pas avoir à lui donner mon sein, tant la douleur était vive.

Non, allaiter, ce n’est pas que du bonheur. C’est comme la grossesse, pour certaines, c’est magique, pour d’autres, c’est la grosse galère. A la différence près qu’allaiter, on peut arrêter. Ce que je n’ai pas souhaité faire.

Parce que malgré la douleur des premiers jours, et malgré les difficultés qui sont venues ensuite (MissCouette avait une tendance à ne pas grossir qui perturbait pas mal les gens chiants de la PMI), j’ai aimé ça. J’ai adoré être la réserve de bouffe perso de ma fille.

J’ai adoré n’avoir qu’à soulever mon tee-shirt pour la calmer à peu près partout, au parc, au resto, au musée, à Monop’, à la préfecture, sur une aire d’autoroute, sur le marché… J’ai adoré ces échanges, ces moments d’intimité et de fusion

J’ai aimé plus que tout entendre les petits gémissements de plaisir de mon bébé lorsque le lait commençait à couler, voir ses yeux rouler comme ceux d’un junky en transe, entendre ses cris d’impatience si caractéristiques lorsqu’elle se retrouvait dans une position stratégique.

J’ai choisi d’allaiter pour tout un tas de raisons, la plupart étant bien trop intimes pour avoir envie d’en faire part sur un blog.

J’ai arrêté pour d’autres raisons, certaines tout aussi intimes. J’ai tiré mon lait pendant plus de 6 mois pour assurer un biberon de mon lait le soir à ma fille. J’avais fait des réserves incroyables dans le congélateur, par peur de manquer. Et un jour, j’en ai eu marre de tirer mon lait, parce que c’est fatigant et ennuyeux. Parce que j’en ai eu marre, tout simplement.

Un biberon de LA le soir, puis un repas « complet » le midi. Peu à peu, la tétée de l’après-midi s’est transformée en biberon aussi. Pendant plusieurs semaines, on a gardé la tétée du matin. LES tétées, une seule ne suffisant absolument pas. Et puis un biberon est venu compléter ces tétées matinales. Et enfin, MissCouette s’est mise à me mordre quand je lui présentais le sein, alors on a arrêté là, tout en douceur.

Donc oui, on peut aimer allaiter et pour autant ne pas se prendre au sérieux. On peut aimer allaiter et trouver ça difficile et contraignant, mais le positif prend le pas sur le négatif. On peut aimer allaiter et dire que parfois, c’est chiant! Ca ne remet en cause ni l’allaitement ni les femmes qui allaitent.

 

 

 

 

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52 Commentaires sur
“Question d’allaitement (bis repetita)”
  • Perso, j’ai adoré ton 1er billet. Parce qu’il reflète la réalité: tout n’est pas blanc ou noir, tout n’est pas gris! Mais il faut de tout pour faire un monde.
    Tu veux la vérité? Ma première j’ai abdiqué après 2 semaines…. elle crevait de faim. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps quand elle a bu son premier bibi sans s’arrêter et qu’elle s’est ENFIN endormie paisiblement.
    Le second, je me suis dis: les doigts dans le nez!!! Mon cul, oui! Ce pacha tétait 5min et pionçait comme un comateux pendant 30 min. Et HOP! Retétée!!! La vérité? J’en ai eu plein le cul de donner mon sein sans cesse après 3 semaines! Oui, ça m’a gavé! JE ne suis une allaitante épanouie…. ça me prend le chou!
    Mais c’est MON histoire, et personne ne peut juger ce qui concerne mon ressenti, mes envies et mes réticences. Ni les tiennes, ni celles de la voisine…. etc! Tu as toute ta légitimité, ne serait-ce que par ton franc parler!

    (Bordel! On va pas fermer nos gueules quand même! Enfants d’Indignes)

  • Moi ce que j’aimerai c’est qu’on arrête de dire que toutes les femmes peuvent allaiter et que celles qui n’y arrivent pas, c’est parce qu’elles n’étaient pas assez motivées. Je trouve ça juste atroce. J’ai subi une réduction mammaire et ça a mis en péril mon allaitement (TOUT le corps médical m’a sorti que ça n’avait rien à voir, que je pourrai allaiter sans problème et patati et patata. J’ai eu une oreille attentive qu’auprès de LLL) Je vais tenter d’allaiter mon 2e en sachant que j’ai 9 « chances » sur 10 de ne pas avoir de montée de lait.
    J’ai prévu un petit article sur l’allaitement dans le cadre de la réduction mammaire. Les femmes ayant subi cette intervention ne sont pas rares mais dès qu’on veut une aide, une information sur l’allaitement dans ce contexte, c’est hyper dur à trouver ! On n’est pas écoutées, pas comprises et bien souvent, on nous dit de laisser tomber parce que « ce n’est pas si grave de ne pas pouvoir allaiter… » (ce serait le top si l’allaitement en cas de chirurgie mammaire pouvait être évoqué^^)
    Il me tarde de voir l’émission :))

    • Moi je n’ai plus du tout envie d’aller la tourner, les conflits, très peu pour moi.
      En effet, toutes les femmes ne peuvent pas allaiter et ce n’est pas qu’une question de volonté.
      Dans la plupart des cas, la motivation suffit. Mais pas toujours… :)

  • L’important ce que tu ais fait ce que tu voulais, comme tu pouvais et surtout de ton mieux..
    Il y aura malheureusement toujours de « mauvaises langues » pour te convaincre du contraire ….

    • Oui c’est certain. Je suis contente de cette expérience, je n’ai pas souffert ni regretté quand ça a pris fin.
      Si 3° il y a, je l’allaiterais et ça durera aussi longtemps que ça me conviendra. Pas plus!

  • Moi aussi j’ai bien aimé ton premier billet, tu as décrit ce que tu as vécu avec tes mots et ton humour, ça n’avait strictement rien de blessant ou de rabaissant envers qui que ce soit. C’est ton droit d’en parler à ta guise, tu n’as de compte à rendre à personne.

  • mais il est très bien ton 1er billet
    mais ne t’inquiètes pas il y en aura toujours pour revendiquer
    j’ai eu 2 allaitements complètement différents
    la 1ère ça c’est très bien passé, disons qu’au départ j’ai eu de bons conseils et je n’ai eu qu’à m’occuper de mon bébé et de moi (ma mère est restée auprès de moi plus d’1 mois) et puis à 4/5 mois j’en ai eu un peu assez et j’ai progressivement arrêté sans difficulté
    la 2ème a été vraiment difficile, ma fille souffrant d’un rgo elle demandait constamment le sein, puis j’ai eu une inflammation avec une énorme boule dans un sein avec des antibios à prendre, cette période a été plus que douloureuse, je ne faisais que pleurer
    pour elle je voulais continuer le plus longtemps mais voilà je n’ai pas pu car ensuite j’ai fait une pyélonéphrite (infection du rein) avec hospitalisation, on m’a quand même aidé en me faisant tirer mon lait mais la fatigue, de ne pas avoir mon bébé auprès de moi et bien au bout de 3 jours ça s’est arrêté d’un coup
    j’ai eu du mal et puis je me suis dit qu’il en était mieux ainsi, j’étais à plat, au bout…. c’était plus possible
    et aujourd’hui je ne regrette pas et je referais pareil

  • Le principe d’un blog c’est aussi et surtout de pouvoir s’exprimer… tu l’as fait, et très bien, je trouve que tu as eu des mots qui te ressemblent (même si on ne se connaît pas ;)), et c’est très bien.
    Dommage que des lecteurs/trices aient été blessé(e)s ou n’aient pas compris.

    Chacun son vécu, chacun sa façon de le raconter s’il/elle en a envie, libre ensuite de lire ou pas, mais personne n’a à juger.

    J’ai bien aimé ton article parce qu’il a permis des échanges aussi à travers les commentaires :)

  • LMO : Pour avoir lu le premier billet et connaitre aussi bien ton blog que toi et ce depuis des années, rien dans ce premier billet n’était choquant. Je dis bien RIEN DU TOUT DE QUE DALLE pour qui a un tantinet de cerveau !

    Pour avoir suivi la tentative de déstabilisation, je ne peux que constater que celle qui en a été à l’origine a un sens propre de l’humour (c’est son droit le plus absolu) mais aussi de l’équité. Elle se dit « choquée » par l’expression « réservoir de bouffe pour bébé » alors qu’elle-même se dit « mère laitière »…

    Ma foi sans avoir fait des tonnes d’études, on peut tout de même avouer que les deux expressions sont du même registre lexical non ? Qu’elles sont, prises hors contexte, et j’insiste sur le hors contexte, tout aussi réductrices l’une que l’autre de la mère à l’état d’allaitante – donc animal. Et que dans ce contexte « animal » oui, les mammifères femelles sont les réservoirs à bouffe de leur bébé / des mères laitières.

    Prise dans le contexte, humoristique ou pas – et je ne suis pas là pour juger du sens de l’humour de l’une comme de l’autre vu que justement l’humour ben moi j’en ai pas – l’expression employée par LMO n’était pas plus dégradante (surtout qu’elle ne concernait qu’elle et elle seule et ne portait aucun jugement sur personne d’autre qu’elle même) que l’utilisation de « mère laitière » « garde-manger » « distributeur gratos » « frigo ambulant » que n’importe quelle blogueuse allaitante ou non peut employer. Pas plus dégradante que de dire « Salut les morues » (pour le mieux) ou « Hello les grosses » (pour le moins pire).

    Quoiqu’il en soit, je trouve beaucoup de courage à LMO d’avoir repris son article pour tenter d’expliquer combien elle s’en voulait d’avoir pu choquer par des termes, sortis de son blog, et du coup du contexte dans lequel ils étaient, un lectorat qui globalement lis bien pire sans montrer le moindre signe d’émotion. .

    J’espère juste que les personnes à qui cette mise au point s’adressent sauront reconnaitre sans la déformer, la volonté de LMO.

    Ma foi, oui, LMO c’est ma cops, mais quand elle déconne je lui dis tout pareillement. Sauf que là, vraiment, moi à sa place j’aurais sorti le tracto-pelle… Elle elle trouve le moyen de sortir un olivier. T’ain sans déc, cette fille, elle est fabuleuse quand même !

  • ton premier billet est tout simplement parfait, le 2eme également. moi j’apprécie d’être un frigo sur patte et ton terme ne me choque absolument pas … tu parle vrai on vois que tes écris viennent du cœur…

    contrairement a la blogueuse qui ta fustigé, tu sait quand on veut se faire connaitre sans n’avoir rien a dire la méchanceté est une solution. tu remarquera que tu n’est pas la seule qu’elle vise. c’est m »chant gratuit pitoyable

    bref reste comme tu est continue d’écrire aussi bien et nous te lirons tout le temps que tu écrira

  • bon, bah j’ai qu’une chose à dire, hein, quand on aime pas, on passe son chemin. Je ne vois rien de choquant. Je ne vois qu’un témoignage, une façon pertinente et franche de parler., de se vider aussi, un peu, peut etre…Je trouve presque ce billet ci regrettable (même s’il est tres touchant à certains points de vue), car en aucun cas tu n’avais à justifier ton précédent billet. Tu es chez toi, et j’y ai lu du « toi ». Tu ne plairas jamais à tout le monde, n’en fait pas cas, tu plais déjà suffisamment ;D

    • C’est vrai.
      On ne peut pas plaire à tous, c’est évident, mais si une personne a été choquée et l’a dit, peut être que plein d’autres l’ont été sans rien dire. Donc normal d’expliquer un peu ce qui se cache derrière une expression hasardeuse.
      Merci en tout cas! :)

  • Chacun fait comme il peut/veut, on n’a pas à juger, surtout en matière d’allaitement ! On peut se sentir mal jugée aussi bien en allaitant qu’en donnant le biberon, c’est dingue, quoiqu’on fasse de nos jours, on risque de se faire allumer !

    J’ai eu deux allaitements très différents et pas évidents, alors je ne peux que comprendre à quel point ce n’est pas quelque chose d’inné et de simple comme on pourrait le croire. L’allaitement doit être un plaisir pour la maman et pas une souffrance ou une source d’énervement. Je ne comprends pas qu’il y ait autant d’intolérance entre les mamans ! Tu n’as pas à culpabiliser !

    • L’allaitement est un sujet particulièrement tabou, c’est clair.
      Et internet plein de susceptibles, ça n’aide pas! 😉
      Comme tu dis, on fait comme on veut/peut j’ai du mal à concevoir les jugements à ce niveau là, dans un registre aussi intime.
      Mais passons!

  • Même si je suis redondante avec les posts ci-dessus, je ne peux qu’aller dans leur sens
    déjà 1) tu es chez toi, tu racontes ta vie avec tes mots, ceux à qui ça ne plait pas peuvent passer leur chemin.
    2) tu dis des choses vraies qu’on ne dit pas assez aux mamans qui choisissent d’allaiter et qui selon moi explique pour une bonne partie pourquoi on passe de 90% de mamans qui allaitent en sortie de maternité à 60% 1 mois après (ou un truc comme ça, je n’ai pas les stat précises en tête).
    L’allaitement, c’est souvent dur à mettre en place. pour un premier, on se retrouve confronté, au bout de 5 jours, au grand inconnu, on n’a pas toujours les bonnes références, on ne sait pas toujours vers qui se tourner …
    Pour mon premier, ça a été un « faux bébé calme », il a perdu beaucoup de poids à la naissance et 2 semaines après n’avait toujours pas repris … j’ai eu de la chance de trouver un SF spécialisée dans l’allaitement qui a remis tout ça sur les rails, parce que j’aurai pu me tarir … et pour la deuz’, une ogresse, j’ai eu des crevasses gigantesques et horribles pendant 1 mois, à hurler, et au total 4 mastites (boule dure, rouge, forte fièvre et antibio) en 6 mois …
    Mais je clame mon bonheur d’avoir allaité 1 an et 8 mois, et d’avoir pu choisir quand est-ce que, doucement, je passai au lait de substitution.
    Tu n’es pas la seule à avoir vécu ça et je dis souvent à mes amies « primi » que allaiter c’est chouette mais pas toujours évident à mettre en place.
    Après, pour le vocabulaire, je te raconte pas, j’avais un tire-lait électrique double-pompe, la rolls de chez Medela, trop bein quand tu dois te tirer le lait au taff… mais la première qu’on l’a vue avec mon copain, qu’est-ce qu’on a ri ! dans le genre vache laitière 😉
    En plus, j’ai fait des études d’agro, donc on cherchait la race de vaches qui me correspondait le mieux ! On rit souvent pour dédramatiser 😉
    Alors, ma belle, continue à poster tes coups de coeur, tes coups de gueules, tes petits cailloux et tous ces beaux moments d’émotion que u partages avec nous.
    (Et surtout les photos des filles, qui sont adorables !).
    Bises et sérénité

  • Je n’aurai qu’un mot : MERCI !
    Ma puce est née avec un mois d’avance, une petite crevette, qui n’avait pas eu le temps de faire des réserves avant d’arriver (même si elle était en pleine forme) d’où une grande difficulté à la faire téter sans qu’elle ne dorme au bout de 2mn. Sans compter qu’elle ne savait pas téter… ma montée de lait s’est faite 15 jours seulement après l’accouchement à force d’essai, d’avaler tout les trucs possibles et imaginables pour « produire » et à coup de machine à traire. J’utilise cette expression parce que c’est vraiment l’impression que j’ai eu : celle d’être une vache qu’on trait, surtout au début à la mat’ quand ils m’ont emmené un truc qui devait dater des années 70 !!!! Du coup, je n’arrivais à tirer que peu de lait pendant des séances interminables… (grand moment de solitude à 3h du mat…)
    Et puis quand le lait a été là, ce sont les crevasses qui ne guérissaient pas, les bouts de seins en silicone que je trouve franchement pas pratiques du tout dans mon cas. J’ai tenu 7 semaines à tout essayer, à complémenter avec du lait maternisée parce que ma puce faisait le yoyo en terme de poids, à me stresser, à pleurer, à avoir mal et à même finir par lui en vouloir parce qu’elle n’y arrivait pas. Je n’ai pas connu l’épanouissement et le bonheur de nourrir ma fille. Et puis j’en ai eu marre, marre d’essayer, marre de gâcher mes premières semaines avec elle, marre d’avoir mal. Et j’ai arrêté, la mort dans l’âme, en culpabilisant un max, en me disant que j’avais échoué mais en retrouvant une tranquillité d’esprit.
    Aujourd’hui ma choupinette a 21 mois, elle pète la forme, elle raconte sa vie à qui veut l’entendre (ou pas…). Si numéro 2 il doit y avoir, je dois avouer que je ne sais pas ce que je ferai. Pas forcément envie de répéter l’histoire… Cela reste un souvenir douloureux.
    Et si je n’ai pas contacté la LLL à ce moment-là c’est juste que j’en avais marre des avis des uns et des autres, pas envie d’entendre que si je n’y arrivais pas c’est parce que je n’essayais pas assez. J’avais juste envie qu’on me foute la paix.

    Et je trouve qu’on n’explique pas assez aux futures mamans que l’allaitement ça peut être difficile, voire très difficile et que c’est pas forcément source de bonheur !

    Bon j’arrête mon roman :-)
    Et encore merci

  • Il y avait un truc choquant dans ton 1er article sur l’allaitement ??? !!! Si on ne peux plus avoir un peu de légèreté, où va-t-on ? J’ai allaité pratiquement 10 mois ma 2e, et j’usais aussi de qualificatifs comme « vache à lait », « garde-manger » ou pire … et je l’appelais « ma p’tite tétouilleuse » 😉
    C’est pas parce qu’on allaite qu’on est des Déesses de la Maternité, intouchables, pures, éthérées … et sans fantaisie !
    J’adhère vraiment à ce que tu dis, l’allaitement a des côtés chiants, difficiles, ce n’est pas tout rose, des étoiles dans les yeux et des sourires cucul !

  • Comme j’ai déjà dû le dire, pour moi, l’allaitement, n’a pas été des plus aisés : tout se passait très bien, à la sortie de l’hôpital la ‘tite béboute avait repris plus que son poids de naissance. Quatre jours plus tard, on a vu la sage-femme, notre bébé avait encore grossit, mais elle m’a conseillé d’espacer les tétées toutes les deux heures car je semblait épuisées ( comme pour beaucoup, parfois, Louise voulait souvent téter toutes les demis-heures, même la nuit…), j’avais pourtant bien lu, qu’au début il fallait respecter l’allaitement à la demande mais, sous la pression de la sage-femme et du mari, j’ai craqué…Deux semaines plus tard, chez le pédiatre la petite n’avait prit que 100gr…il m’a imposé le biberon de complément. Depuis et à presque 5 mois ma fille est toujours en allaitement mixte, et, je ne suis pas prête à arrêter. Pourtant c’est super contraignant…elle peut passer des heures au sein sans avoir suffisamment à manger…Tout ça pour dire que oui, même si j’adore allaiter, et que je rêverais de ne pas avoir besoin de biberon, je comprends très bien qu’on puisse en avoir marre…Et que même si l’allaitement ce n’est pas que ça, à la base, on reste tout de même un réservoir à bouffe! De toute façon, m’est d’avis que celle qui t’a attaqué sur le sujet cherchait simplement un prétexte pour s’en prendre à toi, je suppose que allaitement ou autre chose, finalement, peut lui importait….

    • Sandy bien vu, je crois que vraiment, en plus, cette maman était très mal placée pour critiquer ce choix de formule. La pirouette pour sortir de l’engrenage a été difficile et longue à exécuter.

      LMO s’en sort bien, comme vous toutes ici, parce qu’au delà du choix des mots vous avez avant tout la noblesse du coeur et le respect de l’autre. Et ça hein, ça vaut bien quelques applaudissements.

  • Bon, alors question allaitement, moi, je n’ ai pu qu’une semaine…je ne juge ni celles qui allaitent ni celles qui n’allaitent pas. Tes propos ne m’ont absolument pas choqué. On a le droit de dire les choses comme on les ressent, de mettre un peu d’humour sur des moments jolis ou douloureux, et tu ne nuisais à personne en parlant de toi en ton nom…les ptits commérages de cour de récré, c’est pas joli joli…ceci dit, j’aime beaucoup cet article aussi…donc on ne peut que dire merci à celle/celles qui en sont la source…Tu as des choses à dire, des choses intéressantes, et tu les dis bien…alors je ne peux que t’encourager à continuer…et mon opinion, c’est que tu peux aller à cette émission la tête haute!

  • Moi aussi je suis un sandwich à pattes, n’en déplaise à certaines. Allaiter c’est chouette, très chouette. Mais ce n’est pas tout. Et merci de le dire.
    Dommage que le sujet soit si polémique. Dommage qu’on ne te laisse pas dire les choses avec le sourire.

    Comme quoi, celles qui disent « rire de tout » ne sont pas capable de le faire toujours.
    ça rassure.

    Je trouve qu’il faut désacraliser l’allaitement, au risque de fustiger celles qui n’allaitent pas.
    Et je trouve ça mignon d’être un garde-manger (et distributeur de couches aussi).

    Pouvoir le dire avec humour, c’est bien. Pouvoir le lire avec humour, c’est encore mieux.

    Merci.

  • perso, moi je trouve ça drôle… Peut être que mon humour est complètement débile aussi!!

    Comme quoi, on peut vraiment rire de tout mais avec n’importe qui!

    Au fait, bonne journée!

  • Il n’y a vraiment pas de quoi s’offusquer à lire ces mots teintés d’humour… Je trouve ça drôle et mignon.
    Concernant l’allaitement, c’est effectivement un acte naturel. Mais pas toujours facile. Enceinte, j’ai fait le choix d’allaiter. Je n’ai pas hésité une seule seconde. Mais une fois Minipuce née, tout s’est compliqué. Des crevasse dès la maternité, les bouts des seins en sang, une douleur terrible… j’ai très vite opté pour les bout de sein en silicone. Mais ça n’a pas suffit car mes seins se sont très vite engorgés à tel point que je ne pouvais plus dormir (déjà que je ne pouvais pas dormir beaucoup depuis sa naissance !). J’ai commencé à tirer de mon lait. Minipuce prenait le sein et le biberon (de mon lait). Et j’ai eu un blocage (la douleur sans doute). Je n’ai presque plus que tiré mon lait pour lui donner.
    Mais les douleurs étaient toujours là et j’ai bien souffert pendant deux mois. J’ai décidé d’arrêter non sans douleur, sans peine, sans regrets…

    Merci pour cet article (et le précédent) qui disent les choses avec justesse et humour et surtout avec réalisme.

  • Super ce billet.
    Oui on peut avoir adoré allaiter et avoir trouvé ça difficile.
    Et surtout, oui on est toutes des « mauvaises » mères et c’est pour ça que nos enfants sont si merveilleux !

  • Je suis d’accord sur tout car je l’ai vécu et je le vis encore de la même façon, et je trouve même ça encore plus dur pour mon deuxième, mais c’est trop terrible d’avoir cette proximité avec son bébé !
    Moi je suis sa « barrique de lait sur pattes », j’adore mais c’est vraiment contraignant, les seins sont lourds et supers sensibles et même si c’est top pour mon minidude, je vais bientôt passer le relai à doddie mon pote le bibi car, il faut bien qu’il grandisse mon baby et prenne son indépendance (ok il a 3 mois, et alors ???) !
    Bravo et merci pour ce billet :)

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