Les raisons qui font que l’on grossit [parte tou]

Avant-hier, tu as pu lire la première partie de ce long pamphlet sur la prise de poids et comment lutter contre les troubles alimentaires, ou du moins savoir comment on en est arrivé là.

Donc maintenant que tu connais mon historique à moi (et ça te fait une belle jambe n’est ce pas?) je vais t’expliquer les raisons de cette prise de poids, de ce rapport trouble avec la bouffe.
Quand on le sait, ça parait limpide. Mais quand on est au milieu de la tempête, c’est particulièrement nébuleux!
Chacun a ses raisons propres, même si les grandes lignes sont souvent les mêmes pour tous.

Pour ma part, il n’y a pas UNE raison qui m’a poussé à prendre du poids mais plusieurs, imbriquées les unes dans les autres. Parfois contradictoires mais menant au même résultat. Je pense que c’est le cas pour une grande majorité des personnes souffrant de troubles alimentaires mais je ne veux pas trop m’avancer.

 

Une mésestime absolue:
Je pense que c’est la raison principale.
Ne pas s’aimer, c’est s’infliger des traitements, des pensées négatives, des critiques qui ne font que perpétuer cet état.
C’est un cercle vicieux. On ne s’aime pas, on mange pour se punir, pour valider l’idée qu’on est une moins que rien, on grossit, on se déteste et ainsi de suite.

La mésestime a pas mal de petits copains:
* L’envie de se punir. Comme on ne s’aime pas, on s’inflige des traitements douloureux. Manger jusqu’à la nausée, à court terme. Grossir et s’enlaidir, à long terme.

* L’envie de se donner raison. On se déteste, on se trouve laid de l’intérieur comme de l’extérieur. Grossir est un moyen d’entériner ce qu’on est, de montrer au monde qui on est: une personne laide, malfaisante et qu’il ne faut surtout pas cotoyer!

* Le besoin de se détruire. Quand on n’a connu que ça, la destruction, c’est difficile de savoir quoi faire d’autre quand on est lancé dans la vie. J’ai eu une enfance merdique, très violente, brutale, injuste. J’ai connu les insultes, les petites phrases assassines qui marquent à tout jamais. Les brutalités verbales et physiques. Quand on est construit sur des bases en ruine, qu’on a connu qu’une manière de vivre et de faire, on reproduit. J’ai été détruite, malmenée, il était normal que je continue le travail de sape entamé dans ma vie d’adulte. C’est aussi une façon de donner raison à ceux qui nous ont élevé et maltraité. De ne pas se rebeller, d’accepter.

La volonté de prouver qu’on souffre:
Ben oui, on trouve peu de personnes grosses et très heureuses. Surtout quand elles ont été minces avant.
Grossir est une manière de hurler avec son corps « Regarde comme je souffre, je suis ruinée de l’intérieur, AIDE MOI! »
C’est en général totalement vain.
En ce qui me concerne, tout ce que j’ai réussi à récolter sont des jugements, des critiques, des remarques désagréables à base de « Mais comment t’as pu te laisser aller comme ça? »
Mais bon, le subconscient n’est pas toujours hyper subtil!

Le besoin de savoir qu’on nous aime comme on est.
C’est une raison un peu con mais réelle. J’ai grossi alors que j’étais en couple depuis plusieurs années avec Mister Mii. Il m’avait connu mince, était tombé amoureux de moi alors que j’étais mince et ne se gênait pas pour me dire que c’était pas cool quand je prenais trois kilos.
Pour éprouver son amour, j’en ai pris 30…
J’ai eu du pot, il est resté et continue de m’aimer. Il a même voulu se marier avec moi et me faire un gamin.
D’autres n’ont pas cette chance!
J’ai un mari intelligent qui a su m’épauler et me soutenir dans toutes les périodes les plus difficiles de ma vie.

En dehors des relations amoureuses, c’est aussi un moyen de vérifier que les gens peuvent nous apprécier même si on est gros. Nos proches comme des inconnus. C’est risqué, ça ne marche pas à tous les coups et je ne compte plus les « Comme tu étais belle quand tu étais mince » de ma mère (Merci maman!). Mais bon, c’est plus une question de confiance en soi au final. Quand on s’assume, les gens nous aiment bien même si on est gros. Ou ne nous aiment pas mais rien à voir avec le poids (sauf rares exceptions).

Le besoin de repousser les hommes:
Alors ça c’est sans doute une raison qui m’est propre au vu de mon vécu difficile.
Plaire était pour moi délicat. Grossir a aussi été une manière de me « protéger ». C’est stupide, mais comme j’ai entendu un bon million de fois que si on me faisait du mal, c’est parce que j’étais jolie (alors que ça n’était qu’un pretexte, les pervers ne sont pas si regardants!), la logique a voulu que je grossisse afin de me protéger.
Comme dit plus haut, le subconscient est souvent très con…

Le besoin de se remplir, de combler un manque affectif:
Là on atteint les raisons plus objectives, moins tarabiscotées.
On va mal, on mange. La nourriture apporte un réconfort immédiat.
Parfois on mange parce qu’on s’ennuie, parce qu’on est en colère, parce qu’on est triste…
C’est sans doute la raison la plus répandue et la plus « facile » à traiter parce qu’il « suffit » de trouver des palliatifs pour arrêter de sombrer dans la bouffe au moindre prétexte. On peut vraiment jouer sur le « comportemental ».

L’envie d’exister, de s’imposer:
Alors c’est sans doute la raison la plus paradoxale et je suis peut être la seule dans ce cas, mais grossir m’a permis d’exister. Grossir c’est montrer qu’on existe, qu’on est là. On prend plus de place, on est plus visible.
C’est peut être la raison la plus positive au final…
On efface sa « beauté » pour s’imposer soi.

La « pression médiatique »:
Alors cette raison peut sembler « rigolote » mais c’est à mon avis la plus perverse parce que clairement, elle touche vraiment toutes les femmes un peu mal dans leur peau.
Voir dans les magazines, en permanence, à toutes les pages, des nanas maigres comme des clous, ça donne un idéal de beauté peu accessible. Ne pas ressembler à ces « canons » de beauté fait culpabiliser, complexer aussi… Le résultat est qu’on essaye de maigrir et que l’on regrossi, inévitablement.

Les régimes successifs:
Là on est carrément dans une raison bien concrète. Voire même médicale.
On décide de maigrir. On fait un de ces régimes miracle hyper restrictif. On perd 8 kilos en 3 semaines, on est comblé!!
Et comme on s’est privé et frustré, très logiquement, on « rattrape » le manque. Et on mange et on mange, frénétiquement, sans pouvoir s’arrêter… Et on reprend 12 kilos.
Que l’on va reperdre au prix d’efforts drastiques, et on va reprendre, avec du rab, encore et encore…

Alors comme je l’ai dit, pour en arriver à toutes ces conclusions (qui me sont propres) il y a un très long travail derrière.
Pour certains, les raisons sont beaucoup plus simples, une grossesse, un changement de rythme de vie…
Pour d’autres, c’est encore plus complexe (bon courage!).
Dans mes « raisons » je dis « on », « tu », mais je parle de ma propre expérience. Je ne cherche pas à faire de généralité (même si je pense que certaines raisons sont quasiment universelles)

Connaître toutes les raisons d’une prise de poids ou d’un embonpoint permettent de déculpabiliser. On n’est pas gros parce qu’on se « laisse aller », on n’est pas gros parce qu’on est incapable de se retenir de manger, parce qu’on n’est rien qu’une personne sans aucune volonté. Non, on grossit pour tout un tas de raisons sur lesquelles on ne peut rien (ou difficilement) tant qu’on ne les a pas identifiées.
C’est difficile à faire accepter à son entourage (mais à la rigueur, est-ce bien important?), mais il est important de l’accepter soi-même. Accepter que ce rapport à la nourriture nous dépasse tant qu’on n’a pas mis le doigt sur les failles.

Pour moi, la clé pour arrêter de grossir a été de m’accepter, d’apprendre à m’aimer et d’arrêter de culpabiliser pour tout.
Oui je suis grosse, mais je n’en suis pas moins une personne respectable et aimable. Et pour s’en convaincre il faut faire l’effort de s’aimer et de se respecter soi-même. A partir de là, c’est un cercle vertueux qui commence.

Pour le moment, je n’ai pas maigri, je ne détiens ni la vérité ni la solution miracle. Mais j’ai appris à vivre avec ce corps volumineux et à faire avec. Et c’est déjà pas mal!
J’ai lu quelques livres qui m’ont pas mal aidé dans mon cheminement, je te laisse une petite liste de mes préférés:

Maigrir, c’est dans la tête du Dr Apfeldorfer
L’estime de soi de C. André et F. Lelord (Et tous les livres de Christophe André que j’apprécie beaucoup)
Notre corps ne ment jamais de Alice Miller (même si je ne suis pas ok avec tout)
Parents toxiques de Susan Forward
L’apprentissage du bonheur de Tal Ben-Shahar (ludique!)

Voilà voilà. Je ne sais pas si ça va t’aider à quoi que ce soit, au final. Mais si ça aide ne serait-ce qu’une personne c’est toujours ça de pris! :-)
Et après réflexion, ça m’aide un peu moi. Donc y’aura sans doute une troisième partie!

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75 Commentaires sur
“Les raisons qui font que l’on grossit [parte tou]”
  • Intéressant, je crois que tu as très bien analysé la chose ! Vivre avec est loin d’être évident, j’ai appris à le faire aussi (même si l’acceptation n’est pas totale) et comme toi je ne grossis plus…j’attends la 3emepartie avec impatience. Belle journée à toi.

  • On passe aussi par la nourriture pour avoir cet impression de contrôler une chose dans notre vie ce qui est absurde car on se fait vite submergée…Excellent article encore une fois je me reconnais totalement. Bravo à toi simple efficace pas de gnan gnan très très bon!!

  • Très beau texte, encore une fois, je suis au bord des larmes (ah tiens, non plus juste au bord, vite un kleenex !), encore une fois, je suis profondément touchée par tes mots dans lesquels je me retrouve. Merci pour ces billets qui font du bien à ceux qui ont mal.

  • Bha là, j’ai pas envie de dire des conneries, parce que ça me parle trop de mon pauvre petit moi blessé, ces articles là (le parte ouane et le parte tou).
    Merci.

  • oui si je mangeais ado c’était pour compenser le manque affectif patenelle ^^ aujourd’hui si je surveille beaucoup mon poid c’est pour être sur que je controle quelques choses dans la vie.
    Bon je m’aime (houlala sa fait narcissique) c’est déjà sa ^^

  • Je retrouve dans tes propos, certaines similitudes avec ma vie (surtout la partie sur le besoin qu’on nous aime comme on est)….

    Et le nombre de commentaires sur tes articles chaque jour prouve (si besoin en est) que tu es apprécié pour pleins d’autres raisons que ton apparence physique!!

    Au plaisir de continuer à te lire !

  • Ton article est super intéressant ! Je pense même qu’il me faut le relire plusieurs fois pour bien m’imprégner de tout !
    En fait, j’ai eu un déclic quand tu as dit qu’un des objectifs est de repousser les hommes. J’ai une amie qui a pris 20 kg cette année ! Je l’ai connue elle pesait 50kg. Je sais qu’elle a de gros gros problèmes avec les hommes et maintenant je me dis que sa prise de poids doit être une barrière qu’elle se met contre eux…(évidemment il n’y a pas que ça, mais cette raison me semble maintenant évidente !). Elle qui se faisait toujours charier parce qu’elle ne faisait rien pour être avec un mec même lorsqu’un mec la branchait, ben là, c’est vrai que les mecs la branchent moi. Elle s’est construit son alibi. Après, je l’aime toujours autant mais le truc c’est que j’aimerais l’aider et que, je dois avouer, j’aimerais qu’elle perde ses 20kg car je crois que ce serait mieux pour elle… mais là… je me trompe peut-être, il faut résoudre le problème de fond avant tout. Et quand je te lis, je trouve que c’est admirable le recul que tu as mais je ne peux m’empêcher de te souhaiter de maigrir alors que ce n’est pas ce que tu veux entendre j’imagine. Ton billet me touche. Je lirai la suite évidemment !

    • Je t’assure, j’ai envie de maigrir. LEs kilos sont pour moi un fardeau avec lequel j’ai du mal à vivre.
      Je me sens laide mais aussi lourde, tout simplement.
      Alors merci, je souhaite aussi maigrir! :)

  • je me retrouve aussi pas mal dans tes articles, j’ai commencé a grossir à l’enfance genre 10ans, je sais pas trop pourquoi d’ailleur quoi que j’ai ma petite idée genre le fait d’avoir l’impression d’être mal aimé et rejeté par tout le monde… d’ailleur à cet époque aller savoir pkoi mes 3 meilleurs ami(e)s m »ont laissé tombé en meme temps…histoire de creuser le fait que je sois mal aimé voyez vous!!!

    Depuis ce jour je me suis renfermé sur moi meme et j’ai continué a prendre du poids sans vraiment manger trop de n importe quoi c’est ca le pire mais je pense que c’était plutot pshychologique plus qu’autre chose.

    Aujourd’hui j’ai un peu plus confiance en moi, je m’accepte un peu mieu et j’ai un chéri en or qui l’ui m’accepte comme je suis et me dis tjs les jours que je suis belle (ca aide pas mal), niveau poids comme toi je stagne je grossi plus ou presque pas j’ai commencé ww il y’a plus d’un ans j’avais perdu 12kg j’en ai repris au moins 5 depuis plus de 4mois et depuis je decolle plus mais je me sens bien dans ma tete et je pense que c’est le principal^^

    j’ai hate de lire la 3eme parti de ton histoire merci pour ce partage

  • Vraiment excellent ton article !!!! Que j’aimerais lire un article comme celui dans la presse féminine !!!! Je pense que beaucoup de personnes vont se retrouver dans ton billet !!!! je te fais de gros bisous !!!!

  • Alors ça va peut être te surprendre parce que tu dis que c’est une raison qui t’est propre mais moi ma prise de poids je pense que je la dois vraiment à: ‘Je ne veux pas plaire’. Pourtant je n’ai pas été traumatisée dans mon enfance, mais j’ai peur qu’on me remarque, je ne veux pas attirer, séduire. Par peur d’être blessée surement, de décevoir… Donc j’imagine que pour rester mince (quand j’aurai encore maigri), il faudra que je me convainque que ce n’est pas parce que je suis ‘belle’ ou que je plais, que je dois me sentir en danger.

  • Merci de ce bel article !!! J’ai 15 bon kg « en trop » et j’ ai pas mal de remarques blessantes genre « tu te négliges « , « tu dois déprimer pour t’enlaidir comme ça » , « fait des efforts » … Mais j’aime manger, ça me rassure, c’est aussi un vrai plaisir. Avant d’attendre n°1, j’étais maigre et je fumais comme un pompier. J’ai toujours compensé « je-ne-sais-pas -trop-quoi » par la clope et maintenant par la bouffe mais ça ne me gêne pas plus que ça, car quand je suis vraiment pas bien, vraiment dépressive, vraiment angoissée je maigris à vue d’oeil…
    La pression médiatique est vraiment une vraie saleté pour toutes les personnes un peu rondouillettes, voir tous ces magasines, ces affiches avec en gros « REGIME » « MAIGRIR » c’est à devenir dingue !

  • Tu as vraiment bien trouvé toutes les causes possibles…Je pense que tu as deja fait un gros travail sur toi même et ça c’est bien pour aller de l’avant et se sentir bien!

  • Merci pour ton article.
    Pour beaucoup de raisons je me retrouve dans les raisons que tu as évoqué (+20 kilos pour moi)
    Je pense qu’effectivement s’accepter permet d’avancer, mais, pour ma part, j’oscille entre les moments où je me dis « je suis comme ça et peu importe » et les moments où je me dis « il faut que je change, ce n’est pas moi ».
    Enfin bref, la route est longue…

  • Ton article est vraiment très bien !! J’avais conscience de bon nombre de points mais pas tout et ça m’aide sérieusement à comprendre ma mère… :'( Toute ma vie je l’ai vue malheureuse à cause de son poids, souffrir du regard des autres sans pour autant arriver elle-même à faire fi de l’apparence d’autrui. Cela fait très longtemps que j’ai compris que son poids était sans doute une carapace et une conséquence d’un mal-être plus profond mais ça n’a malheureusement pas fait avancer le shmilblik…
    J’espère de tout coeur que tu vas trouver le moyen de t’aimer, peu importe ton poids et indépendamment de ce que les autres peuvent penser de toi.

      • À noter qu’on peut aussi avoir du mal à s’aimer sans soucis de poids et je connais d’autres moyens d’exprimer des choses assez équivalentes. Se couper les cheveux très courts par exemple :roll:

        • On peut aussi se couper les cheveux très courts dans l’espoir d’être plus jolie et que le coiffeur rate tout! 😉
          Tu as raison, le poids est un medium. Mais c’est plus compliqué de perdre du poids que de se laisser pousser les cheveux (je le sais, je fais les deux en ce moment! 😀 )

  • voiloir maigrir l’anorexie dans l’autre sens c’est pareil…j’ai vécu mes traumas (je ne m’aime pas dans le sens oposé) pour qu’on sache que je ne m’aime pas, que je souffrait, qu’on m’aime parce que j’etais plus grosse enfaite c’est maladif….tu l’as tres tres bien expliqué…..bravo

  • Je suis très touchée par tes articles et je m’y retrouve un peu moi aussi même si mon parcourt est moins compliqué. Après toute ces années, je m’accepte enfin comme je suis.Bon il y a des jours un peu moins que d’autre mais dans l’ensemble ça va. Et même si j’aimerai encore perdre un peu de poids, je prend mon temps, je ne me met pas la pression et je me fais plaisir quand j’en ai envie.
    Bravo à toi d’avoir si bien raconté ton parcourt et d’avoir si bien expliqué les raisons pour lesquelles on grossit!

  • Je vais aller lire la première partie, je me sens tellement concernée…

    En tout cas, j’ai pu y lire beaucoup de vérité dans cette deuxième partie 😉 Cela m’a beaucoup touché de lire cet article…

  • Tu as réussi à mettre des mots sur tes maux ! C’est impressionnant comment tes billets sont forts et émouvants, ils montrent une femme blessée mais qui ne baisse jamais les bras, qui veut se sortir de toutes les impasses ! Tu sais que tu pourrais écrire un livre, tu en as le talent et ça en aiderait plus d’une !

  • Encore une fois je te rejoins sur tous les points. C’est assez impressionnant ! Pour moi, c’est effectivement la mésestime absolue et le besoin de me « consoler » avec du sucré qui m’ont fait grossir. C’est aussi un appel à l’aide en effet.
    Merci beaucoup pour ton témoignage !

  • Je n’ai pas pris autant que tous ces témoignages, mais malgré tout, moi qui frôlait les 19 d’IMC je suis montée à 24.5 (le surpoids étant à 25), ça été le gros choc.
    Une des raisons est de combler ce manque dont tu parles, l’autre raison : la mise en appart’ autrement dit la liberté de faire ce que je veux… Et ça a été « je veux faire n’importe quoi », moi qui suis restée tard chez mes parents.

    J’ai tenté pendant 2 semaines Dukan : trop frustrant, overdose de viandes. Et puis comme tu le dis, les régimes dans lesquels on perd vite sont les plus vicieux.
    Du coup, ma solution qui marche pas mal (je ne me suis pas encore pesée mais je me sens beaucoup plus légère dans mon corps depuis que j’ai commencé, c’est-à-dire mardi dernier) : plus de sport (3h dans la semaine, je marche aussi quotidiennement 1h par jour, pour aller à mon stage) et j’ai associé le programme Slim Data + de forte pharma.
    J’ai choisi celui-là parce que les principes actifs sont pertinents et justifiés : des brûleurs de graisse et drainants et à côté un anti-grignotage (constitué d’une gomme qui comble le ventre).

    Ça fait un peu pub… :/
    T’as le droit de censurer si tu trouves que ça l’est trop ^^
    C’est pas mon but, hein !!

    • Argh et donc je devais partir, du coup j’ai oublié d’ajouter que le tout est accompagné d’un coaching qui d’une part donne des exercices à faire chez soi, d’autre part des idées recettes et enfin quels aliments associés car je pense que c’est là mon point faible.
      Voilà… J’ai tout dit ? Oui je crois 😀

      • Je crois que la clé est ailleurs, mais j’en reparlerai… (comme la vérité)
        J’ai fait des dizaines de régimes, j’ai perdu des centaines de kilos… Et j’ai toujours toujours repris…
        Parce que même mince je me détestais.
        Si tu ne t’aime pas, grosse (ou grassouillette dans ton cas), tu ne pourras pas maigrir sereinement. (Mais ce n’est pas exclu que tu y parviennes!)

        Enfin, je ne veux pas être moralisatrice. Apprendre à bien manger et faire du sport, ça ne peut que être bon! :)
        (C’est le « aliments associés » qui m’a fait peur et que je n’ai pas dû comprendre! ;))

        • Oh punaise, y’a une belle faute… « quel aliments associer », en gros lesquels sont trop gras, trop bourratifs etc.
          Je te rassure il n’y a aucune restriction, je mange une tranche de pain beurrée le matin, je peux manger fast-food, mais à condition de bien choisir.
          Je suis contre les régimes restrictifs.

          Je me sens surtout boudinée, c’est ce que je supporte le moins.

          • Ha tu me rassures! :)
            Les restrictions c’est le piège. Il ne faut pas tomber dedans.
            Si tu peux manger à ta faim sans te frustrer c’est la bonne méthode!
            Et je vois ce que tu veux dire avec le « boudinage ». Tu as raison de vouloir mincir, du moment que tu sais pourquoi tu le fais.

    • J’ai pris 10 points d’IMC, je sais ce que c’est… :)
      J’ai été « libre » très tôt. C’est vrai que ça n’aide pas. C’est difficile de prendre soin de soi quand on vit seul.

      Dukan ce n’est pas un régime c’est une hérésie… C’est bien pour les grands sportifs ou ceux qui ont peu de poids à perdre et qui n’ont AUCUN souci alimentaire…
      Le sport c’est bien, forcément ça marche! C’est génial si tu arrives à garder une discipline!

      Forte Pharma leurs produits sont bien alors?
      Avant ma grossesse j’avais acheté qq produits chez eux, que je n’ai pas utilisé (puisqu’enceinte) Aujourd’hui je me demande si ça peut être une aide?

  • Ça va alors ^^
    Je pense que ça ne coûte (presque !) rien d’essayer, après, le pack est pour un programme de 14 jours et vraiment je me sens très rapidement moins boudinée et retrouvé un ventre presque plat en suivant pendant 2 jours les recettes, y’a encore un peu de gras, mais je veux dire que je sens les résultats.

    Après je ne force personne :p

    Mais c’est clair que pour moi, le 1er des « régimes » ça a été de reprendre le sport, rien que pour raffermir.

    • Ah, bilan après ces 2 premières semaines : positif !
      Sans avoir de sensation de faim tiraillante, sans frustration, j’étais dans une période « plateau » où on ne perd plus même si on continue les mêmes efforts.
      J’ai appris à mieux répartir mon alimentation en fonction de la journée.
      Il me reste quelques bouts de gras qui seront effacés avec le sport, mais la silhouette est revenue. Je continue parce que sur la balance c’est pas encore ça, mais c’est purement psychologique.

      Enfin bref, tout ça pour dire qu’il faut effectivement trouver son régime et son rythme.

  • Je suis toujours très admirative des gens en « surpoids » qui souffrent mais finissent quand même par s’accepter, je suis presque sûre que c’est le chemin de la guérison et que cela aide à maigrir de ne plus se détester… Ça permet de sortir du cercle vicieux quoi (je ne sais pas si je suis très claire là…)
    En tout cas c’est très courageux de ta part de témoigner sur le sujets, j’espère que ça va en décomplexer certaines !

    • Ecoute, je pense aussi que c’est la clé. S’accepter, arrêter de se détester c’est commencer à se faire du bien.
      Et si on souhaite maigrir durablement et « sainement » c’est indispensable de passer par là. Pour arrêter de se faire du mal.

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