Une douce séparation

Quand on devient mère, on est culpabilisée pour tout et rien.

Quand je suis devenue mère, j’en ai tellement entendu qu’au final, j’ai été un peu obligée de me blinder et de faire fi de tout. Il faut dire que des remarques à base de « Ho merde, pourquoi t’as pas voulu avorter? » je n’ai jamais trouvé ça très intelligent et je n’ai donc jamais voulu en tenir compte (Nota: Pour ceux qui débarquent, j’ai eu Mouflette à 19 ans.)

Quand Mouflette est entrée à la crèche, elle avait 15 mois et je devais la laisser du matin au soir pour aller en cours. Notez que j’étais dans une filière à 35 heures de cours par semaine, donc elle y passait du temps, à la crèche. Et moi je passais du temps à la fac.
Des remarques, là encore, j’en ai essuyé des centaines « Mais au lieu de glander, tu pourrais bosser et ramener du fric, non? T’es une mère quand même! » Ou encore « Quitte à rien foutre, tu pourrais au moins t’occuper toi même de ta gamine! »

Aujourd’hui titulaire d’un diplôme plutôt prisé, j’ai envie de dire que mon glandouillage a été prolifique. Et quand on regarde Mouflette, on se dit que le traumatisme des heures passées à la crèche est enterré, c’est bon, elle a survécu au choc.

Laisser Mouflette a la crèche n’a jamais été un problème pour moi. Peut être parce qu’elle a commencé tard et que j’ai largement pu assouvir mon besoin (et le sien) de fusion maternelle. Peut être parce que j’étais jeune et insouciante. Peut être, surtout, parce que je la savais en sécurité, toute contente et heureuse. Sans doute aussi parce qu’étant glandouilleuse (ou étudiante, c’est pareil) si elle était malade, je pouvais me permettre de ne pas aller en cours une semaine pour m’occuper d’elle.
Dans tous les cas, je la laissais le matin avec le sourire et revenais la chercher le soir toute guillerette.
Aller en cours, j’adorais ça. J’adorais apprendre, découvrir, partager le savoir avec d’autres étudiants. J’adorais ramener de bonnes notes et j’étais toute fière de les montrer à Mouflette (qui essayait de bouffer mes Dalloz)!

A côté de ça, je faisais tout avec ma Mouflette. Je suis même allée en cours avec elle lorsque la crèche faisait grève. Pas sérieux!? Peut être. Ou peut être que si, mais sans complexe surtout! Ca amusait les profs et mes camarades. Ca amusait Mouflette aussi et moi, ça me rendait drôlement fière. Je l’emmenais aux concerts, au théâtre, aux soirées (enfin, pas aux beuveries étudiantes, faut pas déconner!), en voyage, partout, ou presque.

Le côté assumé de mes actes a fait que de fil en aiguille, des reflexions, j’en ai de moins en moins eu. Au fur et à mesure que j’avançais dans les études, plus personne ne s’est permis de me dire que je perdais mon temps (c’est sûr qu’entre une nana qui essaye de passer son bac et que tout le monde essaye de décourager parce « qu’elle est trop nulle » et une nana en 4° année de droit, il y a un monde)

Aujourd’hui, il est de bon ton de pleurer toutes les larmes de son corps quand on laisse son enfant à la crèche le matin et de maudire le méchant monde du travail qui nous empêche de voir nos bébés d’amour. Il est de bon ton aussi de dire que la séparation est trop difficile à supporter. Et j’en passe…

Je n’ai jamais souffert de la séparation avec Mouflette (enfin si, quand les circonstances étaient difficiles, mais là n’est pas le sujet). Il m’est arrivé de partir plusieurs jours en vacances, sans elle, avant même qu’elle ait deux ans, et très bien le vivre. Savoir qu’elle était bien où elle était et moi aussi.
Quand elle est rentrée à l’école, j’étais fière de voir ma petite fille grandir. Mais je n’ai pas pleuré, je n’ai pas été triste ni nostalgique. J’étais fière et c’est tout. Et heureuse aussi. Heureuse de voir ma petite brindille le sourire jusqu’aux oreilles de devenir « une grande fille ».

Et pendant que Mouflette était à l’école, moi j’allais glandouiller à la fac. Et je m’épanouissais en tant que jeune femme, sans m’oublier au pretexte que j’étais maman.

Aujourd’hui, MissCouette va à la halte-garderie. J’ai eu quelques réflexions « Mais pourquoi tu la laisses à des inconnus alors que tu es mère au foyer? » Et bien, déjà, je ne la laisse pas avec le clodo du coin, les « inconnus » sont des puéricultrices tout ce qu’il y a de sympatoche! Ensuite, je suis mère au foyer, là tout de suite maintenant, oui, mais ce n’est pas une situation que je souhaite éternelle!
J’ai eu des questions « Holalala, mais ça n’est pas trop dur pour toi de la laisser? » Euh, ben non, je ne la laisse pas au bagne mais à la garderie, donc ça va, je le vis bien… « Et elle, elle le supporte? » Oui, elle a l’air de bien s’en sortir. Presque trop même! Mais je préfère qu’elle soit heureuse de se séparer de moi plutôt qu’elle pleure toutes les larmes de son corps dès que je m’éloigne 30 minutes…

Le pire étant que je le vis sans aucun complexe. Me séparer de mes enfants ne me pose pas de problème. Tant que je les vois heureuses, les laisser plusieurs heures, puis jours, ça ne me dérange pas. Pas tant que je sais qu’elles sont en sécurité et qu’il ne peut pas leur arriver grand chose. J’ai aussi une vie à mener et les avoir dans les pattes 24/24 ne me facilite pas les choses. Je suis heureuse d’avoir des moments pour moi, pour mettre à bien quelques projets qui me tiennent à coeur et qui n’ont rien à voir avec ma vie de mère mais avec ma vie de femme.

Alors, si je le vis si bien, c’est parce que c’est un choix, pas une obligation. C’est aussi parce que mon bébé a bientôt un an et que j’ai pu avoir une relation des plus fusionnelles avec elle, comme en son temps avec sa grande soeur. Parce que, repues de tout cet amour, cette tendresse, ces gros câlins, cette proximité partagés pendant les premiers mois, nous pouvons toutes deux nous séparer, un tout petit peu, sereinement.

Alors, loin de moi l’idée de juger les mères qui ont du mal à se séparer de leurs enfants. Pour moi, vers 10-12 mois, le besoin de « prendre l’air » se fait sentir, au moment où mes filles ont commencé à montrer des velléités d’indépendance. Pour d’autres, c’est bien plus tard, pour certaines plus tôt. Chaque enfant et chaque maman a sa propre histoire et sa façon de vivre les choses.

Ce que j’aimerais, c’est qu’on ne me juge pas moi non plus. Qu’on ne me dise pas que si je suis capable de me séparer ainsi de mes filles, c’est parce que je ne les aime pas tant que ça ou que je ne suis pas vraiment faite pour être mère.
Si, je suis faite pour être mère et j’aime mes filles à un point que je ne pensais pas possible.
Mais pour moi, les laisser grandir et accepter qu’elles aient moins besoin de moi est une preuve d’amour.
Et avoir besoin de vivre ma propre vie, de m’épanouir en tant que femme, je trouve ça plutôt sain.

Nota: Je fanfaronne, mais j’ai refusé de partir à San Francisco une semaine avec mon mari en voyage d’affaires parce que -1- une semaine, c’est beaucoup trop long!! -2- Ca tombe pendant le premier anniversaire de MissCouette, et même pas en rêve je peux être loin d’elle ce jour là. Je ne suis donc rien qu’une grosse nunuche un peu contradictoire.Mais tant pis!

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82 Commentaires sur
“Une douce séparation”
  • MAis il y aura toujours des gens pour juger, tu arrives à couper le cordon et vivre ta vie tu te prends des réflexions dans les dents. Tu es fusionnelle tu pleures toutes les larmes de ton corps et tu craques..tu vas chercher ton loustic au bout de ..30mns de crêche on te juge faisons comme bon nous semble pour nos enfants et laissons piailler ces pseudos conseillers(o;

  • Je sens à travers ton récit que tu as la vie que tu t’es choisie et que tu assumes chacune de tes décisions. Il est alors tout à fait normal que tu sois maintenant uen femme épanouie. Bravo car toutes les mères n’ont pas cette chance-là, perdues à culpabiliser sur tout et rien, et laissant de côté leur vie de femme et d’épouse.

    Mille bravos !!!

  • Tu assumes et c’est très bien! Après l’avis des gens……il ne faut pas y prêter attention
    Moi je suis le contraire de toi j’ai beaucoup de mal à me séparer d’eux, mais j’assume aussi 😀

    • Moi ça dépend… J’arrive à laisser Mouflette deux semaines sans souci. MissCouette, une journée c’est mon maximum et je commence à envisager un week end complet. Je le fais à mon (notre) rythme, ça aide beaucoup!!! :-)

      Le tout c’est d’assumer dtf!

  • Beau récit… Nous sommes en pleine réflexion avec mon mari en ce moment pour savoir si je pose ou non un congés parental pour la petite poulette qui arrive en août !! Je pense que je vais le faire car pour ma première j’ai pu la garder jusqu’à ses 7 mois et comme toi j’ai trouvé cela super.

  • Très beau témoignage. Le jugement des autres est agaçant mais tu serais restée 24h sur 24 avec tes filles à la maison, il y aurait eu d’autres personnes pour critiquer de toute façon ! De mon côté, j’ai trouvé la séparation difficile les premiers jours car Ticoeur ne voulait pas manger. Maintenant tout se passe bien mais disons qu’une ou deux fois par mois, Ticoeur s’agrippe à ma jambe et ne veut pas que je parte au boulot, du coup, ça redevient un moment qui me noue l’estomac… Pour l’instant, il est en garde partagée mais pour la rentrée, nous avons une place le mercredi en crèche : je pense que ce sera super pour lui de voir d’autres jeux, d’autres enfants…

    • Ho oui, j’ai aussi reçu des jugements pour MissCouette parce que je ne travaille pas et m’en occupe tout le temps.
      Mais disons que lorsqu’on arrive à se séparer de son enfant (à son rythme) les critiques comme quoi on ne doit pas l’aimer comme ça font beaucoup plus mal que celles qui nous reprochent d’être trop accrochée à eux. Du moins, je trouve!

      Quand l’enfant supporte mal la séparation ça doit être très difficile. J’ai eu la chance que ça se passe à merveille avec Mouflette. Et MissCouette, sur une heure ou deux ça va aussi! :)

    • « Pas trop » Oui ben voilà, on en reçoit toutes plus ou moins! 😉
      Disons qu’à 20 piges, j’en ai reçu des milliers sans doute parce que j’étais très jeune et que je ne savais pas trop m’en défendre.
      Aujourd’hui on se le permet beaucoup moins!

  • Je suis pas maman mais une des inconnues à qui les enfants sont confiés . Et j’ai beaucoup aimé ton article :)
    Les gens sont et seront toujours là pour juger… Moi, c’est « au lieu de t’occuper des enfants des autres, tu ferais mieux dans faire »
    Bah oui mais non pour le moment, je ne me sens pas prête moi!!

  • Ah oui en effet tu fanfaronnes lol 1 semaine à San Francisco merde quoi !!! 😉 Je ne sais pas si tu étais aussi calme et posée à 19 ans et à la fac que tu l’es à travers ton billet du jour mais je trouve ça en effet très mûr et responsable d’avoir fait le choix d’étudier et de la mettre en crèche. Au contraire même ! Bon et sinon tu fais comment pour avoir place en crèche aujourd’hui en étant FAF toi ? Ca m’intéresse.

    • Oui je sais, j’ai déconné mais mince, son anniv tombe en plein milieu… 😉

      Je n’ai pas eu de place en crêche mais en Halte GArderie… Ce qui est déjà miraculeux!!

      Et non, je n’étais pas aussi calme et posée à 19 ans mais j’avais un sale caractère et j’étais déterminée… 😉

  • J’ai envie de dire que c’est ta vie et tu la mènes comme bon te semble ! J’ai adoré ta rétrospective sur une fin d’adolescence « tumultueuse », des études partagées entre délires d’étudiants et tracas d’une jeune mère…Aujourd’hui tu peux regarder fièrement derrière toi :p
    Prendre du temps pour soi n’a jamais fait de mauvaises mères ☺

  • beaucoup regardent la paille dans l’oeil du voisin en oubliant la poutre dans le leur!!!
    moi, je laisse dire, et quand ça me soule, j’en rajoute…qu’aumoins ils râlent pour quelque chose!

  • Miss ça ne me pose aucun complexe de laisser mes enfants également, du moment que je sais où ils sont et avec qui (en l’occurence mes parents). Même la crèche. Les femmes ont choisi de travailler avec les conséquences qui vont avec. Les gens sont bourrés d’à priori que l’éducation judéo-chrétienne leur a ressassé. Et pourtant je suis chrétienne. Mais attention à ne pas tout mélanger. Et si une maman est bien dans sa peau, les enfants le seront aussi. Et si on passe sa vie à ne s’occuper QUE de ses enfants, il arrivera un jour ou le mari s’en ira et où quand les enfants seront grands on se rendra compte qu’il ne nous reste plus grand chose.

    Sans avoir la prétention d’avoir une certaine forme de culture (elle est différente pour tout le monde) je suis fière de pouvoir expliquer les choses à mes enfants parce que je lis, je sors, je suis curieuse. Alors évidemment il ne faut pas tomber dans l’excès inverse mais bon arrivée à presque 37 ans je pense que je sais faire la part des choses maintenant.

    • C’est ce que je me dis aussi. Je ne souhaite pas vivre pour et par mes enfants. D’une, je pense que c’est trop lourd à porter pour eux! De deux, j’ai envie de vivre pour moi, tout simplement!

  • comme je comprends… et partage !
    Bon, moi j’ai dû attendre Septembre-dernier, soit les 2 ans-et-demi des Cacahuètes pour vraiment pouvoir me séparer d’eux, avec des demi-journées en halte-garderie, mais c’était plus un pb-pratique ! (la place [enfin, les 3 places], le financement, mais aussi l’accompagnement [difficile de gérer seule 3 bambins sur le bord d’une route])
    par contre, depuis leurs 2-3 mois, je ne culpabilisais pas du tout de les laisser quelques heures aux Mamies-gaga 😉

  • Comme tu l’as lu dans mon billet d’hier, je suis obligée de partir dès demain pour 5 jours, O-BLI-GE!C’est bien cela qui m’ennuie, je n’aime pas qu’on me forçe à faire quelque chose auquel je ne me sens pas prête, et forçément quand c’est ton patron qui te l’impose, à part prendre la porte, tu n’as pas d’autres choix.Je n’ai pas de problème à laisser crevette chez la nounou la journée, ni chez mes beaux parents pour aller souffler, faire les boutiques, ect…Le soir j’ai plus de mal, et ne pas la trouver au réveil à la maison c’est encore pire, alors demain je peux t’dire que j’vais chialer tout le long de la route pour me rendre à orly, c’est certain!!En tout cas moi je te trouve admirable les « jeunes filles de 19 ans » qui assument leur maternité comme tu l’a fait mais je reste persuadée que cela ne coure pas les rues, alors chapeau!!

  • Quels que soient nos choix, on ne coupe pas aux critiques acerbes et aux jugements en tous genres…
    Le principal c’est d’assumer et manifestement tu fais ça très bien.
    Moi aussi, j’en entends de belles… Je suis au foyer, par choix, même si ça ne m’épanouit pas complètement, mais j’avais besoin de trouver ce que je voulais faire. C’est trouvé, c’est en cours de développement, ça prend du temps, ça se réfléchit encore… Mais il n’y a pas si longtemps, on m’a demandé si je comptais bientôt me « sortir les doigts du cul » (si, si, c’est vrai…) On m’a demandé aussi si ça ne me gênait pas de vivre aux crochets de mon mec. Ben non.. On a fait un choix, on l’assume. Mais bon, je trouve ça difficile quand même d’assumer quand nos choix sont perpétuellement remis en question de cette façon.
    C’est épuisant de devoir sans cesse répondre à des accusations et de devoir se justifier. Mais moi, de toute façon, je n’arriverais pas à les confier. La grande va à l’école le matin, la petite est avec moi toute la journée et c’est bien comme ça. En revanche, si je dois les laisser une semaine pour partir en vacances, je peux… (ça n’est pas arrivé depuis novembre 2009, et c’est pas près d’arriver à nouveau, mais j’aimerais bien !!!)

    Comme tu dis, on est toutes faites différemment… Mais quoiqu’il arrive, on a toujours un con qui a quelque chose à y redire… !

  • Merci pour ce recit! ça m’a fait du bien de te lire car je reprends dans 10jours et de te lire ma donner plus confiance, et aussi me rendre compte que ma fille va etre très bien la ou elle va aller en garde. biz

  • Tout s’est fait à ton rythme, à votre rythme & je trouve ça super !
    Je ne comprends pas bien ces réflexions « tu es mère au foyer, mais pourquoi tu la mets à la crèche ? » Parce que la crèche, ce n’est que pour les parents qui bossent ? et pourquoi ???
    6 mois & qq pour Poupette & le maximum que je l’ai laissé c’est 5-6h… en soirée, ha ha ! C’est encore différent de la journée.
    Ce n’est pas simple de se séparer de son enfant, ms c’est vrai que qd on arrive à le choisir & le faire à son rythme, c’est top !!!

  • Je pense que tu as mis le doigt dessus ; la séparation est nécessaire, à un moment ou à un autre de toute façon, et tu as eu la chance de pouvoir le faire quand tu le souhaitais. D’avoir profité pleinement des premiers mois de la vie de tes filles et puis d’avoir choisi le moment où vous alliez vous « défusionner » un peu.
    Je pense que là où c’est plus dur, c’est quand on ne peut pas avoir ce choix et que donc du coup, la séparation ets plus dure à assumer, surtout au regard des critiques.
    Que les personnes de l’entourage s’enquiert de ce qu’on compte faire post bébé, OK, mais ce qui est terrible c’est le commentaire derrière, comme tu le dis si bien. Mon médecin, quand je lui ai dit que je reprendrai derrière mon congé mat à 4/5 m’a dit que ce serait quand même mieux pour ma fille si ke restai à la maison la garder…
    Bises tout plein

  • Quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise, il y aura toujours des donneur(se)s de leçons, surtout vis-à-vis des mères ! Je n’ai jamais eu de problème à me séparer des enfants, mais je ne juge pas celles pour qui c’est difficile. En mm temps, ils ne sont jamais partis plus de 3 jours de la maison, et comme toi, je sais qu’ils sont bien où ils vont, que ce soit chez les papys-mamies, en classe de mer ou dans la famille. Mon côté indépendant doit y être pour qq chose… Je pense que le fait de te séparer « facilement » de Mouflette a du bien t’aider pour la poursuite de tes études, et je trouve ça vraiment super que tu aies réussi à mener les 2 de front, et à réussir (je te l’ai déjà dit je crois) !

    • Ha ben c’est spur que si je l’avais mal vécu j’aurais eu de mal à aller en cours! 😉
      Mais j’ai eu la chance d’avoir une place en crêche. J4aurais eu du mal à la laisser à une ass mat (chacun ses névroses!)

  • J’aime énormement ce texte, et je trouve très drôle le passage à la fac ou il t’est arrivé d’aller en cours avec ta fille , j’ai l’impression que ça a l’air d’être un souvenir vraiment génial :)
    Bref, sinon évidement les gens jugent, les gens jugent parce que c’est pas dans les normes françaises, les gens jugent parce que ça les fait culpabiliser aussi enfin pour pleins de raisons nulles en gros.
    Je le vis aussi quotidiennement sur un tout autre sujet : le végétarisme. C’est pas pareil bien sur mais bonjour les jugements et les morales quotidiennement ! C’est super lourd, et malheureusement je n’ai pas la force de caractère que tu as l’air d’avoir (du moins d’après cet article ^^) , en tout cas félicitations pour ce courage :)
    A bientôt,

    Sophie – http://mode.fr

    • Je te remercie beaucoup pour ces très agréables remarques! :)
      En effet, avoir emmené ma fille en cours est un excellent souvenir. C’est arrivé rarement mais c’était chouette! Et sus aux jugements!!
      Bon courage pour ton végétarisme, j’imagine que ça ne doitpas ^petre facile tous les jours d’essuyer les remarques désagréables et l’incompréhension!

  • Qu’est-ce que cela m’énerve tous ces gens qui critiquent sans savoir !
    Les tantes de ma femme sont comme ça (en plus se sont des vieilles filles).
    Habitant dans un petit village, elles savent « tout sur tout » (je parle ironiquement) donc dès que l’on parle d’un truc sur les enfants, elles sont indignées.
    Ma femme qui est très susceptible, prend tout à coeur et garde tout ça en mémoire… pas glop !

  • Joli témoignage que je soutiens à 100%. Mon Loulou avait 4 mois quand mon mari et moi sommes partis une semaine à NY pour mon boulot. Tout le monde me regardait de travers. Mais je savais que Loulou était bien, heureux avec ses grands-parents et que nous nous étions heureux de nous retrouver à deux.
    C’est important que nos petits se détachent progressivement de nous, qu’ils fassent leurs propres expériences et tout ça pour les mener à l’autonomie et l’indépendance.

  • alors partir une semaine ça je l’aurais fait (et je l’ai d’ailleurs déjà fait!) mais jamais je n’aurais pu manquer son 1er anniversaire et être loin d’eux cette journée là!! ça JAMAIS! T’as bien fait!

    • Je crois aussi. Je m’imaginais pleurer toutes les larmes de mon corps, me repassant chaque minute de son arrivée sans pouvoir la serrer dans mes bras…
      C’est nul que ça soit tombé à ce moment là!

  • Mon grand est allé a la crèche, pas le choix je bossais.
    Le petit lui est allé a la halle garderie deux fois par semaines, j’étais au foyer mais j’avais aussi besoin de me séparer de lui pour faire des choses sans l’avoir dans les pattes (genre les boutiques, hihihi).
    Aujourd’hui les deux vont a l’école.
    Le fait d’avoir un mode de garde en collectivité avant leur a permis de ne pas avoir peur de l’école.

    Il y vont même en courant et sont dégouté quand la maitresse n’est pas la.
    Il m’ont même demandé pour rester a la garderie de temps en temps car y’a les copains.

    Et quand le jour de la rentré un enfant pleure, ils sont les premiers a aller le consoler en lui disant que c’est pas grave d’être séparé de ses parents la journée parce qu’a l’école c’est génial on a des copains et on apprends plein de trucs et puis on les retrouve nos parents stressés le soir.

    Par contre quand il s’agit de partir et de les laisser a garder c’est autre chose, mais ça c’est parce que le petit dernier est une tornade, une bêtises a la seconde, et difficile a canaliser voir même un peu dur et dangereux des fois, donc j’attends encore un peu qu’il se pose.

    Mais c’est vrai que de lâcher ses enfants ça fait du bien, et pas forcement toujours a celui qu’on croit…

  • Ahlala les jugements, malheureusement, il y en aura toujours (t’imagine, moi qui n’ai pas allaité 😉 )
    Mais comme tu le dis très bien, tout est question de choix (enfin plutôt si l’on peut le faire ou non). Parce que je t’assure que si j’avais pu, je serai restée à la maison, près de mon Toupeti. Parce que je suis profondément malheureuse de le laisser chaque jour. Le matin je pars avant son réveil… Heureusement dès 17h15 au plus tard je suis avec lui. N’empêche, il me manque énormément, ce qui me console c’est que lui est très heureux chez sa nounou, qui l’adore.
    Je ne le vis pas pareil que pour mes grands… Tout simplement parce que là, si j’étais à la maison, ça n’empêcherait pas qu’eux soient à l’école, donc je ne les verrais pas plus qu’actuellement (hormis une petite demi-heure de plus le matin). Mais Sacha, ce n’est vraiment pas pareil. Et même si je l’ai gardé plus longtemps que les grands avant ma reprise (il avait 6 mois 1/2), même si je profite chaque instant, je ne me « rassasie » pas de lui. BREF !
    Je t’ai raconté ma vie là 😉 Juste pour te dire que le plus important c’est que TOI tu le vives bien, que Miss Couette aussi, bref que vous soyez heureuses et épanouies toutes les deux !

    • Je crois aussi que c’est le plus important! 😉
      Franchement, je ne sais pas comment je le vivrais si j’étais obligée de retourner au travail. Là ça commence à me manquer alors je vais doucement faire mon petit chemin.
      J’ai eu l’immense chance de pouvoir choisir. Ce n’est malheureusement pas donné à tout le monde.

  • Et évidemment, je ne songe même pas à le laisser dormir une nuit chez mes parents 😉 Pas possible pour le moment, je n’arrive pas à couper le cordon !!

  • Je te comprends à 100%!
    Laisser mes doudoux ne m’a jamais posé de problèmes ni arraché de larmes du moment que je sais mes enfants entre de bonnes mains.
    Puis chacun fait comme bOn lui semble.
    Là je vais rester un peu à la maison avec chichi car j’en ressens le besoin. Pour une fois je veux voir mon bebe grandir.

    • Franchement, j’aurais été la plus malheureuse du monde de devoir laisser mes filles à 2 mois… J’ai eu la chance de pouvoir faire mes choix.
      Et chacun a les siens propres. Le souci c’est quand on est obligé, dans un sens ou dans l’autre, c’est rude!

  • Chouette une copine!! Tout pareil, j’ai toujours laissé mes enfants sans souci (en même temps je les laissais à des gens de la famille ou des professionnels) et même pour plusieurs jours (voire semaines, mais pas plus de 2 et pas pour les anniversaires bien sûr, même si eux ils s’en foutent en fait, surtout du 1er).

    Je trouve ça bien aussi, ça ne limite pas à la case maman, mais c’est évident que chaque Maman doit pouvoir le vivre comme elle le sent, sans être jugée.

  • je suis hyper fusionnelle avec mon fils car c’est le 1er et surtout car faut le dire il a été le fil conducteur du bonheur auquel j’ai la chance d’assister aujourd’hui donc bcp de mal a la laisser. Mais avec ma fille j’ai murie et meme etant mere au foyer j’avais besoin de mon aprem dans la semaine pour etre femme à 100% ^^

    mais je ne laisserais pas meme à 5 ans mon fils et ma fille toute une semaine loin de moi! je ne suis pas aussi heureuse sans eux ^^

  • Et bein voilà, tu es mon idole, tu réussis quasiment à faire ce que je ne sais pas faire : je pars dans deux semaines pour un petit voyage en amoureux à NY, et, ça fait un mois que je déprime à l’idée de laisser la béboute…Je suis rien qu’une mauvaise mère qui ne pense qu’à elle…Parce que ma fille je suis sûre qu’elle va bien s’amuser avec sa grand-mère qui va passer son temps à la câliner…Mais, moi, je vais me sentir bien seule sans elle…

  • Ça ne fait pas longtemps que je te lis mais j’apprécie toujours jusqu’à la dernière ligne…

    Finalement, nos enfants sont de tels récepteurs que s’ils pleurent lors d’une séparation, ça n’est que le reflet de notre propre appréhension… Si on se sent bien, ils le savent et sont apaisés eux aussi.

    • Oups, je suis désolée, j’ai eu un bug dans mes commentaires (j’y réponds sur ma plateforme perso) j’ai zappé de répondre au tien. Désolée!! :)

      Merci beaucoup Eliabel pour ce compliment je suis très touchée! :)

      • Je suis taquine aussi 😉 Ton blog est super sympa, touchant et tellement sincère. Ne t’attardes pas sur les mauvais commentaires, vois combien tu en as de positifs !!!
        En tout cas, merci pour les jolis posts que tu nous livres.

  • j’aime ton billet, c’es très bien écrit ! et je détèste les gens qui jugent simplement pcq ils ne comprennent pas !! tout n’est qu’une question de choix, que chacun les respectent !!!
    moi je ne suis pas mère au foyer, c’est un choix ! parce que je ne pourrais pas, je ne suis pas faite pour ça, j’ai besoin de travailler (mm si je préfère les vacances !!!lol). effectivement, j’ai déjà eu des réflexions du genre : »Moaa si je fais des enfants c’est pour m’en occuper ! c’est pour ça que j’ai un congé parental de 3 ans !… »
    il suffisait de dire que pour toaa c’était important de rester à la maison avec tes enfants plutot que de tenter de me culpabiliser indirectement sur un choix que j’assume totalement !!
    et pour l’école, comme toi, mm si j’ai eu un pincement au coeur de la voir si grande, franchir cette étape importante, je n’ai pas pleuré non plus !

    en tout cas, que tes choix nous parlent ou non, ta façon de les assumer simplement est une leçon pour tous ! bravo !

  • je le trouve magnifique ton article, il mérite de loin la une qui lui est consacrée. bravo lmo pour toute cette tendresse et cet amour pour tes filles.

    et bravo aussi pour avoir pu mener tes études (tu étais en 4ème année de droit à 19 ans ou c’était juste une image?) et mener ta vie de famille.

  • Totalement d’accord avec toi ! Bon moi ça a été un peu ton contraire : ma choupinette est née alors que j’allais vers mes 38 ans… Et j’ai aussi peu en profiter longtemps parce que nous avions pris les devants et avions mis des sous de côté pour que je puisse rester avec elle ses premiers mois. Et comme toi, j’ai commencé à tourner en rond vers ses 10 mois et j’ai repris un travail quelques jours après son premier anniversaire (et ô combien je comprend que tu ne veuilles pas louper celui de Miss Couette !!!!). Elle a une nounou avec qui ça se passe à merveille, aucun scrupule à me prendre de temps en temps un jour dans la semaine rien que pour moi, me reposer et glander, et faire ce que je veux :-) Par contre j’avoue que ça m’est pour l’instant encore difficile de la laisser plusieurs jours même avec des personnes en qui j’ai entièrement confiance. Cet été (elle aura 2 ans) elle va passer quelques jours chez ses grands-parents paternels et j’avoue que rien qu’à l’idée j’ai les tripes qui se serrent. Mais il est évident que ça lui fera du bien, à nous aussi et puis ce qui me rassure c’est qu’elle vit très bien ces séparations et ça c’est cool :-)
    Et tout ça n’empêche pas qu’on les aime à la folie nos petits bouts.

  • Un magnifique billet que j’ai adoré lire! je suis ravie de te découvrir un peu plus à travers ce beau « témoignage »! je te souhaite une très belle journée ensoleillée!

  • Je suis pleine de contradictions moi aussi : je suis accrochés à mes gnomes, mais la fois où ils ont passé 3 jours chez leurs grands parents, même s’ils m’ont énormément manqué -surtout la première nuit-, je dois bien avouer que ça m’a fait aussi du bien, j’ai pu me détendre, souffler, aller au resto avec mon mari sans me faire chier à préparer le sac à langer et la poussette et tout le boxon. Il y a des gens qui trouveront toujours le moyen de tout critiquer. En fait ce sont des personnes malsaines, qui ne sont pas bien, qui ont des problèmes ou des choses à se reprocher et qui retournent leur mal-être en lançant des cancans. Il faut haïr le haïsseur 😉

  • Comme toi ! Cela dit, en vieillissant, j’ai de plus en plus de mal pour me séparer des derniers. Ca met plus de temps…
    Chuis pas prête de recommencer le boulot même 18 heures en août, moi ! 😀

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