La rupture amicale

On parle souvent de la rupture amoureuse, de la douleur, la peine qu’elle fait endurer. On sait que se faire quitter par la personne qui partage notre vie est très difficile et amène moultes remises en question. On se sent souvent nul, bon à rien, indigne d’être aimé… Et puis on rebondit (pour la plupart), on se met à détester celui qui nous a laissé sur le côté de sa route et on va de l’avant, en attendant que la rage laisse place à l’indifférence puis à la bienveillance (cette histoire d’amour, avec le recul, a été jolie et nous a permis de passer de bons moments…)

On parle moins souvent de la rupture amicale.

En amitié, la relation est censée être plus équilibrée, sans passion. On rencontre une personne, on se trouve de multiples points communs, ou des centres d’intérêts communs et on commence un bout de route ensemble. On s’apprécie et puis on se lie d’amitié.
Les relations amicales sont, en principe, fortes et inébranlables. Un ami peut à peu près tout comprendre, tout accepter, si ce n’est la trahison.
Il peut comprendre les doutes, la perte de confiance et va tenter de rassurer. L’ami accepte qu’il y ai d’autres amis… La relation exclusive n’a pas lieu d’être.
L’ami est là pour se réjouir des réussites de l’autre. Il est là pour soutenir dans les épreuves. Il est là au quotidien aussi, pour partager les petits tracas de la vie et les jolis moments.

Du fait de l’idéalisation de l’amitié, on ne peut pas comprendre qu’il y ait rupture. Un ami, c’est pour la vie, quoi qu’il arrive.

Oui, mais dans la vraie vie des vrais gens, l’amitié est parfois une relation houleuse. Alors qu’on pensait que rien ne pourrait venir ébranler cette connivence, un jour, tout clashe et on ne saisi pas bien pourquoi.

Quand deux personnes se rencontrent, elles se trouvent des points communs à un moment T. 2, 5 ou 10 ans après, il se peut que ces deux personnes aient évolué de la même manière, et c’est alors une belle amitié qui perdure.
Il se peut au contraire que l’un évolue dans un sens et pas l’autre… L’un veut continuer à faire la fête, l’autre veut se poser et fonder une famille. L’un veut barouder entre amis, l’autre veut désormais se poser et privilégier sa carrière…
L’amitié peut se défaire tout en douceur, chacun ne trouvant plus son compte dans la relation et laissant celle-ci s’éteindre peu à peu, gardant en mémoire les beaux moments.

Ou alors l’ami peut voir en la réussite de l’autre (ou dans son changement de vie, son évolution, ses choix) une sorte de trahison. Et décider d’exprimer sa rancoeur de manière brutale. Alors il s’agit d’une rupture amicale.

Une cassure nette et violente.
Celui qui se trouve dans le rôle du « quitté » a alors à affronter une situation assez délicate. Il perd soudainement un ami qui lui était cher. Il se voit traiter de tous les maux de la Terre, de ne pas être un ami sincère, de ne pas être là pour l’autre, il se voit reprocher des actes qu’il n’a pas forcément commis, ou de ne pas avoir agit de telle ou telle façon, des choses qu’un ami ne peux pas demander à un autre ami.
Alors il se sent un peu minable, il se remet en cause, se pose des questions. Suis-je vraiment un si piêtre ami? Comment aurais-je pu être à la hauteur?

La rupture amicale laisse dans un état assez proche de celui dans lequel on se trouve après une rupture amoureuse. On est abasourdi, on se sent nul, mauvais, bon à rien.
Et soit on admet qu’on a effectivement eu des torts, et on va de l’avant, se disant qu’on ne refera plus ces erreurs là.
Soit on en vient à la conclusion que non, vraiment, on n’a rien fait de mal, et on va de l’avant, se reposant sur les autres amis.

Bref, la rupture amicale, aussi douloureuse que la rupture amoureuse? En tout cas très destabilisante! Et assez triste…
Parfois c’est justifié, parfois beaucoup moins. Mais c’est le reflet d’une situation, d’une relation qui ne convient plus à l’un et qui le signifie pas forcément de la bonne manière à l’autre. (Mais après tout, chacun fait comme il peut!

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91 Commentaires sur
“La rupture amicale”
  • Moi oui et ça n’a pas été facile. Ma meilleure amie s’est trouvé un jule qui n’appreciait pas notre relation si proche. Et il a tout fait pour qu’elle arrete de me voire. Je n’ai rien compris, je me suis senti mal pendant longtemps. Des anaees plus tard, via FB je l’ai contacté, elle était contente. Depuis on s’envoi des petits messages de temps en temps, on se tient au courant de nos vies…l’amitié est restée malgré son homme qui a tt fait pour tt casser!

  • Oui ça m’es arrivé et ça a sévèrement piqué et longtemps encore aujourd’hui la cicatrice n’est pas refermée, cela à eu pour conséquences que je donne moins facilement qu’avant. La rupture amicale ça fait particulièrement mal..

  • arf… dur dur !

    J’ai vécu des séparations progressives, mais jamais une rupture nette comme ça, je me demande si ce n’est pas pire qu’une rupture amoureuse !

    Courage

    • A bien des égards c’est sans doute aussi difficile à vivre.
      Enfin là, si mon mari me quittait, je serais au bord du suicide. JE préfère encore perdre tous mes amis que le perdre lui (c’est pas sympa pour les amis mais bon…S’ils ne comprennent pas que la famille passe avant tout c’est qu’ils n’en sont pas vraiment!)

  • moi, je suis et resterai une Sceptique (tu noteras le S majuscule)…
    les histoires qui durent toujours à force je n’y crois pas/plus… qu’elles soient d’amour ou d’amitié (oui je sais c’est assez contradictoire avec le fait de m’être mariée mais là n’est pas la question)
    je crois être du genre fidèle en amitié. j’entretiens depuis que je suis gamine une relation amicale chouette, bien qu’épisodique. on ne se perd jamais complètement de vue même si nos vies on pris des chemins différents…
    j’ai peu d’amis au fond… je ne parle pas de copains là mais d’Amis (avec un grand A là aussi) et ça me va bien… ceux que j’ai aujourd’hui, je sais que je peux compter sur eux, et réciproquement… les galères traversées ces dernières années (sur lesquelles je ne m’étendrais pas) m’ont ouvert les yeux sur l’amitié… J’ai constaté ceux qui étaient là, et les grands absents…
    Est ce que ça fait mal? oui
    est ce que ça me met en colère? oui
    est ce que je m’y attendais? non
    j’ai perdu une personne que je croyais « amie pour la vie »… elle a toujours pu compter sur moi, à chaque évènement important de sa vie, chaque galère, chaque épreuve… et le jour où j’ai eu besoin de soutien, elle s’est volontairement et définitivement coupée de moi…
    je l’ai relancée pourtant, je voulais pas perdre ce lien…
    et pourtant il est perdu…
    c’est comme ça c’est la vie!
    les ruptures c’est toujours nul (ou presque: des fois vaut mieux)

    • Comme tu dis, la plupart du temps c’est nul.
      Mais parfois nécessaire.
      Le plus dur est quand on se croit adulte et responsable, capable de communiquer et quand on se rend compte qu’en fait, c’est impossible et on a l’impression de se retrouver dans une cour de recré. C’est dur!

  • J’en ai vécu plusieurs, dont une assez douloureuse avec mon amie d’enfance. Elles étaient toutes de mon fait : mes amies sous prétexte de conseils se permettaient de critiquer et remettre en cause toutes mes décisions. C’était très lourd et ça m’empêchait d’avancer et d’avoir une bonne image de moi… j’ai pourtant essayé longtemps de donner une chance puis renouer les liens, mais pas de nouvelles…

  • j’ai eu 2 grosses ruptures amicales, les deux m’ont beaucoup plus meurtries que les ruptures amoureuses vecues auparavant.
    L’une est encore fraiche, je n’ai pas le recul necessaire pour faire le point, je suis encore dans la phase « peut etre qu’on peut recoller les morceaux »

    • Je te comprends tellement…… J’ai mis un terme à ma relation avec mon meilleur ami, c’est tout récent. nous nous sommes parlez pour la dernière fois au téléphone ce matin, à 5h… Trop de sentiments, trop de problèmes, mauvais timing et le fait qu’il veuille revenir avec son ex qui a tout fait pour nous séparer, ça aide en rien. Je sais qu’il est déchiré et qu’il souffre, mais des fois mieux vaut ne pas forcer les choses et laisser les pièces cassées telles qu’elles sont au lieu de tenter de les réparer !

      Courage, tout fini par se replacer un jour ou un autre. Faut d’la patience.

  • Oui, j’ai déjà vécu aussi des ruptures amicales.

    La première, à un moment charnière, avec une amie très proche. Nous avions évolué dans des directions opposées, ça nous a fait mal, mais aujourd’hui, nous avons renoué, et c’est ma meilleure amie.

    J’ai vécu deux autres ruptures, mais je n’ai aucune envie de renouer avec ces personnes, on n’a plus rien en commun, vraiment.

    Je pense que l’envie ou non de renouer en dit long sur la force du lien qui nous unit à la personne en question !

  • J’ai coupé les ponts avec celui que je considérais comme mon meilleur ami. La raison : 1 remarque très mal venue saupoudrée d’une incompréhension mutuelle, le dessert a été une phrase assassine. C’est au dessert que je suis partie et il n’a pas cherché à rattraper le coup.
    J’ai souvent eu des « amies » qui n’en étaient pas, ça fait mal. Il en résulte que je suis très méfiante, j’ai du mal à m’ouvrir.
    Le plus dur est de se dire que ce n’est pas moi qui ne suis pas capable d’avoir des amis.

  • J’ai eu un super pote à la fac.
    Du genre au lendemain, après un clash, il n’a plus jamais voulu me parler… m’ignorant carrément… Le temps a passé… je l’ai perdu de vue. 4-5 ans plus tard, il m’a recontactée pour s’excuser & me dire que je n’étais pas responsable, que c’était sa faute.
    J’ai souffert, énormément souffert… sans doute encore plus qu’une rupture amoureuse… J’ai mis bcp de tps à m’en remettre… et même lorsqu’il est revenu, je suis restée sur mes gardes. On s’est revu… ms qqch était cassé…

    • Quand c’est brutal ce n’est pas terrible du tout.
      Perso je n’arrive toujours pas à me remettre de la dernière en date (même si je pensais que c’était le cas, les derniers jours m’ont prouvé que non)

  • C’est ma spécialité la rupture amicale, ça m’arrive si souvent que je me demande si je ne suis pas maraboutée (ou peut-être que j’ai un sale caractère tout simplement ?) !

  • Je n’ai toujours pas digérée l’une d’elle, sans doute parceque brutale et sans explication juste après les épreuves du bac.
    Je peux faire des rencontres sympathiques mais les amitiés durables sont rares.

    • Je suis assez d’accord.
      Personnellement je m’attache rapidement quand j’apprécie quelqu’un, et je me donne entièrement.
      Alors que ce n’est pas forcément partagé, donc je tombe de haut quand je m’en rend compte. Ce qui est assez stupide!

  • Jolie article !!!
    Je n’ai pas eu de rupture amicale, mais deux amitiès qui se sont doucement éteintes dût à l’éloignement en kilomètre et en pensée !!! Une que je n’ai pas spécialement envie de reprendre, l’autre que j’aimerais raviver (j’en ai les larmes aux yeux en y pensant) !!!
    Bonne journée

  • j’ai connu ça, deux fois… Je croyais avoir des amis mais qui n’étaient que des narcissiques, et dès que je ne suis plus allée dans leur sens ou dès que je n’ai plus eu d’utilité à leurs yeux, paf, au revoir.
    Mais ça fait mal quand même ^^

    • Ben écoute, ça m’est arrivé 2 fois aussi, et une fois c’est moi qui me suis faite bazarder, il y a peu de temps, et je n’arrive pas encore à comprendre pourquoi ça a été si brutal. Si violent, avec tant de méchanceté.
      Je n’arrive ni à digérer, ni à comprendre mes torts… Sauf celui d’avoir douté… D’avoir été humaine en somme!

  • Bon sang, ça mériterait un post de mon côté ! J’y avais pensé mais je ne l’ai pas fait encore. En résumé quand je me suis retrouvée hospitalisée à 6 mois de grossesse avec un gros point d’interrogation sur la viabilité de mon bébé, celle que je considérais comme une de mes meilleures amies m’a laissé tomber, tout ce qu’elle a pu me dire après coup c’est qu’elle ne supportait pas ce qui nous arrivait. Elle n’est même pas venue voir ma puce et n’a jamais pris de ses nouvelles non plus. J’ai eu du mal, j’ai retendu une perche 6 mois après, au moment de Noël, elle n’est pas revenue. Il m’arrive de la revoir car on a toujours des amis en commun mais je ne lui parle même plus, elle n’en vaut pas la peine.
    Et sinon dans le thème plus gai j’ai revu y’a pas longtemps ma meilleure amie de primaire-collège, on s’était perdu de vue en n’allant pas dans le même lycée à l’époque. Le resto a été sympa mais l’expérience s’est arrêtée là, naturellement, je me demandais (gentiment) comment j’avais pu être si proche d’elle et si éloignée aujourd’hui et je pense que c’était réciproque !

    • J’ai vécu un peu la même chose quand j’ai fait une fausse couche (c’est bien moins grave mais bon, sur le coup ça a été très douloureux d’autant qu’il y a eu des complications chiantes).
      J’ai été hospitalisée (hémoragie tout ça… Puis curetage par la suite car « ça » ne voulait pas partir malgré les médocs), mon amie, ma témoin de mariage m’a appelé pour me dire qu’elle allait chez ma mère (elle faisait une thèse et voulait poser des questions aux « ruraux »), tout ça sans me demander si j’allais bien, avec une voix super enthousiaste.

      Avec le recul, je me dis que même si j’avais perdu une grossesse, j’étais mariée et j’avais été enceinte. Alors qu’elle était célibataire, voulait fonder une famille et souffrait beaucoup que ça ne lui arrive pas. Je me dis que dans un sens, elle n’a pas su comment gérer. Ce n’était peut être pas de l’indifférence.

      Fin bref.

  • De mon côté, je me sens vraiment chanceuse. A chaque moment de ma scolarité, j’ai eu une « meilleure amie », et je n’en ai perdu aucune en route. Ca n’a pas de prix!

  • Je l’ai vécu une fois il y a quelques années… (4 ans je crois). Ce fut très douloureux, je l’ai mal vécu et j’ai beaucoup culpabilisé. Je m’en voulais, je me sentais vraiment nulle de ne pas avoir réussi à cultiver cette belle amitié. Je n’avais pas été là pour elle quand elle avait eu besoin et cette mauvaise expérience m’a beaucoup fait réfléchir, je me suis remise en question et depuis, j’ai mûri. Mais de mon côté j’avais des soucis aussi, ça a fini par nous éloigner, chacune s’étant enfermée dans son petit monde.

    Il y avait toujours les bons souvenirs qui finissaient par ressurgir, et je me suis rendue compte que mon amie me manquait vraiment beaucoup. J’ai pris mon courage à deux mains, j’ai mis de l’eau dans mon vin et nous nous sommes revues après deux années sans se donner de nouvelles !

  • J’ai vécu deux ruptures amicales violentes : ma meilleure amie d’enfance/collège/lycée qui a coupé les ponts du jour au lendemain et m’a seulement écrit un mail pour me dire « on n’a plus rien à voir toi et moi, on a trop changé »…
    Puis au lycée, on était un groupe de 6 amis : on se voit toujours sauf un qui a coupé les ponts avec nous, disant aussi que sa vie avait trop changé… ce qui me rassure dans ce 2iè cas, c’est que nous sommes 5 à nous sentir abandonnés donc on se sent moins seul et on peut en parler… Après, plus de quinze ans ont passé et je ne comprends toujours pas… oui, on peut changer, se voir moins ou différemment mais faire un rejet total en demandant à l’autre de ne plus jamais essayer de rentrer en contact avec lui, ben ça fait mal !

  • J’ai vécu deux ruptures amicales ; l’une juste après mon bac, que je ne comprends toujours pas tant elle est inexplicable ; l’autre il y a 18 mois avec une fille qui a fait preuve d’un mépris total envers mon couple en donnant mon numéro à un gars sans me le dire. J’étais tellement écoeurée que je n’ai jamais cherché à la revoir ni à recoller les morceaux (le pire c’est que nos parents sont amis !)

  • Oui, je l’ai vécu et notamment avec ma meilleure amie d’enfance. On s’est connue quand nous avions 5 ans et nous ne nous parlons plus depuis l’année dernière. Mais avant de ne plus se parler, nos relations se sont dégradées, ça ne s’est pas fait en un jour, bien sur. Je crois que j’idéalisais trop notre amitié sans prendre en compte les changements que la vie nous réserve. Cette rupture amicale m’aurait anéanti il y a quelques année de cela, mais aujourd’hui, je crois que j’arrive à gérer de plus en plus ce genre de drame. Bien sur, elle me manque, mais je crois qu’il est préférable pour toutes les deux de ne plus entrer en contact.

  • Jamais brutal, toujours progressif, on se perd de vue et ensuite, on se dit de chaque côté qu’on aurait plus rien à se dire tant en fait on aurait à se dire tellement le temps a passé.

    Mais je me demande si ça doit pas être aussi sinon plus dur qu’une rupture amoureuse en fait?

  • Oui, quelques unes.
    Une première avec une amie qui ne comprenait pas ma vie de couple, qui a encouragé un ami commun a me déclarer sa flamme en critiquant, tous les deux, mon copain, le dénigrant, sans le connaitre du tout.
    Une deuxième, qui du jour au lendemain, n’a plus donné de nouvelles. Quand j’ai repris contact avec elle 4 ans plus tard, j’ai cru au début que ça recommencerais comme avant. Mais non. Des relances par sms qui restaient sans réponses, et un changement de vie de l’une et l’autre tellement important que de toute façon, notre relation n’était plus possible.
    Une dernière, qui est une semi rupture. Dans le sens ou, à un moment donné, nos vies ont fait que l’on s’est éloignées l’une et l’autre. Très fort. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre ses choix, sa façon de faire, son éloignement. Et puis tout aussi soudainement, on s’est à nouveau rapproché! Et j’en suis ravie. Je sais qu’il y a des sujets à ne pas aborder, pour différences de points de vue, qu’il y a des choses que l’une et l’autre ne comprenont pas en l’autre, mais pour le reste, on s’adore! C’est l’essentiel!

    Mais j’ai aussi tendance à m’attacher très -trop- rapidement aux gens. Ca me joue souvent des tours, je suis souvent déçue. C’est pas facile facile à vivre, à chaque fois. Mais je n’ai pas envie de changer, d’être plus distante avec les gens. Et je crois que je ne saurais pas comment faire! Je fais avec! :)

  • Perso, je trouve la rupture amicale plus difficile dans bien des cas que la rupture amoureuse…

    Un ami en général, tu le connais depuis plus longtemps et parfois tu noues des liens vraiment profond avec…
    Malheureusement, il arrive par exemple qu’en effet, l’ami que l’on avait idéalisé dans sa tête par rapport au souvenir que l’on avait de lui ai beaucoup changé quand on le revoit dix ans après…(par contre, ca arrive aussi dans le sens inverse: la personne que l’on aimait pas trop dix ans avant se transforme en super pote quand on le revoit des années après :D)

    Il y a aussi les gens qui ne changent pas et qui se mettent à changer de comportement face à toi quand tu évolues et que tu commences à réussir ta vie…

  • Il y a 2 ans 1/2 , j’ai fait le choix de quitter ma région d’origine pour rejoindre monsieur. Peut-être était-ce un choix égoïste, mais à un moment, on a envie de penser à soi, de se dire que maintenant on a le droit de profiter. Bizarrement, j’ai l’impression que mes amis n’ont pas compris cette décision.
    Pour moi, l’amitié est à double sens. Et quand au bout d’un an, j’ai calculé que j’avais fait l’aller-retour tous les deux mois pour revoir mes amis là-bas (et quand je dis aller-retour, c’est 13h de train et 1500 bornes, pas 2h à tout casser…), mais que personne n’était venu me voir, j’ai commencé à m’interroger. Quand j’en ai eu marre d’appeler systématiquement et que j’ai commencé à me rendre compte que si je n’appelais pas, mon téléphone ne sonnait pas, j’ai commencé à m’interroger.

    Aujourd’hui, je me rends compte que la notion d’amitié est subtile, fragile et volatile. Mes amis d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’il y a deux ans. Il me reste cette amie que je vois de loin en loin et dont je suis la marraine de son fils, un dernier fil qui nous lie…

    La crémaillère pendue vendredi soir et à laquelle aucun de ces « amis » éloignés n’est venu (trop loin, trop occupés…) me renvoie une fois de plus dans la tronche que maintenant, je n’ai plus qu’à assumer mon choix, et que ceux que je pensais proches de moi ne le sont peut-être pas autant que je le croyais…

  • J’aime bien ce billet, c’est un sujet dont on parle peu… Mais la rupture amicale peut avoir d’autres causes que celles citées… Et je peux te dire que, même lorsque l’on n’est pas « le quitté », la rupture peut faire tout aussi mal, et prendre autant de temps à cicatriser. Parce qu’on est des êtres humains, parce que, qu’on l’ait voulue ou pas, la rupture reste une rupture…

  • Je l’ai vécu… et même écrit là-dessus. C’est parfois très douloureux d’autant plus quand on a ce sentiment d’impuissance et de frustration surtout quand les mots débordent, qu’ils dépassent la pensée et qu’en quelques phrases ils balaient toutes les années. C’est incroyable le nombre de reproches qui nous tombe dessus dans ces moments là. Moi, je relève la tête parce que les amis, les vrais, ils sont là depuis toujours et ne faillissent pas, les amis, les vrais, même dans le conflit, gardent à l’esprit que nous sommes, justement, des amis.
    Je te souhaite que ça ne te déstabilise pas trop. Je me suis servi de ma colère pour me relever, il y a des mots qui ne supportent pas le pardon.

  • Moi j’ai vécu les deux côtés de l’histoire : mise de côté sans trop comprendre par ma meilleure amie de lycée, il m’a fallu des années pour peut-être comprendre ce qui s’était passé dans sa tête. On se voit encore, mais très peu.
    Et plus récemment, j’ai « largué » une de mes meilleures amies qui était trop tout et un peu « toxique » sur le long terme. Pas facile, ça a clashé assez violemment parce que j’ai attendu mes limites avant de dire ce que j’avais sur le coeur. Et comme la personne en question ne cherchait pas à comprendre… Parfois sur le moment on ne voit pas d’autres choix que de couper les ponts brutalement. Pas marrant mais je ne regrette pas même si je trouve ça hyper idiot de se froisser volontairement…

  • La personne qui m’a présenté l’Homme se disait ma meilleure amie depuis l’enfance…En vérité, depuis l’enfance, j’acceptais son amitié un peu par lâcheté…Nous étions beaucoup trop différentes et, c’est parce qu’elle forçait cette amitié que je n’osais pas la rejeter ( j’ai été longtemps une grande timide ). C’est à cause de multiples comportements déplacés envers l’Homme que j’ai décidé de ne plus la voir. Comme je ne me voyais pas lui dire : « entre nous c’est fini » car, pour moi, ce type de discussion ne vaut que pour une relation amoureuse, j’ai cessé de répondre à ses appels…C’est moche et pas très courageux, mais, après en avoir discuté avec de multiples personnes j’ai fini par me convaincre que c’était la bonne solution. En tous cas, m’être éloignée de cette personne qui était finalement très toxique m’a fait du bien.

  • bonsoir ,

    je viens de vivre une rupture amicale … c’est très douloureux …. la colère qui monte , les mots qui tombent comme des balles et tous est finis en quelques minutes sur skype …. une vrai amitié qui se termine par une rupture via le virtuelle ….les nouvelles technologies nous poussent a écrire ces mots sans voir la réaction de la personne de l’ami avec qui nous avions vécu des choses en et puis un jour c’est finis …sans avoir une chance de s’expliquer de vive voix…

  • J’ai vécu également cette douloureuse expérience….cela fait bientôt 4 ans et la plaie n’est toujours pas refermée. C’était ma témoin de mariage, une belle amitié de plusieurs années, de beaux partages, vraiment…et puis après mon mariage patatra…beaucoup d’incompréhension de ma part dûes à son attitude que je ne comprenais pas. Pendant un temps j’ai souhaité me recentrer avec mon mari et profiter de notre « après-mariage ». J’ai expliqué que je souhaitais rester dans ma bulle, ce que j’ai expliqué mais n’a pas forcément été compris…plus de nouvelles et par dessus le marché un « montage de tête » des autres amies que nous avions en commun, résultat pas 1 mai 4 pertes d’amies…

  • La rupture est toute fraîche, je ne m’en remets pas et je crois pas m’en remettre un jour, elle était la meilleure amie, mon double m’a jumelle.. Et tout s’est arrêté car je vais me marier avec un homme qu’elle déteste au plus haut point elle peut pas le supporter et pourtant c’est l’homme que j’aime. Mais j’ai besoin d’elle et de lui dans ma vie.. Elle ne veut pas venir a mon mariage et aujourd’hui elle est froide alors qu’on avait l’habitude de tout se dire on s’envoyait des texto du matin au soir et entretenions une relation fusionnelle. Elle a aussi quelqu’un dans sa vie et c’est récent et je me dis que c’est aussi a cause de sa nouvelle relation qu’elle a tant de facilité a me rejeter et a me mettre de côté. Je suis perdue au bord de la dépression et elle me manque terriblement.
    Je n’ose plus lui envoyer de msg de peur qu’ils restent sans réponse comme cela a déjà été le cas et ce qui m’a fait énormément souffrir.

  • Bon voilà je ne sais pas si c’est encore d’actualité mais je cherche quelque chose pour me réconforter de cette rupture amicale.
    Je connaissais cette fille depuis le collège, on ne s’était pas quittée en 8 ans malgré la distance et le changement de milieu qu’on a connu toute les deux. Et puis depuis le début de cette année scolaire il y a eu un cumul de disputes débile, de mal-entendu. A chaque fois nous avons réussi à rattraper. sauf pour la dernière.
    Il y a eu des choses que son copain à dites sur moi, un peu trop flatteuses je pense. Et ce que elle pense de moi, elle est vite parti dans des messages insultants c’était ridicule et si la situation n’avait pas été aussi grave ça aurait même pu être drôle.
    Enfin bref avec du recul je me suis dit qu’une nana qui me traitait comme ça ne méritait pas que je m’attarde à essayer d’arranger les choses, même si nous avions été inséparable. Je me demanderais toujours ce qui a cloché est ce que j’ai été trop collante ? Trop chiante ? Est-ce qu’elle a pensé que je draguais son copain à cause de ce qu’il lui a dit ? Questions qui resterons sans réponses parce que je n’ai aucune intention de la revoir.

    Le soucis c’est que nous avons des amies en communs, des filles que j’adore, mais je ne suis pas du genre hypocrite et sans m’en apercevoir en accordant trop d’importance à une personne j’ai laissé s’éloigner les autres. Ce qui fait que maintenant je me retrouve sans elles, sans mes amies pour surmonter cette épreuve. Je ne suis pas seule non plus, j’ai eu l’occasion de rencontrer des gens formidable durant mes études, mais celles que je retrouvais le week-end, celles avec qui j’ai passé les meilleurs moments de ma vie, avec qui j’ai tout vécu, je les ai perdue et j’ai énormément de mal à m’en remettre.

    • Je te souhaite beaucoup de courage pour surmonter cette rupture.
      Deux ans après, je pense toujours à cette amie et je regrette toujours que nous ne soyons plus en contact… Mais c’est la vie!

  • Waw, je viens de tomber sur ton blog et j’adore. Tu abordes pleins de thèmes différents et tes articles poussent à la réflexion. Bravo :)

    J’ai moi aussi vécu une rupture amicale avec deux amies, avec lesquelles j’entretenais une relation assez fusionnelle.
    Elles se sont d’abord rapprochées toutes les deux, ce que j’ai plutôt mal vécu, puisque je me suis retrouvée exclue.
    Puis s’en sont suivies des réactions très déplacées à mon égard. Je pense qu’elles me jalousaient, mais elles ont toujours nié leur comportement en trouvant des excuses assez bidons, et surtout en se liguant contre moi. Peu à peu, j’ai eu l’impression de devenir leur victime, je n’arrivaient pas à me défendre, ni à me défaire d’elles et je passais beaucoup de temps à ressasser tous ces événements (j’en ai saoulé plus d’un/e). Lorsque je prenais mes distances, elles revenaient vers moi, comme si elles ne voulaient pas me lacher, alors que ca se passait plutôt mal lorsqu’on se voyait.
    C’était malsain et ca a duré pendant environ deux ans (avec des périodes de silence radio). L’année dernière, nous avons coupé les ponts officiellement. L’initiative n’est même pas venue de moi, alors que j’en avais besoin. Je prenais mes distances, mais je n’avais jamais réussi à rompre le contact par moi-même. Ces filles avec qui j’avais été tellement amie – je ne me voyais pas les exclure complètement de ma vie.
    Il y a quelques jours, l’une d’entre elle a repris contact avec moi et s’est (enfin) excusée pour le mal qu’elle m’avait fait, ce qui m’a fait beaucoup de bien, même après tout ce temps. Je pense à éventuellement renouer dans le futur, mais je ne sais pas, si je fais bien. Je m’étonne moi-même d’y songer encore et j’ai peur d’écouter plus mes sentiments que ma raison..
    Je me suis longuement étalée (désolée!), mais en lisant les commentaires, je me suis rendue compte que ma peine était peut-être justifiée. Beaucoup de gens m’ont dit que j’en faisais une obsession, que je devais passer à autre chose, qu’après presque trois ans ce n’était pas normal que ca me touche encore, mais je ne suis pas la seule et ca me rassure.

    Merci pour cet article, je reviendrai jeter un coup d’oeil aux nouveautés!

    • Merci Ana pour ton témoignage!
      Une rupture amicale, surtout dans les conditions que tu la décris, c’est hyper douloureux… Ca touche à beaucoup de choses je crois, la confiance en soi, le sentiment d’abandon, l’envie de réparer ce qui a été cassé…
      Si ça peut te rassurer, je ne me suis jamais vraiment remise de cette rupture moi non plus, alors que ça fait également plusieurs années.
      Quand on a été blessé, et qu’on a été remis en question, même à tort, il est difficile de s’en relever, je trouve.
      Reprendre contact, si tu sais à quoi t’en tenir, si tu sais que tout peut capoter à n’importe quel moment, ça peut être une bonne chose pour tirer un trait définitif sur cette douloureuse épreuve.
      Soit ça fonctionne et vous redevenez amies, et cela peut compenser la douleur vécue (surtout si ton amie la reconnait, c’est vraiment une chance!). Soit ça ne fonctionne pas et tu pourras te dire « Nous sommes trop éloignées l’une de l’autre, nous n’avons plus rien à nous dire » et la rupture se fera alors de manière beaucoup plus douce… Une manière de réparer la blessure, de la refermer proprement.

      Je pense que tu dois surtout faire comme tu le sens. Si tu sens que tu vas souffrir à nouveau, alors fuis… Et si tu penses qu’il y a qq chose à sauver, fonce, ce serait bête d’avoir des regrets! :-)

  • Tres bon blog et histoires prenantes.
    En general, on idealise sa meilleure amie, le rapport est encore + fort quand c’est entre 2 personnes de sexes opposés.
    La relation que j’ai ou ai eu avec ma meilleure amie, c’etait fusionnel, passionnel, voir même irrationnel car aucun mot ne pouvait décrire ce lien.
    Aux yeux du monde, on était dans notre bulle, des autistes, beaucoup nous suspectait d’avoir une liaison cachée qu on ne voulait pas avoué mais il en était rien, trentenaires, nous étions comme des gamins, à nous donner la main, à se faire des câlins, à se taquiner, à être là pour l’autre, à se dire « je t’aime ».
    Un point de repère fort, l’équilibre totale.
    Jusqu’au jour fatidique où le facteur X entre dans l’équation: un mec.
    Et là, tout ce joli monde que vous vous étiez construit s’écroule, on se sent abandonné, toutes les certitudes que vous aviez construit sur toute une vie s’effacent.
    Je suis passé par plusieurs phases, j’ai été malheureux, jaloux, envieux, en colere, indifferent mais j’ai surtout essayé de comprendre, je suis meme allé voir un psy pour ça.
    Il apparait évident que j’ai toujours eu des sentiments pour ma meilleure amie, que je refusais de l’admettre, que le fait d’etre amis et qu’elle soit celib, me convenait car je l’avais rien que pour moi et du moment où une tierce personne est arrivée, tout a été remis en cause.
    Et surtout ça m a ouvert les yeux mais trop tard.
    Le pire dans tout ça, c’est qu’elle m’aime aussi.
    Depuis 1 mois, je ne dors plus mais j’ai compris qu’il fallait que je continue d’avancer.
    Et ma meilleure amie dans tout ça?
    Beh elle est heureuse de son côté et il y a une part de moi qu’il l’est aussi pour elle.
    Cependant, plus rien n’est comme avant, on ne se voit plus, on ne fait plus rien ensemble, les echanges sont restreints pire que pour un embargo, d’un côté c est normal car il faut donner du temps à une nouvelle relation mais de l’autre côté on abandonne celui qui a toujours été là et ça je ne l’accepte pas.
    Donc l’amitié, l’affection sera toujours presente, c’est dans le coeur mais pour les jours à venir, les semaines ou les mois, j’ai decidé de prendre mes distances.
    Je sais qu’on retrouvera surement un jour, dans quel etat d esprit je ne sais pas.
    Je tiens à preciser qu’elle ne m’avait jamais rien promis, que je ne considere pas ce qu’elle fait comme une trahison mais juste comme un abandon et malheureusement, c’est peut être encore pire.

  • Moi ce n’est pas pareil en fait tous mes amis depuis la maternelle sont dans un autre collège et pour moi c’est très dur mais je ne peux pas en parler alors je commence à parler toute seule en me moquant de moi. ça peut paretre bizarre. Je stress aussi énormément.

  • Bonjour,
    Je tombe sur ce post qui date un peu mais j’avais envie de laisser un commentaire. Il y a 2 ans, mes amies pour la vie que je connaissais depuis 15 ans, témoins de mariage, futures marraines de mes futurs enfants, m’ont abandonnée sans aucune explication après mes 30 ans, car j’avais très mal vécu leur cadeau. Une des deux m’a tout bonnement ignorée malgré mes nombreuses relances et m’a juste envoyé un mail lapidaire « Je n’ai plus rien à voir avec toi. C’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase »… Mais quel vase? Sachant que tout allait bien avant… Et l’autre, qui était coloc avec elle, a essayé de garder notre relation en me disant que je n’avais rien fait de mal mais qu’elle ne pouvait pas m’expliquer quoi que ce soit, que c’était trop dur jusqu’à ce que l’année dernière, elle m’envoie un message atterrant pour mon anniversaire auquel j’ai répondu du façon agacée que je ne comprenais pas son attitude et depuis plus de nouvelles. Je vais de mieux en mieux mais il y a des moments comme hier soir où tout ressurgit. Je n’ai plus de contacts avec mes témoins de mariage et suis tellement triste et en colère car pour moi c’est comme si elles avaient souillé ce moment là. Pourquoi être ces témoins et une année et demie après me laisser tomber…
    J’ai du mal à repenser de façon heureuse à mon mariage, à me dire que je ne me suis pas trompée sur elles. Pour mon mari, sur le moment elles étaient importantes et je ne dois pas le regretter et il s’est avéré que plus tard elles m’ont effectivement fait souffrir terriblement. Mais je n’arrive pas à réagir comme lui, pour moi ces 15 ans d’amitiés sont viciés et leur avoir donné cette importance à mon mariage me fait terriblement de mal…Je suis actuellement enceinte et c’est vrai que je pensais vivre cette expérience avec elles, c’est donc très dur ce rejet sans explications? J’ai l’impression que ça en dit long sur moi, sur ce que je suis et que je serais forcément rejetée par mes autres amis ensuite, elles ont réussi, en le sachant d’ailleurs pertinemment, à casser ce peu de confiance en moi sur l’amitié.
    Je suis désolée ce pavé, j’ai eu une forte réminiscence de cette souffrance hier soir et j’ai tapé sur google « rupture amicale » donc besoin d’en parler avec des gens l’ayant vécu.

    • Comme ça doit être dur, en effet… Je suis vraiment désolée de ce qui vous est arrivé… Une rupture amicale est tout autant dévastatrice qu’une rupture amoureuse… C’est terrible et ça prend du temps de s’en remettre…
      Plein de courage.

  • Bonjour,
    Tombée sur ce post par hasard, j’ai eu envie d’apporter aussi mon témoignage. Moi, je suis l’amie « toxique » que tout le monde trouve normal de laisser tomber. J’ai eu ces dernières un meilleur ami qui a compté énormément pour moi. Après quelques ruptures amicales que je n’ai pas vraiment comprises (départs à distance et mariages… on dirait que le mariage change les gens, du moins certains, en introvertis égocentriques…), cet ami est apparu et a fait beaucoup pour restaurer un peu ma confiance en moi, mise à mal par tous ces amis perdus de vue. Nous échangions des dizaines de sms par jour, nous étions très proches, nous discutions des heures, il me faisait souvent des compliments qui étaient autant de baumes sur mes blessures d’amour propre. Il m’était presque vital, en fait. Celui qui savait me faire rire et me remonter le moral dans les moments difficiles, qui reboostait un peu ma confiance en moi et en les autres (si j’avais un ami comme lui, il devait bien y avoir d’autres gens qui en valaient la peine, non ?), et tout ça à distance, prouvant que c’était donc possible. De mon côté, j’étais moins expensive, et parlait rarement de ma vie privée, mais je pense avoir été présente dès qu’il avait un problème, pour le soutenir, le conseiller, le secouer, parfois. Nous étions très différents, mais très attachés.
    Puis petit à petit, la vie est devenue de plus en plus difficile pour moi, et je suis tombée en dépression. Il était là au début, essayant de me soutenir. Mais il a aussi changé, devenant plus sûr de lui, plus arrogant, plus je-sais-tout. De mon côté j’avais du mal avec ces nouveaux éléments de sa personnalité, et on a clashé plusieurs fois. A chaque fois il faisait la tête pendant quelques jours puis revenait vers moi en bougonnant. J’étais très malheureuse et me laissait emporter parfois par mes angoisses et cette colère immense à l’intérieur. Je croyais qu’il comprenait (à peu près).
    Et puis un jour, paf. Il a décidé de s’éloigner, prétextant « d’autres envies » incompatibles avec notre proximité d’antan. Je me suis sentie trahie, ne comprenant pas ce choix radical, si insensible de sa part, comme si je ne comptais plus. Je le lui ai dit. Il a alors décidé de couper les ponts complètement.
    Au début, c’était pour moi totalement incompréhensible. Brutal, cruel, violent. Une souffrance indicible. Et puis j’ai compris certaines choses, entre autres que ces « clashes » il ne les avait pas compris et qu’il souhaitait s’en éloigner. Et donc s’éloigner de moi, l' »amie toxique ». Moi qui pensait que la discussion pouvait tout résoudre, je me suis vue bannir de tout moyen de communication. Numéros bloqués, et tout le reste idem. Comme si rien n’avait compté, comme si ces quelques fois où je m’étais emportée étaient plus importantes que toutes les heures passées ensemble, toutes les fois où je l’avais soutenu.
    Avec le recul, je vois ma « toxicité ». Mais je vois aussi que ce n’était pas complètement juste. Du jour au lendemain j’ai perdu son soutien pour quelques erreurs, alors qu’il savait que j’allais mal. Ca n’a pas compté. Il a considéré que j’étais trop mauvaise pour lui. Moi qui prenais notre amitié pour la sorte qui traverse toutes les épreuves… Moi qui n’avait JAMAIS, au pire des disputes, envisagé de rompre le contact, de rompre cette amitié. Qu’est-ce qu’une amitié qui ne surpasse pas les épreuves de la vie, finalement ?
    Cette rupture amicale, a, évidemment, empiré ma dépression. La souffrance est grande, même après plusieurs mois. Je ne compte pas en guérir de sitôt. Il y a bien sûr des choses que je regrette d’avoir fait, mais d’un autre côté, je trouve qu’il m’a laissée tomber bien facilement. Jamais je n’aurais cru ça de lui. Jamais je n’aurais fait la même chose.
    Il était mon seul et meilleur ami, je n’en ai pour ainsi dire plus. Et maintenant, je me demande qui peut mériter mon amitié, comment je pourrais avoir confiance à nouveau en quelqu’un ? Je suis devenue paranoïaque, et mes angoisses sont décuplées. C’est très dur à vivre. Vivre dans un monde où il n’y a personne qui tienne suffisamment à vous pour passer par dessus vos erreurs. La « fille toxique » aussi avait un coeur…

    • Bonjour,
      En vous lisant, je ne vois pas « une fille toxique »… Je ne vous connais pas et c’est évidemment difficile à affirmer… Mais une « fille toxique » ne se remet pas en question et n’admet pas ses erreurs…
      Vous admettez les vôtres, c’est énorme! Et ça fait de vous quelqu’un de bien. Quelqu’un qui ne méritait pas d’être traitée de la sorte pour quelques erreurs dans une période difficile…
      Vous avez l’air entière, vous vous donnez corps et âme dans vos relations, c’est une belle qualité et c’est rare, je crois. Le souci c’est qu’en face, les gens n’ont pas tous cette même notion de l’amitié et peut-être que votre ami n’avait finalement pas la même vision de vous… Et vous fait porter ses propres failles…
      Je ne suis pas psychologue ni experte, je ne fais que vous livrer mon ressenti à la lecture de votre message.
      L’amie dont je parle dans ce post ne s’est jamais remise en question, et elle a précipité mon départ. J’en ai énormément souffert et j’ai encore de la rancoeur en pensant à cette histoire… J4ai évolué, pas elle. Je suis quelqu’un de très bienveillant, ouvert, même si je suis aussi trop franche et j’ai du mal à savoir prendre des pincettes, je suis aussi parano et je pose des questions qui peuvent blesser… J’ai bien sûr ma part de responsabilité. Mais elle m’a laissé partir en étant sèche, cruelle et méchante.
      J’ai l’impression, dans votre histoire, que c’est votre ami qui a été comme ça en vous laissant tomber… Pas vous.
      Sincèrement, je comprends votre souffrance (des années après encore, j’ai du mal à me remettre de cette histoire là et je me méfie des amitiés trop entières, c’est dommage), mais vraiment, dans l’histoire, vous ne me semblez pas la personne toxique.

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