Les tribulations d’une caissière

Avant de partir en vacances, j’ai été faire un tour à la Fnac pour faire le plein de bouquins couillons qui ne demandent aucune réflexion (comprends moi, si je lis un truc trop intelligent trop vite, je risque l’embolie cérébrale!), et le livre D’anna Sam a attiré mon oeil.
3 pocket achetés, le 4° gratuit, bingo, dans le panier!

J’avais lu ça et là que c’était un livre drôle et incisif sur la société de consommation, je me suis dis que j’allais passé un bon moment de rigolade et qu’en vacances, y’a que ça qui compte, la rigolade (ça et l’apéro).

Je commence la lecture, très enthousiaste, rigoler, moi, j’aime bien ça.
Les premières lignes, les premières pages, les premiers chapitres sont d’une vacuité sans nom (je sais que t’aime bien ce mot), mais je m’accroche, après, ça va être bien. Ha zut, le livre est terminé… Ca n’a jamais été bien…

Ce livre qui se veut effectivement une vague satyre de la société de consommation est en fait le pamphlet d’une personne semblant aigrie de la vie et de son métier qui jette un regard assourdissant de suffisance et de dédain sur le monde qui l’entoure.

Mâdame a fait bac + je sais pas combien, mâdame n’est pas qu’une simple caissière, elle, elle sait voir le comportement déplacé de ses clients… Elle sait aussi faire des généralités de faits anecdotiques et voir le monde avec des lunettes bien noires.

S’il est un fait triste et douloureux qu’une personne diplômée soit obligée d’accepter un boulot qui ne suffit pas à son envergure pour vivre, ça n’est pas non plus une fatalité. Ok, être caissière, ça n’a vraiment pas l’air marrant, moi la première, j’irais à reculons si je devais occuper ce poste un jour. Mais j’essaierais de garder un oeil sympa sur mon prochain qui n’y est pour rien si je fais un job que je hais.

Mâdame Anna Sam semble avoir tout compris et jette un regard d’opprobre sur les comportements des clients du supermarché qui l’emploie. Untel est un gros dégueulasse parce qu’il mange un sandwich en caisse, untel est un idiot parce qu’il achète un bouquin porno pour lequel elle se fait un plaisir de demander haut et fort le prix dans son micro, unetelle est une attardée parce qu’elle collectionne les bons de réduction…
C’est ça, avoir un regard incisif?
Moi j’appelle ça se penser meilleur que tout le monde et juger à tord et à travers.

A la lecture, je n’ai pas souris une seule fois (et pourtant, je suis bon public), je n’ai même pas passé un bon moment et j’ai eu envie de m’endormir avant la fin.
Le style est mauvais, les figures de style déplorables, la pseudo « analyse fine » n’est en fait qu’un brûlot sur le métier de caissière (mais il ne faut surtout pas juger les caissières, ce sont des saintes, même celle qui ne te laisse pas passer à la caisse « moins de 10 articles » alors que t’en as 11, non non, elle est dans son droit, c’est toi le con!) et sur les clients… Aucun client ne trouve grâce aux yeux de l’auteure… Je me demande comment elle fait quand elle doit elle-même faire ses courses.

Bref, un livre inutile (ok, la condition des caissières, c’est pas folichon, mais y’a peut être plus important?) qui n’apporte rien, pas même une reflexion sur la société moderne, qui agace, tout au mieux, qui ennuie la plupart du temps.

Le seul intérêt? Il ne représente que 2 heures de souffrance…

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