Remise en question

Quand j’étais petite, on me faisait des choses atroces et on me faisait croire que c’était de ma faute.
On me disait des horreurs et on me les faisait passer pour la vérité absolue.
Conne, égoïste, mauvaise, inutile, stupide, feignante, menteuse… J’avais tous les défauts.

Je me suis construite en pensant toutes ces choses. Et j’ai passé ma vie a essayer de faire mentir ses mots me qualifiants.
Je ne mens jamais, sauf si c’est pour être gentille, parfois (rarement, je ne sais pas mentir…)
J’essaye de comprendre les autres et ne jamais leur faire ce que je n’aimerais pas qu’on me fasse.
Je suis gentille, généreuse et simple. Tant que les rapports sont normaux, je suis normale et saine. Je donne tout ce que j’ai sans qu’on ne me demande rien et sans rien attendre en retour. Sans non plus être envahissante (du moins, je ne crois pas). J’ai trop besoin de mon indépendance pour être envahissante, de toute façon.

Mais quand on commence à me malmener, je doute. J’oscille entre envie de continuer à être aimée. Et l’envie ne mettre les choses au clair, sans me laisser prendre pour une conne.

En général, je me laisse prendre pour une conne et je laisse les autres me tabasser à loisir, m’excusant d’exister, m’excusant de les avoir mis si en colère. Même si je ne comprends pas d’où vient cette colère, je demande pardon quand même, certaine d’être responsable…
Le pire étant que je retourne en redemander. Je m’excuse et m’excuse encore, essayant de comprendre, espérant qu’on arrivera à de meilleurs sentiments, qu’on ne me traitera plus de tous les noms, espérant des excuses qui ne viennent pas. Alors je tends un bâton pour qu’on continue de me faire battre.

Et je déteste ça.
Mais je n’arrive pas à m’en empêcher.

Récemment encore, j’ai laissé une personne me tabasser de ses mots. J’ai essayé de couper les ponts, mais je n’ai pas réussi, un signe d’elle et j’ai tenté de me justifier. Le bâton tendu pour me laisser encore dire des horreurs. Je porte tous les noms de la Terre, je suis égoïste, stupide, malsaine… Ces mêmes mots que l’on m’a dit enfant.

Alors j’ai essayé de comprendre. Non pas les insultes, ça n’a aucun intérêt. Mais mon comportement.
Pourquoi aller vers les gens qui m’ont sali? Pourquoi retourner vers ceux qui me font mal?

En fait la réponse est très simple et pas très glorieuse.
Je sais, intellectuellement, que ces gens sont mauvais pour moi (pas mauvais tout court hein, juste pour moi, pour diverses raisons). Je sais qu’il faut que je mette de la distance, que les insultes ne sont pas fondées et que je ne mérite pas d’être traitée comme de la merde.

Mais, viscéralement, j’ai un tel besoin d’être aimé que je dérape. Je vais chercher l’amitié là où je l’ai jadis trouvée. Non pas parce que j’ai peu d’amis (je suis très entourée de gens biens qui plus est!), mais parce que quand quelqu’un remet en cause ma personne entière, je me sens démunie. Je crois tout ce qu’il me dit, alors j’ai l’espoir vain qu’il va me dire que non, il a exagéré, que je ne suis pas si mauvaise, que je suis un peu gentille quand même.
C’est idiot et un peu égocentrique, certes (ce comportement l’est, ça ne veut pas dire que je le suis tout entière). Et surtout ça amène exactement l’inverse. La personne sentant ma vulnérabilité va en profiter pour cogner la femme à terre…

Ceux qui me connaissent le savent, je ne suis pas vraiment facile à vivre. J’ai un caractère de merde, je m’enflamme pour tout et rien, je suis exigeante et j’ai sans cesse besoin qu’on me prouve l’amour qu’on me porte.
C’est fatigant, c’est sûr, et je fais un long travail depuis des années pour améliorer cela. Cet état de fait dont je suis tout à fait consciente.

Seulement, j’ai la chance d’être entourée de personnes qui savent aussi que je suis très généreuse (trop peut être), que je suis prête à tout donner pour aider quelqu’un, sans qu’il me le demande, que je suis entière, intègre, sincère et franche (trop, là encore). Je préfère perdre quelque chose que laisser ce que je juge une injustice perdurer.
Je préfère quitter un travail plutôt que mal le faire, par manque de temps ou peu importe.
Je préfère ne jamais faire de mal, encaisser les coups plutôt que les donner, parce que je sais les recevoir, même s’ils me tuent, je suis habituée, je l’ai tant et tant connu…

Bref, ça n’a ni queue ni tête, mais je comprends des mécanismes qui m’animent et qui me font mal.
Au lieu de dire à la personne qui m’a insulté « Je ne te permets pas de m’insulter de la sorte! Tu n’as pas à être irrespectueux envers moi, garde tes jugements à la con pour toi! » Je préfère m’excuser et continuer de recevoir les coups.
C’est avoir bien peu de respect pour moi-même.

Voilà, c’est tout, fallait que je l’écrive et le partage.
J’ai encore un sacré boulot à accomplir avant de guérir des plaies du passé. Ce constat est assez douloureux. Comme celui de voir que je ne suis bonne qu’à me faire du mal, aujourd’hui encore.

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52 Commentaires sur
“Remise en question”
  • comme je me reconnais dans ce témoignage !! depuis quelques semaines j’ai décidé de ne plus me laisser faire (en fait j’ai eu le déclic quand on a commencé à reproduire le schéma sur mon fils de 9 mois !! un bébé bon sang !!) et depuis je vais de mieux en mieux !! malheureusement j’ai perdu ma famille dans l’histoire … tant pis, parfois il faut savoir prendre soin de soi et des siens ! courage :)

  • Si tu réussi à aussi bien analyser la situation, c’est que tu es sur la bonne voie. Reste à tout mettre en oeuvre pour sortir de ce cercle vicieux. J’ai déjà fait ce chemin…

  • Non seulement je te comprends, mais je fais exactement la même chose pour exactement les même raisons. je pense que ce qui nous pousse à chercher la bénédiction de personnes nocives pour nous c’est tout simplement le sentiment de culpabilité, parce qu’après tout, si on nous a rabâché toute notre enfance que nous étions mauvaises c’est que ça doit être vrai, et il nous faut lutter contre nos travers, se faire pardonner et s’expliquer encore et encore…

    Mais en fait non, il faut juste être ferme, couper les ponts et se dire que tu sais qui tu es, que tu n’as pas à rougir de tes actes ni de tes pensées et que si on n’apprécie pas ta personne telle quelle c’est tant pis pour eux.

    Plein de bisous.

  • C’est bouleversant, ce que tu écris là. Putain, j’en ai les larmes aux yeux.. Comment des adultes peuvent faire ça à des enfants ? Ca me rend dingue… Les seules « blessures » que j’ai des mots durs de mes parents, c’est que j’ai cru longtemps que j’avais un gros pif, les jambes en X et que je n’étais pas une vraie fille. Que des trucs qui touchent à l’apparence, peu importants, mais qui m’ont quand même laissé des complexes même si je sais désormais que c’est pas trop vrai. Mais quand ça touche à la construction de la personnalité, ben j’imagine même pas, quoi… On a beau être conscient des choses, je pense que les traumatismes de l’enfance laissent des traces profondément ancrées dans l’inconscient, puis qui façonnent malgré nous notre personnalité. Je ne suis pas psy, loin de là, je ne sais pas si tu en vois un, mais sinon, tu devrais peut-être essayer. N’aie pas peur d’en essayer plusieurs avant de trouver celui avec lequel tu te sens bien. Si t’es fauchée, fais comme moi, va aux consultations des hôpitaux publics (et en plus, c’est des psys cliniciens, pas de risque de tomber sur un charlatan). Il y en a une qui m’a vraiment beaucoup aidée lorsque je suis tombée gravement malade tout en étant enceinte, quand j’ai failli mourir 3 fois en 1 an, etc. Sans elle, je sais pas si j’aurais autant de recul aujourd’hui. En tous cas, tu as conscience des choses, c’est déjà beaucoup et le premier pas vers l’amélioration des choses !
    Gros bisous !!!

    • Merci Arsinoé. Je vois un psychiatre (un vrai, avec diplome de médecine et tout 😉 depuis plusieurs années. J’ai fait d’énormes progrès, mais tout n’est pas réglé…
      Le constat est assez douloureux. Mais j’avancerai!

  • tu n’es pas si mal barrée et sur le bon chemin car tu as trouvé un homme qui t’aime et qui te traite normalement…c’est déjà énorme car nombre de filles qui par besoin d’être aimées se font mal traiter en couple et acceptent n’importe quoi. Continue ton travail sur toi et ça viendra pour les amis, enfin les faux amis si tu veux mon avis 😉

    • Oui. avant lui j’étais tombée sur un mec pas sympa du tout qui me maltraitait pas mal. Le père de Mouflette…
      J’ai réussi à progresser à ce niveau, c’est vrai. J’ai un homme doux et attentionné et vraiment bienveillant.
      J’ai aussi fait le ménage dans ma vie, de manière radicale et absolument nécessaire. Je ne suis pas perdue. Mais là je retombe dans des affres qui ne me plaisent pas.
      Ce n’est sain ni pour la personne, ni pour moi. (enfin surtout pas pour moi vu la méchanceté que j’induis…)

  • Comme toujours tes billets intimes sont douloureusement magnifiques. Et NON tu n’es pas bonne qu’à te faire du mal, tu es géniale pour plein de domaines, tu as une volonté de fer, tu es une femme et mère merveilleuse, tu es une amie sincère et plein d’autres qualités, mais tu portes en toi encore ce venin qu’on t’a inoculé encore et encore…. Ce poison qui fait qu’on pense « s’il on me tape ou m’injurie, c’est qu’on s’intéresse un peu à moi quand même…. » Je te souhaite plein de courage, big hugs !

  • Je me décide à poster car ce post me touche.

    Comme les autres comm, je trouve que c’est préférable d’en être consciente.

    Mais surtout, je rapproche ton caractère de m… (c’est toi qui le dis) de cette tendance à vouloir être aimée, même des gens pas aimables…

    Bon courage

  • Les cicatrices de l’enfance laissent des séquelles et c’est bien que tu arrives à en parler, c’est le premier pas vers la « guérison »…Même si c’est difficile. Tu as réussi à construire une famille malgré tout ce qu’on a pu te dire et ça c’est une immense victoire. Je suis de tout coeur avec toi et je sais que tu trouveras en toi la force nécessaire pour avancer vers un chemin plus doux et te protéger. Tu n’as pas besoin d’être aimée de tout le monde, tu as besoin de bien être aimée, c’est différent. Je t’envoie des Bubble bisous plein de tendresse et je suis là si tu as besoin.

  • Tes mots résonnent en moi. J’ étais la même, et je le serai sûrement encore si je rencontrais plus de gens. Je l’ ai aussi été dans mes histoires de fesses, coucher pour être aimer, bref se dévaloriser parce qu’on ne pense mériter que ça.
    Et puis un jour on tombe sur la, les bonnes personnes et alors tout change.
    Tu sais ce que je pense …

  • Je ne sais pas si mon commentaire va t’aider mais allons-y…Je te lis depuis un bon moment maintenant, tu n’étais même pas encore enceinte de Miss Couette et à te lire je ressens en toi une profonde gentillesse, un amour des tiens, une grande ouverture d’esprit. Je t’ai rarement vu critiquer quoique ce soit. Tu essaies toujours d’être impartiale et d’exprimer les choses d’une façon objective.
    Je pense que l’on peut dire que tu es une bonne personne (et pas du tout au sens bonne = conne). Si des gens te critiquent ou t’insultent peut-être est-ce de la jalousie de leur part… Un seul conseille fuis-les, ils ne te méritent pas !
    Je pense que vue l’analyse que tu fais de la situation c’est sans doute que tu as conscience que ce n’est pas normal et sain, tu es sur la bonne voie !
    Je te souhaite beaucoup de courage pour affronter tes démons.

  • Moi aussi, peut-être à un degré moindre, était trop gentille et trop généreuse, je me laissais me traiter de tous les nomns, mais à un certin moment de ma vie (que je situe après la naissance de mon premier enfant), je me suis libérée de mes chaînes et quand j’ai osé lancer une pique à quelqu’un de mauvais, je n’en croyais pas mes oreilles. Résultat : cette personne-là n’ose même plus me regarder dans les yeux !

    Je ne dis pas que ce que j’ai fait était glorieux, mais il m’était indispensable de le faire, pour ^moi-même, pour mon estime de soi …

    Je crois qu’il y a des gens ou des situations qui ne valent pas la peine qu’on s’y attarde même si çà peut nous faire un peu mal, mais il y a des personnes ou des situations pour lesquelles nous devons sortir les griffes ! Je suis sûre que tu y arriveras !

    Bisous

    • Le truc c’est que j’ai déjà réussi, mainte et maintes fois… Mais des fois j’ose juste pas y croire… C’est étrange.
      Et puis il n’y a que moi que ça blesse là, pas mes filles ni ma famille, donc j’ai accepté sans trop broncher…
      Merci pour ton témoignage! :)

    • S’il méritait la pique, c’est très bien! :)
      Je crois que je vais arrêter d’être gentille (ça m’étonnerait que j’en sois capable mais bon). J’ai un sale caractère pourtant, j’aime pas trop qu’on me fasse ch**, mais je sais pas, pour certains je suis très vulnérable.

  • Je me reconnais beaucoup dans ton texte, moi aussi. Grâce à un long travail de psychothérapie, je suis arrivée à cette même analyse : je cherche l’amour et l’amitié là où il n’y en a pas (pour moi, du moins).

    J’ai des amis formidables, mais j’ai toujours tendance à aller vers celles et ceux qui me font du mal. Une sorte d’auto-destruction, sans doute.

    Mais, depuis quelques mois (peut-être deux ans), grâce à mon chéri, j’en ai vraiment pris conscience et petit-à-petit, j’arrive à me détacher des gens qui sont mauvais pour moi (et tu as raison de préciser « pour moi »). J’arrive à trouver l’amour et l’amitié dont j’ai besoin chez celles et ceux qui me veulent du bien.

    C’est un trajet pas toujours facile. Parce qu’on est la somme de tout ce qu’on a vécu (en plus de ce qui était déjà là). Et qu’on ne change pas en trois coups de cuillères à pot !

    Mais, déjà, le fait que tu en aies pris conscience est un pas énorme vers l’avant !!

    Et le fait que tu aies pu l’exprimer aussi !

    Et voilà, déjà deux pas d’accomplis. Après tout, pour avancer, il suffit de mettre un pied devant l’autre et faire des pas, non ? Tu me sembles sur la bonne voie, alors !! :-)

    • Ben moi je pensais avoir réussi. J’ai viré de ma vie tous les indésirables.
      Mais faut croire que j’en ai laissé rentrer d’autres… Enfin, un autre, c’est pas non plus dramatique.
      Je crois que je vais accepter de juger les gens et de ne pas les aimer. Et me conforter à cette sensation sans chercher à les aimer à tout prix, ça me protégera sans doute.

  • Cela fait quelques mois que j’ai découvert ton blog et j’aime beaucoup la tonalité.
    Mais ce post là, j’aurais bu l’écrire, c’est incroyable comme je suis comme toi. ce profond besoin d’être aimée, toujours et encore davantage, malgré les trahisons, les injures et j’en passe. Quand j’arrive à couper les ponts avec ceux qui me nuisent, j’ai de la nostalgie des bons moments pendant des siècles. C’est dur. D’autant plus quand on s’en aperçoit et qu’on essaie de changer. Chasser le naturel il revient au galop.
    Mais aujourd’hui je me sens mois seule, merci merci merci
    Je croyais être extra terrestre 😉

  • C’est dommage parce que toi même tu sais que tu ne devrais pas te laisser faire, mais quand on est comme ça, qu’on préfère ne rien dire plutôt que de ce défendre, c’est tres dur de changer…moi perso dans ma vie je préfère tjs eviter les situations qui peuvent amener un conflit. Mais du coup je me coupe, je le prive de beaucoup de chose…par peur de mal faire, d’avoir des critique de créer une dispute.
    J’espère que tu pourras un jour faire la paix avec tes blessures du passé.
    Des bizous

    • Ben, je suis pas du genre à me laisser faire.
      Mais là, j’ai baissé ma garde. Et je suis retombée dans des travers que je déteste.
      Ce qui est bien c’est que j’en suis consciente, c’est toujours ça de pris! :)

  • Bonjour ! Je ne te connais qu »à travers ton blog mais parfois j’ai l’impression que tes mots ou maux sont les miens, de te lire m’ouvre les yeux sur ce que je dois combattre. Je te souhaite sincèrement de vaincre tes « démons » car plus je te lis et plus de découvre une belle personne.
    Merci

  • quoi que tu fasses, tu feras jamais l’unanimité! c’est comme ça c’est la vie…
    y a des gens qui sont toxiques pour toi, c comme ça t' »y peux rien

    en vieillissant (!) moi (qui n’ait pas vécu des choses aussi terribles que toi dans mon entourage) j’ai aussi écarté, volontairement ou en laissant faire, ceux qui ne me faisaient pas de bien, ou ceux qui abusaient tellement de moi mais sans jamais se rendre compte que parfois moi aussi j’avais besoin d’eux…

    alors forcément quand ça ne se fait pas sans douleur, mais au final le cercle « restreint » est celui sur qui s’appuyer dans les moments de doute, et ceux avec qui se réjouir des petits et grands bonheur!!!

  • Je sais l’effets des mensonges qu’on t’a raconté enfant. On m’a raconté les mêmes tu ne t’imagine pas ce que j’ai pu faire dans ma vie pour garder l’harmonie, la paix et l’amour des autres, persuadée qu’à priori, personne ne m’aime et que tout ce que je peux avoir des autres doit être gagné, prouvé, etc…

    On a su devenir toutes les deux, je crois, des gens bien.

    Je me disais hier que j’aimerais avoir des amies qui me ressemblent. Je suis entourée de gens bien sains, à l’enfance chouette, et j’ai de la chance de les avoir près de moi, mais il ne peuvent pas comprendre ni même se douter de certaines partie de moi. Dommage que tu sois si loin, je t’inviterais bien pour un chocolat chaud!

  • Et bien t’as l’air d’avoir été toi aussi bien abîmée et pas mal cassée… Je me retrouve dans tes propos sauf que j’ai dit stop . Après 12 ans de thérapie analytique il a 6 ans j’ai entamé une thérapie comportementale pour assimiler mes mécanismes et surtout les intégrer -j’ai 35 ans. Les comprendre ça je le savais depuis longtemps,ils avaient été tellement de fois élaborés. Alors maintenant je dis stop , personne ne ma prend plus pour une conne et je m’en fiche qu’on puisse me détester. Mon seul talon d’Achille : la reconnaissance professionnelle.Mais je compte bien lui tordre le coup. Pose toi juste une question : est-ce que tu as si peu d’estime pour toi même ,aussi peu de respect pour te laisser traiter ainsi. je ne crois pas non… Courage.. Quant à nos traumas , on vit avec ,on s’est construit avec ,tout comme avec nos croyances mais il y a une chose de vrai,ce qui est passé est passé… Il va falloir que tu casses ces mécanismes et tu ne pourras le faire qu’en entamant un travail thérapeutique. Plein de courage 😉

  • Ben moi je te connais vraiment et je peux dire que tu n’es pas bonne qu’à faire du mal. Et je t’aime pour ce que tu es et comme tu es! Arrête de te dévaloriser! Ce n’est pas bon pour toi et pour ceux que tu aimes.

  • C’est dingue, j’ai l’impression que c’est mon portrait que tu dépeins …
    Sauf qu’avec le temps, j’ai appris à m’éloigner vite des personnes toxiques pour ne pas souffrir, quitte à m’éloigner de certains membres de ma famille …
    L’hypnose m’a beaucoup aidé aussi.
    Ne baisse pas les bras, tu as conscience de ta faille, tu guériras si tu te persuades que tu as autant de valeur que quiconque.

  • J’ai lu ton billet avec beaucoup d’émotions, j’ai aussi lu les commentaires, enfin la moitié parce que je vais passer à table dans 10min et que je voulais laisser un petit mot. Au risque de répéter ce qui a déjà été dit d’ailleurs mais je vais essayer de faire court et bien (je crois avoir froissé la sensibilité de certaines plus tôt dans la journée en commentant le billet d’une bloggueuse… oups)
    Je pense qu’effectivement tu cernes assez bien les mécanismes qui se jouent en toi. Il y a quelque chose que je ne crois pas avoir lu pourtant, mais qui me semble le fondement de tout ça : l’amour et l’estime que tu te portes.
    On est bien d’accord sur le fait que nos blessures d’adultes sont souvent issues de l’enfance. Ce besoin d’être aimé, il faut d’abord que tu te le procures à toi-même. C’est à mon sens le seul moyen d’y arriver car en mettant ton « bonheur » dans les mains d’autrui (ce que tu fais en attendant qu’on te témoigne de l’amour) c’est prendre un très gros risque! Surtout que comme tu le soulignais très justement, les gens sentent si tu t’aimes et si tu te respectes et profitent souvent de toi dans le cas contraire!
    Devenir adulte c’est faire son bonheur soi-même, et c’est pas une mince affaire.
    Moi je ne suis pas psy mais je parle en connaissance de cause car j’en vois une (un peu pour les mêmes raisons que toi) et comme une autre bloggueuse te le conseillait plus haut, je ne saurai que tu conseiller de consulter (si ce n’est pas le cas).
    Je ne te connais pas et ne te suis depuis mais les témoignages qui précèdent le mieux ont l’air de confirmer ce que j’avais ressenti à la lecture de ton post : tu es une belle personne.
    Mon message est celui de la compassion et du conseil parce que je suis passée par là. N’y vois aucun jugement, aucune attaque. (je prend des gants depuis ce matin)
    Je te souhaite bon courage, et je peux répondre à des questions que tu te poserais, ce sera avec plaisir.
    Tendres pensées!

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