I’m back sur les bancs de la fac!

Dans deux heures, je retourne à la fac… Ca y est… Je me suis inscrite il y a plusieurs semaines, ça n’était pas très concret (sauf le chèque à faire encaisser), et voilà, on y est, je reprends les cours ce soir.

Enfin, ce soir, j’ai la réunion de rentrée. Demain j’ai des vrais cours…
Alors, c’est chaud bouillant parce que la halte-garderie, habituellement toujours disponible, est, pour les 2 prochains jours, complète (youpi!) donc sauf miracle et désistement d’un parent, ben je ne peux me rendre à mes cours ni demain matin, ni après-demain matin. Mais je le vis bien, je savais que ça serait un peu comme ça (enfin, là je t’avoue, c’est un peu la poisse, mais ça me met en jambe!)

Et mon dossier passe en commission pour éventuellement avoir une place en crêche trois jours par semaine (ce qui serait assez génial). Mais bon, j’y crois assez peu… Wait and see!

Qu’est ce qui m’anime 2 heures avant cette réunion de rentrée? La peur… La honte aussi…
J’ai peur de tout râter, de ne pas être la hauteur… De ne pas réussir à tout gérer, de craquer sous la pression. J’ai peur du stress…
Et j’ai honte…
Même si je ne pensais pas un jour avoir des diplômes (tant on m’a répété que j’étais une grosse naze), quand j’étais enfants, j’avais l’espoir… L’espoir d’être un peu différente, quand je me projetais, je voyais un avenir brillant, sans doute pour compenser tout ce que j’entendais…
Quand j’ai repris mes études, j’avais de grandes ambitions, j’étais une élève brillante, je bossais d’arrache pied, j’avais des choses à (me) prouver… Et puis la vie m’a donné d’autres priorité… J’ai pris mon temps pour mon master alors que j’avais brillamment réussi jusqu’à la Licence… Et je n’ai eu ce diplôme en poche qu’à 29 ans, juste avant de mettre ma deuxième fille au monde.

Je m’étais jurée « plus jamais d’études, plus jamais, j’en ai marre, j’ai fini, je suis contente! » Sauf que je n’ai pas été si contente, je n’ai pas su me satisfaire de ce diplôme acquis si tardivement… Je m’ennuie chez moi, certains jours et j’ai eu envie d’un nouveau défi, complètement fou et à la fois accessible: passer l’examen d’entrée au CRFPA…

J’ai honte parce qu’à 30 ans, mère de deux enfants, mariée à un mec brillant, je ne devrais pas avoir ce parcours là. Plus que mes dents tordues et mes kilos en trop, ma vraie honte, mon vrai complexe, ce sont mes études ratées… La carrière que je n’aurais sans doute jamais, ou sur le tard, trop tard…

Je sais qu’il ne faut pas ruminer et c’est pour ça que je vais de l’avant, me projetant dans des ambitions complètement folles et hors de ma portée… Je sais aussi que tout le monde n’a pas la chance d’avoir un master et je devrais déjà être satisfaite… Mais avoir son diplôme à 29 ans, ça enlève toute valeur à ce dernier, pour moi…

Bref, je vais y aller, je vais croiser des nanas qui ont la moitié de mon âge, leur insouciance en bandoulière et la vie devant elles pour réussir. Moi j’ai 30 ans, deux enfants, une ride à chaque oeil et le QI d’un poisson neurasthénique…

Le ridicule ne tue pas. Et qui ne tente rien n’a rien. Mes deux devises favorites depuis qu’à 20 ans, j’ai décidé de passer le bac.

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92 Discussions on
“I’m back sur les bancs de la fac!”
  • Bonne chance 😉 T’es pas la seule à vouloir retrouver les bancs de l’école. Je projette d’y retourner quand mon héritier sera à l’école (comme ça pas de jaloux, même maman y va!)

  • allez, hop, hop, hop, on s’enlève ces complexes et on fonce. J’en ai vu de tout âge ( et donc bien plus âgé que toi) réussir l’IEJ et devenir Avocat. Tu as y a tout aussi droit que des personnes plus jeunes. Fonce et ne te pose pas de question !

  • Quel que soit ton âge, ton Master a une grande valeur. Ne le dévalorise pas. Tu n’as peut être pas encore fait une grande carrière, et après ?

    Bon courage pour ce nouveau défi. Je suis certaine que tu vas réussir avec succès

  • avoir peur ? oui, normal d’avoir le trac dans pareilles circonstances…

    mais avoir honte ? alors, là, non, je ne suis pas d’accord ! tu peux d’ores et déjà être fière de ton parcours. je crois au contraire qu’il faut une sacrée dose de courage, de volonté et de motivation pour oser « se remettre en danger », se remettre en question ainsi, en reprenant des études, difficiles qui plus est, alors qu’on est mère de famille.

    je suis au contraire très admirative de ton parcours, de ta force vitale, celle qui te pousse à aller de l’avant, à ne pas rester sur le regret de ces « études ratées » comme tu dis, à donner le meilleur de toi-même, à résister et à rejeter cette putain de chape de plomb qu’on t’a posé sur la tête quand tu étais plus jeune !

    je t’embrasse et je penserai à toi tout à l’heure !

  • Tu t’es inscrite en IEJ ? Je te souhaite plein de courage et, surtout, surtout, n’aie pas honte !! Comme dit ma mère face à mes 7 années pour arriver en Master 2 : « chacun son rythme ». Tu t’es enrichie autrement, tu as une famille extra : un mari au top (si j’ai bien compris) et deux filles adorables. Avant de savoir que j’étais prise en Master 2, j’envisageais de trouver un boulot n’importe lequel, de fonder ma famille et de reprendre mes cours plus tard. Moi, en tout cas, je te félicite et je te souhaite une bonne rentrée !

    • C’est vrai, ma vie familiale est très riche… Mais je fais partie des gens qui veulent TOUT… Je sais que c’est presque du caprice à ce niveau là… Mais j’ai tellement besoin d’avoir un peu confiance en moi. Et de faire qq chose qui me plait, professionnellement.
      De toute façon, ce serait bête de ne pas tenter!

  • « Le QI d’un poisson neurasthénique » … Non mais dit donc! N’importe quoi! T’es cultivée, tu parles/écrit super bien, t’es loin d’avoir un QI déficient hein! 🙂
    Quel que soit l’âge auquel il est obtenu, un master est un master, ya pas de quoi avoir honte, bien au contraire! Beaucoup n’auraient pas le courage ni la force de faire ce que tu as fait!
    Tu aurais pu te contenter de petits boulots, sans études. Tu ne l’as pas fait, et moi je t’applaudis.
    J’ai tenté le CAP à 22 ans. Me retrouver avec des gamines de 16, sortant de 3ème j’ai pas supporté, j’ai arrêté au bout d’un mois. Et pourtant, j’en rêve encore de ce CAP.
    J’ai arrêté les cours depuis 2 ans, j’espère être aussi forte que toi pour reprendre l’an prochain éventuellement.
    Et à la fac, j’ai vu dans mes cours pas mal de gens qui reprenaient leurs études, à tout âge. Je vois pas en quoi celà est honteux!
    Enfin tout ça pour dire que : Moi je trouve ça génial ce que tu fais! Alors, n’ai pas peur! 🙂

  • C’est super courageux de se replonger dans les études lorsqu’on a une vie de famille ! Crois tu vraiment qu’un poisson neurasthénique réussirait à avoir une licence ? Encore moins un master même à 29 ans … Alors coup de pied au cul et défonce la baraque !

  • ah non moi je dis bravo LMO! Tu es très très courageuse de reprendre des études avec des enfants en bas âge en prime. Chapeau bas. Si ça peut te rassurer j’ai eu mon bac à 21 ans, bien honteuse dans ma petite ville de 9000 habitants près de Toulouse. Puis le DEA à 27 ans. Je détestais l’école et le peu d’encouragements à mon égard. J’ai eu la chance d’avoir une maman au foyer (un papa sur les routes la semaine) qui s’est battu chaque soir pour que je potasse mes exo, coûte que coûte. Et c’est enfin à la fac que je me suis éclatée, j’ai fait deux cursus mais j’ai toujours travaillé soir et week-end à côté. Au départ, sur le marché du travail, je ne pouvais camoufler la date de ce DEA et mon grand âge mais j’ai mis en avant mex expériences extra scolaire. Du haut de mes 36 ans (bien plus de rides que toi et seulement un enfant à 35 ans ) tout ce retard n’a plus d’importance. C’est la société qui nous martyrise et nous met dans des cases. L’essentiel est d’y arriver, à son rythme, et de s’éclater. Alors je répète, tu es tres tres courageuse.Raconte nous tes bancs de la fac toulousaine. Bises

  • Alors là, moi je dis, si tu dis encore que tu as honte de ton parcours c’est simple, je t’envoie 100 coups de fouets virtuels sur la place publique de ton blog!!!!!!!!!! Au contraire, tu devrais être super fière! Moi je suis vraiment admirative des gens qui reprennent leurs études alors qu’ils ont d’autres choses à gérer, des enfants, etc. et qui les REUSSISSENT!!!!! Moi je dis bravo, et je t’envoie un camion de courage pour la suite!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!♥

  • Et bien bravo La Mite Orange ! Il faut toujours aller au bout de ses rêves (ce que j’ai fais en ouvrant ma boutiquette il y a quelques mois), qui ne tente rien à rien.
    Le chemin est parfois long mais ça vaut le coup d’essayer, c’est très valorisant et très enrichissant…Et puis une mère épanouie dans ce qu’elle fait et bien c’est important pour l’équilibre de la famille. Je t’envoie plein de pensées positives, accroche toi et laisse de côté les qu’en-dira-t’on et les mauvaises langues qui tenteront de te décourager ! Bonne chance à toi !

  • Oh la la ! aller haut les coeurs !
    D’abord les autres n’auront pas la moitié de ton âge au pire 4 ou 5 ans de moins.
    Ensuite ils n’ont pas vécu ce que tu as vécu.
    Encore ensuite, tu as fondé ta famille, un mari et 2 filles adorables et je pense que c’est plus sain que de se lancer dans une grande carrière et de se réveiller à 40 piges en se disant « merde j’ai rien fait de ma vie d’autre que ma carrière ».

    Alors tu fonces comme tu sais le faire, tu prends tes 2 règles d’or dans ton cartable et hop c’est parti !

  • Bon courage! C’est une belle décision!
    J’espère que tu pourras faire garder Miss Couettes pour y aller plus sereine.
    En tous cas c’est vraiment un très beau challenge.
    Contrairement aux midinettes insouciantes, toi tu sais pourquoi tu y vas, tu as 10 fois plus de mérite qu’elles.

  • Alors ma belle, comme je suis plus vieille que toi, c’est moi qui aurai le loisir de me gausser de votre jeune âge.
    Et l’avantage de nos grands âges : expérience et maturité. Ca vaut plus que jeunesse et capacité à apprendre par coeur, dans de tels examens, me semble-t-il..
    Sinon, je veux bien avoir peur avec toi la semaine prochaine.
    Comment s’est passée la rentrée ?
    As-tu déjà choisi tes matières ?

    Haut les coeurs pour une année de folie !!!

  • Des gens plus âgés en cours, j’en ai eu, au Mirail. Des étudiants qui étaient plus vieux que moi, aussi et çà fait tout drôle!C’était les plus motivés: ils avaient obtenu leur bac tardivement ou alors étaient passés par un DAEU, ils en voulaient, ils voulaient une revanche sur leur vie. Très peu m’ont dit pourquoi ils étaient là ou alors, à demi-mots (barrière étudiant/prof?). Si au départ, les « jeunes » les regardaient bizarrement, très vite, ils étaient intégrés au groupe. Il n’y avait pas la pression d’un concours par contre (sauf en prépa CAPES).

    Et puis, çà va aller, t’inquiète! tes neurones vont se retrouver tout contents de batailler avec des articles de loi!

  • C’est vraiment très courageux ! Vu ton parcours et ta motivation je suis certaine que tu peux très bien y arriver. 😉 Rien qu’avec ta licence et ton master tu prouves déjà énormément à tout ceux qui pouvaient douter de toi. Je comprend tout de même ce besoin de se prouver à soi même que l’on peut aller toujours plus loin…

    Et en tout cas tu n’es pas la seule, je ne suis rien qu’en deuxième année de droit mais je croise souvent plusieurs femmes (toujours des femmes, bien plus déterminée apparemment) qui ont ton âge, voire bien plus, et qui se lancent tout juste dans un parcours juridique. Je les admire beaucoup car à 19 ans, avec beaucoup moins de souci d’emplois du temps à gérer je galère parfois à tenir le coup… alors avec une vie de famille, des enfants… Woaw, j’applaudis des deux mains.

    Bref, j’espère vraiment de ton mon coeur que tu réussiras, tu le mérites amplement.

  • Allez fonce, t’as pas à avoir honte de quelques choses, tu vie ta vie à fond et tu fais en sorte de faire se qui te plait, ce qui est tout à ton honneur !!!
    Bon courage car, je pense que tu ne vas pas t’ennuyer !!!
    Bonne soirée !!!

  • Tu devrais être fière de toi, au contraire. Tu ne baisses pas les bras, tu te bagarres pour obtenir ce que tu souhaites. Je te le dis d’autant plus facilement que j’ai eu un parcours similaire, que j’avais arrêté mes études au bac après de grosses complications familiales et que j’ai repris, à 29 ans, héritier sous le bras, jusqu’au master II (on disait maîtrise, à l’époque), avec un grand bonheur et des tas de lauriers, qui ont bien aplati mes complexes antérieurs.
    La première année, quand j’arrivais devant les salles de cours, les autres étudiants s’écartaient parce qu’ils pensaient que c’était moi la prof. On s’y fait, on y trouve ses avantages, je te promets.
    Je t’embrasse et te souhaite bon vent.
    On en cause par mail si tu en as envie.

    • Merci pour ton témoignage, ça me touche beaucoup. Pour le moment je fais encore assez jeune pour qu’on me prenne tjrs pour une étudiante… Enfin, je crois… 😉
      Merci pour ta proposition du mail, c’est adorable! J’en prends note 🙂

  • Salut LMO,
    depuis que je te lis, je te trouve très courageuse et dynamique. C’est un nouveau défi que tu vas relever et il est de taille mais déterminée comme tu l’es, tu ne peux que réussir.
    Bon courage !

  • je ne sais pas si tu as beaucoup d’heures de cours, en tous cas c’est un beau projet je trouve et si tu veux échanger à ce sujet, j’ai une petite expérience puisque je suis à la fac depuis fin septembre dernier
    bises

  • Bonjour LMO,
    lectrice régulière qui ne poste jamais, je ne peux m’empêcher de répondre. Je suis, moi, de l’autre côté de la table, je suis enseignante à la fac (pas dans tes matières). J’ai longtemps enseigné dans les préparations aux concours d’enseignement et j’ai rencontrée beaucoup de personnes au profil académique atypique. Toutes ces personnes avaient une richesse de point de vue incroyable, un recul pour aborder les aspects tant théoriques que pédagogiques que n’ont pour ainsi dire jamais les étudiants qui ont un parcours en ligne droite. C’est ce mélange des genres qui participe à la qualité du groupe. Tu es un atout pour ton groupe, il faut que tu y croies !
    Amicalement

  • En me relisant, je me trouve dure avec les étudiants au parcours en ligne droite. Bien évidemment il y a aussi beaucoup à apprendre de ces étudiants. Ils ont généralement une bonne maîtrise technique de la matière et une habitude des examens ce qui est non négligeable pour un concours. Dans le cadre d’un concours un groupe homogène est forcément lacunaire alors que le groupe hétérogène permet un enseignement plus équilibré.

      • Tu as peut-être des choses à revoir, mais tu as de l’avance sur eux sur d’autres points. En particulier, le recul sur la matière et la capacité à voir les choses dans leur ensemble plus que le petit point technique qu’ont la plupart des personnes que j’ai rencontré en reprise d’étude est un atout majeur qui ressort beaucoup dans les concours.

        • Alors ça, je ne sais pas si j’ai ce genre de qualité, vraiment!
          On verra sur le tas… Mais je ne pense vraiment pas du tout être valeureuse sur un quelconque point.
          Mais bon, ça c’est une autre histoire… 🙂

  • Ho, je nous découvre des points communs, sauf que moi, mon diplôme tardif j’en suis fière ! En France, si t’as pas de diplômes tu n’es rien, ça en jette d’avoir un bac++ Pourtant les gens les plus « bêtes » que j’ai rencontrés dans ma vie c’était sur les bancs de la fac ! Mais vu mon grand âge je n’ai pas pu passer le concours d’entrée de la magistrature (à quelques mois près) non mais je voulais pas aller à Bordeaux de toute façon 🙂 Gook luck à toi !

  • Alors 30 ans ce n’est pas encore vieux, tout de même !! 😉 et puis au contraire je trouve très courageux de ta part de reprendre des études après des années d’arrêt et une vie de famille bien remplie !!!
    Je l’ai envisagé souvent, en me disant après il sera trop tard et voilà, 34 ans et toujours aucun changement ! mais je n’ai pas dit mon dernier mot 😉
    courage !!

  • « Y en a des qui » a 29 n’ont aucun diplomes (sauf un truc machin en musique), qui ont deux enfants et qui t’admirent d’avoir faire un master dans ces conditions 😉

    Mais si tu fais ces études, avant tout pour le plaisir et non pas pour prouver que tu es plussmieux que certains le disent, alors tout vas bien.

    On a toute confiance en toi nous 😀 et surtout ou attend tes histoires sur ce retour sur les bancs du tout possible (ben quoi, j’aime bien voir la vie des gens moi :o)

  • Ooooooohhhhh non !!! Je me retrouve dans ce que tu as écrit…
    une grossesse pas prévue avant la fin de ma première année de DEUG et une maladie à 4 semaines qui ne nous laissait pas d’espoir d’avoir d’autres enfants ni même peut être celui là. Le choix a été de tout faire pour celui qui était en route… J’ai fait mon bonhomme de chemin (j’ai même eu un 2ème enfant), j’ai progressé sans diplôme en me dévalorisant et en me laissant écraser par les autres… J’ai un message pour toi : soit fière, va au bout ; j’ai passé ma licence à 39 ans et j’ai pleuré de l’avoir réussie, pleuré de joie de pouvoir faire un pied de nez à la vie et de prendre ma revanche sur tous ceux qui n’avaient pas cru en moi.
    c’est génial que tu le fasses et à ton âge, on sait pourquoi on le fait et quels sont les enjeux. Fonce…
    Bisous

  • C’est fou car tu vois, je pense qu’au contraire tu devrais être TRÈS fière de toi ?
    Combien de personnes en France ont la chance de posséder un Master, combien ont ce courage de reprendre ses études sur le tard, d’avoir cette envie de réussir ?
    Franchement, je connais un peu ta vie (deux enfants en plus, c’est du boulot) et je suis vraiment admirative !
    Tu sais, moi je n’ai qu’une licence et c’est mon plus gros complexe, alors quand je vois ton parcours, je t’envie 😉 (et contrairement à toi je n’ai pas le courage de m’y remettre).

    Bon courage pour cette rentrée en tout cas, je pense bien à toi !
    (et croisons les doigts pour la halte-garderie)

    • Merci Anne!! Il n’y a aucune raison de m’admirer, je t’assure!
      Et puis pourquoi continuerais tu des études, tu as déjà un boulot que tu adores! 🙂
      C’est plus facile de s’y remettre quand on ne fait « rien » ou pas grand chose, je t’assure!

  • Je pense, pour avoir fait des études de droit, qu’on acquiert une certaine maturité dans la réflexion qui fait défaut quand on est plus jeune. Certains concepts que j’avais du mal à appréhender à l’époque me semblent beaucoup plus simples aujourd’hui. Bon courage mais tu devrais y arriver 🙂

  • si tu regardes bien autour de toi dans l’amphi et surtout le jour du concours, c’est que tu n’es pas la seule « vieille » à passer ce concours et ce n’est – à mon avis – aucunement dicriminatoire quand on connait les gens qui sont à l’école !

    y a tous les âges, tous les profils, les jeunes, les déjà parents, les reconversions professionnelles etc…

    ne te bile pas pour ça !

    et arrête de dire que tu t’es loupé dans les études : c’est faux ! tu as un diplome que finalement peu de personne n’a en france ! un bac + 4 c’est qund même pas rien !
    il suffit maintenant de trouver quoi en faire, et ça ça ne s’apprend pas à la fac !

    bises

    ps: je suis de tout coeur avec toi pour la crèche, moi j’ai une journée complète et j’aimerai fortement en avoir une deuxième, ma thèse me remercierai 🙂

  • J’ai eu mon bac+5 à presque 27 ans, parce que j’avais bosser pendant 2 ans avant de reprendre la fac et que j’ai du reprendre le cursus voulu à niveau bac+2 alors que j’avais déjà un BTS. Et je n’ai pas honte d’être une « vieille » diplômée, y’a bien des chercheurs qui font des études jusque 32 ans.

  • On m’avait (enfin « on » c’est mes parents) toujours dit que c’était plus dur de reprendre les études quand on travaillait… Et je commence à le comprendre. Pas le même parcours que toi, mais sensiblement le même constat.

    Je suis entrée dans une grande école à 17 ans, je n’ai absolument rien glandé pendant un an, et du coup, l’année d’après, je m’inscrivais en fac d’anglais. J’ai tenu deux ans. Cela ne me plaisait plus. J’ai tout de même eu mon DEUG, pour la forme.

    Et puis, les choses de la vie, le déménagement, envie d’autre chose, j’ai commencé un BTS… que j’ai lâché deux mois plus tard, pour donner des cours dans un lycée. Et je me suis plus retrouvée pionne que « assistante pédagogique »… Après trois ans passés à bosser comme surveillante, je voudrais reprendre. Mais reprendre quoi ? Des études ? Un autre boulot ? Alors que je n’ai pas de qualifications ? Je n’ai que 23 ans, mais je partage l’impression de m’être plantée dans mes choix « scolaires », et j’ai encore du mal à trouver ce qui me passionne, ce que je veux vraiment faire, LE truc qui me motiverait un max pour recommencer les études. L’impression d’un gros gâchis de compétences aussi, parce que j’étais une excellente élève, et que j’ai peur maintenant, alors que je n’ai pas touché un bouquin de cours depuis quelques années, d’avoir tout perdu et d’être devenue une grosse quiche décérébrée…

    Bon courage à toi, en espérant que la reprise se passera bien

  • La honte????????????????tu plaisantes! moi je trouve ça hyper méga courageux de ta part! Surtout avec tes deux puces, ça ne sera pas facile. Alors non , ma belle n’aies pas honte, au contraire sois fière de toi!
    bisous 🙂

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