Tout envoyer en l’air…

Depuis quelques temps, je m’interroge sur beaucoup de choses, beaucoup de sujets.
J’ai envie de tout envoyer en l’air, ma vie, mes habitudes, ma routine, mon couple, mes certitudes, mon blog.

Je ressens une grande lassitude. Ca n’est pas vendeur ni politiquement correct mais je pense que je fais une dépression. Divers événements l’an dernier m’ont ébranlé. Je n’ai pas voulu le voir, j’ai occulté. Je suis une battante, une fille forte, on me le dit sans arrêt et j’ai comme un devoir de prouver sans cesse cette qualité qu’on me donne.

C’est vrai, je suis une femme forte, mais aussi très fragilisée par un début de vie difficile, une enfance sacrifiée, un début d’âge adulte chaotique. J’ai su prendre les bonnes décisions pour m’en sortir et oui, je suis forte et combative.

Mais je suis fragile aussi, et personne, moi la première, ne veut le voir.
J’ai un terrain propice à la dépression, cela prend racine dans mon vécu, on ne m’a pas donné les armes pour vivre dans la sérénité, pour vivre tout court. On m’a balancé, écorchée vive dans un monde souvent hostile. J’ai su me battre, mais parfois, je plie jusqu’à toucher le sol.

J’en suis là aujourd’hui, je suis à bout nerveusement, je suis terriblement en colère. Et je noie cette colère dans la dépression et le chocolat. C’est plus facile que d’admettre que si mes relations avec ma mère sont distendues en ce moment, c’est parce que je lui en veux comme jamais je ne lui en ai voulu. Difficile à comprendre pour elle qui, ces derniers temps, ne m’a rien fait de mal. Difficile à admettre pour moi qui souhaite avoir des relations pacifiques avec elle. Mais cette colère est là, et peut être que je dois l’admettre et lui en faire part plutôt que de faire semblant.

Je suis en colère contre la justice. Quand j’ai porté plainte, on m’a prévenu « ça va te détruire! » et moi de penser « non, ça va me guérir ». J’ai pris le non-lieu comme une bonne nouvelle, enfin, tout était terminé, j’avais fait ma part, replacer mon bourreau à sa place de coupable et moi à celle de victime. Ca a été salutaire. J’ai refusé d’admettre que cette décision me faisait souffrir. Parce que c’était donner raison à ceux qui m’avaient mise en garde. Et parce que la souffrance est difficile à supporter, mieux vaut l’occulter, tenter de l’oublier et la dissoudre dans un état dépressif, sans même s’en apercevoir.

Je suis en colère contre mon mari, qui n’a rien fait de mal, qui a été là, me soutenant comme il a pu. Je suis en colère et je ne sais même pas exactement pourquoi. Je ne peux pas lui dire que je vais mal, comment pourrait-il comprendre alors qu’il me donne tant (même s’il est loin d’être parfait)?

Je suis même en colère contre Mouflette, cette petite fille à la vie dont j’ai toujours rêvé qui se paye le luxe d’être exigeante, de me demander présence, attention, de se plaindre. Je n’ai pas le droit de lui en vouloir, et je culpabilise.

J’en veux à la société, aux gens, ceux à qui je ne peux pas dire « non, je ne vais pas bien ». Pourquoi irais-je mal? Comment peut-on se plaindre alors qu’on a tout? Une vie heureuse, un toit, un mari, la santé, des enfants magnifiques, des amis… Comment admettre qu’alors que tout est rentré dans l’ordre, on va mal?

J’en veux même à mon psy, qui attend sans doute mes peurs et mes souffrances, mais comme il ne me les demande pas (c’est pas son rôle en même temps), je lui en veux de sa passivité. De me dire « vous êtes forte, vous pouvez tout surmonter, vous allez y arriver » alors que moi j’ai juste envie de hurler. Peut être qe ce n’est pas incompatible…

Alors j’ai ravalé ma colère et mes ressentiments. Certains noient leur chagrin dans l’alcool, moi c’est dans le chocolat et sur internet; J’oublie que j’existe, j’oublie ma vie, j’oublie mes émotions et sentiments. Je ne suis plus très heureuse, mais je ne suis plus malheureuse non plus.

Mais j’en ai marre de cette demi-vie. Alors en ce moment, j’ai envie de tout envoyer balader, de tout plaquer.
Je sais que ces envies grandiloquentes sont des signaux de détresse, pas des choses à réaliser. Je sais que ma vie est belle, il faut que j’en retrouve le goût. Et ce n’est pas ma vie que je dois changer, mais moi, accepter cette douleur, accepter de soigner cette plaie béante plutôt que de l’ignorer. Elle existe, de toute façon!

Bon, j’ai commencé cet article en voulant dire que j’hésitais à fermer ce blog. Et voilà où ça m’a mené.
J’ai pris quelques décisions dernièrement, des décisions sages pour ne pas me laisser aller à plaquer des trucs et le regretter ensuite.
– J’ai pris la décision de restreindre considérablement mon temps sur internet. N’y passer qu’une demi-heure, maximum, par jour (sauf si j’ai envie d’écrire un billet, mais là, ce n’est pas du « zonage », je peux même le faire sous word, donc bon). Et ce n’est pas la première fois que je le dis, mais comme un fumer qui essaye d’arrêter, plus il a de tentatives derrière lui et plus il a de chance d’y arriver (positivisme!)
– De me soigner. Et d’arrêter de faire n’importe quoi avec ma santé (j’oublie mon Levothyrox 4 fois par semaine, et quand on connait les conséquences d’un mauvais dosage, on est amené à penser que mon état dépressif est aussi un peu dû à l’hypothyroïdie, peut être, hein…)
– De me lancer à fond dans mes études, c’est important pour moi et je me trouve des excuses pour ne pasme lancer. Je suis trop nulle, je n’ai pas le temps, je n’y arriverai pas. Si je m’en donne les moyens, j’ai autant de chances que n’importe qui d’autre.

Bref, accepter ma douleur et ma colère. Elles sont légitimes! Les nier ne sert à rien, ça ne les fera pas disparaître.
Voilà, je déteste me morfondre et j’ai le sentiment de le faire avec ce billet. Pourtant, je sais qu’accepter une douleur n’est pas de l’auto-apitoiement quand on cherche à s’en sortir. Adviendra ce qui pourra. En ce moment, je vais mal. Je vais mal depuis plusieurs mois, mais depuis quelques jours, j’accepte enfin d’ouvrir les yeux et de l’accepter. Je suis forte, j’y arriverai. C’est extrêmement prétentieux mais je m’en fous.

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133 Discussions on
“Tout envoyer en l’air…”
  • Ne te blâme pas de juste avoir envie d’aller bien…
    Envoyer tout balader. Ça va, ça vient. C’est surement puéril mais je me rends compte que chaque année qui passe amène son lot de déceptions/souffrances/espoirs et bonheurs. Quelquefois la balance penche vers le négatif, d’autres vers le positif mais il y a des moments où l’on se sent démuni pour redresser l’équilibre.
    La conscience que tu as des choses est un atout pour aller mieux me semble-t-il? peut-être faudrait il que ton entourage te voie telle que tu es et non pas telle que tu laisses paraitre (un roc) car toi aussi tu as le droit de trouver des béquilles, des épaules fortes et attentives. Repose toi un peu, sache prendre soin de toi…

  • C’est tellement difficile parfois pour ceux à qui on n’a pas appris la confiance en soi, la sécurité, de trouver en soi des ressources tout le temps. Je me retrouve beaucoup dans vos propos. Je voudrais aussi avoir le droit d’être fragile, je voudrais surtout pourvoir sauver la petite fille que je n’ai jamais pu être.

    trop d’acceptation, trop de compromis, trop de peur d’être abandonnée, trop d’angoisses, trop envie d’être aimée sans rien avoir à donner………

    Je vous souhaite de trouver les ressources encore pour faire de nouveau différemment.

  • Rare quand je t’écris.
    Tu vois je ne te trouve ni forte, ni faible, tu est simplement toi. Une personne avec des capacité de rebondir à la vie, en prenant comme appui sur ton expérience de vie.

    Tu as le droit d’être mal, d’être en colère, qu’elles soient légitimes ou non, tes raisons t’appartiennent, et tu as le droit de les ressentir.
    C’est difficile de prendre les émotions comme elles sont parce que ça fait mal, parce que l’on a des pensées pas des plus positives, parce qu’à l’intérieur on peut être comme une bombe à retardement.
    Mais, c’est en les ressentant ses émotions, que tu pourras retrouver la paix. La sérénité, non pas avec les autres, mais avec toi.

    Pour ce qui est de ta fille, tu as le droit de la remettre à sa place, tu connais la valeur des choses, c’est plutôt censé de vouloir la faire relativiser.

    Pour ton homme, penses tu que ce soit contre lui que tu es en colère ? n’est ce que pas rapport au symbole qu’il peut représenter ? Un père et un mari là pour toi ? (désolée si ma question est déplacée, ne me réponds pas si tu ne le souhaites pas).

    Prends soin de toi LMO !!

    • Merci Mimilie.
      En fait, je lui en veux de ne pas parler, de toujours garder le silence et de ne pas trouver les mots réconfortants mais plutôt ceux qui blessent.
      C’est une question d’éducation je pense mais c’est parfois dur à vivre. Heureusement, il est capable d’écouter e c’est un mari très bienveillant. 🙂

  • on a tous des moments, ou l’on est en bas parfois on remonte vite parfois c’est plus long, l’essentiel étant de vouloir remonter et de s’en donner les moyens et à la lecture de ton article j’ai l’impression que tu es en route pour la remonter.
    Un petit w-e en virée pour casser la routine pourrait te faire du bien.
    J’espère que tu retrouveras vite l’apaisement, bon courage.

  • Je te comprends très bien ma chère Aurore… mais tu as raison, on a le « droit » d’aller mal, il faut le dire, le crier… Fais toi des petits plaisirs, si tu veux qu’on en parle, je suis là… De gros gros bisous…

  • Je me retrouve tellement dans tes sentiments que j’ai l’impression que j’aurais pu écrire ce post …
    Je te souhaite de trouver l’équilibre, moi je le cherche toujours …

  • le fait de dire les mots dans ce billet est un premier pas. fais ce travail, sors tes tripes, tu seras tellement soulagée ensuite. ce n’est pas une honte d’être dépressif, et n’enlève rien à ta grande valeur. Et oui, tu vas réussir tes études. allez, courage, ça va bien aller, tu vas te débarrasser de toute cette colère !

  • Je confirme, l’oubli de Levothyrox influe probablement énormément sur ton moral. Rappelons que la dépression fait partie des symptômes de l’hypothyroïdie.
    Tu peux te donner le droit d’aller mal même si tu juges que tu as une belle vie. On ressent ce qu’on ressent, on n’a pas besoin de s’en justifier. Lutter contre va te manger de l’énergie que tu pourrais mettre à chercher des solutions.
    Tout envoyer en l’air me tente régulièrement, pour faire un break. J’aimerais réussir à couper l’ordinateur plusieurs jours de suite, mais je n’y arrive que quelques heures et déjà ça fait du bien. Si tu y arrives, pourquoi pas une pause d’une semaine ? Tu ne plaques rien, ne regrettes rien, mais tu fais une bonne pause.
    Si tu as besoin de dire des choses à ta maman, peut-être par écrit ?
    Bon courage pour cette phase difficile 🙁

  • Je pense que tu as bien su trouver ce qui va et ce qui ne va pas, ce qu’il faut changer dans ta vie…et ca c’est deja un grand pas…
    Tu vas y arriver j’en suis sure+++gros bisous a toi <3

  • et bien je te felicite tu as fait un grand pas en écrivant tout cela et surtout le publier, tu met des mots sur ta souffrance. Tu vas y arriver mais effectivement il faut du temps pour y arriver. Petit à petit l’oiseau fait son nid!

    bon courage

  • En lisant tes mots, je n’ai pas l’impression que tu te morfonds, bien au contraire. Tu poses les choses et tentes de te trouver une solution. En fait, dans ton récit, tu fais le taf de ton psy (qui n’a pas l’air top non plus puisqu’il ne répond pas à tes attentes).
    Tu connais ton mal, et c’est effectivement sur cela que tu dois travailler !!! On peut être très fort dans une vie, savoir porter tout le poids du monde sur ses épaules mais on est aussi tous faibles !!! Il n’y a donc pas de honte à défaillir, aux contraires cela permet d’extérioriser le mal et d’en comprendre la cause. Je ne peux te souhaiter que du courage et du soutien dans ton périple émotionnel et je te souhaite de trouver une solution à tes soucis et surtout une paix intérieure 🙂

  • Waou, quel beau billet, criant de vérité et criant tout court ! Non ce n’est pas de l’apitoiement, oui c’est de la colère, de la bonne colère j’ai envie de dire ! Même si je suis passive derrière mon écran, je suis de tout coeur avec toi. Et sache que même à travers un billet comme ça, on a juste envie de dire « Quelle grande dame » !!

  • On ne se connait pas vraiment, je suis donc étrangère à cette douleur, mais je l’entends.
    En tant qu’extérieure j’ai l’impression que ton billet est tout de même positif. Arriver à mettre des mots sur une douleur est à la fois courageux et salvateur.
    Je t’envoies mes pensées positives.

    Bises,

    Jane

  • courage à toi… je suis d’accord avec toi… accepter la chose est un début de victoire. Enfin en tout cas il ne faut pas se voiler la face, ça n’enlevera pas le problème…
    Les gens te prennent certainement pour plus forte que tu n’es, en tout cas en ce moment… Montres leur la faille pour qu’ils fassent avec, sinon il s’appuieront toujours sur cette force et tu continueras de plier. Et soignes toi, oui, surtout…

    des bises

  • Nous avons le droit d’avoir mal, je te comprends et me retrouve dans ton billet mais le fait que tu aies réussi à en parler ici est déjà une très bonne chose je pense. Oui tu es forte et tu vas y arrivé !!! je souhaite de tout coeur que tes soucis s’envolent, je t’embrasse

  • Tu as peut-être mis le doigt sur ce qu’il fallait. Pourquoi n’aurais-tu pas le droit d’avoir envie de crier, d’en vouloir à la terre entière, de tout envoyer valser? C’est ton ressenti, donc quelque chose d’incontrôlable, il n’y a rien à justifier.

  • je te comprends.

    courage pour passer tout ça.

    quand j’ai eu cette sensation, je n’ai vu qu’un moyen de survivre (sans tout plaquer j’entends) j’ai décidé que ce serait moi d’abord pour tout, et qu’aucune culpabilité ne viendrait ebranler ce choix. (meme vis à vis de mes enfants, c’est dire!)

    puisque j’avais la sensation que personne n’avait d’empathie, n’écoutait, ne comprenait, n’entendait, qu’en effet tout le monde pensait que j’étais la plus forte du monde, et bien j’ai décidé d’être égoiste.
    ça m’a fait changer pleins de choses, et j’ai jamais été aussi à l’aise dans mes baskets!

    je te souhaite la même fin 😛 être bien 🙂

  • Ce nest pas parce qu’on a tout pour être heureux qu’on l’est forcément..
    il y a des moments ou la vie nous maltraite, nous fait mal et on se sent tellement mal qu’on ne sait plus par ou aller…
    J’ai connu la dépression et je sais a quel point il est difficile d’en sortir.
    je te souhaite beaucoup de courage pour retrouver goût à la vie, pour apprécier les petits bonheurs et te dire qu’au final tout n’est pas si noir.
    Prends soin de toi.

  • tu culpabilises d’être juste « mal » alors que tout va bien. J’ai eu cette période l’année dernière et ça va mieux. parce que d’autres sont plus malheureux que toi, tu te culpabilises, ou parce que les autres t’envient. C’est la vie. Ca passera. Quant tu réaliseras que tu es bien et que tu n’as sans doute pas besoin de plus. Après ce qui pourrait peut-être te faire avancer c’est avoir un projet personnel sans pour autant délaisser ta famille. C’est ce que j’ai fait et ça marche.Etre toujours dans le contrôle, le combat c’est fatiguant. Se poser, ça fait du bien mais aussi ça fait remonter à la surface tout ce qu’on a vécu. C’est ce qui est dur. Le tout c’est de savoir ce qu’on veut et peut-être aussi penser un peu à soi pour aller mieux et que la famille se sente mieux également. SI tu vas mieux tout ira mieux. je sais pas si tu m’as comprise. Et sinon tu as le droit de te plaindre de temps en temps, les enfants sont souvent très exigeants parce qu’ils ont une image idéale des parents. Il ne faut pas leur montrer qu’on est parfait surtout pas.

    Bonne soirée

    Louison

  • J’aurais pu, moi aussi, écrire ça, sauf que tout envoyé chier, c’est déjà fait!
    plus d’homme, ni de job, j’ai aussi changé de chez moi et la colère, ben, elle, elle est toujours là…
    alors juste au cas où (c’est ma conclusion à moi, hein, elle vaut peut être pas dans ton cas mais c’est une piste)
    est ce que simplement tu pourrais pas te pardonner, à toi?
    pas évident, je sais…
    <3<3 prends soin de toi …

    • Il faudrait que j’essaye de me pardonner oui et de prendre confiance en mes capacités à assumer les difficultés plutôt que de trouver des paliatifs et finalement fuir…
      Et j’ai déjà tout plaqué aussi, il y a bien longtemps, mais j’ai tendance à croire que tout se règle de cette manière, alors que c’est faux (sauf quand c’est vital, comme ça l’était pour moi il y a 10 ans)

  • Souvent c’est les montagnes russes dans ma tête alors je te comprends complètement. Tu as raison de partager ton mal être, tes mots me touchent, résonnent en moi. J’ aimerai être tout près, et qu’on refasse le monde autour d’ une tasse de thé. En Octobre dernier, j’ aurai pu écrire la même chose mais tu as été là entre autre, et je suis là aussi. Je pense fort a toi et si quand tu as envie d’ hurler, sors et fais le.

  • J’ai vécu aussi un passage à vide dernièrement. Pas du tout pour les mêmes raisons que toi. (en fait je crois qu’on ne le dit pas assez souvent, mais on déprime toutes plus ou moins dans notre coin)

    Une grosse envie de tout plaquer parce que la vie est une S*****
    Moi j’ai réagi différemment et je me suis noyé sous les projets pour ne plus avoir le temps de penser. Sauf que ça n’a rien arranger du tout.
    Aujourd’hui je ne suis plus devant l’ordi le soir.
    La journée je bosse sur ma boutique ou mon blog, mais je ne zone pas.
    Et les soucis, je les affronte et je pleure.
    Ma consolation dans ce monde de merde : MES ENFANTS ! Il n’ya qu’eux pour me faire comprendre que la vie, à un moment, est quand même jolie.

  • Tes mots me parlent particulièrement en ce moment … pas d’hypothyroïdie mais une grande fatigue cumulée (2 grossesses rapprochées, 2 enfants en bas âge à m’occuper, … et comme ce sont des choix de vie l’impression de ne pas avoir le « droit » de « craquer »), quelques angoisses, …
    moi, au contraire, j’ai ouvert un blog pour faire quelque chose « pour moi », mais je n’arrive pas à me dégager autant de temps que je voudrais pour le tenir et puis ça peut aussi avoir l’effet inverse de je-ne-suis-pas-lue-personne-ne-m’aime et renforcer un sentiment négatif.
    je te souhaite beaucoup de courage et d’aller mieux très vite, et j’aime quand tu écris concernant tes études « Si je m’en donne les moyens, j’ai autant de chances que n’importe qui d’autre. »

  • Je me retrouve en partie dans tes écrits. Et les conseils qui te sont donnés me parlent aussi.

    Mais surtout, je pense à toi, fort. Et j’espère que tu ira mieux, aussi vite que possible pour toi.
    Je ne te « connais » pas, mais ça me fait vraiment de la peine de savoir que tu n’es pas bien, et d’être impuissante.

    Je t’embrasse.

  • La vie c comme le chocolat…nan jdeconne!!! La vie c comme l’Islande. En une journée il peut faire grand soleil et avoir plusieurs tempetes. On est pas soit fort, soit fragile. On est les deux à different moments et situations. Rien de plus normal. J’avais vue un pretre un jour à la TV. Sa famille c’etait faite torturer et tuer par un malade. Il disait, je lui pardonne tous les jours. Car je ne peux pas le faire pour la vie c trop diffcile. Alors il vie une journée apres l’autre. Il decide de pardonner son boureau chaque jour pour que ce soit plus facile. Jcrois que c ca la vie. Il faut apréhender un jour aprés l’autre. Il y a parfois trop de fardeau pour reussir à tous les maitriser. Voila…en tous cas…jte connais pas…mais je suis de tout coeur avec toi…et jte comprends aussi. Bises

  • S’il te plait, n’oublie pas ton levothyrox… Je n’ai pas de souci de thyroïde(quoique… après ma 2nde grossesse j’en ai eu) mais ma soeur oui et le ttt est important pour garder le moral.

    Sinon, même si ce n’est pas pour les mêmes raisons je te comprends car j’ai aussi envie de tout envoyer en l’air, je suis aussi en colère…

    Bisous

  • je t’admire parce que tu sais mettre les mots sur ta souffrance , moi je n’ai jamais su , ni l’écrire ni l’exprimer …. ce que tu as écris j’aurais pu l’écrire aussi, si j’avais su le faire , tu as le droit de ressentir ce que tu ressens , tu as le droit d’être en colère , ce sont tes émotions , ton ressenti à toi et l’exprimer avec des mots fait déjà beaucoup je pense pour la guérison …

    tu es une personne admirable pour tout ce que tu entreprends , tout ce que tu fais et pour la personne que tu es …

    Crois en toi …

  • LMO ça me fait mal de te voir comme ça…

    Et il n’y a pas de personnes fortes ou faibles, tout dépend des moments c’est tout… Et ceux qui imaginent que certaines personnes ne sont que « fortes » et en profitent pour se plaindre à elles, déverser toute leur tristesse contribuent ua futur mal-être de leurs amis « forts »…

    Donc pleures, cries, hurles, fais une pause internet pour retrouver ta famille, te recentrer finalement sur les choses essentielles.
    Et reviens nous vite en pleine forme, avec un moral au top.

    Et quand ça ne va pas, regardes tes filles et ton mari, et tout ce que tu as construit.

    Je suis de tout coeur avec toi 😉

  • LMO, si je suis ton blog, c’est parce que je m’y retrouve, c’est un miroir; même si je n’ai pas eu tes souffrances passées qui font que ce que tu es maintenant. Mais le mal-être, l’envie de tout envoyer promener, le manque de confiance en soi, l’auto-dévaluation, faire semblant de … on connaît toutes, et soit on serre les dents, soit on abandonne. Je sais ce que tu vas faire….
    <3

  • la détresse c’est parfois bon pour ouvrir plus grand ses yeux sur son bonheur… descendre au fond, pour mieux remonter.
    ça fait du bien de pouvoir crier de temps en temps qu’on va mal !
    éloigne-toi un peu, pour mieux nous revenir ensuite. Enfin j’espère.

  • Banalité, mais ce moment de l’année est particulier aussi, et l’hiver pas vraiment là, le manque de soleil, ça n’aide pas non plus.
    J’aurais tendance à te dire vas y, fais sortir ce qui te gêne, hurle, mets les gens mal à l’aise, mais retrouve toi, surtout !
    Bon courage, je te souhaite le meilleur, que tu balances du côté positif très vite.

  • j’ai l’impression que tu parles de ma vie. c’est fou! tu le fais très bien! parfois je me dis que c’est ma crise de la 40 taine… parfois je me dis que c’est bien plus profond. je n’ose pas en parler trop sur mon blog… il est lu par des gens de mon entourage… alors ça me fait du bien de lire ça ici! merci!

  • Bonjour, Je ne te connais pas, c’est la première fois que je te lis mais vers 35 ans, j’ai connu ce sentiment. Là dessus, un bon petit harcèlement moral au boulot et hop, je m’écroule. En fait, ca m’a fait du bien de m’écrouler. Ca m’a permit de prendre le temps. Et à te lire, je souffrais du même souci : je ne savais pas m’écouter, ni écouter mon corps…. J’ai trouvé un psy faisant de la Thérapie Comportementale et Cognitive (TCC) et j’ai appris à m’écouter. Régulièrement, je recommence à m’enfoncer mais maintenant, je sais comment m’en sortir. Je sais qu’il faut que je commence par dormir suffisamment. Par manger correctement (avec des vitamines et tout et tout donc produits frais, fruits, poissons, ..). Mon souci est la procrastination, alors je me fais des listes et j’attaque. Et peu à peu, ca repart…
    Pour le Levothyrox, le mien est à coté de ma brosse à dent donc je le prends en m’habillant…
    J’espère que mes astuces t’aideront. Bon courage. Kti

  • En lisant ce billet, je me suis reconnue dans certains passages. J’ai la même envie que toi d’envoyer « valser » bon nombre de choses, de personnes (au risque de le regretter par la suite). Pas envie de grand chose en ce moment, juste le besoin de rester seule et de réfléchir, avec la nourriture qui sert de réconfort et la culpabilité de ne pas avancer, voire même de reculer alors que l’entourage avance. Peut être la pression qui retombe parce que je viens de passer des examens, je ne sais pas, en tout cas, je rame, je rame. Je pense que tout à chacun a droit d’avoir un « petit coup de mou » même si je sais que la dépression n’est pas un coup de blues passager mais bien une maladie. je suis dans le même état de santé dépressif que toi, plus jeune mais sans enfant, sans mari, à cause d’une enfance traumatisante, d’un passé douloureux et des difficultés de se reconstruire après « ça ». Je te souhaite bon courage LMO. Je pense qu’avoir conscience du « problème » est déjà un bon moyen d’avancer vers la guérison.

  • Je ne comprends que trop bien ce que tu décris là. Une envie de tout plaquer et recommencer ailleurs, en sachant pertinemment que ce n’est pas la solution. Je suis plus ou moins dans le même état d’esprit sans vraiment oser en parler. Mais j’y réfléchis beaucoup en ce moment pour essayer de trouver une solution. J’envisage d’aller voir un psy, mais j’ai encore un long chemin à parcourir avant de franchir le pas. Je me dis que dire enfin tout ce que j’ai sur le cœur m’aiderait peut-être à aller mieux, et avoir plus confiance en moi…

  • bon courage
    c’est un sentiment qui m’est familier en ce moment le « tout envoyé en l’air » …
    le plus dur est de ne pas savoir pourquoi , ni comment s’en sortir
    mais je suis sure que tu y arriveras
    je t’envoie plein de calins virtuels , voilà ! 🙂

  • En lisant ton article, je me retrouve dans pleins de passages! Parfois, ça fait du bien de faire sortir tout ce qui est en nous! Pas toujours facile, je le conçois! Je te souhaite beaucoup de courage mais c’est déjà un bon pas en avant d’en parler. J’espère que ça va s’améliorer et que tu te sentiras mieux rapidement!
    Si tu trouves des solutions, ça m’intéresse 😉
    Bisous LMO

  • Tu as tes règles ? 😉
    Plus sérieusement tes réactions sont plutôt normales surtout en ce qui concerne ta mère, oui il faut avoir une sacrée force pour essayer de construire une relation après tout ça…
    Pourquoi une dépression, ce n’est peut être qu’une petite déprime… tu as de beaux objectifs que tu t’es fixée, pour la reprise des études tu as déjà prouvé que tu pouvais y arriver alors stp continue comme ça et ne laisse pas tomber…
    Et puis on a tous des moments de mou où tout n’est que noir, ça m’est arrivé pas plus tard que la semaine dernière, ça fait partie de la vie, tout va bien dans l’absolu mais certaines faiblesses sont là et sortent quand quelque chose nous contrarie…
    Et crie ta colère, ça fait du bien, faut que ça sorte (bon pas trop sur Mouflette quand même hein 😉 )
    Bises et courage et si tu veux tu peux m’écrire ou appeler…

  • Bonsoir,
    D’habitude je ne poste pas, pas assez courageuse, pas forcément de choses à dire.
    Mais là si.
    Désolée, je balance tout en vrac, vu l’heure, j’ai plus le courage d’organiser :
    – Lévothyrox ton ami. Dans ma famille, la moitié sont sous levothyrox. Et ça sert. Quand ma grand mère a arrêté de le prendre (elle se trouvait trop vieille) ça a pas traîné, pertes de mémoire et humeur moyenne notamment… Donc, tu colles ta plaquette sur ton PQ, ou sur ton dentifrice, enfin à côté d’un truc où tu es sûre de passer tous les jours et zou !
    – Le psy. S’il te gonfle, si tu stagnes, si tu tournes autour du pot sans vraiment lâcher du lest, changes-en. J’en ai pratiqué plusieurs et heureusement que face à certains je suis partie, sinon rien n’aurait vraiment avancé depuis des années.
    Et les médocs. C’est tabou, j’ai été la première à crier « jamais » mais finalement ça peut aider. Ça résoudra rien à ta place, en tout cas je ne crois pas, mais ça pourra t’aider à moins voir en noir au quotidien. Et c’est pas forcément négligeable, surtout quand on a une vie avec deux merveilleuses filles dedans.
    – Les études. Je suis en plein dedans et comme tu l’écris si bien, je me donne aussi des excuses, tout le temps. Mais je crois qu’on y arrivera, et tant pis si ça prend plus de temps que prévu !
    Essaye de prendre soin de toi. Et parles-en à ton mari, qu’il en fasse de même 😉
    Câlin virtuel

  • on a toutes des périodes plus ou moins noires, avec un passage à vide, marre de tout, envie de rien, juste de tout envoyé balader, et puis cette forçe de la vie nous afait rebondir, nos enfants nous pousse de l’avant, et la vie reprend ses jolies couleurs!je ne peux que te souhaiter une belle pause, un regan d’énergie, de bonne humeur, d’optimisme, et surtout de bonheur!!!

  • Marre de cette société culpabilisante, où sous prétexte de vivre « du bon côté » de la planète, on nous interdit d’aller mal, on ironise et on fait honte, on interdit d’en parler…
    Ben non, ici aussi on a le droit d’aller mal… et surtout, on a le droit de le dire!
    Par contre, tout envoyer balader, c’est dangereux. C’est le besoin de changement et de retrouver un dynamisme, de se sentir « vivant » qui pousse à ce genre de réaction. Il faut faire attention à ne pas être extrême.
    Garde du temps pour toi, refourgue tes filles à ton mari, et sors toute seule.
    Mais tu es sur la bonne voie. reconnaître qu’on va mal et le dire, c’est l’accepter. Premier pas pour combattre.
    Courage.
    Ps: ne ferme pas ton blog, comment je vais faire pour gagner des concours après? 😉

  • en lisant ce post (je suis ton blog « de loin en loin »), j’ai pris une grande claque dans la g….. ! j’en ai pleuré ! je me suis vraiment retrouvée dans tes écrits !
    je veux te dire un grand merci : grâce à toi, j’en ai pris conscience, j’ai arrêté de refouler ce qui couvait.
    alors, je te souhaite du courage pour surmonter cet état et de trouver ce qui va t’aider à t’en sortir !

  • Tu m’as faite pleurer…je lis ton article et à quelques détails près…. c’est un véritable miroir….
    Bref, courage à toi, je n’ai que ça à dire car les grands discours sont pleins de vérités… dans la théorie… Et le courage est une force qui nous fait souvent défaut lorsqu’on en a le plus besoin, car justement, une fois un genou à terre, il en faut parfois sacrément… du courage, pour avoir la force de se relever plutôt que de se laisser tomber…

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