Ma seconde chance

La semaine dernière a été assez complexe pour moi. Je vois un médecin comportementaliste depuis 1 mois, pour mon poids principalement. Je ne sais pas si elle m’aide beaucoup mais je ne l’ai vu que 3 fois donc elle n’a pas encore eu le temps. En revanche, mercredi dernier, elle a eu le temps de me dire, alors que je lui parlais de mes études et du fait que j’avais beaucoup de mal à travailler, faute de temps, et que ça me minait pas mal, cette affaire là, elle m’a dit « Vous devriez reporter votre passage, vous êtes trop fragile pour supporter un échec! ».

Sur le coup, ça m’a fait mal, mais je me suis dit « elle a raison, je vais abandonner ». Et j’ai pris la décision d’abandonner. Le lendemain, j’avais un examen blanc. A l’IEJ de Toulouse, les examens blancs sont obligatoires, si on en loupe un, on est rayé de la liste des étudiants et on ne peut pas passer les autres examens blancs (ce qui est très ennuyeux). Vendredi soir, j’annonce à mon mari ma décision suivant la discussion avec le médecin. Il me dit que je ne devrais peut-être pas m’arrêter à UN seul avis médical, d’autant que le médecin en question ne me connait que depuis 3 RV.

Le lendemain, résignée, je ne vais pas à mon examen blanc. Une copine inscrite à l’IEJ m’envoie un texto (grosso modo « ben, qu’est que tu fous, t’es où? »), je lui écris que j’ai abandonné. Et en l’imaginant plancher, je suis au bord des larmes. En fait, c’est en réalisant ce que je manquais que je me suis dit « Mais, t’es con ou quoi? Abandonner, c’est pas toi putain, t’es pas une nana qui abandonne! T’es une nana qui échoue au pire des cas, mais qui essaye et qui se donne à fond, pas une qui abandonne! Bouge toi ma vieille! ».

Et c’est là que ma copine, ou devrais-je dire mon ange-gardien vu qu’elle me sauve la mise pour la 2° fois consécutive, me propose d’aller en parler à la responsable du cursus.
C’est là qu’intervient ma seconde chance. Celle-ci lui donne le sujet, des copies et l’obligation pour moi de rendre mon devoir mardi avec un livret de famille (prouvant que j’ai des enfants et que je ne pouvais pas me rendre à l’examen samedi matin, ce qui est vrai, en plus, ça tombe bien…).

Bref, je ne suis pas fière de moi du tout. J’ai abandonné… Je me suis reprise, c’est l’essentiel, et je suis curieusement plus motivée que jamais!
Ces études sont difficiles parce que je ne peux pas me rendre en cours. J’ai perdu ma place en halte-garderie (enfin, je ne l’ai pas perdu, mais je n’ai plus droit qu’à 3 heures par semaine à cause d’une saleté de dégat des eaux qui a ruiné la HG d’à côté… Long Story…), je ne peux pas vraiment travailler, du moins, j’ai un mal fou à m’organiser et aussi à me motiver.

Mais là, avoir frôlé la catastrophe et avoir été sauvée in extremis, je me dis, d’une, que je dois bien de réussir à celle qui fait tout pour! Et de deux, que je me dois d’essayer à fond, au moins pour prouver à mon mari et à mes filles que je ne suis pas une lâche qui abandonne à la moindre difficulté mais une qui va au bout de ce qu’elle entreprend, comme ça a toujours été le cas.

J’ai décidé, donc, d’aller tous les matins à Zeplégraounde », un café local dédié aux enfants où MissCouette peut jouer deux bonnes heures sans trop m’enquiquiner… Deux heures pendant lesquelles je pourrai ficher mes cours.
Dans un mois, j’ai des examens blancs. Je pense que je ne serai jamais prête pour les passer correctement, mais je vais tenter… Cet été, il y a une session de cours, je vais m’y inscrire (même si ça coûte un bras, again)(enfin, 6 fois moins cher que les prépas privées, donc ça reste relatif).
Bref, je suis remotivée quoi… Je n’y arriverai peut-être pas, je vais peut-être me planter lamentablement, mais au moins, j’aurais essayé à fond avec les moyens qui me sont donnés (c’est à dire zéro temps, impossibilité d’aller en cours, un cours sur deux à disposition… Sérieux si je réussis je serais une putain de warrior!)

Bref, certaines d’entre vous me demandent parfois comment ça se passe, mes cours. Ben ça se passe pas super bien vu que je ne peux pas y aller, mais je n’abandonne pas pour autant l’idée de trouver des solutions pour cet été et rattraper mon retard. Et puis en attendant, je vais me concentrer sur l’étude des cours dont je dispose et travailler à fond.
Du coup, peut-être que vous me verrez moins assidûment sur ce blog. Sauf si je trouve le moyen, comme ce matin, de m’octroyer quelques minutes pour rédiger un petit billet en 5/5!

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65 Discussions on
“Ma seconde chance”
  • quelle motivation!
    Il me semble que tu avais oublié d’entendre « ta petite voix », celle qui vient de la confiance en soi…
    Courage, tu as la chance d’être bien entourée me semble-t-il, c’est chouette!

  • courage… maman et etudes c ‘ets pas tout les jours faciles…Je suis d’accord avec toi, des fois labandon est pire que l’echec: la conscience, ma chere amie la conscience!!!!
    fais ce que tu peux, n’aies pas de regrets, et tout ira bien!
    Bises
    Pomme

  • ta copine a eu une super réaction et effectivement se baser sur l’avis d’un seul médecin aurait été dommage, je crois que tu n’aurais pas plus supporté d’abandonner que d’avoir échoué …Aller, tu prendras le temps qu’il faudra mais tu y arriveras avec la rage de vivre que tu as !

  • Je te souhaite beaucoup de courage!
    Et je pensais, tu ne pourrais pas te trouver une personne pour bosser avec toi/réviser? C’est toujours plus motivant… je connais le soucis, seule j’ai souvent un mal fou à me mettre au boulot et je ne parle même pas du peu de temps que j’ai depuis que j’ai ma p’tite puce…
    En tout cas je trouve ça super que tu n’abandonnes pas 😉

  • je te trouve super d’avoir continuer, dans la vie pour moi, on abandonne pas, jamais, même si on se plante, on fonçe et on essaie, toujours, alors évidemment tu as des facteurs de vie différents de tous les autres étudiants de ta promo je pense, mais ca ne veut rien dire, je te souhaite plein de succès, parce que tu le mérites!

  • Effectivement c’est compliqué de savoir ce qui vaut le mieux pour une personne qui avoue être un peu dépassée par une tache. Surtout quand la tache en question semble vraiment quasi irréalisable.
    Dans ton cas ta comportementaliste redoute peut-être en plus que si tu te compliques l’existence avec ce projet cela risque de provoquer tensions et frustration, fatigue qui pourraient ne pas l’aider dans son travail avec toi.
    Mais chacun réagit différemment: z’hom encensait un de ses profs qui lui avait dit qu’il n’y arriverait jamais! Lui, ça l’avait motivé, ça lui avait donné la rage pour prouver à ce prof que si il en était capable. Moi à sa place je me serais fait un plaisir de ne plus rien faire: à quoi bon se battre si de toute façon c’est voué à l’échec.

  • C’est pas facile de bosser dans ces conditions. Mais, si tu ne tentes pas, tu auras toujours le regret du « et si… ».

    Au moins, tu pourras être fière de toi d’avoir tenté Au pire, qu’est-ce que tu risques ? Un échec ? Ce ne sera pas le premier ni le dernier. Et le principal n’est pas de ne jamais subir d’échec mais de savoir s’en relever et d’en tirer les conséquences… 😉

    Je te souhaite d’y arriver. Et sois consciente que ce que tu fais relève du défi bien plus que de la « normalité » ! Sois donc fière de toi ! 😉

    Plein de courage ! 🙂

  • Ohlala mais tu es déjà une warrior !! Rien que pour avoir cette motivation qui te fais avancer. C’est incroyable. & puis même si ça ne marche pas cette fois, tu auras toujours la fierté de dire que TOI tu l’as fait, avec des enfants et toute une famille et une vie à gérer. Alors ne perds pas confiance. Tu es déjà une warrior. 🙂

  • Je trouve que 1.ton mari a raison: un seul avis de quelqu’un qui ne te connais pas c’est pas assez. Les psy ne nous connaissent pas mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes. PArfois ils se trompent. PArfois ils nous disent des choses qui font plaisir à entendre. PArfois ils disent des choses que notre côté obscur a envie d’entendre. Je pense que même quand ça ne va pas, il vaut mieux tenter et louper (surtout si on est prévenue qu’on va louper…) que baisser les bras. Au moins t’auras essayé. Etre dans l’action, c’est toujours mieux que rester passif. Enfin je crois…;P

  • Vraiment, j’espère que tes efforts paieront car tu le mérite.
    Dans mon cas, je n’ai pas eu ton courage et j’ai abandonné , je fais ma formation à distance mais j’ai toujours dans la tête la déception de ne pas avoir été au bout et le gout de cet échec.

  • Courage poulette tu vas y arriver et même si par malchance ce n’etait pas le cas tu pourras te dire que tu t’es défoncée et tu auras tout fait! bravo en tt cas pour ton courage

  • faut que tu me fasses découvrir ce playground… ça peut m’intéresser pour Lucifer 😀

    (et arrête d’écouter les gens idiots-bêtes: tu sais ce que tu vaux et ce que tu es capable de faire, non? ;-)))

  • Tu es super courageuse de te battre comme cela !!!
    Ton Hom a eu raison de dire qu’il fallait un deuxième avis, car moi qui ne te connais pas bcp, je trouve à travers tes écrit que tu es une battantes qui même si elle chute arrive toujours à se relevé mais si tu en chies et donc je trouve que ton médecin à tirer peut -être des conclusion un peu attive. Je dit peut-être car j’ai l’impression que de passer à côté de la « catastrophe » de ne plus pouvoir faire d’examen blanc , t’as redonné du mordant !!!
    Un mal pour un bien ?!?
    Et bravo à ton ange-gardien qui a trop bien assuré !!!
    Je te souhaite pleins de courage et de bonne chose (comme une « vraie » place en crêche) pour la suite !!!
    Bonne journée !!!

  • C’est peut être cela dont tu avais besoin, un regain de motivation. Ton médecin te pense trop fragile pour échouer mais sans doute viens-tu de contrecarrer le fait que tu l’es tout autant pour abandonner, ce qui est parfois nécessaire dans la vie mais pas si on doit le faire à regret. Fragile mais avec de sacré ressources pour te battre!

  • Salut,

    Pas lu les autres com’ mais….Je suis pas sûre que l’idée qu’elle a eu la comportementaliste soit une bonne idée…
    Abandonner, le mot fait mal. J’ai fuit parfois et je me suis à chaque fois sentie mal…Bon, si je n’avais pas fuit ç’aurait peut-être été pire…Je ne sais pas

    Si tu veux en parler de vive voix, on peut se voir. On peut se voir aussi (comme convenu) et ne pas en parler!!!

    Quelqu’un m’a dit un jour un truc du style « fuir, c’est de l’instinct de survie ». Oui, ok, mais bon.
    Tu peux toujours faire ce que tu peux, accepter que tu fais ce que tu peux et continuer quand même. Et si tu rates, tu pourras toujours te dire que l’essentiel, c’est d’essayer (c’est ce que je répète sans cesse à mes élèves)

    Bon, sinon, la comportementaliste qui prend de grandes décisions comme ça à ta place…ça m’aurait mise très très mal à l’aise aussi.
    Bisous et courage!
    De toute façon, de cette formation, tu en tires toujours quelque chose, même si tu peux pas aller aux cours comme tu veux.

    • Je pense que dans mon tempérament, abandonner c’est pire que tout. Echouer, ça m’est déjà arrivé (rarement en plus), je l’ai mal vécu mais j’ai la satisfaction de me dire que j’ai essayé au moins… Et je pars du principe qu’une route est faite de chutes. On se relève et on continue d’avancer fort de cette expérience, rester planté là ou faire demi-tour, pour moi ça n’est pas constructif…
      Enfin ça dépend pour quoi évidemment!

  • Pas capable de surmonter un échec, donc autant renoncer ? Elle a de drôles de façons de faire avancer ses patients, je trouve. 🙁 Surtout vu son boulot (conseiller pour avoir le BON comportement)…

    L’échec aurait été d’abandonner, justement !
    Bravo à toi, et courage. Et puis… pourquoi ne lui expliquerais-tu pas, à ta comportementaliste, là où tu situes l’échec ?

  • Wouhaou, je lis souvent tes articles ..je me dis souvent que je devrais te laisser un commentaire … et puis je n’ose pas toujours …mais là, je tenais quand même à te laisser un petit mot, me joindre aux autres, pour t’encourager et te féliciter ! Tu as sacrément réussi déjà ! Ton parcours en est la preuve ! Franchement, bravo !

  • Le début de ton billet m’a surprise.
    Oui, je ne te connais que virtuellement, et qu’à travers ton blog qui plus est. Mais cet abandon, je n’avais pas l’impression que c’était toi.
    J’ai préféré la suite! 🙂
    J’imagine bien que ça ne doit pas être facile du tout comme situation. Mais je te souhaite vraiment d’aller jusqu’au bout, et de réussir autant que tu peux! 🙂

  • Je t’admire tu sais ! Et j’ai juste envie de te dire qu’abandonner son cursus parce qu’on a aussi une famille à gérer, ce n’est pas de la lâcheté. Parfois on se sent dépassée par les difficultés et les responsabilités sont trop lourdes à porter, ce qui oblige à revoir ses priorités.
    En tout cas je suis bien contente que tu persévères !

  • Je pense que le médecin n a pas bien compris, tu ventiles ta frustration et tes doutes mais ça veut pas dire que tu veux pas essayer, la stratégie d évitement ça ne convient pas la car tu n as rien a perdre apres tes efforts.

  • Pour le problème de temps : tout pareil ici ! Du coup, je suis obligée de bosser ma thèse le we lorsque l’Homme est à la maison pour s’occuper de la petite et je perds donc quelques précieux moments avec eux…Mais, je m’interdit d’abandonner !

  • Hello LMO,

    cela fait très longtemps que je lis ton blog quasi-quotidiennement et je voulais te dire que je trouve que tu es courageuse, une battante et une gagnante; Ne baisse pas les bras ! Je suis sure que tu y arriveras. La dernière fois, tu n’as pas eu un 13 à l’exam où tu pensais avoir échoué.
    Courage ! Explique à ta petite que tu as besoin qu’elle soit un peu autonome pour que tu aies le temps de potasser.

  • Je pense que tu as eu une bonne idée de reprendre les cours. Tu as une petite étoile qui te suit. Avec tout ce que tu as accompli à aujourd’hui, même si tu n’arrives pas à obtenir ce diplôme cette année cela ne sera pas un échec mais un coup d’essai!!!!
    Tu es une personne persévérante et tu y arriveras. Tu auras toujours le soutien de ta petite famille comme le prouve ton mari en t’encourageant à continuer.

    Potasse bien!!!!!

  • Bravo, tu as raison d’essayer. Je ne suis pas d’accord avec ton docteur, essayer c’est déjà gagné. Gagné dans le sens où tu fais de schoses, apprends, te donne la possibilité. Si ce n’est pas cette année, ce sera la prochaine qu’importe. Et prendre une baby-sitter chez toi, que tu peux regarder de temps en temps, tout en potassant dans une pièce à côté? Je te trouve bien courageuse. Car depuis que je suis maman, j’ai du mal à m’organiser et à entreprendre tout ce que je voudrais.

  • Coucou LMO,

    Je pense que tu dois préparer le CRFPA en lisant entre les lignes donc je ne pourrai pas t’être d’une grande aide mais néanmoins je suis inscrite à un IEJ parisien pour un concours et je vais en cours autant que me le permettent mon fiston et mon petit boulot. Si tu as besoin d’un cours et que j’ai ce qu’il te faut, ça me ferait très plaisir de pouvoir te l’envoyer 😉
    Courage (et merci pour ton article car ici aussi la motivation est en berne et ça m’a fait du bien de te lire)

    • Constance, c’est adorable!
      C’est avec grand plaisir que j’accepte ta proposition!
      J’ai réussi à avoir qq cours aussi, on pourra faire des échanges de bons procédés: 😉
      Là je suis en vacances, mais j’essaye de ne pas oublier de te contacter à mon retour.

  • J’ai aussi été dans cette situation, suis donc bien placée pour savoir qu’il faut énormément de courage et de motivation pour concilier études et vie de famille.On passe par tous les états ! courage donc ! ne baissez pas les bras.POurquoi n’y arriveriez vous pas ? je suis sûre que tout ira bien pour vous.

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