Comment surmonter une fausse-couche?

Après ma première fausse-couche, j’ai eu une sorte de black-out… Je n’ai jamais voulu en parler, surtout pas l’évoquer ici, c’est un épisode qui m’a un peu traumatisé et que je voulais oublier, point.
Ce deuxième épisode, que je vis beaucoup mieux, m’a permis de faire un retour sur ces deux évènements pas très marrants.
Et je me dis que si cela peut aider une femme dans ma situation d’avoir ce témoignage, ça sera toujours ça de gagné.

Il y a un peu plus de 3 ans, nous avons donc décidés de faire un bébé. Dès le 2° mois, je suis tombée enceinte, je l’ai appris le matin d’un départ en Turquie, nous étions comblés. Les semaines ont passé, j’ai fait tous les examens médicaux du premier mois, tout se passait bien, j’ai fait ceux du deuxième mois et une échographie de datation à 8 SA (semaines d’aménorrhées). Tout se passait bien, un petit embryon au coeur bondissant faisait la taille nécessaire et semblait se développer parfaitement.
Puis quelques jours après, du sang, beaucoup trop. Nous nous sommes rendus aux urgences et le petit coeur battait toujours. On nous a renvoyé chez nous (après une chouette petite injection de Rophylac!) en nous disant que si les saignements cessait, c’est sans doute qu’il ne s’agissait que d’un petit décollement sans conséquence et en me donnant une ordonnance pour aller vérifier que tout va bien quelques jours après. Les saignements ont cessé, les douleurs aussi, nous étions très confiants. Le lundi suivant (3 jours après les urgence), je me suis rendue chez l’échographe qui n’a pris aucun gant pour me dire que mon embryon était mort, à 9sa de grossesse.
J’ai pleuré. Beaucoup.
J’ai énormément souffert aussi, on m’a filé du Cytotec, le truc que je ne reprendrai plus jamais, j’ai fait une hémorragie, j’ai passé une nuit à l’hôpital pour vérifier que j’étais toujours vivante… Et ça a fini en curetage parce que le placenta de l’embryon (qui lui était parti) ne voulait pas se faire la malle.
C’était pas marrant quoi… Un peu glauque, pas super gérable sur le coup, mais en fin de compte, l’intervention chirurgicale m’a fait du bien parce que j’ai eu le sentiment de ressortir toute neuve et de pouvoir passer à autre chose.

Les réactions des gens sont peut-être ce qui m’a le plus énervé. Les « Ho, mais c’est rien ça! » ou « Ca arrive à tout le monde, ce n’est pas grave ». Pendant plus d’une semaine, j’ai pleuré chaque jour ce bébé qui n’en deviendrait jamais un, j’ai eu honte d’avoir un corps capable de tuer un truc de 2 cm avec un coeur qui bat, j’ai culpabilisé de ne pas avoir assez cru à cette grossesse. Et j’ai eu mal, surtout, d’avoir perdu un bébé… J’ai rapidement relativisé, mais je crois que j’ai eu besoin de cette phase de deuil pour tourner la page.

Bien sûr, faire une fausse-couche à 9sa, c’est courant, ce n’est pas grave. Et j’ai réussi ensuite à me persuader que je n’avais perdu qu’un amas de cellule avec un coeur qui bat. Ce qui m’a le plus traumatisé, finalement, c’est de voir un coeur vaillant, puis de le voir éteint quelques jours après. Cette peur de la mort soudaine ne m’a pas quitté durant la grossesse suivante (qui a eu lieu 1,5 mois après le curetage, donc pas forcément le temps de s’en remettre psychologiquement) et m’a poursuivi longtemps après la naissance de MissCouette.

3 ans après cet épisode un peu douloureux, et une magnifique petite fille pleine de vie dans les bras, je vois cette fausse-couche comme un caillou sur ma route, sur lequel je devais trébucher pour continuer mon chemin vers bien plus beau. Je ne le vois pas comme un drame ni même comme une épreuve. Sur le coup, ça a été difficile à vivre, mais je j’ai eu de la chance de retomber enceinte rapidement et de n’avoir finalement rien à regretter.

Il y a quelques semaines, Mister Mii et moi avons décidé de retenter le coup. Suite à une petite méprise (on a eu peur que je sois enceinte le mois d’avant, mais ça n’était pas le cas) et la déception qui a suivi, nous avons décidé de nous lancer. Deux enfants rapprochés avec une grande soeur pour veiller sur eux, on s’y voyait déjà. 15 jours après, je suis tombée enceinte.
J’ai tout fait pour ne pas y penser, je n’ai été faire aucun examen complémentaire… Et si je dis que je n’avais pas le temps, c’est surtout parce que je n’en avais pas envie. Je ne voulais pas rendre cette grossesse concrète avant d’être sûre qu’elle était réelle.
Quand j’ai perdu du sang, un tout petit peu, j’ai eu l’espoir que ça n’était rien. Je savais qu’à l’hôpital, en plus de l’éternelle piquouze d’immunoglobulines (que putain, j’irai plus jamais me faire faire à l’hosto, ils m’ont piqué 4 fois pour me la faire sous l’annulaire, ça fait MAL!), on vérifierai mon taux de B-HCG et on me ferait sans doute une échographie. Et j’étais contente parce que vu la faible quantité de sang que je perdais, ça ne pouvait pas être grand chose (j’avais eu le même genre de perte au même stade pour MissCouette), j’étais donc heureuse d’être à l’hôpital pour voir bientôt que tout allait parfaitement bien. J’étais un peu angoissée aussi, évidemment.
Et puis on m’a filé les résultats de la prise de sang, et j’ai vite déchanté en comprenant devant le taux ridicule que je n’étais déjà plus enceinte, ou presque.
Je n’ai pas pleuré, je ne perdais rien… Je n’ai pas vu de coeur battre, je n’ai même pas vu de poche amniotique ou je ne sais quoi, j’ai juste vu une image toute grise à laquelle je ne comprenais pas grand chose si ce n’est qu’il n’y avait pas grand chose à voir.

Le fait d’avoir déjà vécu ça et d’avoir ensuite mené une grossesse correctement m’a sans doute permis de relativiser beaucoup plus rapidement. Même si ça reste une épreuve dont on se passerai bien.

Nous sommes rentrés et je me suis dit que j’espérais que ça serait terminé vite… 2 jours après, je faisais une hémorragie (sans Cytotec cette fois, toute seule comme une grande fille!), on a fait venir le médecins des urgences qui m’a dit que c’était normal. Bon, perso je l’ai trouvé très connard à remuer le couteau « Vous êtes en train d’évacuer votre bébé! Vous allez voir, vous allez sentir un caillot plus gros, ce sera lui ». Espèce de gros sadique, va. J’ai eu envie de lui gueuler que y’avait pas d’embryon, donc pas de bébé, donc laisse moi tranquillement avoir l’illusion que j’ai des règles un peu (énormément) plus douloureuses que d’habitude et va terroriser d’autres gens, Abruti de médecin qui se croit le droit de traumatiser les femmes même pas très enceintes…

Enfin bref, cette fois, les gens (à part ce médecin, qui m’a aussi expliqué comment fonctionnait l’immunoglobulines alors, que, ça va, ça fait 11 ans que je sais parfaitement à quoi ça sert, merci!) ont été compatissants… Les « ça va? T’es sûre que ça va? Mais t’as le droit d’aller mal!! ». Et même si sur le coup, j’ai eu l’impression d’être un monstre parce que je n’allais pas mal, ces mots là m’ont fait du bien et m’ont finalement permis de sortir la tête de l’eau encore plus vite.

Bon, physiquement, c’est pas la grande forme, je suis encore fatiguée. Mais moralement, je vais bien. Même si la chute d’hormones ne me rend pas des plus aimables… Je suis encore dans une sorte de tunnel dans lequel je ne souhaite pas penser à l’avenir… Sinon ça m’angoisse.

Bref, je ne sais pas si ça aura aidé qui que ce soit, ce témoignage un peu décousu. En plus, le titre est naze, je dis pas comment on fait pour le surmonter (euh si, le temps, laisser le temps faire son oeuvre… Et ne pas culpabiliser si on se sent bien malgré tout!). Et la photo est pourri, on dirait que la nana se paye une gastro…

De plus, chaque femme est différente et personne ne le vit de la même manière… Mais bon, j’ai l’illusion d’être un peu utile en racontant ma life, ne me contredites pas, ça me contrarierai!

Pour celles qui veulent aller plus loin dans leur lecture ou qui veulent lire un article vraiment intéressant sur le sujet (du moins, moi, il m’a bien rassuré), je vous conseille de vous rendre sur le Béablog.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez aussi :

61 Discussions on
“Comment surmonter une fausse-couche?”
  • Les gens qui te disent « ce n’est pas grave », je les boufferais! Ben si, une fausse couche, c’est grave! C’est un petit deuil qu’il faut encaisser. Plein de culpabilité aussi (qu’est-ce que j’ai loupé?)…
    Le meilleur remède, tu l’as dit toi même, c’est quand ensuite on peut donner la vie, malgré tout… Du coup, j’attends que tu nous annonces un +++ d’ici qq mois!

  • Je suis aussi désolée… Je comprends bien ce que tu ressens, avant d’avoir ma puce j’avais également fait une fausse couche. Et là on essaye de faire un petit deuxième et ça m’est encore arrivé il y a peu 🙁
    C’est pas facile mais avec ma puce à mes côtés, je me sens moins triste.

  • Je suis désolée 🙁 J’ai la chance de ne jamais avoie connu ça mais j’imagine que ce doit être très dur à vivre 🙁
    Je te souhaite une belle réussite d’ici quelques semaines ♥

  • Je me suis reconnue dans la première partie de ton récit : une FC en 2008, une nouvelle grossesse deux mois plus tard qui m’a donnée une jolie petite fille qui aura trois ans dans un mois.
    Nous avons remis ça en 2009, le même scénario : FC en aout puis une nouvelle grossesse en octobre… Notre bébé doit naitre dans un mois
    Je te souhaite de vite en être là également.

  • J’ai honneur des personnes qui se croient tout permis et surtout au dessus de tout le monde. Bien sûr que tu as le droit d’être triste et d’avoir mal….
    En tout cas, je te souhaite très vite de vivre une belle grossesse <3

  • le doc’ c’était un mec, non ??? (j’ai vu un doc qui avait le même type de réflexion … Allez vous acheter un utérus pov’ nazes!’)

  • Je n’ai pas pu te lire jusqu’à la fin..j’ai écrit mon petit billet sur le sujet hier et ça m’a vidée…comme à chaque fois que je lis un témoignage de fausse couche, je pleure, je vais garder le tien au chaud et je le lirais dans quelques jours…

  • J’ai fait une fausse couche en 2008 et même si depuis j’ ai eu un merveilleux petit garçon, c’est quelque chose d’ encré en moi, ça fait partie de moi. Oui j’ y pense encore, pas tous les jours mais je n’ ai jamais pu effacer cette souffrance. Alors les gens qui disent, les gens qui savent, les gens qui conseillent ne sont que des emmerdeurs.
    Je préfere la bienveillance et j’ en ai plein a ton égard ( et on a même pas discuter cette semaine 😉

  • Alors oui, je vais certainement écrire un truc débile (je préviens quand même hein), mais je t’envoie plein de belles ondes positives pour la suite des évènements, mais aussi pour maintenant…

  • Je suis désolée de lire que tu es passée par là.

    J’en ai faite une à 12 Sa (détectée à l’écho), il y a 2 ans, et j’y pense énormément, alors que depuis j’ai eu un 2ème enfant qui va avoir 1 an.
    Les 3 premiers mois de grossesse n’ont pas été sereins, et l’écho des 12 Sa une torture.

    Avant, je n’aurais jamais pensé que ça puisse être aussi difficile de vivre une FC. J’ai très peur d’en refaire une.

    Donc tu vois ton article est loin d’être inutile, car ça me « rassure » un peu de lire qu’on peut mieux vivre une 2nde FC, qu’une 1ere.

  • Mon dieu que je comprends ton point de vu…
    12 fausses couches « précoces » au total, (celles avant 12 semaines..)
    dont 1 IVG car bébé suspicion de grossesse extra utérine à 8 semaines
    et uen IMG à 4 mois de grossesse, une dépression, des années pour me relever, cicatriser non on le fait jamais on apprend à vivre avec et on avance comme on peut.

    Les « bon conseilleurs » du type t’es jeune t’en auras d’autre, c’est pas grave etc…ferait bien de fermer leur claque merde (non pas moins) car une fausse couche est suivie d’une période de deuil dans notre vie de femme, il nous faut du temps, ce sont des épisodes extrêmements destructeurs.

    Je suis enceinte de bientôt 7 mois et je regarde toujours si il n’y a pas une once de trace de sang quand je vais faire pipi, pourtant tout va bien, mais les fausses couches nous font intégrer cette notion atroce que tout peut s’arrêter n’importe quand, et nous vivons ave cette épée de Damoclés tout en tentant de profiter de chaque moment de bonheur, limite une sckizophrénie affective hein…

    Un bien joli billet que tu as écris là en tout cas fort touchant

    • Tu as vraiment un vécu difficile! Tu as une force incroyable pour t’en être sortie et d’avoir « retenté », je t’admire. Et surtout je te souhaite un bel accouchement dans 2 mois avec un magnifique bébé! 🙂

  • jai aussi un petit caillou sur mon chemin de vie, ma dpa etait… Dans 2 jrs! Le jr de la fete des meres… Un petit caillou de 13sa. Une echograhie du premier trimestre qi ns a annonce limpensable une echogaphiste en or et aux urgences gygy des internes qui texaminent comm une bete de foire, ces cachets (mifugine)qui devaient juste te permettre devacuer ce caillou deux jrs apres et qui te donnent des contrations le soir mm pr au final etre confrontee a la pire nuit de ta vie car tu appelles le gygy de gade pr lui die que c pr cett nuit et qui te demade si c pas des crampes destomac… Ce quil ma le plus choquee c que c petit caillou ns lavons vu… Et pareil decue de ne pas avoir su garder ce peti coeur qui battait deux semaines avant… Et ce cytotec qui doit te « vider » qui ne me fait rien, pas de curetage de prevu je suis dc restee un bon mois avec ces « dechets » (dixit le gygy)
    menfin!
    Je te souhaite vraiment de revivre une grossesse rapidement!

    • Je crois aussi… Parce que « ça n’est rien ». Alors qu’en parler, même si « ça n’est rien », ça permet de mettre des mots sur une blessure et de soulager un peu. et d’avoir les témoignages des autres, ça aide aussi je pense, savoir qu’on n’est pas seul à vivre ça et que d’autres le vivent mal mais voient vite le jour…

  • je comprend ton sentiment, cette douleur d’épreuve de la vie auquel on ne s’attend pas bien évidemment.Cela ne m’est jamais arrivé, mais on est à l’abri de rien, et, je crois, que je serais traumatisé, et que ressortir la tête de l’eau me demanderait du temps.si vous êtes prets pour un bb3 alors je vous souhaite évidemment de pouvoir réaliser ce beau projet!

  • Je n’ai jamais connu le drame d’une fausse-couche… Je ne pense pas que je l’aurai très bien vécu car je déteste tout ce qui est perte de temps, surtout concernant mes bébés.
    J’ai vu et je vois encore ma meilleure amie surmonter une IMG et je me rends compte à quel point c’est douloureux.
    Je ne sais pas comment les femmes vivants des fausses couches à répétition, parfois tardives, arrivent à surmonter cela…
    Je te souhaite sincèrement de vite connaître le bonheur de porter la vie à nouveau.

    • J’avoue que je ne le sais pas non plus…
      J’ai très mal vécu ma première FC alors qu’elle était précoce, je n’ose imaginer ma détresse si elle avait eu lieux plusieurs semaines plus tard.
      Déjà qu’une FC précoce, je trouve ça difficile, j’espère ne jamais avoir à vivre pire… (Même si j’ai conscience que ce n’est pas bien grave, ce que j’ai vécu, ça n’empêche pas la tristesse…)

  • Déjà merci de partager cette expérience douloureuse. J’imagine comme tu le dis que le plus dur est d’avoir vu ce cœur qui bat, déjà si réel…
    Je ne comprends pas ces médecins qui ont si peu de tact…es ce qu’ils n’ont pas de cœur je ne sais pas.
    En tt cas je te souhaite rapidement un beau cœur qui bat, plein de force et qui grandisse.
    Bisous

  • j’imagine que même si ça arrive très souvent à de nombreuses femmes, ce n’est pas pour autant plus facile à vivre. C’est super que tu arrives à en parler et puisses aller de l’avant…
    J’espère que ta prochaine grossesse sera plus sereine malgré la peur de la fausse couche…!

  • ça n’est jamais facile et c’est je pense un vrai deuil à faire. Je n’ai jamais été confrontée à cela, aussi, je ne peux qu’avoir de l’empathie, sans réellement savoir. Mais une autre maman est passée par là et, je trouve, l’a merveilleusement retranscrit en dessin : http://jeveux1bebe.com/WordPress
    et plus spécifiquement, les posts autour de celui-coi http://jeveux1bebe.com/WordPress/fausse-couche
    Bises tout plein et je te souhaite une heureuse et prompte future bonne nouvelle !

  • Ca y est j’ai pu te lire! 🙂 Dure expérience, merci de la partager ici. J’en ai fait les frais aussi et je raconte en ce moment ces passages douloureux de ma vie, je sais que ça n’est pas facile de coucher ça par écrit…
    Plein de courage à toi!
    La bise.

  • Oh mais les gens sont d’une bêtise, cela en est déconcertant! Cela ne leur est jamais arrivé donc ne peuvent absolument pas comprendre.
    Pour ma part j’ai mis un peu de temps après l’arret de la pilule àtomber enceinte (8 mois environ) Et quand elle s’est soldée par une fausse couche c’est dur aussi. On n’a de cesse que de recommancer pour y arriver de nouveau. Mais moi malheureusement cela fut très long (4 ans). Et c’est un échec dans ma vie car aujourd’hui les gens (et oui encore eux!!!) me disent « Comment? Tu ne veux pas faire le deuxième?!?!? »
    Mais si ma première grossesse avait abouti, mon petit Louis serait le cadet ….
    Mais c’est comme ça, et tu as raison, il faut surmonter cet échec et avancer même si cela reste au fond de notre esprit quelque part…. Courage ma belle Et les gens….M***de!!!

  • Salut chère LMO,
    Je n’avais pas bien compris ce qui s’était passé pour toi, suite à ton commentaire chez moi… ton témoignage m’a toute retournée… mais, une fois encore sur le sujet de la fausse-couche, je crois qu’il est vraiment utile, comme en témoigne, d’ailleurs la plupart des commentaires.
    Merci pour ton petit mot à la fin, je suis vraiment contente de savoir que ça a pu te rassurer… et l’optimisme est important, je crois, pour toutes celles qui connaissent la douleur de faire une fausse-couche.
    A très bientôt avec, je l’espère de tout coeur, une jolie nouvelle du côté de chez toi !

  • Je me suis reconnue dans ce billet… que j’ai trouvé très émouvant.
    Même des mois et des mois après, ça a quelque chose de rassurant, de lire d’autres mamans qui mettent les mêmes mots sur nos émotions, nos sentiments, nos douleurs et nos doutes.

    Ah, les gens qui disent « ce n’est pas grave, vous en ferez un autre ! » … et ceux qui savent mais ne demandent même pas si ça va !!! Rien, ils ignorent, font comme si rien ne s’était passé…

    Je crois que c’est ça, qui m’a le plus meurtrie. Le futur papa, qui m’a sorti des horreurs (sûrement pour « positiver » de son côté ?) du genre « ce n’est pas la mort ! » (ben si, quand même…) ou bien « on va en faire un autre, la vie est belle ! » (je vous jure !) alors que j’attendais mon curetage et que je savais avoir en moi un bout de bébé qui n’évoluait plus… je l’avais vu à l’échographie ! Mes beaux-parents, qui ont fait comme si rien ne s’était passé ! Jamais ils n’ont demandé comment j’allais. Pire, pour Noël, ils m’ont accusée d’avoir gaché les fêtes (un mois après ma fausse couche, oui, je n’étais d’humeur très festive)…

    Les gens m’ont fait plus de mal que la fausse-couche, je crois. 🙁

  • (je commente sur un vieux poste, mais pour moi tout ça est très actuel!)
    Je suis arrivée sur ton site via un autre billet (« grossesse pas prévue » dans google ou qqch du style… ), et ton billet puis ton gentil mot sur mon commentaire ont participé à ma réflexion sur tous ces sentiments contraires et bizarres auxquels je devais faire face.. et alors qu’on s’était décidés pour tenter l’aventure comme on dit, j’ai saigné un peu, puis beaucoup, puis j’ai senti le « gros caillot » comme dit si bien ce délicat médecin.
    Alors pour nous, c’était loin d’être la cata sur le moment, à la limite, c’est le destin qui réglait notre dilemme, pas d’angoisse existentielle pour moi car j’étais à peine à 6sa et à -100sa dans ma tete au moins… on était en vacances, c’était bien car plus simple pour avoir du temps à deux…. j’ai lu ton blog sur mon téléphone…. et puis on a repris le boulot, et on n’y a plus trop pensé, et j’ai ajouté ton blog à mes favoris au bureau…Je ne me sentais pas triste d’avoir perdu un bébé, donc je pensais que ca allait, j’y pensais pas trop, tout ça me semblait irréel.. mais pendant 2 semaines, sentiment d’etre vide, pas à ma place, perdue, déprimée…. et une nouvelle fois, ton blog, ajouté depuis àmes favoris sur l’ordi du boulot, et que je découvre en errant de billet en billet, m’apporte un éclairage qui fait du bien en mettant des mots sur la FC (meme si ce que j’ai vécu est loin d’etre aussi dur je pense que de perdre quelque chose qu’on imagine déjà comme un bébé, voulu et attendu)….
    Bref, tout ca pour dire que maintenant que j’ai trouvé ton adresse, et que je me rends compte que ce que tu décris résonne avec ce que je vis (et je te parle pas des considérations sur l’allaitement, ou des doutes sur ce que c’est d’être parents etc…), je reste dans le coin et je te lis avec plaisir et intéret !
    Bonne continuation :o)

    • Aurélie, je suis désolée de lire l’épreuve que tu traverses actuellement… Même si on se dit « c’est mieux comme ça, ça n’était pas le moment », une fausse couche reste une épreuve physique et morale à surmonter… Et dont on peut difficilement parler, ce qui est d’autant plus difficile à digérer.
      Merci en tout cas pour ta fidélité, et à bientôt! 🙂

  • Bonjour,
    Je suis en plein deuil actuellement, ayant vécu la perte ce week-end…
    Je voulais te dire merci pour ton témoignage, notamment la partie où tu parles du médicament cytotec. Mon gynécologue m’en a prescrit pour évacuer l’embryon déjà mort depuis un mois et j’ai été traumatisée par ses effets (douleurs, hémorragie digne d’un film d’horreur) . nous n’avions pas été prévenus mon mari et moi des risques et cette épreuve est difficile, je ne comprends pas qu’on puisse minimiser les sentiments qu’elle produit. Ce que je retiens de ton article est qu’il est possible de tourner la page sans l’oublier pour autant.
    Encore merci

    • Alors je suis heureuse de l’avoir écris.
      Je te souhaite du courage pour surmonter cette épreuve douloureuse. Oui, il y a un après, on n’oublie pas, mais le fait de vivre d’autres grossesses qui se passent bien, ensuite, aide beaucoup. On voit les enfants qu’on n’aurait pas eu sans ce qui devient un incident de parcours.
      Mais sur le coup, c’est une douleur émotionnelle intense.
      Merci à vous pour votre gentil message.

  • J’ai lu ce témoignage en diagonale quand tu l’a publié il y a presque 5 ans. Mais il m’a suffisamment marqué pour que aujourd’hui, alors que je traverse une épreuve similaire, je me souvienne de lui. Le lire m’a fait du bien. Merci.

  • Bonjour,
    je tenais à te remercier pour cet article qui date pour toi mais qui sert encore aujourd’hui. Je vis en Angleterre et, j’ai vécu 3 fausses couches précoces entre juillet 2017 et avril 2018. les 2 premières étaient assez tôt (saignements 1 semaine apres le ++ et la 2nde 3 jours après) j’ai beaucoup pleuré parce que le bébé est vraiment désiré et les sensations par lesquelles on passe entre le ++ et les saignements sont très dures. la 3e grossesse a été plus compliquée. Je n’ai rien eu pas de sang, un peu de symptômes présents je faisais tout bien, mon ventre s’arrondissait de jour en jour mais je n’ai pas eu d’écho avant les 12 sa. alors arrivés à cette echo tant attendue… échographe silencieuse et moi je vois un sac vide… jai tout de suite compris javais regardé tellement de photos sur internet pour savoir à quoi m’attendre et ca ressemblait en rien à ce que j’avais vu. je me disais que mon corps ne voulait pas accepter de bébé mais je me sentais surtout trahie parce qu’aucun signe n’était visible. L’évacuation a été tres douloureuse quelque jours après quand mon corps a réalisé mais j’ai « la chance dans mes malheurs » d’avoir tout évacué naturellement sans passer par une opération ou des médicaments, Je me suis endurcie mentalement pour avancer je suis très bien entourée malgré les « la nature est bien faite », « cest rien », « tu le connaissais pas »…
    Aujourd’hui je suis de nouveau enceinte de 9 sa +5. Du fait de mes fausses couches, les hôpitaux m’ont organisé des échographies précoces à 6 sa 8 sa et 10 sa. les 2 premieres sont passées, l’angoisse de penser que rien ne va jusqu’à ce que je m’allonge et pourtant j’ai vu mon pti bébé qui va bien et qui a l’air d’être en pleine forme. Je fais ma 3e écho précoce lundi mais je ne peux pas m’empêcher de stresser à chaque fois en me disant pourvu qu’il soit encore là, encore plus cette semaine parce que j’ai l’impression d’avoir moins de symptômes, je sais que le taux d’hormones baisse mais après 3 fc le moindre changement est perturbant.. Je me dis que cette fois ci est la bonne mais toujours pleine d’angoisse à l’idée que ça s’arrête pour on ne sait quelle raison. La preuve je me retrouve sur ton article aprés avoir tapé 9sa fausse couche sur google…. Mais je continue d’éspérer, je me sentirais rassurée qu’une fois ce pett trésor dans mes bras!

    • Merci pour ce témoignage.
      Je sais ô combien les débuts d’une grossesse sont difficiles après des FC…
      Pour ma part, je n’ai commencé à être rassurée que lorsque j’ai commencé à sentir mon bébé bouger. Et encore, je le sollicitais régulièrement dès que je ne le sentais plus quelques heures.
      Je te souhaite de tout coeur de tenir ton beau bébé dans tes bras d’ici 8 mois. Les FC ne présagent en rien de la facilité ensuite à tomber enceinte et mener à bien une grossesse et la vie est facétieuse.
      Après des FC avant d’avoir ma troisième fille, je suis retombée enceinte 4 mois après sa naissance d’un magnifique petit garçon qui s’est invité tout seul! 😉

      • ohhh j’adore!!!!! félicitations!!bon ça doit être un mini grand maintenant! comme quoi, j’espère après ces épisodes avoir cette joie d’avoir plein de petits bébés qui s’invitent ou qui sont prévus. bon c’est bien parti pour celui ci, hate de le sentir bouger! merci infiniment encore pour ton article et ta réponse et je m’en vais de ce pas lire tous tes autres articles!!

    • Je vous souhaite beaucoup de courage pour traverser cette épreuve.
      N’hésitez pas à en parler à une amie, un proche qui saura vous écouter. Ne sous-estimez pas votre peine. Une fausse couche, ce n’est « pas grave », mais cela n’en reste pas moins très douloureux sur le moment.

Leave A Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


huit − trois =