Et puis relever la tête, et avancer!

J’ai des hauts et des bas. Comme tout le monde. J’ai l’impression que mes bas à moi m’emmènent très loin, mais je ne connais pas les bas des autres, finalement.

J’ai toujours l’impression d’être un peu différente, de revenir de loin. Un peu comme un soldat qui revient de la guerre et qui vit dans le même monde que les autres mais qui le voit avec un regard meurtri.

Je sais que ça fait très « je me victimise », ça fait un peu ado attardée aussi. Mais je sais surtout que c’est la réalité.
J’ai souvent entendu, lorsque j’étais plus jeune, que mon vécu n’était « pas si grave », qu’après tout, j’aurais pu crever ou voir ma famille mourir, ou attraper une grave maladie. Mais non, moi je n’ai été que violée et maltraitée, ça va, y’a pire!
Et j’ai longtemps cru qu’effectivement, ça n’était pas si grave. Quelle conne j’étais, faible, nulle, inutile, à souffrir de si peu?
Quand je confiais mon histoire dans l’espoir de paroles réconfortantes, on me répondait souvent en me parlant de sa propre histoire, d’un air entendu, genre « tu vois, moi aussi je sais ce que c’est d’être malheureux et pour autant je suis pas une grosse larve! ».
Je sais qu’il n’y a pas vraiment d’échelle du malheur et qu’il est de très mauvais ton d’essayer de mesurer la gravité de certains vécus. Mais je crois qu’à un moment donné, il faut arrêter avec la complaisance. Se prendre quelques baffes dans sa jeunesse, c’est grave, oui, on peut en souffrir et avoir besoin d’une thérapie pour s’en remettre. Néanmoins, oui, c’est moins grave que subir viols et tortures physiques et morales.

C’est un peu comme se faire amputer d’un orteil. C’est douloureux, grave, triste, ça va laisser une cicatrice et on va devoir le soigner. Mais ça n’a rien à voir avec le fait de perdre ses deux jambes.

De cet enfer, je suis revenue. Notamment parce que j’ai compris que mon vécu était dramatique, que j’ai vécu des souffrances, alors que je n’étais qu’une petite fille, qu’aucun enfant au monde ne devrait vivre.
Je l’ai compris alors que j’étais au bord du gouffre.

Ce que personne ne sait, au sujet de l’inceste, c’est les ravages psychologiques qu’il peut faire. Tout le monde se dit, devant son poste de télé « hanlala, c’est atroce, pauvre gamin! » Mais quand ces personnes ont en face d’eux une victimes, ils se taisent ou l’enfoncent. Sans doute sans penser à mal, mais parce qu’il est plus facile de fermer les yeux que d’aider.
Je ne jette pas la pierre, je me dis juste qu’il suffirait d’un peu plus d’empathie pour aider certaines personnes à s’en sortir. Ne pas nier leur souffrance par exemple.
En niant, on les nie un peu elles aussi…

Bref, ça m’a pris des années pour sortir de l’auto-destruction, des auto-mutilations, de l’anorexie-boulimie, des envies de mourir, de la haine de moi-même, de la folie, parce que je n’en étais pas loin.
J’ai été dans des groupes de paroles, dans des associations spécialisées. J’ai pu exprimer ma détresse, ma souffrance. On m’a écouté. J’ai entendu des témoignages de personnes ayant le même vécu que moi. Des hommes et des femmes détruites dès le plus jeune âge. Certaines n’ayant jamais vraiment réussi à s’en sortir, parce que se sortir de ça, c’est extrêmement difficile. Il faut beaucoup de force, beaucoup de volonté. Il faut aimer la vie, trouver sur son chemin des personnes bienveillantes. Il faut accepter de casser ce sur quoi l’on est construit, accepter de détruire ce qui nous a détruit.
Ca demande une force rare. C’est difficile pour moi de l’écrire parce que ça revient à dire que je suis forte.

Mais au fond, je sais que je le suis. Je suis plus forte que ceux qui m’ont fait du mal. M’en sortir, c’est leur dire « bande de connards, vous m’avez cassée, mais je me suis réparée toute seule, malgré vous! »

Aujourd’hui j’ai une vie « presque » normale.
J’ai un mari aimant et adorable, nous formons un couple solide et équilibré. J’ai su accepter ce bonheur, le construire. Accepter qu’un homme m’aime. Apprendre (et mettre des années) à lui faire confiance. Aujourd’hui je suis fière de ça. J’ai toujours un peu de mal à comprendre pourquoi il m’aime, mais j’ai arrêté de me poser la question. Nous sommes heureux. Je suis heureuse et j’ai ce que peu de personnes venant d’où je viens ont.

J’ai deux filles merveilleuses. Je les aime, nous les aimons. Elles sont épanouies, gaies, heureuses. Elles ont l’enfance que je n’ai pas eu. Il aurait été facile de reproduire, de les laisser souffrir, de faire ce que d’autres ont fait avec moi. Mais j’ai su me battre pour sortir de schémas établis. Je sais qu’en tant que maman, j’ai du plus me battre que la plupart des femmes… Parce que je viens de plus loin. C’est injuste mais c’est comme ça. Mais mes filles, elles, ne voient pas la différence. Elles ont une jolie petite vie avec un papa et une maman. Elles sont aussi choyées que leurs copines. Et je ne crois pas qu’elles puissent se rendre compte un jour que ça a été un peu difficile pour moi de leur offrir ça. Et je crois que tout le monde s’en fout pas mal, ce qui compte, c’est leur bonheur, c’est le fait que j’ai réussi. Et puis comme les autres, je fais des erreurs. Comme les autres, ni plus ni moins. Et pour moi c’est formidable!

J’ai mené des études plutôt pas mal. J’ai avancé, je n’ai jamais baissé les bras. Malgré les difficultés, la dépression, les plaintes, un procès qui s’est terminé en eau de boudin (putain quoi, la vie d’une gamine détruite ça vaut 2 mois de prison avec sursis? Bravo…). Je l’ai eu mon master, même si ça m’a pris du temps.
Et au fond de moi, je sais que je deviendrai avocate. Peut être pas l’année prochaine, peut-être pas l’année d’après. Peut-être que si. Mais je sais que j’y arriverai parce que je ne suis pas du genre à lâcher le morceau. Parce que j’ai cette force des gens qui ont vécu l’impensable et qui ont survécu. C’est présomptueux et j’en entends penser « oh ça va, elle a été que violée, pis c’était y’a longtemps en plus! ». Ouais, certains vivent pire et s’en sortent mieux. Certains ne vivent rien du tout et ne font rien du tout non plus.

Je sais que je reviens de loin. De part la gravité de ce que j’ai vécu (et à ceux qui pensent que ça n’est « pas si grave », je demande de penser une petite minute à ce qu’ils deviendraient si ça leur arrivait demain…), de part les séquelles que ça m’a laissé et dont je garde quelques cicatrices douloureuses.

Il y a 12 ans, il m’arrivait de m’assommer toute seule à force de me frapper la tête contre un mur, de rage, de désespoir (de vieillesse ennemie)(désolée). J’avais des attitudes proches de la folie. Je me mettais sans cesse en danger et j’étais persuadée que je ne valais rien.

Aujourd’hui, il m’arrive souvent de douter, de penser que je suis nulle. Mais ça ne m’amène jamais si loin. Il suffit que je jette un oeil autour de moi pour me dire « bon, ok, t’es nulle, mais va faire un câlin à ton chéri ou à l’une de tes filles ou à tout le monde en même temps, et tu seras une nulle comblée! ».
J’arrive à rire de moi-même (pas toujours mais j’ai fait des progrès). Aux copines qui me disent « bon, t’arrête de te déprécier maintenant! », je dis merci, car à chaque fois, je fais l’effort de ne plus me dévaloriser. Il y a des failles dans le système. Mais en général j’essaye de parler de moi comme je parlerais d’une amie. Et ça marche, j’arrive à penser du bien de moi, à penser que je suis une chouette nana, même si ça me fait chialer de l’écrire parce que c’est un peu comme si j’enfreignais une règle absolue ou je ne sais quoi. C’est un peu comme quand on me fait un compliment, souvent ça me donne envie de pleurer parce que ça fait du bien, ça rend heureux, mais ça a aussi un petit côté douloureux que je n’explique pas.

Aujourd’hui, je suis une femme normale (à peu de choses près). J’ai 30 ans, je suis beaucoup trop grosse, mais comme pas mal de femmes finalement, je n’en suis pas moins aimable et respectable. J’accepte mon corps, je m’accepte moi aussi et j’apprends jour après jour à m’aimer et à me faire du bien. Je suis une maman, une femme, une épouse, une amie. Je ne suis pas la meilleure, je ne suis pas la pire non plus. J’ai des qualités et je suis appréciée. J’ai des défauts aussi, mais ça ne fait pas de moi un monstre, juste un être humain.

J’ai fait de nombreux très bons choix. J’ai longtemps pensé que j’avais eu de la chance. Je sais aujourd’hui que je ne peux pas m’imputer tout ce qui m’arrive de négatif sans aussi m’octroyer le bénéfice de tout le positif.

Je reviens de loin et je le sais. Mais je n’en ai plus qu’un très vague souvenir. Mon passé est derrière moi, mon vécu aussi. Mais parfois, pour reprendre un peu confiance, c’est pas mal de regarder le chemin parcouru.
D’une jeune femme perdue, condamnée, blessée, je suis devenue une presque jeune femme à la vie bien plus belle que tout ce que j’avais pu imaginer. Et je suis équilibrée, gentille, normale. Même si je manque encore cruellement de confiance en moi, je sais que ça n’est finalement qu’un « reste », et que je saurai le combattre parce que ça ne m’apporte rien de me sous-estimer, si ce n’est de la douleur. Et ma foi, de la douleur, il me semble en avoir déjà bien assez vécu pour continuer de m’en infliger moi-même.

J’ai su me relever, lever la tête et avancer.

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166 Discussions on
“Et puis relever la tête, et avancer!”
  • Oui, c’est grave, injuste, horrible.

    Oui, tu es forte, sensible, merveilleuse.
    J’espère que l’écriture de ce texte à nu t’aideras. Pour ma part, je trouve que tu as bien fait. Ton blog, c’est toi, tout en nuance, en gaga, en morose, en haut et en bas.

    <3

  • tu as bien fait de poster ça, tu es forte, ton courage et ta volonté mais aussi ta douleur et ta sensibilité sont palpable dans chacun de tes mots.

    Je te respecte tant pour oser dire tout cela !

    Des bisous :=)

  • Ce sont mes posts préférés quand tu parles de toi. Pas par voyeurisme mais parceque là on voit la belle personne que tu es, en sensibilité, intelligence et résilience. Je ne te connais pas mais sur ces posts là, je t’admire et j’ai vraiment envie de te dire que tu es quelqu’un de bien. Et je te souhaite vraiment d’être avocate car tu seras une excellente avocate.
    Je suis prof et certains prof m’ont humilié plus jeune. Aujourd’hui, j’essaye de faire attention à chacun de mes élèves, de toujours les féliciter, les pousser vers le haut.
    Je ne commentes pas beaucoup mais ce soir j’y tenais.
    Tiens bon la barre !

  • Je ne vais pas dire grand chose dessus.
    Juste que ce que j’ai lu fait du bien, donne de la force, du courage et l’envie de continuer. Ce n’est pas donné à tout le monde d’être arrivée jusque là et d’en avoir eu la force.

    Même si ça ne reste pas longtemps, l’écrire soulage déjà un peu en soi.

  • Je ne connaissais pas ton histoire, je suis nouvelle venue par ici.
    Ce texte est merveilleux, et m’a permis de te connaître en quelques minutes, de te découvrir, et de me donner envie de revenir.
    Tu peux dire ou même crier que tu es forte, et en être fière !
    Gardes ce texte près de toi pour t’en souvenir au besoin…

  • Tu m’a emue aux larmes, tu m’a fais regarder derriere moi, tu m’a fais m’ouvrir les yeux sur ce que je suis devenus… ce que je me cacher <3

    ce n'est pas tout a fait les memes choses que j'ai vécue… et pourtant ton article me touche

    la maltraitance,ca oui ca detruit, j'en sais quelques choses, je sais a quel point ca fait mal, ca fait nous sentir nulle, rien…

    je me remets en question a chaque geste de maman, de femme…
    je me remets en question a chaque projet. est ce que je merite autant de bonheur, d'amour? est ce que j'ai le droit de crois que je vis reelement tout ca? tout ce positif?
    la peur que tout s'envole, car rien n'est acquis, la peur de rien, de tout en fait…

    j'essaie d'avancer , de ne pas regarder derriere moi, de me dire que c'est loin… mais cest en moi et je ne peux pas oublier, meme si j'aimerai, meme si je sais que oublier ne me rendrais pas plus forte…

    merci pour ton article… merci d'etre toi!

    • Merci ChoupiNette.
      Je ne crois pas qu’oublier soit souhaitable. Même si c’est tentant parfois.
      J’ai aussi peur, par moment, de perdre tout ce bonheur. Mais chaque jour qui passe, j’ai un peu plus confiance en la vie et en moi.
      Je sais qu’il suffit de peu pour que tout bascule, mais j’ai foi en la vie. 🙂

      • je commence a avoir foi en la vie.
        Même si parfois c’est difficile, je me dis que si je dois regarder en arrière c’est pour voir jusqu’où je suis descendu et comprendre a quel point je suis montée!
        n’empêche ca donne le vertige!
        <3 merci encore pour cet article

  • Subir cela est terrible que l’on soit enfant ou adulte…A lire vos lignes tant émouvantes, je vous trouve très forte, vous êtes une battante…Je vous souhaite encore plein de réussite, et plein d’amour.

  • Oh la la 30 ans, quelle chance 🙂 tu as la vie devant toi ! tu es sortie de ton enfer pour te faire ton petit paradis, n’oublie jamais ça, ta vie de maintenant c’est toi qui la construit… et j’espère que quand tu seras avocate tu enverras tous ces enfoirés de violeurs et d’incestueux derrière les barreaux pour longtemps…

  • C’est horrible, et surtout pas normal !

    C’est toi qui est normale de condamner ses actes, d’être blessé à jamais !

    Je te souhaite de réussir ! Tu as eu raison d’écrire, il faut que les choses sortent parfois…

    Pleins de courage, pleure un bon coup, et ça ira mieux…

    Des bisous <3

    • Merci Valérie!
      J’aime beaucoup quand tu dis que je suis dans la normalité d’en parler. Je pense que tu as tout à fait raison!
      Briser ce tabou, parler de ces actes odieux ne devrait pas être marginal!
      Il faudrait laisser la parole aux victimes, leur permettre de s’exprimer. C’est le meilleur moyen de faire un pas vers la guérison. Et de condamner ce fléau…

  • Tu avances et tu avances bien !
    Je t’avoue quelque chose, je te lis trèèèès souvent et je ne me rappelle pas avoir déjà lu ton âge et je te pensais plus âgée …. mais ce billet me fait comprendre pourquoi !

    Plein de doux bisous pailletés !

  • Pfiou, quel superbe texte et dur, et violent et tendre et heureux.
    Je ne sais que te dire mais quelque chose comme  » si c’était possible, j’aimerais te connaitre, et que tu sois mon amie car tu es épatante et admirable »

  • Tu l’as, la force d’avancer, et cette toute petite chance de relever la tête, tu l’as saisie à bras le corps, et tu en as fait ce que tu avais envie d’en faire. Te (re)construire une vie. A toi. Pas une vie que l’on te prend et dont on fait ce que l’on veut. Et c’est beau ce que tu es arrivée à faire, et le chemin parcouru.
    Je suis certaine que ton mari et tes filles sont fiers de toi (même si elles ne savent pas forcément), parce qu’ils voient que tu te bats pour ce que tu désires, pour tes études, pour ta famille, et qu’ils savent qu’ils ont une maman géniale (oui, humaine, et les erreurs n’ont jamais empêché quelqu’un d’être génial) et une épouse forte. Oui, il y a la souffrance, mais quand enfin tu peux voir le bout du tunnel et te dire que plus tard (pas forcément demain, mais un jour) ce sera beau, c’est déjà une grande chose.
    Bises

    • C’est déjà beau aujourd’hui! 🙂
      C’est aussi ce qui fait cette force, j’ai le bonheur et j’ai appris à le savourer.
      Et j’espère que mes filles seront contente de la maman qu’elles ont, indépendamment de mon vécu (qu’elles ne connaîtront pas nécessairement, même si je n’en fais pas un secret).

  • Ce que tu écris me bouleverse, moi qui n’ai jamais connu le quart de cette souffrance dans mon enfance….

    Tu dis que tu es quelqu’un de normal , parce que toute cette souffrance aurait pu t’empêcher d’atteindre cette « normalité », ce qui est vrai…. Mais pour moi tu es quelqu’un d’exceptionnel, parce que tu as lutté, tu as tapé du pied bien fort au fond du gouffre pour remonter et retrouver l’air pur, là où d’autres ne réussissent pas à rebondir…. Et tu arrives à exprimer tout ça d’une très belle manière, avec tes mots, avec tes tripes, et rien que ça c’est admirable….

    Tu as réussi à te construire une belle famille, pleine d’amour, de joies, de « solidarité », etc. Et pour ça aussi tu es quelqu’un d’exceptionnel….

    Tu as raison de croire en toi, en tes capacités, en tes forces, en ton avenir……..

    Vis, profite pleinement de ta vie, de ta famille, du bonheur caché en chaque instant…

    Ton passé, ton histoire est impossible à oublier, et elle est même importante dans le sens où tu ne te serais jamais construite de cette manière dans d’autres circonstances, tu ne serais peut-être pas devenue cette belle personne que tu es maintenant…. Donc non, tu n’oublieras pas mais ça restera derrière toi, pendant que tu avanceras vers ton avenir, cet avenir que je te souhaite radieux….

    Bravo, merci, et que le reste de ta vie te comble….♥♥

    • Merci Nat.
      Je me plais à penser que j’étais cette personne avant qu’il m’arrive ces horreurs. Mais que la vie m’a obligé à sortir toutes mes ressources.
      Je ne pense pas que les épreuves rendent les gens meilleurs.
      Certains ne vivent rien et sont des abrutis, mais d’autres vivent des trucs horribles et sont des abrutis aussi… (notamment ceux qui se disent que c’est cool de reproduire ce qu’ils ont vécu, comme mon beau-père, par exemple. Ce n’est pas parce qu’il a lui-même vécu l’enfer qu’il était légitime ou justifié qu’il me le fasse subir à moi. Ca ne le rend pas excusable non plus.)

      Mais merci beaucoup pour tes mots, ils me touchent beaucoup! 🙂

  • Tellement réaliste, tellement touchant, tellement toi en fait, tu as bien fait grand bien t’en fasse….

    Tu ne peux qu’aller de l’avant, les souvenirs restent mais le plus important c’est que tu t’en sorte…..

    Que ton chemin a du être long et sinueux mais quelle fierté tu dois ressentir au fond de ta chair….

    Kiss …. 🙂

  • Moi, je t’admire car tu as su être plus forte que tout et te battre pour surmonter toute l’horreur que tu as vécu, tu es arrivée à te construire une belle vie bien mérité.
    Et je trouve cela horrible que certaines personnes est pût te dire que ce qui t’es arrivée « n’est pas si grave ».
    Je te souhaite de trouver la confiance qu’il te manque.
    Bonne soirée !!!

  • Très touchant, et très émouvant billet. C’est étrange, je me souviens d’un autre billet il y a très longtemps où tu avais traité également cette souffrance que l’on t’a infligée, et j’ai l’impression de te lire bien plus sereine sur le sujet.

    Je suis toujours choquée d’entendre les réactions que tu décris, comment peut-on penser que « ce n’est pas si grave » ? Est-ce que les gens pensent qu’en enlevant de l’importance ça va te ôter de la souffrance ? (c’est bien débile comme réflexion, mais l’autre solution, c’est qu’il y a des gens vraiment très très cons…)

    Encore chapeau pour le bonheur que tu te construis. Et souviens-toi qu’il n’y a pas de « raison » pour aimer quelqu’un, il y a juste des gens « aimables » et toi, on sent bien que tu l’es !

    • Merci Raquel!!
      En effet, je pense être plus sereine par rapport à tout ça. C’est très gentil à toi de l’avoir remarqué et ça me fait plaisir! 🙂

      Quant aux gens, je ne sais pas quelles sont leurs intentions.
      Je crois que pour certains, il est plus facile de balayer les doutes que d’accepter de se les prendre en pleine face.

  • Quelle force dans tes lignes et quel modèle pour tes filles !
    QUe ta route soit belle et remplie d’amour. J’aime beaucoup la phrase : il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d’autres ! J’espère que cela t’aidera.
    Très bonne soirée et à bientôt

  • Bonsoir, je viens de lire ton texte et je suis très émue.. Il est important effectivement de dire ces choses là! Et ceux qui trouvent que les personnes dans ta situation n’ont pas à se plaindre ont tort. J’ai 30 ans moi aussi, fort heureusement je ne connais pas tes malheurs mais ton histoire me rappelle un moment de ma vie. Je devais avoir 14 ou 15 ans, j’étais en colo, on était 6 filles à dormir dans le même dortoir et il y avait parmi ces filles, une petite nana pleine de charme, toujours en forme et avec le sourire. Puis, un soir, vers la fin de la colo, elle s’est mise à pleurer, inconsolable, il a fallu un long moment pour qu’elle nous explique pourquoi. Elle s’était fait violer par son beau-père, il n’allait pas tarder à sortir de prison et avait dit à sa mère et à elle que quand il sortirait il les tuerait!! Cette histoire, je l’ai toujours garder au fond de moi.
    En lisant ton billet, j’ai pensé tout au long : c’est une femme forte, qui a su s’en sortir et c’est pas donné à tout le monde!! Félicitations pour ta réussite et pour ton blog!
    Bonne soirée!

  • Bonsoir,

    Le fait que tu arrives à vivre ta vie , que tu aies une famille,que tu sois une maman attentive et même que tu aies le courage de reprendre des cours (dans un domaine si difficile en plus !!)montre bien la force de vie , et le courage qui est en toi, j’ espère que tu te rends compte de ça^^

    sinon j’aurai juste envie de te faire un calin amical , parceque de tte façon je ne vois vraiment ce que je pourrai te dire d’autre

    bon bha robizou ^^

  • Et bien, tu aurais du nommer cet article « ma force, ma résilience »! Très bien écrit, pas choquant, juste une réalité qui t’habite, qui te hante même mais dans cette expérience pourrave, tu as su avancer et te construire, non pas te reconstruire puisque tu étais très jeune apparemment.
    Personne n’a le droit d’insinuer que telle ou telle mauvaise expérience est plus ou moins difficile à vivre qu’une autre. On réagit avec notre sensibilité, nos affects et se faire amputer d’un doigt peut parfois sembler aussi grave qu’un viol, ou un cancer. ça on ne peut pas juger et savoir tant qu’on ne l’a pas vécu.
    Bravo pour ton courage et si cet article est visible ce soir c’est qu’il doit être thérapeutique pour toi, alors laisse-le, ça t’appartient.

  • Tu as du batailler pour en arriver à enfin dire cela et cela te rend, à mes yeux, très forte. Ton texte est très émouvant et je n’ai qu’une envie te féliciter pour avoir su te construire et comme tu le dis, relever la tête et avancer.
    Tu es une femme forte et tu peux être très fière de ce que tu as construit, pour toi, ton mari et tes filles.
    Des bises 🙂

  • je ne sais pas quoi dire face à tout ça… à part bravo… pour tout le chemin parcouru, pour ce que tu es devenue, je ne te connais pas beaucoup mais le peu que je connais me semble être une belle personne…. et vraiment je suis admirative de ce que tu as construit, de comment tu t’es construite toi malgré des bases plus que mauvaises… tu as tout cassé et tu as tout rebatti.. alors oui tu as encore un peu peur que ça tombe mais tu as batti du solide, oui tu as su faire les bons choix et c’est pas évident quand on a ton vécu… je comprends un peu mieux tes doutes sur toi même mais vraiment tu n’as à douter de rien… oui tu es jolie, non ton corps n’est pas difforme, oui tu es une belle personne… Bravo encore et tu es courageuse d’avoir avouer ça ici… ça aussi c’est pas évident et pour ça aussi tu mérites un bravo…. je te fais plein de bisous et j’espère que le reste de ta vie sera encore plus belle….

    • Merci Anne.
      Par contre, je te reprends, je n’ai pas « avoué ». Je n’ai rien commis de mal, je n’ai fait que témoigner, et c’est très différent. Avouer c’est pour les coupables (je suis à cheval sur la rhétorique, mais c’est important selon moi).

      Merci pour tous tes autres mots, c’est très gentil!

  •  » pas si grave  » ou « on va pas en faire le dessert » ou  » c du passé faut penser a autre chose  » Mon dieu qu est ce que j ai pu l entendre aussi chapeau de pouvoir mettre ces mots sur tes maux moi je n y arrive toujours pas je suis toujours au seances psy
    La seule chose que je peux dire c est que je pense que n importe qu elle traumatisme est un drame pour toute personne chacune a son degre d acceptation et donc tout drame n est aps aprendre a la legere
    pour ecrire tout ca tu es forte crois le bien et garde bien cet ecrit pour te le rapeler
    Moi ma prochaine etape est d etre maman ( deja d une petit garcon ) mais la d une petite fille et tous mes doutes et mes angoisses sont la et va falloir encore avancé pour eviter de couler encore un combat que j espere gagner pour lui montrer qu il m aura peut etre detruite mais pas mes enfnats ( comme il est en liberté malgre ma plainte je n ai que ca pour me me battre)
    Je te soutiens a fou ej ne suis aps choquée et je te dis continue avance avec autant de niac et tu sera une super avocate

    BRAVO

    • Merci Didine.
      Que les mots peuvent être dévastateurs. Si seulement les gens y pensaient avant d’asséner leurs vérités toutes faites…
      Mon agresseur n’a jamais été condamné (enfin pas à de la prison ferme) non plus (le premier est mort. Et j’avoue, quand on m’annoncera le décès du second, ce sera un soulagement pour moi).
      Se reconstruire n’est pas facile mais c’est possible, garde espoir surtout! 🙂

  • Un très beau texte où l’on sent ta force et tout l’amour que tu as pour tes proches.
    Je ne peux que te souhaiter de devenir avocate et de pouvoir à ton tour « apaiser » la douleur de ceux qui vivent le même calvaire…

  • Juste envie de te dire merci
    Juste envie de te dire bravo pour avoir publié ce que tu pensais non publiable
    Juste envie de te dire que tu es une battante et que tu es formidable
    Juste envie de te dire que ta pugnacité fera que tu seras une brillante avocate car tu le mérites!

  • J’ai trouvé ton billet courageux parce qu’il parle de ton expérience, de ton intimité avec des mots justes. Tu as raison de dire que beaucoup de gens préfèrent nier à quel point ce type d’expérience peut être destructeur et ainsi faire comme si cela n’ etait qu’une expérience du passé… le viol d’un enfant est finalement souvent assez peu reconnu par la justice (avec le problème de la prescription), par les proches qui parfois font comme si de rien n’était voire par la société (en témoigne les mefiances qu’ont les adultes vis à vis des enfants qui disent avoir été viloés ou touchés…). C’est finalment ce qui est le plus dur, ne pas être entendu. mais là avec cet article tu as été entendue et même écoutée. Tu es une personne exceptionnelle d’avoir surmonté tout ça et personne ne pourra plus te l’enlever. Bravo à toi pour ton implication et je te souhaite de poursuivre ta vie dans le bonheur et la paix maintenant.

    • Merci beaucoup pour tes mots.
      Tu l’as bien résumé, les victimes de viol, en plus de subir des traitements innommables, sont souvent doublement victime car personne ne veut ensuite les écouter. C’est très difficile de tomber sur des gens bienveillants et compatissants.

  • Tu es la personne la plus bagarreuse, la plus battante que je connaisse et je t’admire pour tout ça. Pour tout ce que tu as réalisé, même si ça a été dur, pour tout ce que tu as construit, pour celle que tu es devenue, je t’admire.
    Tu réussiras ça ne fait aucun doute pour moi <3

  • Que d’émotions en te lisant… Tes mots sont très touchants et surtout tu es très courageuse de les coucher comme ca sur le papier!
    Perso,depuis que je te connais à travers ton blog je t’admire et plus je te découvre plus je suis fière de toi!
    Tu peux le crier haut et fort tu es une mère courage!
    Tu as traversé ces horreurs et tu t’en es sortis la tête haute.
    Ne te dénigre pas,ne te dévalorise pas car tu es géniale et ta jolie famille en est la preuve!
    Bravo pour avoir oser écrire ces mots,je te souhaite encore énormément de bonheur et d’agrandir encore ta tribu 😉
    Grosses bises

  • Bravo pour tout ce chemin parcouru, pour être sorti si forte d’un tel combat, pour élever si bien tes 2 princesses, pour avoir publié ce texte, pour en parler haut et fort …
    Je ne peux que te féliciter et te souhaiter une vie entière de bonheur immense!

  • « C’est pas si grave hein » s’accompagne souvent dans mon cas d’un « au fond tu l’as cherché un peu » ou de  » mais en fait il t’aimait mais ne savait pas comment le dire ». Moi c’est a mes 20 ans, pas d’enfance gâchée non, mais la vie de jeune femme saccagée.
    J’ai réussi à me relever, mon mari m’y a beaucoup aidé mais le procés… Non trop dur pour moi, j’ai pas envie de me replonger dans ça, je pourrais ne pas me relever..
    T’as eu un magnifique courage, sincèrement je t’admire.
    Relève la tête bien haute, tu n’as rien a te reprocher, ça j’ai encore du mal à le réaliser, mais on t’as pris des années de ta vie, celles qui te restent tu ne dois pas les lui donner, avance… Et tu as l’air de le faire merveilleusement bien !

    • La justice n’est pas la seule option.
      La société est effectivement très protectrice des abuseurs, violeurs et agresseurs. La victime (une femme dans une grande majorité des cas), n’est que rarement prise en compte en tant que telle. Et ce n’est pas normal. C’est une double peine, tandis que les agresseurs s’en sortent blanchi, comme s’ils avaient eu raison d’agir de la sorte. C’est tellement injuste et révoltant…

  • en te lisant je ne pensais pas du tout a ça, j’en ai pleuré, émue de savoir que je ne suis pas seule a avoir subi l’inceste, j’avais 5 ans, tu t’en ai sortie, tu as réussis ta vie professionnelle, ta vie familiale et ça, ça n’a pas de prix! ça fait 30 ans pour moi, les méchants ont payé, 4 ans de prison et il y a un mois j’ai appris que l’un des 2 était dcd, et l’autre dcd en 2002, c’était mon géniteur et un frère de 18 ans mon ainé, quel soulagement pour moi, je me dis que maintenant faudrait peut être que j’en parle que je me fasse suivre mais je n’aie pas eu le déclic de recevoir de l’aide, de la compréhenson, je me suis fait une carapace, je survie un peu plus chaque jour…

    • J’espère, oui, que tu pourras te reconstruire. C’est déjà bien qu’ils aient été condamnés… Peu de victimes ont cette « chance », malheureusement.
      Un suivi thérapeutique est une excellente solution, mais il faut tomber sur la bonne personne pour avancer.

    • Angel je crois que la carapace on la toute et bon dieu qu elle est difficle a enlever moi malgre mes seance de psy elle est toujours la . Moi j ai du voir une vindtaine de psy avant de trouver la bonne ou alors c est peut etre aussi grace a mon mari qui finalement est mon meilleur ami et a l ecoute sans pressé les choses et surtout sans jamais une remarque desobligeante parce que c est pas le bon soir et portant il pourrait se barrer moi je te le dis mais non il est la et il me fais avance
      ma carapace est entrain de se fendre avec cette seconde grossesse car , je pense , c est uen fille et donc forcement tout le passé qui ressurgit en pleine face j ai donc attaque le yoga (apres avoir essayer sophro relaxation …… et j en passe mais impossible d arriver a la laisser aller) et a ma grande surprise je commence a m ouvrir meme mon mari trouve du mieux Je pense qu il faut du temps etre bien accompagné surtout
      Je te souhaite beaucoup de courage car je sais que c est dur mais tu vas y arriver j en suis sur mais faut parler

  • « j’ai su me relever, lever la tête et avancer »…cette phrase résume toute la force et le courage qu’il t’a fallu pour surmonter tout ce que tu as vécu…je n’ai pas grand chose à dire de plus, juste bravo et continue à construire et à savourer ton bonheur, votre bonheur…tu le mérites!

  • je ne te connais qu’en virtuel mais putain (oups pardon!) que tu as du cran!!! tu es bien plus forte que ce que tu ne penses et tu peux être effectivement fière de toi :-)))
    a mon sens tu es sur le bon chemin, au bout il y a l’accomplissement de tous tes espoirs et je suis sure que tu y parviendras!
    bon courage pour la suite…

  • merci de t’être tant dévoilée à nous , et respect pour ta force et ton courage qui t’ont mené là où tu en est aujourd’hui et qui te pousseront encore plus haut !!
    garde ce texte , cette partie de toi , je crois que tes filles pourront comprendre certaines « choses » de toi en le lisant (quand elles seront devenues des femmes et maman a leur tour ,peut etre ?)
    que ta vie soit plus belle et plus douce que tout ce que tu peux esperer !

    • Je ne sais pas si je veux que mes filles soient au courant. Mlle A le sait vaguement parce que je lui ai expliqué il y a bien longtemps. Mais je ne ressens pas trop le besoin d’en parler avec elle à nouveau.
      Je crois que le fait de ne pas en parler peut-être dévastateur pour toute une famille quand il s’agit d’un secret qui ronge encore. Mais ça n’est plus mon cas. Ce n’est pas un secret (tous mes proches très proches sont au courant). Mais j’ai envie de « préserver » mes filles de ça.
      Peut-être que lorsqu’elles seront adultes, elles auront besoin de savoir, nous verrons bien!

  • Voilà d’ou te vient ta force, et c’est pour ça que tu seras avocate peu importe le temps,le jour, l’année le principal c’est d’arriver à tes fins………..Je te souhaite tout pleins de courage…

  • J’ai envie d’enrouler mon bras autour de tes épaules et de te dire « Bravo, quel chemin parcouru, continue ainsi »
    Je te souhaite une vie comblée, autant que possible, ainsi qu’à ta famille.

  • Je comprend et je compati… on ne doit pas comparer nos malheurs mais les miens sont sans aucun doutes moins durs que les tiens.
    J’étais battu par mon ex..et le pire ce n’était pas la violence physique (même si vivre dans la peur n’est pas fun) mais la pression morale…’t »es qu’un pute »,  » personne ne t’aime » etc et encore je reste soft…
    J’avais 19ans quand je l’ai connu et j’ai muri d’un coup on se demande bien pk…
    Il y a des jours ou je suis en colère, très en colère contre lui, qui ne payera jms ce qu’il m’a fait, qui continue à me harceler alors que j’ai quitté depuis un an, qui ne comprend pas pk je lui en veux… quand je suis en colère j’ai envie qu’il paye..un procès etc , pourquoi n’ai je pas pris de photos des coups..:/
    Pourquoi suis je restée . moi même je ne l’explique pas, et c’est comme si c’était de ma faute …
    voila pourquoi je comprend… mon ex est un pervers narcissique, violent et manipulateur!
    Quand il m’a fait avorté (il m’a frappé trois fois en 2 semaines de grossesse) il n’a trouvé comme mot de réconfort que ça  » il y a plein de femmes qui le font, ce n’est pas grave’ ouai merci…. il m’a aussi volé de l’argent le jour même..même ce jour la il n’a pas su me respecter.
    Pourtant il faut la relever la tête et avance coute que coute… courage !
    Reposes en paix mon ange 🙂

    • Merci Lou. En effet, ton vécu n’est pas folichon non plus…
      Et je sais pour l’avoir vécu que vivre avec ce genre de personne est très difficile et que s’en remettre demande beaucoup de temps…
      J’espère que tu trouveras la paix. Avoir été obligée d’avorter a dû être un traumatisme énorme. C’est tellement inconcevable!
      Tu as encore la possibilité de porter plainte, même sans preuve. Certes il ne sera sans doute pas puni, mais ça fait parfois du bien de reprendre un peu le contrôle en faisant ce genre d’action. Ca peut aider (je ne dis pas que c’est l’unique solution, mais c’est une des voies.)

  • En lisant ton post, une seule chose me vient à l’esprit : LA DOULEUR EST UN EXCELLENT PROFESSEUR….Comme beaucoup de femmes ,moi aussi je suis passée par des choses tres lourdes dans mon enfance,et cette souffrance m’a énormement appris…
    Je ne me permettrai pas de comparer mon experience a la tienne si douloureuse chacun a son histoire mais dans toutes tes épreuves je me reconnais un peu quand tu te bas maintenant encore et toujours…
    Continues ainsi, ne te dévalorise pas, tu as reussi ou beaucoup d’autres ont laissé tomber et à ce qui te diraient ou penseraient le contraire, donnes leur que ton indifférence meme pas de dédain ce serait deja ressentir quelques choses pour eux qui ne le meritent meme pas!
    Courage et merci….

    • Je ne pense pas que la douleur soit un bon professeur. Pas dans le cas de la douleur morale (la douleur physique est parfois utile, si on se brpule une fois on va avoir tendance à ne pas souhaiter recommencer…).
      Je suis assez farouchement opposée à l’idée répandue qui tend à faire croire que plus une personne souffre et plus elle sera forte.
      Pour moi, c’est donner raison aux agresseurs, certains en font même leur argument de défense « qui aime bien chatie bien ».
      Pour une personne qui arrive à s’en sortir, combien sombre de ne pas gérer cette douleur insoutenable?
      Et le prix de la « force » est bien cher à payer si c’est pour se trimballer des casseroles toute sa vie…

      J’ai rencontré beaucoup de belles personnes, qui ont eu une enfance heureuse. Des personnes fortes, empathiques, déterminées.
      Je sais que le bonheur offre mille fois plus que la souffrance.

  • Tu as vaincu sur tous les plans… ça n enleve pas les blessures, l amertume, mais tu fais ce qu il faut faire… en parler, se donner du temps et tout miser sur le beau présent. On est la pour toi.

    • Je crois que les blessures ne sont plus que des cicatrices aujourd’hui.
      Et l’amertume, je ne la ressens plus vraiment. J’ai un regard assez froid sur mon vécu aujourd’hui, ainsi que sur mes agresseurs. J’ai presque de la peine pour eux (enfin faut pas pousser non plus, mais ils ne m’inspirent plus de haine ou de colère)

  • Juste concertée par ce que tu as pu entendre dire au sujet de ta souffrance. Non il n’y a pas d’ échelle de douleur mais tout de même, ce que tu as vécu fait pour moi partie de pires choses que peut vivre un enfant. Mais parfois, on chercher à minimiser la.souffrance des autres parce qu’on ne sait pas comment y répondre.
    Et je ne comprends que trop bien tes sentiments face à l’auto-dévalorisation, la.difficulté à accepter les compliments. Que trop bien.
    Bravo pour ton courage, bravo pour ta force. Tu as un beau chemin devant toi maintenant.

  • Bonjour, je ne dirais qu une chose : BRAVO !!!! Pour tout ce que vs êtes et ce que vs avez accomplis.
    Je vous souhaite maintenant une chose devenir Avocate car si un jrs j avais besoin c’est à une personne comme vous que je ferai appel … plein de bonnes choses pour la suite et je croise les doigts pour votre réussite !!!

    Soyez fière de vous !!!
    Sandrine (je vs ai connu sur fb par le biais d une amie qui à commenter votre publi)

  • Bonjour, je ne dirais qu une chose : BRAVO !!!! Pour tout ce que vs êtes et ce que vs avez accomplis.
    Je vous souhaite maintenant une chose devenir Avocate car si un jrs j avais besoin c’est à une personne comme vous que je ferai appel … plein de bonnes choses pour la suite et je croise les doigts pour votre réussite !!!

    Soyez fière de vous !!!
    Sandrine (je vs ai connu sur fb par le biais d une amie qui à commenter votre publi)

  • vos histoires sont totalement différentes, singulières mais en lisant ton post j’ai pensé à une interview de Cyrulnik très forte, très émouvante que j’ai lu il y a quelques jours suite à la sortie de son livre dans laquelle il raconte son histoire…tout ça pour dire que pour avancer on ne peut pas faire l’économie de raconter cette histoire, même si les autres n’ont pas envie de l’écouter, c’est peut-être une des conditions pour avancer ..

  • très bel article!!!je te souhaiote de réussir tous tes jolis projets, tu t’es toujours battue, et j’admire cette force de caractère, commune, que nous avons toutes les deux.Je n’ai aucune confiance en moi, je doute sans cesse côté perso et pro, et pourtant, tout ce dont j’ai l’intimite conviction de pouvoir réussir, je le réussis.Je te souhaite le meilleur LMO, parce que c’est toi tout simplement, et qu’une personne combative, méritante, et courageuse, DOIT avoir le droit au bonheur et au succès!!!

  • C’est triste; tout ces actes horribles mais en plus ce sentiment d’isolement, personne – à part ceux qui l’ont vraiment vécu – ne peut réellement se mettre à ta place, et en même temps, tu le dis toi même, tu en as surmonté des choses et tu peux être fière de toi. Ce passé ne te résume pas, et je trouve que ton bilan tu le fais très bien, tu as raison de t’arrêter sur ce que tu as construit, sur la joie de vivre de tes enfants et tout ce qui va bien. Je te souhaite de te continuer dans cette voie.

    • Merci Cécile.
      Comme tu dis, mon passé ne me résume pas, et heureusement.
      J’aime à penser que quand on me croise, on ne devine pas une seule seconde ce que j’ai pu vivre.
      J’aime à penser que je suis une femme comme les autres aujourd’hui. 🙂 (bon, beaucoup plus grosse que la moyenne, mais ma foi, on peut être normale et épicurienne! :p )

  • Quel courage, tout ce chemin parcouru…
    « j’aime  » bien ton idée d’échelle de la douleur : non ça sert à rien de comparer, c’est sur on peut toujours trouver un exemple « pire » que le tien, mais bon c’est comme ça, tu t’es retrouvée dans une situation qui pour toi était juste horrible, une montagne insurmontable et quoi qu’il en soit tu as réussi à la gravir, même s’il y a des séquelles, aujourd’hui tu as réussi à créer un cocon propice pour ta petite famille.
    Voilà, pas grand chose de très constructif mais je tenais juste à te laisser un petit mot pour te dire que j’admire ta force.

  • Ca me rappelle Simone Veil: douloureux vécu, maman-étudiante en droit, avocate,….

    Si tu es arrivée là où tu en es avec tout ce que tu trimballes, c’est que le reste est possible.

  • Je me reconnais tout à fait dans tout cela 🙂
    J’espère un jour pouvoir en parler aussi clairement que toi
    courage c’est un combat quotidien et encore bravo

  • Ton article m’a beaucoup ému et fait réfléchir. Tu es courageuse et surtout intelligente d’avoir su rebondir ainsi. N’ayant pas été confrontée à ce que tu as malheureusement vécu, je serais bien incapable de savoir quelle serait ma façon de réagir. Mais je sais que VIVRE est la meilleure des solutions et vivre en prenant la vie du bon côté est ce qui pouvait t’arriver de mieux! Chapeau bas madame la future avocate.
    Sois heureuse avec ta petite famille.

    • Merci Garance.
      Je pense aussi que se reconstruire et vivre, en essayant d’être le plus heureux possible, est la plus belle des revanches! (ça vaut aussi quand on a rien vécu de grave cela dit, vivre et être heureux est toujours la solution! :-))

  • J’ai pour habitude de dire dans mon cas que quand je suis au fond dans mes bas les plus bas, je mets un grand coup de pied et à chaque fois je remonte un peu plus haut et pour un peu plus longtemps 😉 Il y a déjà un moment que je te lis et que tes billets me touchent (pour plusieurs raisons d’ailleurs…) je ne suis pas très bavarde je lis en silence mais impossible de rester silencieuse sur un tel sujet… tu as trouvé dans la famille que tu t’es créée, ton homme et tes filles, ta plus grande force !

  • Tu m’as émue , (même que j’ai pleuré ) tellement ton article est poignant et boulversant ! Bravo à toi , bravo de t’être battue pour t’en sortir de ce passé au combien douloureux et impensable !
    Tu as tout d’une femme formidable ! encore bravo

  • J’ai eu envie de parler un peu de moi, en te lisant, parce que nos histoires sont tellement proches.

    Pourtant, je crois que tu n’as pas besoin d’entendre que d’autres ont souffert aussi. Surtout parce que, comme tu le dis, la souffrance de chacun est personnelle et incomparable. Et parce que, même proches, nos histoires sont forcément différentes.

    Quoi qu’il en soit, pour ma part, je t’admire d’en être arrivée là où tu es aujourd’hui. Peu de gens y seraient arrivés. Toi, tu as su vaincre et surmonter ces « défis » (drôle de mot pour qualifier ça, je sais). J’ai ressenti beaucoup d’émotions (très diverses) en te lisant, mais celle qui domine c’est l’admiration et l’envie, très forte, de te serrer très fort dans mes bras pour te dire combien tu en vaux la peine et combien tu ne méritais pas de vivre ça. Je sais que c’est idiot, après tout, je ne te connais pas. Mais, je crois sincèrement qu’un enfant ne mérite jamais de vivre ça et tant de souffrance ne laisse pas indifférent.

    Bref, même si je me sens un peu ridicule, je pense fort à toi, avec plein d’ondes tellement positives que tu devrais forcément les sentir ! 🙂

    • Je crois au contraire que j’ai donné ici mon témoignage pour que d’autres puissent exprimer leur souffrance. 🙂
      Bien entendu la souffrance n’est pas vraiment comparable, mais souvent, les conséquences de tels actes le sont, et ça fait du bien de se reconnaitre dans le vécu des autres, à diverses étapes de leur cheminement, et de savoir qu’un « après » est possible.

      Et merci pour les ondes positives, je prends toujours! 😉

      • J’avais pas envie de parler de moi ici, mais ton texte a remué beaucoup de choses en moi.

        Alors, j’ai écrit sur mon blog. Un billet que j’ai programmé pour lundi (et que je modifierai peut-être d’ici là) et où je cite ton billet.

        Ne te sens pas obligée de le lire, c’est juste pour te prévenir du lien que j’ai placé… 😉

  • bonjour, …………………………………………………………….
    je reste sans voix, et pour la dureté de la vie enfant que tu as eu, et par les sentiments, la détresse, mais aussi et surtout la force qui émane de ton récit!!!
    c’est grace a toi que tu as la vie que tu as, tu t’es battue pour être ce que tu es maintenant.
    bravo pour ta force et merci de nous le faire partagé.
    je n’imagine pas l’horreur, ni la douleur de ce que tu as a ressentie et subi. je n’imagine pas non plus que cela arrive a mes enfants.
    je ne susi aps non plus une mère idéale, mais y a pire et mieux que moi, mais j’essai d’être la meilleure maman aux yeux de mes enfants.
    merci de nous faire partager ta vie, j’espère ne pas avoir mal tourné mes phrases, mais j’écris comme je te parlerais si je t’avais en face.
    je me permet aussi de te tutoyer (excuse moi si ca te gène, j’ai du mal avec le vous).
    tu as eu la force d’offrir a tes filles une vie d’enfant.donc bravo!!!!!bisous

    • Aucun problème pour le tutoiement, tout le monde se tutoie ici! 😉
      Je crois qu’il ne faut jamais essayer d’imaginer qu’il pourrait arriver des choses aussi dures à nos enfants. Nous sommes là pour les protéger, pas pour imaginer le pire (même si ça nous traverse fatalement l’esprit, par inquiétude).
      Et oui j’ai vécu des trucs difficiles, mais c’est derrière moi désormais, c’est l’essentiel! 🙂

  • Super article! T’es la plus forte, un exemple à suivre! Tu es à la fois émouvante, et en même temps, tu donnes la pêche! Bravo pour ta vie d’aujourd’hui, celle que tu as construite par toi-même! Et je ne te souhaite qu’une chose: de continuer comme ça! Bravo!

  • Je ne sais même pas quoi te dire. Je suis sans voix devant ton courage et ta ténacité !
    Vraiment tu es admirable et tu peux être super fière de toi, de ce que tu as construit toute seule. Des filles doivent être vachement fières d’avoir une maman comme toi.
    Je pense qu’on a tous plus ou moins vécu des coups durs dans notre vie. Il y a ceux qui ne s’en sortent pas, et ceux qui s’en sortent encore plus fort qu’avant comme toi.
    Quand je pense que tu doutes et que tu a peur de rater ton exam ! Mais tu vas cartonner c’est sur et certain !

  • Bravo pour ton parcours, ton combat, ta vie d’aujourd’hui et le regard que tu sais poser sur tout cela.
    En revanche, comme tu le dis, il y a pire mais cela n’enlève rien à ta souffrance et ta douleur et je pense qu’il en va de même pour les gens qui souffrent sans avoir traverser de telles épreuves.
    Je veux dire par là qu’un vieux proverbe dis: « la jambe cassée de ton voisin n’enlève rien à la douleur de ta cheville foulée » (ou quelque chose du genre), ce n’est pas parce que certains ont pu connaitre pire que toi ou moins pire qu’ils souffrent plus ou moins, comme tu disais la souffrance est très personnelle et ne devrait être comparée.
    Toute souffrance est respectable et est un véritable combat, et tu as mené le tien brillamment, encore bravo mais cela ne change rien au fait que d’autres puissent souffrir différemment voir plus profondément avec des vécus pourtant très différents.

    • Merci Linosqui.
      En effet, je pense que toute douleur, même la plus petite, doit être entendue. Jamais une souffrance ne devrait être niée.
      Ce n’est pas parce que le voisin a un cancer qu’on n’a pas le droit de se plaindre de sa bronchite.
      La douleur de l’un n’est pas moins forte parce que l’autre souffre plus, ou vit plus dur.
      Je te rejoins totalement (et je suis désolée si mon propos à ce sujet n’était pas clair dans mon post. Je voulais juste souligner qu’il est parfois très désagréable de voir son malheur comparé à d’autres, moindres. Un gars qui a un cancer est sans doute capable d’entendre que celui qui a un rhume souffre. Mais je doute qu’il apprécie que l’on mette le rhume au même niveau que son cancer. Je ne sais pas si je suis très claire… :-))

      • Si tu es très claire et je te comprends complétement.
        Il y a une dizaine d’annee, j’étais dans une situations personnelle et amoureuse critique, triste, pas facile dirons nous. Un jour je discutais avec une amie qui allait vraiment vraiment mal, une amie forte, belle et intelligente, très intelligente, mais qui venait de se faire larguer sans explication et ca l’avait beaucoup perturbée, elle etait tres triste et m’en parlait.
        D’un coup, elle s’excuse et me dit se sentir honteuse de se plaindre et se sentir ainsi quand elle voyait ce que moi je vivais. Ca m’a fait mal, ca m’a fait mal car à ce moment là elle souffrait clairement plus que moi. Peut etre que sur le papier ma situation pouvait paraitre plus difficile ou desesperee mais je t’assure qu’elle etait bien plus touchee que moi à ce moment là.
        Et la je lui ai dis le truc de la jambe cassee et de la cheville et elle s’est mise a pleurer en me disant que j avais raison et en me remerciant.
        J’ai eu le sentiment de l’avoir libéré en lui faisant comprendre que oui elle avait le droit d etre triste, malheureuse et mal, c’etait son droit et ce droit l’aiderait à s’en sortir.
        Je n’oublierais jamais cette journée là, ca me permet de relativiser parfois.
        Mais je comprends à quel point il doit etre difficile et parfois frustrant d’entendre des gens se plaindre de « petites » choses quand on est soi meme face à de gros soucis.
        Et comme tu le disais: certains ont surement connu pire que toi mais cela n’enleve rien à la souffrance que tu as du endurer toutes ces longues annees, à la légitimité de cette souffrance et à la bravoure de ton parcours.

        • Des exemples comme le tien, j’en ai plein.
          Il y a parfois une sorte de censure de la part de certains de mes amis par « respect » (ou je ne trouve pas de mot adéquat) par rapport à mon vécu.
          J’essaye de leur dire que, d’une, ce n’est pas parce que j’ai souffert que les autres ne souffrent pas. De deux, mon vécu est derrière moi et je suis capable d’écouter les malheurs des autres, aussi insignifiants leur semblent t’ils.

          Moi aussi je me plains de trucs insignifiants d’ailleurs, et c’est très bien comme ça.

          Non, ce qui est agaçant, ce sont ceux qui te disent, en parlant de leurs « petits malheurs » qu’eux aussi souffrent et savent ce que tu ressens. Comme s’il y avait qq chose de comparable entre un rhume et un cancer quoi. Ou une déception amoureuse et un viol…
          Ca minimise clairement ce que tu vis et non seulement c’est agaçant mais c’est aussi pernicieux. On ne peut pas tout amalgamer. (il n’en reste pas moins qu’une déception amoureuse est quelque chose d’horrible à vivre et peut laisser des séquelles, là n’est pas le problème. De même qu’un rhume est somme toute une maladie très chiante!)

          • Je pense en effet que ce doit etre enervant voir insultant que d’avoir quelqu’un pretendant comprendre cE que tu ressens sans etre passer par les memes choses, les gens manquent parfois de recul, de tact et de bon sens.
            En tous cas je t’admire d’avoir pu écrire cet article, c’est courageux.

  • Ca aurait pu m’arriver… j’ai eu la chance de pouvoir me défendre… et je suis sûre qu’on aurait dit que c’était de ma faute…

    Tu n’oublieras jamais mais j’espère qu’un jour tu te sentiras vraiment bien dans tes baskets… dans ton corps… dans ta tête… C’est peut-être même déjà le cas 😉

  • Je suis contente de lire ce message plein de force.

    On sent le chemin parcouru, j’espère que cette phase de confiance en toi, durera longtemps.

    Finalement, ce que je retiens de tout ça, c’est que tu es une femme de 30 ans qui a conscience de son passé, des épreuves qu’elle a vécu, de la difficulté qu’elle a eu à les traverser, mais qui aujourd’hui veut aller plus loin, faire un pied de nez à la vie et entendre qu’elle est une belle personne malgré tout ce que ces imbéciles (c’est pour être polie sur ton blog sinon, je dirais bien un autre mot !!!) ont voulu lui laisser penser.

    Dis leur MERDE (là, je suis moins polie 😉 ), et la meilleure façon de le faire c’est d’être HEU-REU-SE.

    Sois heureuse ma jolie, tu le mérites tellement !

  • Mais ma Mite, comme tu es géniale !
    Tu es une amie formidable, un rayon de soleil . Tu es généreuse, riche et passionnante. Tu es forte (je ne parle pas de ton physique). Tu fais partie des personnes vraies qu’on a la grâce de rencontrer un jour. Merci d’être. Et merci pour ton humour. Imaginer ta tête entre rire et larmes écrivant ceci :  » Il y a 12 ans, il m’arrivait de m’assommer toute seule à force de me frapper la tête contre un mur, de rage, de désespoir (de vieillesse ennemie)(désolée). « , ça n’a pas de prix !

  • Je te dis bravo! Tu sais, si on écoute les gens, ce n’est jamais très grave… mais qui sont-ils pour juger?
    J’ai connu l’inceste, le viol, la faim, j’ai fait un AVC il y a 2 ans et demi, mais finalement, de tout cela j’ai su tirer la force nécessaire pour avancer et j’ai même écrit un livre.
    Je pense que tu es très forte et que toi aussi tu as su relever la tête, car ton vécu t’a donné toutes les ressources nécessaires pour survivre.
    Des bisous.

    • C’est sûr que tu as ton lot… Les gens ne font pas attention à ce qu’ils disent et je pense vraiment qu’il est plus facile pour eux d’envoyer ces petites phrases destructrices que de vraiment essayer de réflechir à ce qu’ils disent.
      Heureusement tout le monde n’est pas comme ça!

  • MERCI!
    Parce que tes mots sont les miens.
    Battue, violee, vendue, j’ai survecu et aujourd’hui enfin je vis « normalement » et mon grand bonheur est de voir mon enfant avoir l’enfance banalement heureuse dont je revais autrefois.
    Alors merci de savoir si bien ecrire et porter les mots qui sont sur mes levres et au bord de mon coeur.

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