L’enfant à l’école et les exigences des parents

Mademoiselle A est entrée au collège depuis 2 mois bientôt. Elle s’y sent bien, s’y épanouit à merveilles. Elle n’a pas vraiment de difficultés en classe mais ne fait pas partie de l’élite. C’est une bonne élève, elle a des résultats corrects, très bons dans certaines matières (en maths notamment), très médiocres dans d’autres (en anglais, elle progresse cela dit).
Une jeune fille qui se situe dans la moyenne de sa classe. Elle ne fait pas partie des brillants élèves, pas des cancres non plus.

Nous rencontrons quelques soucis parce que mon mari et moi avons une vision différente des choses. Lui voudrait qu’elle excelle partout et ses résultats bons-mais-sans-plus l’inquiètent, il se demande comment elle s’en sortira quand la difficulté va augmenter…
Moi je ne m’inquiète pas vraiment. Evidemment, ce serait plus rassurant qu’elle ait une moyenne de 18/20 dans toutes les matières avec les félicitations des profs partout. Mais Mademoiselle A n’est pas un robot et j’estime qu’on ne peut pas lui en demander trop non plus.

Au collège, elle a des amies, elle est heureuse, elle se lève avec entrain le matin, me raconte des dizaines de choses en rentrant le soir. Elle fait ses devoirs, elle oublie très rarement un cahier ou un livre, elle n’est pas une acharnée des études mais elle est suffisamment studieuse pour suivre. Même si elle a toujours quelques soucis de concentration.

A côté des cours purs et durs, elle a souhaité faire mille choses. Elle s’est inscrite à un club de maths car elle adore tout ce qui touche à la logique. Elle s’est inscrite à l’association sportive du collège afin d’apprendre à jouer du handball dans une équipe. Elle a soif d’apprendre. Mais elle ne souhaite pas forcément ardemment apprendre ce que nous, les parents, les profs, la société, voudraient qu’elle apprenne.

Elle s’est lancée à corps perdu dans la clarinette. L’an dernier, c’était la croix et la bannière pour la faire jouer. Mais cette année, la passion est revenue et elle joue, elle joue, je suis obligée de l’arrêter (parce que jouer est très fatigant et passées 20 minutes, j’ai peur qu’elle perde un poumon).
Elle joue et elle progresse. Elle n’est pas virtuose, mais elle est douée. Sa prof me dit qu’elle a quelque chose, qu’elle est vraiment faite pour cet instrument et qu’elle apprend très vite. Elle a rattrapé en quelques semaines le retard accumulé l’an dernier.

Bref, notre fille a 11 ans 1/2, elle est pleine de vie, insouciante, un peu irresponsable (elle nous fait les 400 coups un peu, je ne sais pas si je vais survivre jusqu’à ses 18 ans!), et elle est intelligente.

Mais elle n’a peut-être pas l’intelligence « standard ». Elle n’est pas merveilleusement douée pour les langues, ou plutôt, la théorie l’ennuie. Elle a du mal à se concentrer sur ses leçons parce que c’est trop théorique. Elle n’est pas très « académique ».

Elle a une intelligence plutôt logique, musicale et physique. Elle est douée avec son corps, elle a une sensibilité musicale indéniable (même si elle est nulle en solfège, mais là aussi, elle fait des efforts pour progresser) et elle est douée en maths, parce qu’elle aime réfléchir concrètement (sans doute qu’à un moment, les maths vont la saouler quand ça deviendra super abstrait, je ne sais pas).
Elle a une grande sensibilité, elle sait écouter les autres, elle est généreuse, elle a l’intelligence du coeur, comme on dit.

Bref, je trouve qu’on met un peu trop la pression à nos enfants, à vouloir qu’ils excellent en tout à l’école et en donnant peu de crédit à ce qu’ils réussissent à côté.
Un enfant nul en classe mais hyperdoué en sport ne sera jamais valorisé, parce que ce qui compte, ce n’est pas de marquer des paniers au basket mais d’avoir des 17 dans toutes les matières souvent absconses…

C’est difficile, en tant que parent, de ne pas tomber dans ce piège. De ne pas regarder d’un mauvais oeil les mauvaises notes et d’encourager les progrès et réussites dans les autres domaines.
Peut-être parce qu’on a été formatés ainsi, avec des parents qui ne voyaient que le négatif et s’alarmait à la moindre note en dessous de la moyenne sans jamais s’extasier sur les bons résultats (c’est assez fréquent, d’après mes discussions avec mes amies) en ne valorisant QUE les résultats scolaires…

J’essaye de systématiquement me faire violence. Il est facile de paniquer quand son enfant revient avec une mauvaise note. On se projette, on pense tout de suite à l’échec scolaire, à sa vie future qui risque d’être compromise, etc…
J’essaye de relativiser. Etant étudiante encore, moi-même, ça rend la tâche assez facile. Je n’ai pas que des résultats brillants. Parfois, je me prends une bonne taule, alors même que j’ai travaillé dur. Ca arrive, c’est comme ça, on peut travailler mais n’avoir pas compris un sujet, on peut avoir manqué de temps, on peut s’être senti moins bien, on peut avoir des difficultés dans une matière sans que ce soit dramatique ou insurmontable.
J’essaye de garder ce raisonnement en tête avec ma fille, elle a parfois des notes qui m’inquiètent, mais je la rassure et je l’encourage, du moins j’essaye…

Gronder un enfant qui a eu une mauvaise note est, à mon avis, vain. Il est déjà assez malheureux comme ça (rares sont les élèves qui s’en fichent, je pense). Essayer de comprendre et ne pas dramatiser, c’est important, même si ça fait peur (enfin moi, ça me fait peur).
L’encourager et le féliciter quand il a eu une bonne note (et pas forcément que quand ça dépasse le 15!), valoriser ses bons résultats afin qu’il prenne confiance en lui. Sans pour autant le monter aux nues (ça ne sert à rien de le faire se prendre pour un dieu non plus! :-p).

Et puis surtout regarder ce qu’il fait autour et le féliciter.
Je suis vraiment admirative de tout ce que ma grande fille fait. En plus des cours, le hand, la clarinette, l’orchestre, les maths! Et en rentrant à la maison, après les devoirs, elle dessine, elle envoie des mails (elle écrit d’ailleurs de manière surprenante… Je découvre une jeune fille alors que je crois encore avoir un bébé!), elle essaye d’apprendre à jongler avec 4 balles, elle va à la bibliothèque…
Quelle énergie!

J’essaye de l’encourager là aussi, de ne pas mépriser ses efforts, même s’ils n’ont rien à voir avec les cours, même si, à priori, je crois que ça ne lui apportera rien dans la vie (après tout, comment savoir si elle ne voudra pas devenir saltimbanque et entrer dans un cirque?). Tout est utile du moment que ça lui plait! Et du moment que c’est bon pour sa santé, évidemment…

Mais mon mari, élevé « à la dure », ne voit pas toujours les choses de la même façon que moi. Il a peur qu’elle échoue, qu’elle ne fasse pas une scolarité exemplaire et soit refoulée aux écoles visées dans l’enseignement supérieur (mon mari a grandit à Saint-Cloud, ça peut être un début d’explication). On est souvent en désaccord sur ce sujet, mais j’ai plus d’arguments que lui donc je « gagne ». Mais il a toujours cette appréhension et ces petites phrases dangereuses, les « tu ferais mieux de réviser tes tables plutôt que jongler! » ou les « tu as eu une bonne note mais tu en as aussi eu une mauvaise ».
Je ne lui jette pas la pierre. Ces petites phrases m’échappent aussi parfois. Et je m’en veux. La société dans laquelle nous vivons, qui nous pousse à aller toujours plus haut, toujours plus loin, à être les plus beaux, les plus minces, les plus intelligents, les plus performants, n’aident pas vraiment les parents à relativiser…

Et je sais que Mademoiselle A aussi nous en veut, à raison, de lui dire ces petites méchancetés gratuites, alors qu’elle fonce tête baissée dans la vie avec un dynamisme qui fait tant plaisir à voir…

Ce n’est pas très facile de grandir en tant que parents et d’adopter la bonne attitude avec son enfant. On a peur de mal faire, qu’il échoue, et que ce soit de notre faute…

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30 Discussions on
“L’enfant à l’école et les exigences des parents”
  • J’ai deux enfants.

    Mon fils est maintenant en 5ème année de Médecine et il a réussi le concours de 1ère année du premier coup.

    Comment te dire?

    Les études au collège l’ont profondément ennuyé hormis les sciences et la technologie. Il a toujours été moyen voire « nul » en plein de matières et excellent en d’autres.
    Quand il est ENFIN entré à la fac de médecine, il a explosé les compteurs!!!!

    Quant à ma fille, elle est en 1ère ES. Elle travaille quand c’est nécessaire de le faire. Là elle sait que, selon l’orientation qu’elle va choisir l’année prochaine, ses notes de 1ère seront regardées, du coup elle bosse pour avoir de bons résultats.

  • En tant que prof, j’ai pu observer tous les cas de figures: les parents qui mettent la pression à des élèves déjà brillants, des parents qui se fichent totalement de la scolarité de leur enfant en grande difficulté, des parents qui laissent la bride au cou mais qui sont vigilants tout de même à ce que l’enfant n’en profite pas….
    Mademoiselle A est en début de 6ème. Le collège est une découverte, des matières nouvelles, des profs différents… pour le moment, elle est studieuse, c’est normal et tant mieux.
    Reste la mère attentive, sans lui mettre la pression, mais je me permets un conseil: TOUS les enfants,,même les plus brillants (moi y compris) vont, à un moment donné, cesser de travailler ou du moins, travailler moins sérieusement.
    Pour certains, cela commence en 5ème. Dans la majorité des cas, c’est en 4ème. Déjà trois ans de scolarité plus la crise d’adolescence font que l’enfant va se désintéresser de son travail d’élève. C’est normal, et c’est là qu’il faut être vigilant pour recadrer l’enfant. Trop de parents ignorent que l’avenir étudiant de l’enfant se joue à ce moment-là.
    j’ai vu des collégiens moyens, avec des capacités, qui ont totalement baissé les bras parce que personne ne leur a insufflé la motivation de s’y remettre. Ces élèves qui auraient pu aller en Lycée, se sont retrouvés à terminer leur scolarité à 15 ans.
    Mademoiselle A n’est pas du tout dans ce cas de figure-là, mais ton mari a, d’un côté, raison de mettre une petite pression… cela laisse moins de place aux dérapages incontrôlés….

    • Merci beaucoup pour ce témoignage!
      J’ignorais totalement cette « baisse de travail » dont tu parles!

      Je pense que mon mari et moi, nous nous complétons dans un sens…
      J’aimerais bien qu’il lui mette moins la pression, il aimerait que je sois plus solidaire…
      Au final c’est peut-être « bien » d’avoir un parent pour raisonner l’autre, dans les deux sens!

      C’est vrai que la scolarité fait peur, l’avenir de nos enfants se joue de plus en plus tôt j’ai l’impression (ou peut-être est-ce une vie de mon esprit de maman paniquée)

  • Moi, j’ai un garçon et quand i rentre avec une mauvaise note, je t’assure qu’il s’en tape le cul par terre…
    C’est un bon élève qui fait le strict minimum pour ne pas se faire prendre la tete à la maison, le collège est je crois la pire partie de notre système scolaire! Ennuyeuse à souhait 😉

    Allez courage è

    • J’ai détesté aussi le collège… Le primaire c’est sympa, le lycée on fait des trucs à peu près concrets (même si bon, moi j’y suis pas allée des masses… :p )
      Mais le collège… La période ingrate à tous les niveaux!

  • Je comprends certaines de tes craintes et réactions. Mes filles sont encore toutes minus mais je me demande d »ja comment je vais réagir lorsqu’elles seront au collège.

    Et surtout comment réagir DE LA MEME FACON avec elles deux.

    Ma soeur n’avait pas les memes facilités que moi à l’école, lorsqu’elle ramenait un 12/20, c’était la HOOOLLLAAA générale bravo bravo etc, et moi, lorsque je ramenais un 12/20, c’était des réflexions: « Que 12? » …. « Et bien, tu te relâches », et si je ramenais un 18/20 je n’avais jamais le droit a autant de bravos!

    Que l’on soit plus ou moins investie à l’école, entendre des encouragements c’est très gratifiant! 🙂

    • Oui c’est clair! On a tendance à focaliser sur les mauvaises notes parce que ça nous fait peur. Je crois au contraire qu’il faut valoriser les bonnes!
      Pour le fait de traiter tous les enfants pareil, je crois que c’est impossible… Nos enfants sont différents (comme ta soeur et toi), ça parait assez normal que les réactions soient différentes. Même si je comprends que ce soit blessant et que ça semble injuste.

      Je suis très différente, beaucoup plus cool, avec MC qu’avec sa grande soeur au même âge. L’avantage c’est qu’avec 9 ans d’écart, Mlle A ne s’en rend pas compte et ne doit pas en souffrir. 🙂

    • Jusqu’à cette année, j’arrivais à me détacher…
      Je crois que ma propre expérience du collège joue beaucoup dans ma façon d’appréhender la sienne…
      Mais tu as raison, il faut leur faire confiance, c’est essentiel!

  • J’étais comme ta fille une élève moyenne avec des matières fortes et des matières que je n’aimais pas du tout (genre histoire géo).
    J’ai tournée tout le collège à 14-15 de moyenne générale. Au lycée j’ai un peu chuté avec un petit 11.
    J’ai passé un bac S que j’ai eu du 1er coup (sans mention mais on s’en fiche, à quoi ça sert la mention). Je suis entrée en IUT de Chimie où je me suis éclatée et comme en IUT je me suis trouvée seconde de promo, j’ai pu intégrer une école d’ingénieur en chimie.
    Maintenant je bosse dans l’environnement pour l’administration, j’ai un boulot qui me plait, un salaire très honorable et j’ai pu m’acheter une jolie maison avec jardin pour y élever mes enfants.
    C’est sur que si j’avais eu de meilleures notes ma vie aurait peut-être était différente mais cette vie là est parfaite et mes parents sont très fiers de moi 😉

  • L’expérience m’ a prouvé maintes et maintes fois que ce n’étaient pas les élèves les plus studieux et excellents qui s’épanouissaient le plus dans leur vie professionnelle (ni même privée d’ailleurs). CQFD. Laissons-les vivre et faire ce qui leur plaît à volonté. Quant à ce qu’ils n’aiment pas, juste la moyenne, ou le minimum syndical sera suffisant.

  • Moi aussi je suis prof et je suis désespérée quand je rend un 12 à une élève en grande difficulté (et que je la félicite parce qu’un 12 pour elle – je sais, ça parait moche mais c’est vrai, il faut voir en fonction des capacités – c’est énorme) et qu’elle se met à pleurer parce que ses parents exigent « 15 partout ».

    Ma mère me disait toujours « Si tu fais ce que tu peux, tu fais ce que tu dois » et je pense que c’est ce qu’il faut retenir. J’engueule des élèves qui ont 14 parce que je vois qu’ils n’ont rien foutu et je félicite les élèves en difficulté qui ont 10.

    Et en tant que prof principale, je félicite et valorise quelle que soit la matière. Un élève qui est excellent en Arts Plastiques alors qu’il a des difficultés dans les matières plus « scolaires », c’est génial ! Ca lui ouvre pleins de possibilités. Dans mon établissement, il y a beaucoup d’ateliers artistiques ou sportifs donc c’est l’occasion également de valoriser les élèves en difficulté. D’une manière générale, on valorise toutes les bonnes volontés.

    Donc je pense que c’est l’essentiel. Si Mlle A fait de son mieux globalement (c’est normal qu’il y ait des matières qui l’intéressent moins, on a tous été pareil), c’est l’essentiel !

    • Euh, un élève qui a 14 n’a peut-être pas besoin d’avoir plus, si?
      Enfin, je sais pas, si tu as 14 sans rien faire ça te laisse de quoi te concentrer sur d’autres trucs, voire même de t’amuser… Non?

      • Oui et non …
        Par expérience, avoir des bonnes notes sans forcer ne donne pas l’habitude de travailler et malgré les facilités, un jour ou l’autre, on est confronté à cette nécessité, tant à l’école que dans le monde du travail.
        Il me semble important aussi que quand on fait les choses, on les fait bien.
        Venant d’une famille de profs (même si je n’ai pas suivi la tradition familiale), je comprends parfaitement la frustration que peut avoir un enseignant qui sent que l’élève a compris mais qu’il ne fait pas l’effort. C’est aussi un peu une forme de mépris pour le prof.
        Après, oui, l’extra-scolaire est important aussi et on y trouve l’épanouissement qui manque souvent au collège.
        mais je suis sûre que ta Miss A va trouver sa voie. Le fait qu’elle ait déjà des préférences c’est super parce que ça la guidera dans ses choix derrière. Après, de bonnes notes partout, ça laisse plus de choix ensuite …
        Bizzzz et bonne continuation
        E

  • J’aime beaucoup ton article, et je suis plus comme toi que comme ton mari, cependant mes filles sont encore très jeunes.
    Mais je sais une chose: c’est que les grandes études ne sont pas gages de bonheur dans la vie, tout comme un haut Q.I (et c’est même le contraire en général dans ce cas).
    Qui plus est, tout ce que tu décris est très français, aux Etats-Unis c’est l’inverse de ce que tu dis: être un bon athlète prime de loin sur tout le reste.
    Cela dépend donc d’où vit, de comment on vit, de comment on voit la vie, de comment la société nous influence aussi.
    Je ne veux pas que mes filles fassent de grandes écoles, sauf si ça les rend vraiment heureuses, si elles sont heureuses au cirque franchement ça m’ira tout aussi bien, je serais fière du bonheur de ma fille pas de sa situation professionnelle, c’est bien beau d’être cadre si c’est pour être terne, triste et malheureux (bien entendu, et heureusement tous les cadres ne le sont pas hein).
    Bref, les gens courent après les diplômes, je trouve que le bonheur est bien plus difficile à obtenir que des diplômes, mais ça les gens l’oublient souvent.

  • j’aime cet article car il me parle beaucoup…je trouve que ta fille s’en sort bien: ne dit on pas qu’il vaut mieux une tête bien faite qu’une tête bien pleine… et c’est totalement vrai, il a tellement de façon de s’épanouir dans la vie: l’art, la musique, les apprentissages scolaires ou par soit même .
    j’aime expliquer aux enfants plein de choses, leur laisser faire leurs expériences, chercher une info sur internet quand ils me le demandent, c’est chouette !
    Par contre je suis aussi étonnée de l’enseignement de nos jours (je ne peux faire une généralité car cela concerne l’école ou mes enfants sont). Cette année mon dernier a fait son entrée en maternelle et déjà vendredi j’ai eu son cahier avec des symboles: bien, moyen ou mauvais (le bonhomme qui sourit, fait la moue ou fait la gueule)…bref cela je trouve que cela va mais ce que je ne comprends pas ce sont les annotations en rouge à coté avec points d’exclamation en prime…n’est ce pas mettre la pression aux parents car l’enfant ne trace pas de traits droits ou ne sait pas relier deux points ?? mon fils va avoir trois ans en fin d’année et je trouve ça dure d’en être là deux mois après la rentrée…pour ma part je n’en fais pas cas (même si cela me choque) car j’ai déjà eu deux enfants qui sont passés par là et sans cahier en petite section (j’étais avant dans une autre école)….je trouve que cela ne valorise pas l’enfant dans ces compétences, chacun allant à son rythme.

      • je suis assez d’accord. Autant il faut expliquer à l’enfant ce qu’il fait bien ou mal, autant ces évaluations sont parfois un peu dures. Perso, V (qui est chez les gradns cette année) s’en contrefichait chez les petits, où d’ailleurs les visages n’étaient pas systématiques.
        En moyenne section, tout roulait, mais cette année, la maîtresse insiste pour qu’il s’applique et du coup, il prend beaucoup de points orange alors que l’exercice est juste. Il a très mal vécu cela et ça a beaucoup compliqué ses relations avec la maîtresse.
        Depuis 3 semaines, les choses se sont apaisées, la maîtresse appréhende mieux le fonctionnement de V et s’y adapte… et ça, je trouve que c’est génial.
        Après, le système scolaire français est basé sur les notes, donc il faut bien qu’ils commencent à s’y habituer, mais en grande section ça pourrait suffire…
        Rentrée en sept 2013 pour MC ? Ptite Lu aurait pu rentrer en novembre, mais elle n’est pas propre, n’ets pa demandeuse, et se serait retrouvée dans une classe triple niveau (toute petite section, petite section et grande section) !! Alors, elle rentrera l’année prochaine et sera une des grande de sa classe (ce ne sera pas plus mal, elle est vraiment miniature !!).
        Bizzzz
        E

        • Yes, rentrée en septembre prochain… Pour le coup, elle aurait pu rentrer cette année car on dirait qu’elle a plus de 3 ans, niveau taille…
          Mais comme Lulu, elle n’est pas propre et ne semble pas très intéressée. Et puis franchement, je trouve qu’ils ont le temps avant d’entrer à l’école… Il vont y passer une 20aine d’années, autant qu’ils n’en fassent pas une de plus! :p

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