Et tout s’organise…

Tous les matins, c’est la course. Se lever pour être en cours à 8h, ou se lever pour emmener MissCouette à la crèche à 9h. S’habiller, prendre sa douche, avaler un truc vite fait, changer une couche, sortir des vêtements propres, faire un bisou à la grande qui part au collège, le tout, dans le désordre…
Je n’ai pas un emploi du temps très difficile, mais passer de « je fais ce que je veux, si j’ai envie de larver avec ma fille, je peux » à « Il faut être à l’heure, vite vite vite », forcément, ça déstabilise…

Mais petit à petit, l’organisation prend forme. Je n’ai manqué aucun cours, je ne suis pas encore arrivée en retard une seule fois, MissCouette arrive à la crèche toujours nourrie, propre et à peu près bien coiffée. Et je trouve qu’on gère de plus en plus!

Rien de tout cela ne serait possible sans Mister Mii, très présent, prêt à m’épauler, prendre le relai, poser des RTT pour me rendre la vie plus facile (d’ailleurs, il ferait un excellent père au foyer, quand il prend des RTT, il nous fait des crêpes!!). La confiance qu’il a en moi et ma réussite, c’est un grand soutien pour moi!

Les choses prennent donc peu à peu, non sans difficultés, leur cours.
J’ai bien conscience que je ne suis pas une as de l’organisation, que je ne déborde plus vraiment d’énergie comme par le passé, que je suis un peu rouillée et qu’il faut huiler la machine pour qu’elle se remette en marche peu à peu.

Mais pour ma 3° semaine de cours, je suis plutôt contente de l’avancée.
Des détails un peu idiots me font dire que ça va, je vais gérer… Le linge repassé au fur et à mesure, le bac à linge sale qui ne déborde plus, l’appart rangé (autant qu’il peut l’être avec une mini tornade), les papiers à jour, mon inscription à l’examen presque finalisée, mes cours fichés et à jour…

Ce n’est pas assez, bien entendu, mais c’est un bon début.

J’ai commencé à regarder les cours « stables » des autres cursus pour en trouver en rapport avec ma préparation. Dès le semestre prochain, j’assisterai aux cours magistraux des autres : en DIP, notamment, ainsi qu’en contentieux communautaire. Je n’ai pas encore trouvé de cours de droits des obligations et encore moins de procédure civile. Et je vais chercher de quoi m’améliorer en langue aussi…
En plus des cours de l’IEJ, qui seront prioritaires évidemment.
Je pense que ça me fera des points de repères, des cours à heures stables, qui reviennent toutes les semaines. LEs cours de l’IEJ sont versatiles, imprévisibles et sautent ou s’ajoutent au dernier moment, c’est assez déstabilisant. Pour moi qui ai besoin d’une petite routine, avoir des points d’ancrage temporels, ça ne peut être que bénéfique.

Dans un mois, j’ai mes premiers examens blancs. J’ai décidé de me contenter de réviser les cours que nous avons déjà eu… Je sais que ça ne sera pas suffisant, mais la masse des cours intégraux me panique totalement… J’ai donc décidé de procéder par étape pour ne pas friser la grosse crise d’angoisse… A priori les profs vont faire porter leurs sujets sur ce que nous aurons déjà vu donc le calcul n’est pas totalement idiot…

Je vais aussi tenter de m’incruster aux TD’s des autres cursus. Je regrette un peu de ne pas m’être réinscrite en M1 Droit, pour avoir ainsi accès, de droit, à tous les cours… Mais bon, si je tombe sur des chargés de TD sympas et des groupes pas trop remplis, ça devrait aller!

Ma vie n’est pas tout à fait passionnante à raconter, mais elle l’est à vivre. Pour moi, retourner sur les bancs de la fac, raviver des connaissances, apprendre, avoir un objectif, et devoir mener tout ça en plus de ma vie de famille habituelle, c’est vraiment très agréable. Quand je pars le matin, même sous la pluie, je souris parce que je suis heureuse, parce que j’ai conscience de ma chance (celle que je n’ai pas eu l’an dernier : une place en crèche!). J’espère que cette conscience restera ancrée tout au long de l’année, même dans les périodes très difficiles (et je sais qu’il y en aura).

Je ne suis pas la seule dans cette situation d’ailleurs, à la fac, les mamans ou futures mamans ne sont pas des exceptions. Les étudiants un peu plus âgés que les autres, qui viennent chercher le graal « CAPA » pour parfaire leur situation professionnel, ou ceux qui, comme moi, veulent simplement atteindre leur rêve.

Bref, désolée pour ces pavés un peu nombriliste, mais je pense que je serai contente de me relire dans quelques mois et, si j’oublie pourquoi je fais tout ça, peut-être que ce genre de billet me le rappellera!

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