Non, je ne suis pas courageuse!

Sans titre 1Quand j’évoque mon parcours, mes choix, depuis que Mouflette est née, j’ai systématiquement droit à un « Haaannn, t’es courageuse!! » (bon j’ai aussi eu droit à des phrases bien moins sympa mais j’essaye de ne pas les retenir). Ca fait très plaisir, je ne vais pas mentir. Mais ça me gêne toujours un peu parce que je ne pense pas que ce soit vrai. Je ne pense pas être courageuse du tout.

Quand j’ai eu Mouflette, j’avais quoi comme choix? Essayer de trouver un boulot, sans même le bac, et passer ma vie derrière une caisse ou à faire du ménage (notez que ces professions sont tout à fait honorables, mais je doute qu’elles soient souvent exercées par choix); ou vivre des allocs quelques années, et ensuite du RMI (on me l’a gentiment suggéré), ou reprendre mes études là où je les avais laissée.

J’ai fait le troisième choix comme tout le monde le sait. J’en ai retiré une certaine fierté parce que j’ai eu mon bac, puis mon deug. Si j’avais échoué, je pense que je n’aurais eu cesse de m’auto-flageller. Déjà, même en ayant réussi, j’ai toujours trouvé que j’étais une sorte de parasite de la société, préférant mener des études plutôt que travailler… Vivant d’une bourse d’études plutôt que de mon propre argent.
Cette image, aussi peu reluisante soit-elle, m’a convenu parce que je l’avais choisi. Je savais que j’aurais droit à une bourse, et je m’étais dit « après tout, si j’y ai droit, autant en profiter pour essayer d’avancer », même si dans le fond j’avais le sentiment de spoiler quelqu’un qui la méritait…

Je savais que c’était le meilleur choix pour moi et pour ma fille. Et ça ne m’a pas demandé de courage.
De la détermination, de la motivation, oui. Mais je crois que chacun a ces qualités en lui pour faire ce qu’il lui plait. Ca ne demande aucun courage…
J’ai fais des choix raisonnés, en connaissance de cause, je suis toujours convaincue d’avoir fait les meilleurs en fonction de nos besoins, mais je n’ai pas eu besoin de courage pour ça.

Pour moi le courage c’est quelque chose d’héroïque, c’est prendre des risques, foncer malgré les difficultés et malgré les risques d’échec. C’est surtout changer radicalement sa vie, au risque de tout perdre…
Ma reprise d’études n’a rien à voir avec cela.

Enfin bref, reprendre mes études alors que j’étais au point zéro, ça n’était que saisir une opportunité. Je n’avais rien à faire, je n’avais rien à perdre, si je tentais le coup, bah, soit je ratais et je me retrouvais au même point, soit j’y arrivais et hop, j’avançais un petit peu!

Par contre on ne peut pas me retirer ma persévérance et ma détermination… J’ai passé 4 fois mon master avant de l’obtenir. Chaque année, j’ai eu un semestre seulement. Et malgré les échecs successifs, je n’ai pas baissé les bras. Ces échecs ont très clairement ébranlé mon estime de moi (qui n’était déjà pas au top), mais j’ai continué. Je pense qu’après un 2° échec, la raison aurait voulu que j’arrête, mais ma force, c’est que je n’ai aucun amour-propre, et j’ai donc persévéré.
La seule chose dont je peux être fière c’est de m’être accrochée à ce diplôme comme une huître à son rocher.
Je n’ai nullement fait preuve d’intelligence (loin s’en faut), encore moins de courage, juste d’une obstination qui confine à l’acharnement.

Je garde de ces 4 années un profond dégoût de moi-même et une grande honte. La preuve que je suis stupide, j’ai finalement réussi à l’avoir. D’ailleurs j’en ai tellement honte que quand j’en parle, je mens. J’explique ce « trou » dans mes études par un très mauvais état de santé. Bon dans l’absolu ce n’est pas vraiment un mensonge parce que j’ai effectivement fait une dépression très longue et extrêmement sévère (suite à ma plainte et à ses conséquences. C’est aussi à ce moment là que j’ai pris une grande partie de mon surpoids). Mais j’ai quand perdu 3 ans bêtement. Et puis si j’étais intelligente je l’aurais eu du premier coup, dépression ou pas.

Enfin, toujours est-il que cette opiniâtreté dont je fais preuve m’est utile. Sans ce Master, je ne pourrais pas aujourd’hui tenter ma chance pour le CRFPA. Donc au final, je me remercie d’avoir persévéré. Même s’il n’y a pas de quoi en être fier, même si ça reste une blessure pour moi, cette succession d’échecs cuisants. Cela m’a tout de même permis d’avancer, ce qui, concrètement, est plutôt une bonne chose.
Et puis pendant ce temps, je me suis mariée, j’ai mené un morceau de procédure (enfin, pas tout à fait moi toute seule), j’ai travaillé un peu aussi, même si c’est une expérience qui ne me servira à rien sur le papier et j’ai mené une grossesse à son terme (MissCouette est née le lendemain de mes résultats de Master. J’ai perdu les eaux quelque chose comme 3h après avoir eu connaissance de la validation de mon diplôme!)
Donc dans l’absolu ce n’est pas totalement du temps perdu…

Bref, du coup, aujourd’hui, mon inscription à l’examen d’entrée à l’école des avocats, ça n’est pas vraiment une reprise d’études mais plutôt quelque chose d’inscrit dans mon (très long) parcours pour atteindre mon but : devenir avocat. Et donc ça ne me demande pas vraiment de courage puisque c’est juste mon chemin…
C’est un peu comme dire à quelqu’un qui a mis 4h pour aller chercher le pain là où il faut 10 minutes à tous les autres « Wahou, t’es trop courageux d’avoir été chercher le pain! ». Y’a une certaine détermination « je me suis arrêté 23 minutes toutes les 59 secondes*, mais j’ai tenu le coup, je ne me suis pas détourné de mon objectif boulanger! », mais du courage, bof bof… (*J’ai calculé…)

Alors sans doute que si j’atteins mon but, cette année, ou l’année prochaine, ou celle d’encore après (parce que oui, j’ai droit à 3 essais, et je compte bien tous les utiliser en cas d’échec, c’est aussi ça l’acharnement!), dans 15 ans, quand j’irais plaider dans les tribunaux, je ne me souviendrai peut-être plus de mon parcours laborieux et un peu minable pour en arriver là. Peut-être que ça ne fera pas une énorme différence, à 45 ans, d’avoir 10 ou 20 ans de métier derrière soi… En fait je compte là dessus!
J’ai grosso modo 6 ans de retard par rapport à la moyenne d’âge d’accession à la profession, 6 ans à 30 ans, quand on est encore étudiant, c’est beaucoup… Mais 6 ans quand on en a 50, une vie bien remplie, qu’on a atteint ses objectifs et que l’on fait un métier qui nous plait, ça n’est peut-être pas grand chose?

Donc voilà, je pourrais me morfondre sur mon retard, sur ma nullité, sur ma bêtise (et rassurez vous, je le fais assez régulièrement), mais je préfère avancer (enfin, en fait je préfère faire les deux), lentement, à mon rythme d’escargot neurasthénique, parce qu’en fin de compte, bah je ne sais faire que ça…
Et parce que je sais qu’en ne lâchant pas l’affaire, je m’offre une vie meilleure, la possibilité d’acquérir un peu de confiance un jour, l’opportunité de peut-être toucher mon rêve bientôt. Et aussi j’offre un exemple à mes filles… Je ne suis pas la mère ni la femme idéale, loin de là, elles se diront sûrement que leur mère est une sacrée crétine, mais elles sauront, en me voyant avancer, que même si on est con, même si ça prend plus de temps que pour les autres parce qu’on est franchement pas fûfûte, on peut quand même y arriver, ou au moins arriver plus haut que ce qu’on espérait… Moi je trouve ça tout plein d’espoir!

Je me suis un peu éloignée de mon sujet qui était de prouver que non, je ne suis pas plus courageuse qu’une autre, que j’adore les compliments, mais là j’ai l’impression de les avoir un peu trop provoqué en laissant croire involontairement à des trucs qui ne sont pas vrais, et je voulais rétablir la vérité…

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25 Discussions on
“Non, je ne suis pas courageuse!”
  • Ça me rappelle une conversation récente, tiens !
    En fait, dans mon cas, je te trouve courageuse parce qu’il ME faudrait du courage pour faire la même chose. C’est peut-être vrai que j’ai plus à perdre que toi (j’ai un boulot que j’aime bien, un poste qui me convient … ce n’est juste pas LE truc. En tous cas j’imagine qu’une autre voie serait une vraie passion.)
    Mais peut-être aussi que cela dépend ce qu’on appelle courage : quand tu parles de persévérance et de détermination, je trouve que ces deux qualités sont très proches du courage ! Et puis tu as pris un risque, tout de même : celui de « perdre » la somme de travail investie, si tu n’obtenais pas le diplôme.
    Au final, si au moins qu’on te trouve courageuse te fait plaisir, c’est déjà ça ! Même si toi tu appelles les qualités qui te permettent d’avancer d’un autre nom …

    • Oui c’est vrai, pour la somme de travail investi… Mais je ne me suis pas investie tous les ans (en master du moins, pour mes 3 premières années j’étais à fond et ça a bien payé), du coup je n’ai même pas vraiment perdu ça. Cette année, c’est sûr que je prends le risque de perdre ce temps, mais je me dis que ça ne sera que partie remise…

      Et ma détermination ainsi que ma persévérance se rapprochent quand même grandement de l’inconscience et de la bêtise, je trouve… Mais bon, c’est comme ceux qui passent le permis 8 fois, c’est un peu la loose, mais au final, ils l’ont et peuvent conduire, et ça ne fait aucune différence sur la route!

      En tout cas, si tu te lances un jour, tu auras toute mon admiration. Car se lancer alors qu’on a déjà une situation convenable qui nous plait bien, même si c’est pas l’extase, c’est le summum du courage je trouve! C’est un risque que je ne serais pas capable de prendre, je pense…

  • « Le terme peut aussi être employé pour exprimer l’endurance » (wiki) Je ne retiens volontairement que cela pour persister à penser que tu es courageuse. Parfois, on a effectivement rien à perdre tout à gagner et pourtant la perspective de l’échec parait tellement insurmontable qu’on n’a pas le courage nécessaire pour se lancer.

  • Pour avoir eu ma deuxième année et mon M1 à chaque fois en 2 ans, je pense comprendre ce que tu veux dire. Quand j’ai abandonné l’idée de passer le CRFPA j’ai « compensé » ça avec la volonté d’avoir un M2 … et je l’ai fait, après avoir bossé pendant un an et réalisé en entrant dans la salle de cours que la moitié des gens avaient l’âge de mon frère (3 ans de moins voire 4) … mais dans l’autre moitié il y avait une maman de 2 petites puces en reconversion et j’ai été admirative, pas de son courage mais de sa volonté ! Pour toi je dirais la même chose … et puis Maître LMO ça le fait, non ?! Bisous

  • Tu te sous-estimes toujours 🙂
    Il y a des tas de femmes qui auraient abandonné leurs études à ta place, qui auraient cherché un petit boulot pour gagner leur vie sans forcément chercher à avoir mieux (par manque de temps aussi j’imagine car les enfants sont souvent la priorité). Toi tu as un rêve et tu fais tout pour le réaliser, c’est tout à fait honorable, il y a tellement de gens qui ne croient pas en leurs rêves ! (c’est peut-être bien ça le problème…)

  • Peut-on parler de courage quand on n’a rien à perdre ? Tu poses là une bonne question.

    Quand je pense à mon propre cas, la réponse est évidente : ben, non !
    Pourtant, quand je regarde le parcours des autres, la réponse me semble, d’un coup moins évidente. Et je ne peux m’empêcher de te trouver courageuse, parce que tu aurais pu baisser les bras, tu aurais pu te contenter d’être « juste » une maman sans rien de plus, tu aurais pu obtenir un diplôme plus facile, bref, tu aurais pu faire d’innombrables autres choix qui ne t’auraient pas mené à ce diplôme que tu voulais.

    Et faire le nécessaire, s’obstiner pour obtenir une chose qu’on désire vraiment, c’est une forme de courage, non ?

    • Ou de bêtise… :-p
      En fait, je me rends compte que je ne suis même pas très indulgente avec les autres… J’ai rencontré deux femmes à l’IEJ, une future maman et une maman, et je ne les trouve pas spécialement courageuses… L’une profite de son congé mat’ pour reprendre ses études après 5 ans de travail, ça force pourtant le respect. L’autre profite de sa grossesse et de son licenciement pour finaliser son projet pro. Elles ont mon âge, elles ont de beaux parcours, je les trouve déterminées, pleine de volonté et j’ai de l’admiration pour elle. Mais pour une raison que je ne m’explique pas, je ne les trouve pas courageuses…

  • Je t’avoue que je te comprends (encore sur ce point, décidément on est faite pour s’entendre), car « tu es courageuse » c’est un truc que j’ai beaucoup beaucoup entendu, comme affronter la douleur, la maladie tout en me battant pour trouver du travail et me maintenir à flot. Eh non, je ne pense pas l’être. J’ai juste fait un pas devant l’autre, à mon rythme, pour avancer et éviter de tomber, parce que je n’avais pas le choix. Je pense aussi que c’est ce qui t’a fait tenir, tu voyais droit devant toi et tu ne voyais comme solution qu’avancer, avancer toujours.

    Toutefois, je te trouve quand même courageuse, car vu de l’extérieur, quand on a pas été à ta place, on ne peut qu’être admiratif et tu peux tirer de la fierté de ton parcours. Il n’y a que dans l’adversité que l’on se réalise et toi tu l’as fait brillamment !

    • Merci, tu me fais rougir! 🙂

      Tu as mis le doigt sur un truc, quand on n’a pas le choix, on n’est pas courageux. Mais en fin de compte, on a toujours le choix! Toi tu as le choix de te battre ou de baisser les bras… Tu choisis de te battre, et ça force le respect! Mais c’est aussi ce qui te maintient dans la vie, dans l’action et dans une certaine mesure, dans l’espoir… C’est peut-être en ça qu’on n’a pas l’impression d’avoir le choix, parce qu’on est plutôt des combattives! 🙂

      En tout cas, je t’admire aussi!!

  • Ce n’est pas que je veuille faire ma fainéante mais Annouchka a totalement résumé ma pensée de la première à la dernière ligne.
    De connaître tout ton parcours, tes efforts, ta volonté et tes sacrifices, ça donne du courage à d’autres j’en suis certaine, d’autre dont je fais partie.

  • Un bel article! Je comprends ce que tu veux dire quand tu poses la question : peut-on parler de courage quand on a rien à perdre? Ms malgré tout ce que tu penses et démontres dans cet article, je te trouve courageuse de mener de front vie d’étudiante, vie de maman, vie de femme…tu as fait preuve de volonté, tu te donnes les moyens d’atteindre ton rêve de devenir un jour avocat, tu persévères malgré les échecs, les difficultés et pour tout ça, je te trouve malgré ce que tu en dis courageuse! Plein de réussite dans tes études et crois en toi!

  • C’est comme quand on me dit que j’ai été courageuse d’accoucher 3 fois sans péri, je ne trouve pas que j’ai été courageuse 😉 Juste que j’ai peut-être eu moins mal que certaines femmes ou que je supporte mieux la douleur 🙂
    Bref, de notre côté on ne voit pas les choses comme d’un oeil extérieur 😉

    • C’est sûr…
      Pour moi il y a une certaine part d’inconscience… Voire d’irresponsabilité (dans mon cas hein, pas le tien!).
      Après, je crois qu’on a des ressources cachées que l’on ne connait qu’une fois qu’on les a mise en oeuvre!
      Moi par exemple je suis persuadée d’être incapable d’accoucher sans péri… Mais si je suis confrontée à la situation, ben je n’aurai pas le choix et je ferai avec, et peut-être que je me rendrais compte qu’en fait je gère pas si mal la douleur et que je survis! 😉 (enfin, je préfère ne jamais y être confrontée…)

  • Arrête de dire que t’es pas fut-fut ou crétine, parce que ce n’est pas vrai. Si tu l’étais vraiment, crois-moi que tu ne serais JAMAIS arrivée à ce niveau d’études. Et si tu as 6 ans de retard par rapport aux autres, ce n’est pas par manque d’intelligence mais à cause des circonstances de la vie. Et si tu as mis 4 ans à passer ton M1, c’est parce que ta vie perso était tellement chamboulée à ce moment-là, avec des trucs vraiment pas glop qui ressurgissaient de ton passé. Et tout ça a pris le pas sur tes études. Mais crois-moi, sans intelligence, tu n’en serais pas là.
    Après, pour la notion de courage, effectivement, parfois on n’a pas le choix donc on n’a pas l’impression d’être particulièrement courageux à ce moment-là, c’est juste qu’on a la tête dans le guidon. Mais tu aurais aussi pu tout laisser tomber et vivoter avec des petits boulots, ce que tu n’as pas fait. Donc c’est peut-être une forme de courage ou d’exemple à suivre.
    Allez, ma belle, passe de très bonnes fêtes et on se voit très bientôt.

  • Je ne parlerai pas de courage mais de volonté. Crois-moi, j’ai vécu proche de gens qui avaient les capacités de voir plus loin que le bout de leur nez et qui se contentaient d’être caissière ou employé d’usine, en se plaignant inlassablement. Je n’ai eu de cesse de m’excuser auprès d’eux de bosser en banque car l’usine c’était plus près et ces personnes ne comprenaient pas que je retire une satisfaction de faire un métier plutôt qu’un autre. Et puis, ne pas avoir bossé à l’usine, c’était être reconnue comme une feignasse parmi leur petit groupe.
    Le jour où j’ai voulu reprendre mes études, on m’a dit que je rêvais de vouloir tenter un DESS, que je n’y arriverai pas (mon mec de l’époque), de pourquoi je voulais faire des études. Sauf que j’ai eu la volonté de larguer tout ce petit monde qui ne m’apportait rien, de faire des études, de vivre à Bordeaux, Lille, Paris, de réussir à avoir mon DESS, de partir un an en Australie, de faire ma vie comme je l’entends au lieu de rester coincée dans une petit ville de Charentes.

    La VOLONTÉ !!!!

    • Tu as un parcours exemplaire! Ce n’est pas facile de s’opposer à ceux qui préfèrent l’inertie et qui te reprochent de vouloir avancer…
      Bravo!
      Et tu as raison pour la volonté. Mais dans ton cas, il y a un courage évident pour s’opposer aux autres… C’est sans doute le plus dur!

  • Je suis étonnée que tu ne trouves pas intelligente. Connais tu l’expression : « le génie ? 1% d’intelligence et 99% de travail » ? (Je cite de tête…à vérifier).
    Ben voilà…tu es géniale !

  • Coucou!!

    je viens de tomber par hasard sur ton blog… Et je me retrouve pas mal ! pour faire court : j’ai 26ans, j’ai une licence en droit et j’ai eu mon premier ptit gars en 2011, en dernière année de licence (que j’ai loupée, mais de peu hein!) j’ai finalement obtenu ma licence l’année suivante (après 5ans pour avoir un bac + 3… youhou!). malheureusement le système « crapuleux » de ma fac m’a littéralement écoeurée du système fac. J’ai tenté une formation en alternance assistante RH (passionnée par le droit social!) mais faute d’entreprise, je me suis retrouvée caissière à Mamouth (ah bah non, ça n’existe plus!) faut bien payer les factures! C’est pas le plus reluisant, mais après avoir bossé 7mois chez Ronald et fais des ménages c’est pas le pire… j’ai signé mon CDI chez eux la veille de mon test +++ annonçant mon deuxème ptit gars! il a aujourd’hui 3mois, je reprend le taff lundi prochain…
    pour autant je n’oublie pas mon objectif, je me suis donner jusqu’à mes 30ans pour rentrer enfin dans ce monde extraordinaire que sont les ressources humaines! j’ai pu suivre la formation 2 semaines (gracieusement offertes par lécole pour me permettre de trouver une entreprise) et chaque cours était pour moi une vraie joie, une passion. Et là quand je reprend je monterai un dossier pour faire un CIF en septembre prochain, en espérant que tout se déroule bien avec mes deux marmots, et avant le 3ème (héhé persiste et signe!)

    en tout cas félicitation pour ton acharnement qui a payé!

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