[Cinéma] Trance

Pour continuer dans ma folle semaine du cinéma (sans doute motivée par l’imminence du Festival de Cannes, je ne vois pas d’autre explication…), j’ai été voir Trance avec une copine . Je n’étais pas super emballée par la bande annonce, trop trash, trop « qui part dans tous les sens », mais bon, voir le dernier Danny Boyle, ça avait plus de gueule que de s’enfiler un énième navet… (4 navets sur 5 films vus, fallait le faire!).
Je ne suis pas une grande fan de Danny Boyle, il a fallu que je m’y reprenne à deux fois pour réussir à voir Trainspotting jusqu’au bout (la scène du bébé décédé a eu raison de moi la première fois). J’ai été très mal à l’aise à la sortie de Slumdog Millionaire… J’ai beaucoup aimé « Petits meurtres entre amis », et je n’ai rien vu d’autre… (Même pas « La plage, pour lequel j’ai décroché au bout de 3 minutes »)
Par contre j’ai adoré son ouverture des derniers JO!

Bref, je partais sans trop d’à priori pour ce film. Et pour ne pas me gâcher le plaisir, je n’ai lu aucune critique, cette fois encore (comme pour Mud, la conclusion serait peut-être de ne jamais lire les critiques avant, en fait…), et suis donc rentrée dans la salle sans aucun à priori extérieur.

Sans titre 2

Le pitch, en deux mots (difficile d’en dire plus sans spoiler à mort): Un jeune commissaire priseur, Simon, aide un malfrat, voleur de tableaux, Franck, à, ben, voler un tableau… Sauf que, manque de chance, Simon, voulant doubler son pote pour une obscure raison, va malheureusement se faire assomer gravement et totalement oublier où il a caché ce fichu tableau.
Donc là, Franck, après avoir un peu torturé Simon pour vérifier qu’il racontait pas des bêtises, décide de se tourner vers un hypnotisuer. Simon va choisir Elizabeth, comme thérapeute, une très belle femme, au charme magnétique et au talent inquiétant.

Le film va à 100 à l’heure. On est baladé de droite à gauche, de haut en bas, en couleurs, en rythme, dans une musique effreinée. Pour le coup, on ne peut pas dire que Boyle soit mollasson, ça va vite, très vite, presque trop vite, mais j’ai vraiment aimé me faire balader de la sorte.
Il y a de nombreux rebondissements, qui perdent un peu le spectateur, mais au final, on s’y retrouve (et je trouve ça presque dommage, le film ouvrait la possibilité d’une fin nébuleuse qui aurait rendu le film magistral, à mon sens).

Le charme du film tient avant tout à son casting parfait. Habituellement, je n’aime pas trop Vincent Cassel, que je trouve trop brutal, pas du tout dans la nuance. Ici, il fait bien son job de méchant-mais-pas-trop, il joue avec un second degré qui donne du peps au film. Les rôles de l’hypnotiseuse et du commissaire priseur (dont je n’ai pas retenu les noms des interprètes), sont tout simplement excellents. Elle est incandescente et froide à la fois, on sent dès le début un personnage totalement obscur, même si on n’imagine aucunement son implication.
Le commissaire priseur, lui, est tout mignon, et on imagine pas une seconde la cruauté et la violence qui peuvent l’habiter.

La force tient aussi, essentiellement, dans le rythme du film et l’esthétique. C’est très moderne, coloré, la lumière est angoissante tout au long du film, créant une ambiance parfaite pour ce thriller psychologique.
Les rebondissements à la pelle m’ont semblé fluides. La compréhension ne m’a été difficile que parce que je me pose toujours trop de questions, si on s’en tient au film, on comprend tout assez rapidement, je trouve. Même si le doute, pour moi, subsiste, parce que j’aime à me compliquer la vie et que je me demande encore si Simon est, oui ou non, sorti de son hypnose (je vais loin, c’est stupide, mais j’arrive pas à m’en emp^cher).

Seul hic du film, à mon sens, c’est le « film dans le film », gros flashback d’une bonne vingtaine de minutes afin d’expliquer tout ce qui s’est passé avant et qui m’a semblé tout à fait superflu et un peu chiant. Ok, sans ça, on a plus de mal à comprendre, mais laisser un voile sur un scénario n’a jamais tué un bon film, au contraire. Et puis j’aime pas qu’un magicien explique ses tours, c’est super frustrant!

Mais j’ai bien aimé la fin que j’ai trouvé rigolote.

J’ai aussi eu du mal à comprendre pourquoi la musique, si rythmée et collant parfaitement de bout en bout, au film, est soudain devenue bizarre vers la fin… Ok, la musique vaguement douce sur les scènes très violentes donnent un côté décalé, certes, mais là ça colle pas, ça m’a vachement perturbé, parce que la musique n’était pas assez décalé pour donner un vrai effet, et trop pour que ça fasse naturel…

Enfin bref, sinon, dans l’ensemble, j’ai bien aimé le film et j’ai passé un bon moment!
Je mets la note de 6/10.

 

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