Mud – Sur les rives du Mississippi

Sur les conseils de mon oncle et de ma tante, et après avoir vu plusieurs fois la bande-annonce du film au cinéma, je suis allée voir Mud. Je n’avais lu aucune critique, pas plus que le synopsis, comme au bon vieux temps, afin de rentrer dans la salle de cinéma vierge de tout à priori.

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Pour résumer l’histoire, il s’agit de deux jeunes garçons de 14 ans, dont l’amitié est très forte, qui font les 400 coups ensemble, sur les rives du Mississippi, et qui vont tomber sur un vagabond, Mud, caché sur une île non loin de chez eux.
Ils vont se lier d’amitié avec lui, bravant les dangers pour sauver cet homme peu commun.

Des histoires d’amour se lisent en filigrane, des histoires de paternité aussi…
En fait, dans ce film, l’histoire est toute simple. Le scénariste prend beaucoup de temps à dévoiler ses personnages, peu à peu. Le film parle surtout d’hommes, jeunes, vieux, dans la fleur de l’âge… Et d’amour, romantique et passionné, un peu déraisonnable aussi.

Il est facile pour moi de parler des films que je n’aime pas, ou de ceux que j’ai bien aimé, mais « sans plus ». Il est beaucoup plus difficile de parler de ceux que j’ai vraiment aimé, car mes mots ne sont jamais à la hauteur de ce que j’ai vécu.

Mud m’a transporté… Les personnages sont d’une grande richesse et extrêmement attachants. Tous. Ellis, le jeune garçon bagarreur, qui cherche ses repères un peu partout. Mud, magnifiquement interprété, homme sauvage et romantique au possible, brut, courageux, filou, droit… Tom, le vieux loup solitaire cachant un passé élitiste. Neckbone, le deuxième garçon, moins volubile, moins présent, mais qui rayonne à l’écran par sa présence joyeuse. L’oncle de Neck, étrange bonhomme. Et la jolie Juniper, bimbo paumée au regard d’une infinie tristesse.

Mud, c’est avant tout une photographie hors du commun. Des paysages fabuleux, mais aussi des lieux banals, un motel un peu glauque, une araignée quittant sa toile, un coucher de soleil sur le bayou, le tout filmé avec brio, transportant le spectateur dans une émotion un peu brutale.

J’ai adoré ce film dont je suis ressortie un peu chamboulée, très émue. Une histoire d’amitié dont la pureté est magnifique. Un de ces films dont on a pas envie de quitter l’univers, dans lequel on veut rester encore un peu, s’imprégner de la beauté des lieux, de la force des émotions…

Ce film est fait d’une manière très fluide. On découvre l’histoire, les détails sur les personnages, un peu comme on navigue sur un fleuve. Au fil de l’eau. On est plongé dans cette paisible avancée, et on est totalement absorbé.

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Une scène m’a particulièrement touchée, peut-être parce que son rythme frénétique tranche avec la douceur du reste du film, peut-être parce qu’en quelques minutes, tout est dit de l’amour quasi-paternel que porte Mud à Ellis, peut-être parce que la scène est riche en émotions, tout simplement… Quand Ellis doit être transporté d’urgence à l’hôpital, et qu’il l’est, au péril de la vie de Mud.

Bref, j’ai adoré ce film. Mon seul regret est de ne pas y avoir emmené Mouflette (Mister Mii, je n’essaye même pas, mon récit a failli l’endormir…), elle aurait adoré.

Un film très contemplatif, et surtout très émouvant. Tout y est beau, merveilleusement bien filmé. Tous les personnages sont particulièrement soignés, même les plus petits seconds rôles. On est plongé dans une Amérique « profonde » où le temps semble s’être arrêté (on sait, par un détail, que l’on est en 2011, mais on pourrait tout aussi bien être dans les année 70), un monde à la fois paisible, un peu triste, mais où s’ouvrent tous les possibles.
Sur l’affiche, Mud est vendu comme le meilleur film américain de l’année. C’est un peu tôt sachant qu’on est en mai, mais indubitablement, il fait parti des plus beaux films du genre qu’il m’ait été donné de voir.

Je mets 9/10 à ce film que je vous conseille vivement d’aller voir!

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