Le choc de la naissance d’un 2° enfant

Aujourd’hui, tout va bien. Mes filles sont mes deux trésors, mes petits soleils, je les adore et j’aime les voir évoluer, grandir, même si parfois c’est un peu flippant. Je ne passe sans doute pas équitablement du temps avec les deux, mais je n’ai pas l’impression que l’une pâtisse plus que l’autre d’un manque de présence… Je peux sortir au ciné avec l’une, aller à la biblio avec l’autre, les emmener toutes deux à la piscine… Notre vie a trouvé un équilibre, on peut chacun profiter d’un temps précieux avec les uns et les autres, ou tous ensemble.

Mais ça n’a pas toujours été le cas.
Je trouve que c’est un sujet dont on parle très peu, à l’arrivée d’un deuxième enfant. On lit des trucs sur l’arrivée d’un bébé, peu importe si c’est le premier ou le 15°, on entend parler des chamboulements dûs à la naissance d’un premier enfant, pour un couple, on lit des choses sur le rapport qui pourra exister entre les frères et soeurs, la jalousie, les difficultés…
Mais on parle rarement (ou du moins pas à ma connaissance), de ce qui se passe pour les parents, à l’arrivée d’un deuxième enfant. Alors je me suis longtemps demandé si j’étais normale ou pas, si cette période un peu floue allait passer ou si c’était définitif…
Et comme les choses ont évolué, en bien, en rassurant, je voulais livrer mon expérience de mère pour laquelle la seconde maternité a été un chamboulement difficile.

Quand je suis tombée enceinte de MissCouette, Mouflette avait plus de 8 ans. Elle était mon unique enfant depuis tout ce temps, et j’étais persuadée que jamais je ne pourrai aimer un autre enfant autant qu’elle. Jusqu’à la naissance de MissCouette, je me disais qu’entre mon bébé et Mouflette, il n’y avait pas photo, je préférais Mouflette, je préférais la sauver elle, survivre pour elle…
Et puis, MissCouette est née… Et tout ce que je croyais est partie en volée!

En 9 ans, j’avais eu le temps d’oublier l’attachement incroyable qu’une mère peut ressentir pour son nouveau-né. Une sorte d’amour quasi animal. Un peu sauvage, hyper exclusif, symbiotique, totalement monopolisant…
Je ne sais pas si ça fait ça à toutes les mères, mais moi, je suis comme ça. Quand Mouflette est née, je suis devenue une sorte d’animal sauvage, ça m’a permis de prendre très rapidement d’excellentes décisions…
Quand MissCouette est née, la même chose m’est arrivé, ce même enveloppement envahissant d’amour, ce même besoin de passer tout mon temps exclusivement avec mon bébé, ce même désir farouche de la mettre en sécurité de quiconque semblant lui vouloir le moindre mal…

Ca a été très difficile à vivre pour moi, parce que je ne savais pas (et ne sais toujours pas) si c’était normal ou pas… Je suppose que oui… Des instincts un peu primaires qui refont surface, j’imagine.
Mais, alors que Mouflette était mon unique centre d’attention, je me suis mise à presque l’ignorer… Je n’avais plus d’yeux que pour sa petite soeur, Mouflette m’agaçait, m’énervait, un peu comme toutes les autres personnes, mon mari, mes proches, tout le monde hormis mon précieux petit nouveau-né.

Je ne sais pas exactement quand cette sorte de symbiose à pris fin… Peut-être quand MissCouette est rentrée à la crèche et que j’ai pu retrouver une vie m’appartenant… Le processus a commencé avant, aux alentours de ses deux ans, je dirais…

Aujourd’hui, tout a changé. Je suis incapable de dire laquelle de mes filles j’aime le plus, je ne me pose pas la question, à vrai dire, je les aime, je les adore toutes les deux, j’aime faire certaines choses avec l’une, et d’autres avec la seconde. J’aime les prendre dans mes bras, toutes les deux. Je vais vérifier tous les soirs que l’une et l’autre dorment bien… Je ne sens plus de différence en moi. Je ne sens plus que je suis prête à mourir plus pour l’une que pour l’autre…

Alors que durant les premiers mois de MissCouette, j’étais clairement capable de mourir pour elle, avec une intensité dévorante. Alors que je n’en étais plus capable pour Mouflette, parce qu’il y avait sa petite soeur.

C’est un sentiment extrêmement culpabilisant, parce qu’on est censé aimer tous ses enfants de la même manière, on est censé pouvoir tout sacrifier pour eux d’égale manière… Et pendant près de deux ans, j’ai eu le sentiment très désagréable que ça n’était pas mon cas.

Avec le recul, je pense que c’est normal… Une naissance chamboule énormément de choses, mais surtout, un bébé, c’est hyper vulnérable, fragile… Et une mère le porte 9 mois, puis l’allaite, lui permet de vivre… Même si ça semble sexiste, ou primaire, ou je ne sais quoi, je crois qu’il y a chez la femme (ou du moins, certaines femmes – ou que moi, mais j’en doute) une partie animale, instinctive, qui lui dicte de protéger son bébé, en priorité… Quelque chose contre lequel on ne peut pas tellement lutter. Une sorte d’instinct de survie de l’espèce, qui n’a pas tellement sa place dans une société civilisée.

Peut-être que chez moi, le fait que mes filles aient 9 ans d’écart, et donc, que la grande était déjà très autonome à la naissance, capable de s’occuper d’elle-même et de ne pas se mettre en danger, a amplifié le phénomène… Peut-être que pour les parents d’enfants rapprochés, ça n’est pas pareil? Parce que le « grand » est encore très dépendant?

Bref, je voulais partager mon expérience, parce qu’avec 3 ans de recul, je sais désormais que ça n’est qu’une période, que ça passe (même si ça met du temps). J’ai pris le partie de me dire que c’était la nature, que peut-être, chez certaines femmes, c’était plus prégnant que chez d’autres, et je fais partie de celles-là… J’ai arrêté de culpabiliser, parce que j’ai retrouvé un équilibre familial, notre famille s’est mise en place et aujourd’hui, tout est beaucoup plus facile. Je n’ai plus ce sentiment de symbiose intense envers aucune de mes filles, je suis heureuse de les voir évoluer, elles se détachent de moi et je le vis très bien.

Si vous avez connu ce passage à vide, plus ou moins long, je veux bien vos témoignages, je crois que ça me rassurerait! 🙂

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81 Discussions on
“Le choc de la naissance d’un 2° enfant”
  • J’ai beaucoup aimé ce billet qui m’a vraiment parlé! Comme toi, mes enfants ont 8 ans d’écart, et j’ai ressenti la mêmùe chose à la naissance du Cromignon: tout le monde m’énnervait, la Pouillette comprise, alors qu’elle m’aidait tant avec son frère…Je culpabilise encore aujourd’hui de l’avoir tant négligée pendant la première année du Cromignon, mais c’était vraiment quasi instinctif: mon bébé avant tout.

  • Tiens… Sur le coup c’est moi qui me sens étrange.
    En fait quand Chouquette est arrivée (ce qui ne fait pas si longtemps que ça) Je me suis plutôt inquiétée concernant le fait que Ratounet puisse se sentir mis à l’écart. J’ai eu peur qu’il soit triste que je passe moins de temps avec lui et que l’attention de son père et la mienne ne soient que pour sa petite sœur.
    J’ai essayé de passer des moment seuls avec lui même si ces derniers étaient courts pour lui montrer que j’étais toujours présente pour lui et que je l’aimais encore voir même plus qu’avant.
    Par contre ce n’est pas pour autant que je n’ai pas eu l’instinct dont tu parles avec Chouquette. Le premier qui l’approche de trop près je le défonce. Et j’ai encore beaucoup de mal à la confier (même une heure à son père le temps d’aller faire une prise de sang ce fut dur).
    En même temps mon number one a tout juste 5 ans et je ne sais pas comment j’aurais vécu la naissance du 2ème s’il avait été plus vieux. Peut être comme toi.
    Je ne pense pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise façon de gérer l’arrivée du deuxième. Nous avons chacune notre façon de faire et c’est celle qui s’adapte le mieux à notre vécu et notre histoire.

    • Tu n’es pas bizarre! Je crois que chacun réagi à sa manière…
      Ce qui me turlupinait, c’est que je n’en avais jamais entendu parler, de ce phénomène tout de même assez violent. Je me suis longtemps sentie monstrueuse.
      Maintenant que c’est passé, ça va beaucoup mieux!

  • Ce que tu décris, je crois que c’est ce qu’a vécu la cousine de mon Homme : ses enfants ont à peu près le même écart que tes filles, ils ont eu beaucoup de mal à avoir leur fille et quand elle est arrivée, sa mère a crée une sorte de bulle où il n’y avait qu’elle et sa « princesse ». Son fils n’y avait pas sa place et il a d’ailleurs très mal réagi les 6 premiers mois. Cette bulle a mis beaucoup de temps à disparaître (de l’extérieur c’est l’impression que j’ai). Aujourd’hui, la petite a 7 ans et demi et on sent que le rapport de la mère avec ses enfants s’est rééquilibré : je la vois plus complice avec son fils, plus « sévère » avec sa fille, le frère et la soeur s’adorent. Quand on te lit, on sent que tu les aimes autant l’une que l’autre, d’un amour sans limite et très touchant ! Bises

  • ton billet me parle, j’ai 11 ans et demi d ecart avec mon petit frère !
    et tout ne s est pas bien passé à sa naissance, il a eu des petits soucis de santé. Du coup, tout a changé avec ma mère, alors qu’on avait une relation fusionnelle.
    Cela s’est finalement arrangé, mais je me souviens d’une période où elle s’énervait après moi pour tout, ne supportait plus rien….

  • Ben moi c’est le contraire, mais ils ont 2 ans d’écart. Je « préférais » la grande, j’avais toujours peur qu’elle souffre de l’arrivée de son frère et je l’ai clairement « privilégiée »… Il m’ fallu environ un an pour aimer son frère autant qu’elle. Le truc rigolo c’est qu’elle est très fusionnelle, collée à maman, timide et lui, que j’ai moins couvé (mais attention, il a manqué de rien ni câlin, bisous, attention quand même !) est très extraverti, enjoué, facile à vivre, bref, on dirait que ça ne l’a pas du tout embêté cette histoire 😉

  • Ce n’est pas mon expérience car je n’ai qu’un enfant de 8 mois mais celle de mon amie.
    Elle vient d’accoucher d’une petite fille et son fils est un grand de 5 ans cet été. Elle a toujours été hyper patiente avec lui, à l’écoute malgré son tempérament plus que sportif! C’est un enfant qui a du mal à canaliser son énergie, il fait souvent des crises. Mais jamais avant l’arrivée de sa seconde, elle ne lui a dit des choses comme:  » Tu me pourris la vie » . Que s’est-il passé? La même chose que pour toi! Je ne juge pas, ce qu’elle dit, ce qu’elle fait, je l’ai vue à l’oeuvre c’est une super maman mais elle craque avec son grand. Elle l’aime lais c’est dur en ce moment, il est encore plus dur qu’avant, il teste sa mère et fait parfois exprès de faire mal à sa soeur.

  • Comme les choses se sont passées bizarrement a la naissance de Jajaja, je ne sais pas trop quelles ont été mes impressions. Je n’ai pas pu voir l’empereur pendant 1 semaine a la maternité a cause d’une épidémie de rougeole tandis que Jajaja partait dans la vie avec un méchant germe. Je crois que tout ça n’a pas exacerber mes sentiments, ni pour l’un, ni pour l’autre.
    Je te redirais çà a l’arrivée du 3 eme

  • Je ne pourrais pas te rassurer puisque je n’ai moi-même qu’un seul enfant, et que ce dont tu parles est en fait ma terreur. Je te remercie de l’évoquer, parce qu’effectivement on lit souvent des choses « parfaites » sur internet, avec des parents dont le coeur grandit à chaque enfant. Comme nous l’avons déjà évoqué ensemble sur twitter – ou @mmembis, c’est oim – on investit énormément dans nos enfants, des espoirs, des frayeurs… et je me dis parfois qu’un deuxième (soyons honnête, UNE deuxième parce que je voudrais une fille à nouveau) serait un risque de voir l’amour et l’attention donnés à la première amoindris.
    Merci donc pour ce billet qui encore une fois traduit ton honnêteté… et beaucoup d’inquiétudes de mamans!

    • Bonjour, je vous réponds en tant que fille unique… j’ai souffert d’un trop plein d’attention de mes parents! Je ne parle pas d’amour mais d’attention. Mon conjoint pareil, on pense tous les deux qu’etre Le centre du monde pour ses parents ne prépare pas forcément bien à la vie en société! Du coup nous avons deux enfants.. le deuxième a 6 mois, période difficile d’adaptation d’ou Ma lecture de cet article!

  • Quel bonheur ton blog !!
    Ce que tu dis me « parle » tellement !!
    J’ai ressenti exactement la même chose à la naissance de mon fils, sa soeur avait 4 ans 1/2 et était très débrouillarde mais pour le coup, avec du recul, j’ai eu l’impression de la mettre de côté complètement !! Elle que j’adorais plus que tout, je ne la supportais plus…. 🙁
    Les choses se sont équilibrées, avec le temps, surtout le fait que le petit dernier a grandi…
    Mais je pense que ça a dû être très difficile à vivre pour elle et qu’elle me l’a longtemps fait payer (consciemment ou non !)
    Maintenant (ils ont 13 et 9 ans) ils s’entendent à merveille, nos relations sont différentes car pas le même sexe, pas le même age mais je suis dingue des deux, différemment mais pas plus de l’un que de l’autre !!

  • Moi je me déteste par moment (et même très souvent) de « délaisser » autant la première depuis maintenant 2 ans que la deuxième est là 🙁
    Mais c’est plus fort que moi, et je me dit que la deuxième ne m’aura jamais pour elle toute seule contrairement à la première qui m’a eu pour elle toute seule pendant 7ans !!
    C’est dur tous ces sentiments partagés ..

    • Je suis persuadée que l’écart d’âge y est pour quelque chose, en effet je pense que si le premier est plus dépendant, inconsciemment on tombe moins dans ce « passage à vide »
      En tout cas laisse moi te dire une dernière fois que ton billet me touche et me déstabilise énormément et me rassure en même temps de ne pas être la seule ….

      • Moi aussi ça me rassure de ne pas être seule! 🙂
        Ca a été très violent pour moi aussi, et je te dis, ça a duré jusqu’à l’entrée à la crèche de MC, elle avait plus de deux ans.
        Aujourd’hui ça va mieux, même si j’ai toujours tendance à être plus protectrice avec elle, vu qu’elle est plus petite et me semble plus « fragile » émotionnellement…
        Ca n’a pas été facile à gérer pour Mouflette qui me l’a fait payer, quand même!

  • C’est exactement ce que j’ai ressenti à la naissance de ma Crevette. Le grand n’avait que 4 ans, et était déjà plus ou moins autonome. Quand sa petite soeur est née, j’ai replongé dans cet instinct animal que j’avais oublié. Aujourd’hui, elle a 16 mois et je sens que je commence à sortir de cette étape. mais comme tu l’as si bien dit, c’est très culpabilisant. J’avais honte d’aimer plus ma fille que mon fils, mais je pense que c’est normal, c’est une sorte d’instinct primaire qui est en nous et qui fait que l’on s’attache incroyablement à son nouveau-né.

  • Comme tes filles, mon fils et ma fille ont 9 ans d’écart.
    Quand Pierre est né, j’ai tout de suite été très fusionelle avec lui, comme toi j’étais persuadée que jamais plus je n’aimerais un autre enfant comme lui.. Et Louise est arrivée et m’a retourné le coeur.

    Etrangement, je n’ai pas eu ton passage à vide, mais ici la situation est differente, le papa pour le boulot est parti depuis février, nous sommes donc tous les 3 et nous sommes fusionels ensemble Pierre, Louise et moi.

    Depuis que Louise et né, Pierre m’aide bcp (il est aussi chiant hein) et veut faire plein de trucs tout seul, du coup je me retrouve seule avec ma fille et quand il rentre, il est tout tourné pour sa soeur, je n’existe plus… jusqu’à ce qu’elle soit couchée et alors là, il redevient mon bébé qui réclame des calins et des bisous…

    Tu es complètement normale ne t’inquiete pas!!

  • Enfin, quelqu’un qui en parle, ça me fait du bien!
    Merci!
    Moi aussi, c’est le contraire.
    La naissance de la 1ère: un bouleversement, une fusion, une passion.
    La naissance de la 2ème: dans la douceur avec peur que la 1ère n’accepte pas la 2ème.
    Je me suis sentie coupable plusieurs mois après la naissance de ma deuz car je ne l’aime pas pareil. la 1ère, elle me ressemble, elle est relou, j’ai envie de tout partager avec elle et je me retiens. La 2ème, sans doute parce qu’elle trop petite, ça met plus de temps, c’est encore un bébé, je ne cours pas comme une dératée pour la retrouver le soir, comme je le faisais avec la1ère. Elle est pourtant très douce, un peu avance pour tout, ne pose pas de pb.

    Récemment alors que j’en parlais à un collègue, lui me dit que c’est l’inverse, plus comme toi et qu’il explique ça par le fait que lui est un cadet et s’est senti plus en phase avec son cadet alors que je suis une ainée…à voir

  • Je n’ai pas eu du tout les mêmes émotions que toi à la naissance de mes deuxième et troisième enfants, mais l’écart d’âge était bien moindre, puisqu’entre mon 1er et mon 3eme, il n’y a que 3, 5 ans d’écart !
    Je pense que ça joue pour beaucoup. quand ma deuxième est née, mon fils n’avait pas deux ans, c’était encore un bébé lui aussi… alors j’étais encore dans cette relation fusionnelle, et m’a fille est entrée dans la « bulle », tout simplement.
    Et j’étais reconnaissante à mon fils d’avoir fait de moi, si pataude avec lui bébé, une maman plus sereine et plus compétente pour mon deuxième bébé…
    Quand le troisième est arrivée, la bulle était encore là… il y est entré aussi..
    Puis ce fut le tourbillon !!!

  • Merci pour ce partage et ces temoignages. Nous nous projetons dans l’arrivée d’un n°2 et ce genre que questionnement me prends un peu la tête: peur de delaisser n°1 et en même temps de ne pas avoir assez de temps pour n°2… Ca fait du bien de vous lire toutes

  • C’est ce que je vis en ce moment et je culpabilise à mort. Ma 1ère a 8 ans, ma 2ème, 8 mois. J’ai aussi ce besoin viscéral de passer du temps avec mon bébé. Je n’ai pas envie de la confier à garder, je suis bien avec elle mais comme toi, j’ai l’impression d’avoir oublié que j’avais ressenti ce même amour intense pour ma 1ère . En plus, elle ne fait rien pour être agréable depuis bientôt un an et avec la fatigue, je suis moins patiente. Ce qui n’arrange rien à nos rapports et me conforte dans l’envie de passer du temps avec bébé qui lui est tout sourire. Ce n’est pas facile à gérer. Parfois, j’ai même l’impression qu’on ne s’aime plus elle et moi 🙁

    • Je connais parfaitement tout ce que vous décrivez… C’est très culpabilisant… Mais ça finit par passer… C’est une maigre consolation, mais ça peut tout de même être rassurant… Après quelques mois/années, ça passe et on retrouve la complicité d’avant.
      Plein de courage, je sais combien cette période est perturbante…

  • Coucou Aurore,
    J’arrive bien après la bataille, pour parler moi aussi du bouleversement de l’arrivée du 2e enfant… Mes filles ont 2 ans et 4 mois d’écart, elles ont actuellement 2 ans et demi et 2 mois. Et je souffre beaucoup de ne pas réussir à continuer à prouver mon amour à mon aînée… Depuis l’arrivée de sa soeur, elle est incroyablement difficile avec nous, ses parents. L’arrivée du bébé, couplée à son age, en font un petit démon qui n’obéit pas, fait bêtise sur bêtise, pique des crises… Et elle que j’aimais si fort, qui était toute ma vie, je lui crie dessus à m’en fait pêter les cordes vocales, je suis injuste, je ne lui passe rien, alors qu’elle se sent probablement délaissée, car sa petite soeur est tout le temps dans les bras.
    Avant la naissance, je n’avais qu’une peur, ne pas autant aimer ma 2e fille que la première, et maintenant, j’aime tellement mon bébé que j’ai une peur bleue de perdre l’amour de ma grande, que j’ai parfois l’impression de détester…
    Tout cela est sûrement normal, mais cela me rend malade de culpabilité…
    Je t’embrasse!

    • Je pense aussi que c’est normal. Des années après, c’est passé depuis un moment! 🙂 Et cela ne s’est pas répété pour les deux derniers, j’y étais peut-être mieux préparée.
      Plein de courage!!

  • Bonjour,

    Merci pour ce billet qui est effectivement très intéressant et qui je l’avoue m’effraye un peu aussi.
    J’attends ma deuxième fille et j’avoue que je suis inquiète de ne pas pouvoir « partager » mon amour entre mes deux filles. Elles auront également 2 ans et 4 mois d’écart et je me pose tout un tas de question. Je trouve qu’on ne profite pas de la deuxième grossesse comme de la première on est moins centrée sur son ventre et sur le petit être qui y vit. Du coup, j’ai peur que ce soit un signe que je risque de ne pas aimer la deuxième comme la première puisque j’apprécie moins la grossesse. Et à la fois j’ai super peur de délaisser ma première et je ne veux surtout pas : en fait je veux être « juste » en amour. Ce n’est pas évident du tout ….

    • Tu trouveras l’équilibre. Mon histoire est particulière même si pas singulière. On a chacun la sienne, chaque naissance est également perçue différemment. Quand ma troisième est née, j’ai eu peur de reproduire ce qui s’est passé à la naissance de la deuxième, mais cela n’a pas été le cas du tout. J’ai « témoigné » parce que cela me rassurait de ne pas être seule. Mais heureusement, toutes les naissances ne se passent pas de la même façon! 🙂

  • Quel texte bouleversant de vérité…

    je tombe sur tes mots car je m’interroge sur l’amour extrême que j’ai ressenti lorsque j’ai vu pour la première fois mon deuxième enfant « bébé chou » il y aura 2 mois demain…
    je définirai ce moment comme le plus beau de ma vie. Le plus intense.
    et pourtant… j’aime tellement mon premier enfant « bébé chat »…
    Ce que je découvre dans ton texte est tellement similaire à ce que je ressens que j’en suis bouleversée…
    je n’ai pu retenir mes larmes en te lisant…tes mots auraient pu être les miens!
    Je l’aime tant ma première chérie!!! Mais j’ai l’impression de l’avoir abandonnée lorsque je suis rentrée de la maternité avec bébé chou. Elle m’agaçait tellement; je ne me serais jamais cru capable de tel sentiments. c’est si culpabilisant…

    Merci pour ton témoignage ; il est beau et fort. Il va m’aider à ajuster mon comportment pour les jours à venir!
    Il m’aide à traverser cette période si déstabilisante.

  • Vraiment merci pour votre témoignage et le partage de votre expérience. Notre fils a 2 ans et demi, notre fille a 3 semaines et je ressens tout ce que vous décrivez. Ça me fait tellement de peine et de culpabilité d’être agacée par mon fils, de vouloir qu’il soit loin de mon bébé (alors que paradoxalement je veux qu’ils aient une super relation frère/soeur), d’avoir l’horrible sentiment de ne plus l’aimer comme avant que sa soeur naisse. Et en plus de ne pas pouvoir me confier à mon mari de peur de lui faire de la peine car lui n’a pas l’air de ressentir ça. Alors merci vraiment merci de m’aider à me sentir moins seule, « normale », et surtout de savoir que ça va passer. Que je les aimerai tous les deux intensément. Vous lire m’a fait pleurer mais m’a surtout rassurée. Je ne suis pas une maman affreuse qui déporte l’amour qu’elle ressentait pour son merveilleux premier enfant sur son merveilleux deuxième enfant. J’avais peur de déposséder mon fils de mon amour, bref c’est grand chamboulement dans mon coeur et ma tête, alors merci !

  • Bonjour et milles merciiii pour ton partage. Je vient d’accoucher de ma 2eme ma merveille. Et mon grand de 5 ans est adorable avec elle, mais moi je ne le supporte pas… Je me suis encore mise en colère apres lui et une culpabilité énorme m’envahit car je vois que c’est moi qui manque de patience et de compréhension. Mais c’est viscéral. Je suis donc partie chercher sue le net pour voir si je suis le problème ou si d’autres mamans on vécu la même chose …. Merci ça fait tellement de bien de lire et de voir que ça vas passer et en plus que nous ne sommes pas seule!!!

  • Sa me fait « du bien » de lire ton texte , je suis maman d’une petite shana 6 ans de ma première union, son père me la enlever il y as 11 mois, je me suis battu jusqu’à la naissance de maelie il y as deux mois, de ma nouvelle union, j’aimais shana d’une force inimaginable ! Son père me l’a rendu y’a deux semaines car il l’a supporte plus (soite) j’avais revue shana enceinte de 7 mois et je l’aimais et là depuis la naissance de sa sœur je ressent rien . Je pensais que cela venait de la séparation car je l’es vue 1mois et 18jours sur 11 mois .. mais ton post m’a rassurée .. j’aime maëlie très fort mais pour shana c’est plus pareil, je lui dit que je l’aime la câline mais je ressent plus le plaisir de l’avoir dans mes bras .. ça me fait mal je l’attendais tellement à un point où je réfléchissais à laisser la garde à son père au tribunal .. j’espère que les choses reviendront vite à leurs place j’agis avec shana comme un robot en essayant d’être comme avant mais je ne ressent rien je m’en veux et sa me manque

    • Bonjour Maena,
      Votre situation n’est pas facile et j’imagine combien vous en souffrez.
      N2anmoins, le fait que cela vous affecte montre que vous aimez votre fille et que vous souhaitez son bonheur.
      Je vous conseille de vous faire aider. Un soutien psychologique peut vous permettre de déculpabiliser et de recréer le lien.
      Votre histoire est traumatisante, une aide extérieure pourra vous permettre de prendre un peu de recul et de repartir sur des bases solides.
      L’amour transparait de votre message, mais également beaucoup de douleur.
      Je ne suis personne pour vous donner ces conseils, bien entendu… Je sais juste que pour ma part, une aide m’a été utile à plusieurs reprises pour surmonter les difficultés. 🙂
      Et oui, rassurez-vous, je crois néanmoins que c’est une période normale à la naissance d’un deuxième enfant.

  • Merci pour ce billet qui me permets de me sentir moins seule. Je vis actuellement exactement la même chose. C’est très dur.
    Mon 1er trésor a 5 ans et mon 2ème trésor a 4 mois. Je n’ai qu’une envie c’est de rester seule avec babychou je suis en congé parental encore pour un mois et je vis une relation fusionnelle avec lui je l’allaite je pratique le cododo et même le papa est à l’écart il ne dort d’ailleurs plus dans notre lit conjugal car nous avions trop mal au dos par manque de place. Mon aîné comme mon conjoint m’insupportent. Je suis épuisée car je dors très peu baby chou ne fait pas ses nuits ce qui n’arrange pas mon manque de patience envers mon aîné. Lui pour qui j’étais pleine d’amour passe son temps à m’enerver ce qui me donne encore moins le désir de passer du temps avec lui. Parfois j’essaie de me forcer pour qu’il ne se sente pas rejeté c’est horrible j’en pleure d’être comme ça je suis dure avec lui dans mes paroles et je ressens encore beaucoup d’amour pour lui mais pas autant qu’avant et pas le même qu’avec ce petit être qui est sorti de moi il y a 4 mois. J’ai peur que mon 1er garde ça en lui et qu’il m’en veuille plus tard j’ai peur de l’avoir blessé’ avec mon comportement c’est affreux tous les soirs je fait le point sur la journée et je voit toutes mes erreurs mais c’est plus fort que moi le lendemain je recommence. Il voudrait monopoliser l’attention et moi je veux profiter de mon bébé. Tout à l’heure il m’a dit de lui même que je passais trop de temps avec bébé mais je lui ai expliqué que lorsqu’il était bébé j’étais pareille et qu’il m’avait eu pour lui tout seul pendant 5 ans alors il est normal que bébé puisse lui aussi profiter de sa maman.. j’espère vite trouver un équilibre tant émotionnel que matériel car la gestion du temps est difficile j’ai toujours l’impression d’avoir un million de choses à faire et de ne jamais réussir à aller au bout. L’impression de courir sans profiter de rien.

    • Je te souhaite beaucoup de courage Charline.
      Dis toi que cette pérode fini par passer… C’est très culpabilisant parce que c’est un peu tabou je crois, mais nous sommes nombreuses à vivre cela.
      Sois plus indulgente envers toi, consacre toi à ce petit être qui a tant besoin de toi.
      Et laisser le papa tisser la relation qu’ils méritent avec ton aîné. 🙂

  • Merci pour ce partage…
    j’en suis très émue … ils ont presque 3 ans de différence et c’est ce que je vie. Je n’osais en parler, honteuse …
    Merci à vous et toute celle qui ont partager leurs expériences … vous m’avez fait grand bien et ça aide à passer au travers.

    • Merci à vous Martine, ravie que cet article vous ait été utile.
      Pour ma part, le rédiger il y a quelques années et recevoir tous ces témoignages m’a aussi fait beaucoup de bien. Je suis heureuse que cela permettent d’aider d’autres parents. 🙂

  • Bonjour. Je tombe sur cet article en cherchant des réponses à mes sentiments vis à vis a de ma nouvelle nee et de ma première qui a 3 ans. Pour moi c’est tellement l’inverse qui se produit. Et c’est difficile à vivre. Ma seconde arrive et fais grandir dans ma tête, ma première de façon exponentielle. De ce fait mon sentiment est inversé du votre. J’ai l’impression qu’on m’a volé ma première. Que l’arrivée du second bébé fait faire le deuil du premier. Et je pleure en regardant les photos de ma première bébé. Je pleure en regardant ma seconde en me disant que ma première ne sera plus jamais comme ça. J’ai du passé par une phase difficile ou une fois ma seconde née, je me disais que je ne l’aimais pas autant que ma première. Que c’était différent, et de ce fait pas normal. Très culpabilisant. Poussant le sentiment à me faire croire que je n’arrivais pas à aimer ma seconde. Ou me dire qu’elle netait pas aussi parfaite que ma première. Bref. Horrible. Aujourd’hui elle a deux mois et je sais que je l’aime à la folie. Elle est merveilleuse. Mais je dois continuer à faire taire ce sentiment de … ma première me manque. Du coup je m’empêche de profiter de ma seconde. 🙁 tout l’inverse de votre histoire mais tout aussi troublante déstabilisante culpabilisante et triste. Si quelqu’un peut m’aider à me sentir mieux …

    • Oui en effet c’est l’inverse mais le sentiment est exactement le même, il n’est simplement pas dirigé vers le même enfant chez vous.
      Je pense que c’est normal d’avoir ces sentiments ambivalents, même si on n’en parle jamais…
      Dans quelques mois ce sera du passé. Essayez de ne pas culpabilisez (c’est plus facile à dire qu’à faire, je sais…), car nous sommes nombreuses à vivre cette ambivalence… Je vous souhaite beaucoup de courage pour traverser cette période vraiment pas évidente.

  • Merci beaucoup pour ce témoignage…je me sens tellement soulagé en voyant que je ne suis pas seule! Jai cherché sur internet voir si j’étais normale et j’suis tellement émue en lisant tout ces témoignages…mes 2 filles ont 5ans 1/2 de différence et j’éprouve exactement ce sentiment horrible pour ma 1ère…dès que je suis rentrée de la maternité mon comportement envers elle a complètement changé…comme si je ne l’aimais plus je m’énerve jai du mal a la câliner c affreux…ma 2ème a aujourd’hui 16 mois et j’espère que ce sentiment va passer car je sais que s’il arrivait quelque chose a ma 1ère je serais tellement triste…

  • Merci pour cet article. Mes filles ont un peu moins de 4 ans d’écart et je vis actuellement tout à fait ce que vous décrivez. Je sens que je fais une sorte de « rejet » de ma première et c’est extrêmement culpabilisant. Elle me sort par les yeux très souvent et la plupart de ses comportements m’irritent alors que je pense qu’elle cherche juste des moyens de reprendre une partie de l’attention accaparée par sa petite soeur (6 mois).
    J’ai beau essayer de passer du temps avec elle, je dois certainement être moins présente et disponible et elle doit le sentir. J’espère que tout ça va s’équilibrer rapidement…
    En tout cas, merci d’en parler !

  • Je trouve enfin une réponse à tout mes doutes !
    J’ai accouché il y a presque 3 mois, mon aînée à 4 ans, autant vous dire que je suis en plein dedans et que j’étais vraiment mise à mal de ne pas comprendre ce qui se passait…
    Cela est rassurant de mettre des mots sur cette situation et réaliser que je ne suis pas  »bizarre », me fait un bien fou !
    Merci d’avoir partagé votre expérience.

  • Il y a quelque chose que j’ai oublié d’évoquer dans mon précédent commentaire : le comportement de l’aînée vis à vis de mon comportement.
    Je l’a rejette et ne l’a supporte plus, je suis assez dure avec (elle qui auparavant été l’Unique) et c’est d’autant plus difficile que je suis seule avec mes enfants durant la semaine…
    Je l’a trouve très attristé, pleure à chaude larmes pour un oui ou pour un non, limite déprimée…

    Je ne sais plus sur quel pied danser, car je culpabilise de mon comportement mais en même temps c’est incontrôlable et je dois par ailleurs quand même lui donner l’amour et l’attention qu’elle n’a pas de son père.

    Comment réagissait votre aînée ?

    • Mon aînée était plus grande, elle avait 9 ans. Elle a beaucoup intériorisé les premières semaines puis a commencé à s’exprimer par des actes un peu limites, en faisant de grosses bêtises, en transgressant de nombreux interdits…
      Cela a été une période très compliquée.

      Avez-vous des personnes qui pourraient prendre le relai pendant un temps? Un oncle ou une tante très présente qui pourrait combler le besoin d’affection et d’attention de votre aînée le temps que la situation se stabilise?
      Avez-vous la possibilité de prendre du temps seulement avec elle?
      Ce n’est pas simple de trouver une solution adéquate… Surtout si le papa est en déplacement.

      Tout ce que je peux vous dire, c’est que la situation finit par passer. Courage à vous!

  • Non, nous sommes à l’étranger… C’est pour cela que c’est d’autant plus compliqué, en plus du papa, la famille n’est pas présente.

    J’attends cet instant avec hâte, le retour à la normale !

    Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre.

  • J ai eu bb1 et bb2 avec 15 mois de difference. Je n ai absolument pas ressentie ça. Le pere ne m aidait pas du tout. Je suppose que je n ai pas eu le temps d y penser ou la « possibilité » de le faire.
    Et puis 13 ans plus tard j ai bb4 qui devient le centre du monde avec un autre papa. Tout va pour le mieux même si je sais qu on le gatte enormenent.
    14mois plus tard vient bb4 qui a une 10aine de jours. Et lá je ressens vraiment ce qui esy décrit. Bb3 me saoule! Je ne le supporte plus, ses caprices, et puis il ne dort pas, et son papa s en occupe enormenent! Il va être a la maison pendant presque 2 mois.
    J ai envie de pleurer, de m isoler avec bb4.
    J espere que ça va passer rapidement!

  • Ah enfin, merci pour votre témoignage; vos mots sont les miens je dirais. Et honnêtement je suis rassurée de n’être pas la seule sur cette terre qui ressent cela. J’ai compris à travers les précédents post que c’est une période qui finira par passer; mais SVP en attendant comment faire pour mieux gérer? J’ai vraiment peur de ce que le grand (il a 6 ans ) peut ressentir actuellement. Je le boude tout le temps, il m’énerve à un point où je me mets à pleurer des fois, tellement je suis en colère. Et après une fois dans ma chambre, je me rends compte de mon injustice et ça me chagrine énormément. Je ne sais quoi faire en attendant que la petite (elle a 10 mois) grandisse. J’ai peur que mon fils ne garde tout ce ressentiment en rancune dans son cœur et qu’il grandisse en pensant que je ne l’aime plus.. Ça me fait vraiment peur.

    • Bonjour,

      Je vous souhaite beaucoup de courage pour cette période difficile… Ce n’est pas simple à gérer mais bien sûr, cela finit par passer. 🙂
      Je n’ai pas beaucoup de conseils à vous donner si ce n’est de, dans un premier temps, confier le grand à des proches avec qui il s’entend bien et qui prennent soin de lui, des grand-parents, un oncle ou tante, etc… Ainsi, il aura moins ce ressentiment à cause du sentiment de « rejet ».
      Ou peut-être tout simplement lui permettre de passer beaucoup de temps avec son papa. Ca peut être pas mal qu’il prenne le relai, sauf s’il est dans le même état que vous, évidemment…
      Et enfin, essayez de prendre quelques heures voire un jour ou deux entiers afin de passer du temps avec votre fils. Loin de votre fille, avec que lui à chouchouter, cela devrait permettre de prendre un peu de recul.

      Et bien entendu, plus facile à faire qu’à dire: reposez-vous autant que possible… La fatigue est une ennemie jurée pour l’humeur et avec le recul, je pense que mon « aversion » pour mon aînée vient en grande partie de la fatigue accumulée… Je n’étais plus capable de supporter ET un bébé ET une enfant plus grande, je devais inconsciemment considérer qu’elle était capable de se débrouiller seule…

      Encore bon courage et ne vous en faites pas, votre fils ne vous en voudra pas, les enfants s’adaptent! 🙂

  • Moi aussi j’ai envie de pleurer en vous lisant les filles, c’est tellement dur … moi qui n’avais d’yeux que pour ma grande et qui avait si peur de ne pas aimer sa petite sœur …
    Aujourd’hui j’ai l’impression qu’il y a quelque chose de cassé avec mon aînée. Elle a 5 ans et mon bébé 4 mois. Elle est très intelligente et en avance mais émotionnellement ça reste une petite fille de 5 ans … clairement elle m’insupporte, elle est insolente, une tornade qui fait bêtise sur bêtise et nous parle mal. je voudrais tellement retrouver ces bouffées d’amour inconditionnel pour elle … mais je ne les ressens en ce moment que pour bébé … en lisant tous les commentaires j’ai bon espoir que l’équilibre revienne un jour mais en ce moment je suis dans le « dur »…. j’ai presque hâte que bébé grandisse et commence à me gonfler pour qu’il n’y ait plus ce sentiment horrible et culpabilisant de différence d’amour…
    Dites moi que ça va passer …

  • Merci pour ce texte !! Mon aîné a 6 ans et mon bébé 2 mois. Ce soir j’ai été incapable de lui dire je t’aime en le mettant au lit tellement il va trop loin. Je ne le gère plus, je ne le comprends plus et ne le supporte plus. Tous ses bruits qu’il fait exprès etc sa façon de me pousser à bout en permanence. Il n’est jamais content avec rien. Bref je suis exténuée en fait !!

    Il était mon tout. J’ai pleuré les 9 mois de grossesse en disant que jamais je ne pourrais aimer un autre enfant. Jamais je ne pourrais arrêter d’avoir mon préféré.

    Et voilà que tout s’inverse et je me dégoute.

    • Ne soyez pas si sévère envers vous-même… L’aîné essaye de trouver sa place au sein de cette famille qui s’aggrandit, il est odieux et c’est normal d’avoir du mal à le supporter avec la fatigue et les hormones… A la naissance d’un enfant, tout est bousculé… Il est dommage que soit si tabou… On parle de la difficulté pour les enfants d’accueillir un bébé mais jamais de celles de parents (et tout particulièrement de la maman) à accepter ce changement brutal.
      Je vous souhaite du courage pour passer cette période. Mais je vous assure, elle passe et la famille trouve un nouvel équilibre au fil du temps. Il faut de la patience, c’est évident, mais ce qui vous pèse aujourd’hui finit par disparaître! 🙂

  • coucou,
    Votee article me parle réellement. Je ne sais pas si j’aurais une réponse de votre part, mais je suis tombée sur votre article en faisant une recherche sur le changement de comportement avec le premier né après un accouchement.
    La fille à 6ans et demi, on a une relation fusionnelle car j’ai fait une dépression du post partum à sa naissance. J’ai réalisé que je l’aimais au fure et à mesure du temps et on est devenu très proches.
    J’ai eu une deuxième fille qui a tout juste 1 semaine. Depuis mon retour à la maison je suis toujours sur le dos de la plus grande, je suis énervée à son contact, c’est vraiment viscéral, je ne peux pas m’en empêcher. J’ai pas envie de lui faire subir ça, j’espère que ça va partir avec les hormones. la pauvre, elle ne fait rien de mal. Je n’arrive plus ànos voir comme la petite fille qui a besoin que je la protège mais je la vous comme une grande fille. J’espère queça ne durera pas un ou deux ans oi toute la vie.

    • Bonjour Danielle,
      Je suis désolée de lire votre détresse, même si celle-ci m’est familière.
      Je vous garantis que cela ne durera pas toute la vie. Ni même plusieurs années.
      Votre bébé n’a qu’une semaine, laissez-vous du temps. L’arrivée d’un bébé est toujours un chamboulement, une perte de l’équilibre que l’on avait construit auparavant. Il est normal que chacun prenne du temps pour s’adapter, prendre ses nouvelles marques, trouver sa nouvelle place.
      Viscéralement, instinctivement, je crois que nous sommes toujours un peu des « animaux » à la naissance d’un bébé et on va naturellement protéger et consacrer tout son temps au nouvea-né, si fragile et dépendant… Alors que l’aîné a moins besoin, est déjà plus autonome.
      Accordez-vous du temps pour apprivoiser votre nouveau rôle de maman de deux enfants. Ne culpabilisez-pas d’être moins présente voire même un peu agressive avec l’aînée. Expliquez-lui que vous l’aimez autant qu’avant sinon plus. Que vous avez désormais un tout petit bébé qui a un immense besoin de vous, que vous êtes fatiguée, un peu sur les nerfs et que vous lui demandez pardon d’être moins présente mais que cela va passer. vous avez besoin qu’elle soit un peu patiente et qu’elle sollicite plus son autre parent. 🙂
      Bon courage pour cette période compliquée. Et félicitations pour votre bébé!
      Laissez-vous du temps, c’est tout ce que je peux vous dire.

      Si cela peut vous rassurer, j’ai aujourd’hui une excellente relation avec mon aînée, nous sommes très proches et complices.
      J’ai eu deux autres enfants après cet article et je n’ai pas ressenti aussi violemment cet « instinct » ou je ne sais pas comment le nommer… En tout cas cette période a été bien plus facile à vivre avec la troisième et le quatrième car j’étais préparée à la vivre.

      • Merci pour votre réponse la mite orange!
        Merci pour vos conseils, la situation n’as pas encore trop évolué. Mais je vais expliquer à ma fille que je l’aime toujours autant. C’est difficile de lui faire comprendre qu’elle peut passer plus de temps avec son père car lui-même n’est pas tellement disponible. Mais je vais faire en sorte que ça change.
        Merci beaucoup.
        J’espère que le confinement se passe bien pour vous et pour toutes celles qui me liront.

  • Bonjour à toutes les mamans qui sont tombées « par hasard » (ou non…) Sur le blog de la mite orange ! Merci a la mite orange pour ces quelques lignes que vous avez écrit il y a maintenant plusieurs années. Vous avez aidé plusieurs mamans et vous continuez à le faire encore aujourd’hui. Mêmes sentiments que vous, amplifiés par le confinement… Ma fille et mon fils ont 5 ans 1/2 de différence. Je les ai tous les deux voulus, et quand j’ai été enceinte de mon fils j’avais très peur de ne pas réussir à l’aimer autant que ma fille. Je ne regrette en rien leur différence d’âge car j’ai pu profiter pleinement de ma fille, notre relation était unique et parfaite, un amour fusionnel inconditionnel et tellement puissant. À l’arrivée de mon fils, l’accouchement était moins « magique », émouvant car j’ai de suite ressenti beaucoup de nostalgie vis à vis de ma fille et j’ai moins profité du moment présent. Les premiers jours j’étais toujours amoureuse de ma grande comme avant et j’avais un peu plus de mal à éprouver un sentiment puissant envers mon fils… Puis cette tendance c’est inversée.. : mon fils a été hospitalisé 1 semaine à 1 mois de vie, et comme je l’allaitais je suis donc restée une semaine entière avec lui à l’hôpital (et la, il est devenu le centre de mon attention, je n’avais d’yeux que pour lui).. Sans voir ma fille… Cela a été très dur pour elle et elle me l’a fait payé (inconsciemment ou non) plusieurs semaines une fois rentrés à la maison (elle désobéissait elle qui d’habitude était si facile à vivre et elle avait des gestes méchants envers son frère… Normal, après même pas un mois qu’il soit sorti il accapare maman une semaine complète et quand elle est enfin revenue elle n’était plus pareil….). Je suis une maman très nostalgique et je suis de celles qui aimerait tout revivre depuis le premier jour pour savourer une seconde fois tous les moments partagés avec ma fille… Et ne suis pas de celles qui ont hâte que le temps passe… Aujourd’hui mon fils a 1 an et 1 mois, nous sommes en confinement (enfin déconfinés du covid-19 depuis début de semaine mais les effets positifs ne sont pas encore là, quoique, puisque je vous écrit….). Les sentiments que j’ai ressenti pour la première année de vie de mon fils (être collé à lui, m’énerver très vite contre ma fille, lui crier dessus tellement la fatigue et l’épuisement m’envahissent, ressentir plus d’amour pour mon bébé que pour elle), tout cela s’est amplifié avec le confinement… Papa est obligé d’aller faire les travaux 7j/7 de la maison que vous avez achetée avec déménagement prévu pour fin juin (donc pas disponible pour les enfants et pour moi…) Et moi je dois garder ma fille qui ne peut plus aller à l’école, mon bébé et tout cela en faisant du télétravail… « Tu as de la chance tu dois bien profiter de tes enfants en télétravail… » => Pardon ?! Vous avez dit ?! Non, la réalité est bien moins belle… Moi qui suis très à cheval sur les gros mots et qui n’en dit d’habitude jamais, je n’ai jamais été aussi agressive de ma vie envers ma fille, je n’ai jamais dit autant de gros mots de ma vie et je m’en veux terriblement de mon comportement avec ma fille… Marre de crier… Triste pour elle. Heureusement, nounou garde mon bébé encore, mais être en télétravail tout en gardant ma grande est très compliqué.. je profite encore moins d’elle que d’habitude, j’ai l’impression (et ce n’est pas qu’une impression) que je m’occupe mal d’elle et c’est bel et bien le cas… je suis gestionnaire de paie dans un cabinet comptable, donc autant vous dire qu’avec le chômage partiel et la situation actuelle, je ne manquais pas de travail… Je ne suis pas débordée.. je suis submergée, comme mes autres collègues mais qui elles n’ont pas de bébé et enfant à s’occuper… Je suis sur les nerfs… Pendant les vacances fin avril, j’ai du garder mes deux enfants tout en télétravaillant (même de nuit) et le jour j’en suis devenu ma pire ennemie… Aucune patience avec ma fille qui pourtant fait tout pour juste attirer mon attention pour que je prenne soin d’elle et m’occupe d’elle et joue avec elle.. « maman tu me dis de ne pas regarder trop la télé mais toi t’es devant ton ordinateur toute la journée…. Et quand t’as fini le travail tu va chercher petit frère chez nounou et tu joues qu’avec lui… » Et oui, quel bel exemple et modèle je fais pour elle ! Je crie sur elle à la moindre chose, je suis très exigeante alors qu’elle fait beaucoup efforts… Je me hais. Et ce matin alors que mon petit m’a encore réveillée comme chaque nuit à deux reprises pour un bib… J’ai regardé sur internet et suis tombée « par hasard » 😉 sur votre blog… Car hier soir en allant coucher ma fille, elle a pleuré à chaud de larmes et m’a dit « tu me manques… » Mon dieu, elle aussi me manque, elle me manque tellement ! Notre bulle, notre symbiose me manque… le cap des 1 ans de mon fils et le confinement ont eu raison de moi… Je veux repartager de beaux moments avec ma fille, juste elle et moi, je ne veux plus être de cette mère qui perd patience à la moindre occasion, qui cri et qui se met à jurer… Un déclic, et votre blog et tous les témoignages m’ont fait beaucoup de bien et je pense être entrée dans la phase où l’équilibre commence à ce faire car j’en ai pris conscience (avant aussi) mais cette fois c’est différent : vos témoignages me permettent d’aller encore plus de l’avant car je sais que tout cela n’est que passager et que je vais pouvoir enfin de nouveau aimer ma fille comme avznt..enfin pas tellement car j’ai aussi bébé maintenant, mais au moins les aimer autant l’un que l’autre, différemment mais autant : je n’ai plus envie de perdre une seule seconde avec ma grande et je veux retrouver ma complicité avec elle, je veux que mon amour soit partagé à part égale entre elle et mon bébé, je veux cela et votre blog et les témoignages me permettent de dire, je veux cela et je le peux, je viens enfin avoir eu un déclic qui me permettra j’espère de passer en douceur dans la phase d’équilibre.

    Merci à toutes de votre lecture.

    Quid du 3eme… ? Cela me fait peur de retomber dans ce système d’amour fusionnel uniquement avec le cadet et d’en oublier les aînés….

    • Bonjour La louve et merci pour ce témoignage poignant…$En effet, le confinement ne vous a pas épargné et il est à mon sens bien normal d’éprouver des sentiments et émotions très contradictoires… Le télétravail est mission impossible quand on a des enfants, on ne peut pas ET télétravailler ET s’occuper de nos enfants ET rester zen (peut-être que certains le peuvent, mais je n’en connais pas ^^).
      En effet, tout cela est passager et vous allez vous en sortir. N’hésitez pas à demander de l’aide autant que possible autour de vous, il n’y a rien de mal à cela, bien au contraire!!

      Concernant le troisième (et quatrième pour ma part ^^), les choses ont été très différentes car je m’attendais à cette phase de fusion avec mon bébé… Et comme j’étais prête à la vivre, elle s’est manifesté de manière très discrète. Je ne me la suis pas pris en pleine poire comme pour la naissance de la deuxième.
      Le cataclysme a plutôt eu lieu quand le quatrième est né (13 mois après la naissance de la seconde)… Fatigue, stress, super fatigue lol! Mais les choses se sont bien apaisées sur le plan « sentiments et émotions ». J’aime mes enfants et je ne suis fusionnelle avec aucun. L’amour est équitablement donné. Par contre évidemment, le temps accordé à chacun s’est considérablement réduit, on ne peut pas tout avoir…
      Bref, pour moi, la naissance de la troisième a été vécue beaucoup plus sereinement que la deuxième, malgré mes grosses appréhensions. 🙂

      Courage à vous!! Et gardez confiane en vous!

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