L’échec

jtitre 1J’ai cet article en tête depuis des semaines. Il est si douloureux d’y penser que j’ai repoussé au maximum son écriture.
Pourtant, je crois vous devoir des explications, aussi prétentieux ou mégalomane que cela apparaisse…
En octobre dernier, je me suis re(re)(re)(re)(re) lancée dans les études. Vous m’avez soutenue, encouragée, vous avez été là, de manière virtuelle pour certains, peut-être, mais ça ne fait que peu de différence, vous avez été là et ça m’a fait beaucoup de bien.

Et j’ai un peu le sentiment d’avoir trahi la confiance que certains m’ont porté, d’avoir été, une fois de plus, un imposteur, de vous avoir laissé croire que j’étais courageuse, forte, combattive, alors que j’ai déserté le champ de bataille…

Le sujet est douloureux parce que j’ai bien du mal à comprendre comment j’en suis arrivée là…

En octobre dernier, je m’inscrivais, dans des conditions idéales (place en crèche, mari présent, horaires flexibles, temps devant moi, conditions psychologique plutôt correctes, motivation à son comble), à la fac, en prépa CRFPA, autrement dit, je souhaitais me préparer pour passer l’examen d’entrée à l’école des Avocats…
En octobre, malgré la pluie, le froid et tous les obstacles divers et variés, j’ai été présente à tous les cours. Cela a duré six mois (en gros, j’ai passé l’hiver, quoi), en mars, j’ai commencé à montrer quelques signes de fatigue… Et de démotivation totale. Malgré ma présence aux cours et mon travail personnel (insuffisant mais néanmoins réel), je n’arrivais pas à me concentrer, à retenir les cours, il m’arrivait de relire 3 ou 4 fois la même page d’un livre sans en comprendre le sens, faute d’avoir su garder mon attention convenablement.

En mars donc, j’ai baissé les bras… J’ai perdu toute motivation, j’ai commencé à déserté les cours, à ne plus ouvrir un bouquin… Je ne suis même pas allée chercher les résultats de mes examens blancs… A quoi bon, cette incapacité chronique à travailler m’a miné totalement. A quoi bon ouvrir un bouquin si c’est pour passer 4 heures sur un chapitre, sans même en comprendre réellement le sens? Incapacité réelle ou « fantasmée », je ne saurais sans doute jamais…

J’ai été une étudiante brillante. J’ai été douée en droit, je comprenais la logique, c’était grisant, travailler me donnait l’envie d’en faire plus, de saisir les rouages, c’était valorisant, vraiment… Mais un jour, j’ai échoué, et je ne m’en suis jamais remise…
Ca ne m’a pas empêché de continuer, d’obtenir ma licence, mon master, mais j’ai gardé cet échec comme un poignard que je n’ai jamais réussi à enlever. Et chaque année passant, un échec supplémentaire s’est ajouté… Deux ans pour une licence. Quatre ans pour un master! Mais qui prend autant de temps? Quand on a été brillant, comment est-il possible de devenir aussi médiocre?

Cette année, je ne sais pas ce qui s’est passé. Un blocage psychologique? Une fatigue due aux événements des années précédentes? (et de l’année en cours, on peut dire ce que l’on veut, les procédures judiciaires laissent des traces…) Une démotivation face au métier d’avocat?

La peur d’échouer m’a paralysée… J’ai entrepris quelque chose qui m’a paru si gigantesque que je me suis sentie bien incapable de ne serait-ce que commencer à grimper… La peur de ne pas réussir m’a menée tout droit à l’échec. Super!

Je ne me cherche pas d’excuse, je n’en ai pas. Je cherche à comprendre…
Cette année, faute d’avoir trouvé des réponses, je ne me suis pas réinscrite (disons que c’est pas gratuit non plus…). J’ai été m’inscrire à Pôle Emploi, à la place (et j’ai pleuré -de rire, de désespoir?-…), dans l’espoir de trouver un emploi (oui, c’est dingue).

J’oscille entre culpabilité et plein d’autres sentiments très désagréables (je suis une grosse nulle, bouuhh, je suis une ratée, je n’arriverai jamais à rien!) et une sorte d’indulgence… Ok, je n’ai pas fait ce qu’il fallait, se lamenter ne va pas résoudre le problème. Ok, j’ai perdu une année, c’est dommage. Maintenant, il faut peut-être se poser les bonnes questions! Qu’est ce que je veux faire? Est-ce que mon ambition n’a pas pris le pas sur mes réelles aspirations? Est-ce que je ne suis pas dans une mauvaise période pour reprendre des études aussi exigeantes? N’ai-je pas sur-estimé mon état psychologique? N’ai-je pas sous-estimé ce qu’impliquait cette reprise d’études? N’ai-je pas sur-estimé mes capacités intellectuelles?

Bref, je pourrais me morfondre (rassurez-vous, je le fais aussi un peu!), mais, dans la globalité, je préfère regarder le positif, enfin, le chercher au moins. Je suis jeune, j’ai toute la vie devant moi pour passer cet examen. Une femme pragmatique m’a dit récemment « Votre plaque, quand vous la visserez, personne ne saura depuis combien de temps elle est là! », et c’est vrai, même si j’obtiens ce diplôme à 45 ans, après tout, qu’est ce que cela changera? Pas grand chose.
Je me suis précipitée, parce que je vois mon parcours étudiant comme un gros chaos et je cherche à « rattraper » ces années de retard. Or, c’est absolument impossible! Je n’ai plus 24 ans, je n’ai plus l’âge requis pour passer cet examen depuis longtemps… Et alors? Qui s’en soucie à part moi?

Alors, je me sens bien piteuse et minable d’avoir commencé quelque chose sans le terminer. Je n’ai même pas essayé, j’ai quitté le ring avant la fin du combat. D’un autre côté, le jour où je serai vraiment prête à passer cet examen, je me remercierai sans doute de ne pas avoir bêtement gaspillé une chance (pour rappel, on ne peut rater cet examen que deux fois). Si un jour j’ai envie de le passer (et je sais, au fond de moi, que ce jour viendra, mais pas tout de suite)

Je ne suis pas si forte que ça, ni si courageuse… Combative, je crois que je le suis encore, mais je manque un peu de force et d’énergie, je suis fatiguée, je me sens comme un soldat à terre (ouais, j’ai une haute estime de moi-même!) et peut-être que le meilleur service que je puisse me rendre (ainsi qu’à ma famille), c’est de prendre le temps de me remettre sur pieds.

Je pense que les gens voient en moi une ratée totalement minable, qu’ils pensent que mon vécu, les procédures et tout ça n’expliquent en rien ma fatigue actuelle (sérieux, j’ai l’impression d’avoir 85 ans…). En fait, peut-être que je projette sur les gens mes propres craintes et ressentiments…
Peut-être aussi que je dois faire preuve d’humilité, oui, certaines personnes vivent bien pire que moi et s’en sortent bien mieux… Je n’ai peut-être pas leurs ressources… Je dois admettre que je ne suis pas parfaite, je suis un être humain, avec ses limites, ses faiblesses… Différentes de celles des autres. Comparer ne sert à rien.

Voilà, je suis, au final, assez sereine face à tout ça. C’est un échec de plus, mais je le surmonterai! Et puis, un échec, ca veut dire que, d’une certaine manière, je me suis levée et je me suis cassée la figure, c’est toujours mieux que d’être restée assise à attendre… Même si ça reste un gros fiasco…

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131 Discussions on
“L’échec”
  • Je ne peux que bien te comprendre parce que j’ai fait des études de droit, que j’ai abandonné aussi par la suite et que je suis en pleine reconversion.
    Au contraire, à mon sens, tu es courageuse d’être lucide , d’être honnête envers toi même , courageuse d’en parler ici . Je te souhaite le meilleur et il faut rester positive, c’est le plus important.

  • Non non tu n’es pas nulle. Tu es dure avec toi même!!!! Savoir s’arrêter pour prendre du recul et pouvoir y aller plus tard (ou pas, la vie est pleine de surprises, d’aléas, de rebonds….) ben c’est plutôt preuve d’une grande force, intelligence et tout 🙂
    Prends soin de toi, c’est le meilleur moyen d’atteindre tes rêves 🙂
    Bises
    Mmettvabien

  • Non, tu n’es pas nulle. Peut-être as-tu simplement besoin d’une année où tu travailles pour retrouver la motivation. Si tu souhaites vriament devenir avocat, l’envie restera là, et la motivation reviendra. J’ai confiance.
    bon courage.
    isabelle

  • On peut adorer le droit et trouver la prépa au CRFPA très longue et barbante! C’est humain, ça ne fait pas de toi une ratée ou autre petit nom délicat!
    Ce concours est en lui-même une plaie!
    Tu t’y remettras un jour, et tu auras déjà touché du doigt la prépa pendant quelques mois. Ça sera alors plus facile et plus familier.
    Belle journée à toi 🙂
    Sophie

  • Non ce n’est pas un échec c’est une expérience. Expérience positive et négative.
    Alors ce n’est pas simple à gérer, je te le concède.
    Il n’empêche que l’image que tu as de toi et terni par des fausses croyances.
    Oui tu crois peut être que tu n’es pas forte , mais heu qui te dis que la force n’est que la réussite ?
    La force se gagne par la façon dont à a gérer et à appréhender les épreuves.

    La question n’est pas tant du pourquoi je n’ai pas réussi, mais plutôt du comment je peux aller là où je veux aller ?

    Tu as des ressources inestimables, tu agis, tu ne subis pas, tu vis même si tu es fatiguée, tu es combative, intelligente, saine, et stable.
    Tu as lourdé ton concours et alors ?
    Ceci n’est peut être qu’une façon de te donner un message.

    Quand tu as pêché, qu’est ce qu’il t’a manqué ?
    Le courage parce que tu étais fatiguée ?
    La peur de réussir ? ou la peur d’échouer ?
    Une envie de se laisser -aller ?
    Dans chaque question tu auras ta réponse, le tout est d’être indulgente avec toi.

    Je suis passée par là, j’en ai bavé, mère célibataire qui a repris ces études (grosso modo, je t’épargne toutes les galères quotidienne et usantes…), j’ai eu d’énormes expériences négatives, mais elles m’ont apprises et apporté une façon d’être, je me suis enrichie.
    Bon de mon côté la route est encore longue, mais pas insurmontable.

    Laisse toi un peu de temps, et puis le regard des autres, n’est que le reflet de ce dont tu as peur.
    Personnellement, quand je lis cet article, et tous les autres, je vois une femme courageuse, forte et intelligente qui a vécu des épreuves pas facile, qui s’est débrouillé comme elle a pu, à sa manière et avec beaucoup de sincérité.
    Elle a essayé mais n’a pas gagné, mais je sais qu’elle a suffisamment d’intelligence pour rebondir là où elle sera en fait le mieux.

    Belle continuation à toi 😉
    des bisous
    Mimilie

  • Bonjour,

    Je ne retiendrai que ta conclusion: c’est un échec mais tu vas le surmonter. Tu as essayé mais c’était trop dur donc tu as lâché prise à un moment mais ce que je retiens c’est que tu as essayé!
    Je me retrouve un peu dans ton article. Malgré une grande motivation pour passer le CRFPA dès novembre 2012, je me suis vite découragée. J’assistais aux cours, j’essayais de réviser sans vraiment retenir ce que je tentais d’apprendre et les informations commençaient à s’entasser et elles venaient aplatir ma motivation. Pour moi, l’objectif CRFPA était trop lointain, je ne supportais pas de n’avoir que ce seul but, j’avais en fait peur de l’échec et peur de miser tous mes espoirs sur la réussite de cet examen pendant plusieurs mois. Donc j’ai fini par lâcher prise car je ne m’épanouissais pas dans ces révisions et comme toi, j’ai préféré « économiser une chance » car je pense qu’il faut être à 150% de ses capacités pour passer cet exam.
    Bon courage pour la suite

  • Tu es bien dure avec toi même, tu n’as rien d’une nulle, c’est reculer pour mieux sauter !
    Tu y reviendras quand ce sera le bon moment ! 😉
    J’ai une copine qui l’a fait aussi, raté une fois, démotivée, et puis la suivante était la bonne, maintenant elle nous raconte ses journées en voiture à aller d’audience en audience… Bientôt ce sera peut-être ton cas aussi ! 🙂

    Bonne journée ! 🙂

  • Tu ne devrais pas te sous estimer, combien de personnes (mères de famille de sucroît) sont capables de reprendre des études d’un tel niveau ? Je peux comprendre ton sentiment d’échec, mais la question qu’il faut te poser c’est « en quoi ce diplôme » était si important pour toi » ? Les études de droit c’est assez prenant, et parfois nos responsabilités de parents font qu’on ne peut pas tout concilier, ni se concentrer comme il le faudrait. Ce n’est pas un échec, mais ce n’était peut-être tout simplement pas le bon moment (rappelle toi, tu voulais aussi un 3ème enfant ;)) Peut-être que finalement l’essentiel est ailleurs ? Et rassure-toi, je pense qu’on est nombreuses à avoir ce complexe des études ratées ou non accomplies. Moi je regrette de m’être arrêtée en licence, et ça m’a longtemps poursuivie… Maintenant je m’en fiche, je fais un boulot qui me plaît et finalement jamais personne ne me demande ce que j’ai fait comme études ! Courage, et peut-être que tu trouveras la force de recommencer dans quelques années ?

    • C’est vrai que ce 3° enfant (j’ai aussi vécu mes FC comme des échecs, comme si ma vie restait en stand by) a joué, sans doute, dans cet échec. L’idée de devoir reporter une naissance à dans 3/4 ans, c’était un peu difficile. Mais ce n’est pas une excuse.

      On verra dans quelques années! 🙂
      Et je comprends bien pour les études. Le truc c’est que je n’ai rien auquel me raccrocher (ou du moins, je ne le vois pas). Enfin si, j’ai ma famille, mais ce n’est pas une réussite professionnelle!

  • Non tu n’es pas noulle, attends reprendre ses études demande une super force de caractère, de remise en question, toussa toussa !! Tout le monde n’en est pas capable, et étudier quand on est étudiant (seul j’entends) et quand on a une famille : c’est 2 mondes différents !! Alors c’est peut-être pour toi un Miniechec, mais vois le comme une marche, une étape, et ta plaque tu l’auras, un jour.
    Prends du temps pour toi, je sais ce que c’est d’avoir une estime de soi ras des paquerettes ! Mais quand je te lis, je te trouve très très courageuse !! Ne l’oublie pas !!! Des bizouxx
    Caro – Selky

  • Je ne sais si ça à voir avec tout ce que tu dis, peut être bien la disponibilité dans la tête et dans les faits… attention ce n’est pas un reproche mais quand on te lis depuis que tu as repris, on peut se demander où tu as trouvé le temps pour les études, entre les enfants et le blog… peut être en effet tu as sous estimé l’investissement réel et quand ça veut pas, ça veut pas… on aura beau se concentrer et relire 10 fois on ne retiendra rien parce que l’esprit est ailleurs…
    peut être que plus tard tu seras plus dispo, tu verras si vraiment cet examen est ton but à atteindre ou alors tu trouveras autre chose qui te passionnera.
    mais tu as raison de ne pas le prendre comme un échec, ça ne sert à rien pour avancer

    • C’est sûr que le blog me prend du temps et que je n’ai pas été capable de le mettre de côté…
      Mais je ne pense pas que ça explique, quand j’allais en cours, je m’y consacrais, je passais ensuite du temps à la BU, j’avais du mal à me concentrer mais, là bas, rien ne me perturbait. J’étais incapable de bosser de chez moi, par contre, trop « de trucs à faire », que ce soit pour la maison, les enfants, le blog.

      Je me suis aussi souvent retrouvée seule à tout gérer, mon mari ayant beaucoup de déplacements. Pour moi ce n’est pas une excplication parce que j’ai mené mes études en étant mère célibataire… Mais il faut bien admettre que lorsqu’on s’habitue à un confort (élever à deux ses enfants), c’est difficile de faire face quand on ne l’a plus.

  • Je te trouve dure avec toi même… Quelle leçon d humilité! Tu te remets en question et je te dis chapeau! Peut être un manque de confiance en toi… Bravo en tous cas!

  • Sans vouloir te vexer, tu n’en fait pas un peu trop là? Je le dit sans méchanceté aucune mais quand je li ton article je me dit que tu exagère un peu dans l’auto flagellation. Une licence, un master, une bloggeuse connue et reconnue, deux magnifiques filles pleines de vie, un mari qui te soutien, des gens qui suivent tes aventures et t’apprécient sans te connaitre… J’ai envie de te dire mais bon sang c’est le top! Bon ok après il y a la vie professionnelle où tu ne te sent peu être pas accomplie et beaucoup de femme ont besoin d’être épanouie sur ce plan pour être pleinement satisfaite mais je pense que tu a fait un sacré bon boulot! Alors ok on peu avoir des coups de mou, des baisses de morale, de la démotivation mais ce n’est pas un échec, c’est juste un contretemps. Penses à ce que tu as accomplie jusque là et non à ce que tu n’a pas encore finie.

    • Ha non mais je suis très heureuse de ma vie! J’ai bien conscience de faire partie des nanties, je suis en pleine santé, mes filles aussi, j’ai un mari en or, je vis au coeur d’une chouette ville… C’est super tout ça!
      Et je commence même à me dire que si j’ai cette jolie vie c’est que, dans une certaine mesure, je la mérite! 😉

      Mais là je revenais sur mes études, et oui, malgré mon « haut » niveau d’études (tout est relatif), j’ai ce sentiment d’inaccompli… Et forcément je m’en veux un peu. Mais ça ne m’empêchera pas de continuer ma route!
      On tombe, on se fait mal, et puis on se relève! 🙂

  • Bon Miss c’est un échec mais pas majeur quand même. t’as une belle famille, ton blog roule…et en plus tu vas trouver un job rapidement j’en suis certaine. Bon parfois j’ai l’impression de me lire lol

    Bonne journée
    Alexia

  • Alors après notre week end zen avec les moines je peux t assurer que ce n est pas un échec. Ce temps que tu dis avoir perdu t’a permis d’apprendre.
    Apprendre à mieux te connaitre, apprendre à gérer certaines situations. Sans cette année là tu ne serais peut être pas où tu en es maintenant dans ta vie.
    Toute chose à des conséquences dans la vie. Il faut juste savoir regarder leurs aspects positifs.
    Cette année ne t’a pas apporté ce que tu cherchais mais regarde ce que tu as trouvé et peut être qu’avec le temps tu te diras « ba ouais, c’est pas plus mal en fait ! ».

    En tout cas plein de bisous parce que d’après Ratounet : « les bisous c’est mieux que tout ! »

  • Tu es humaine, ma jolie, juste humaine 🙂
    Et comme tu le dis si bien, tu te gardes une chance pour le jour où tu seras vraiment prête (et c’est inestimable)
    Ne vois pas ça comme un échec, tu n’abandonnes pas, tu rebondis. Allez, hauts les cœurs !

  • tu peux déjà être SUPER fière d’avoir acquis autant de connaissances et de diplôme ! Moi je n’ai même pas eu le courage d’aller passer mon Bac (Bac Pro en plus !!!) après la naissance de la pepette à mes 19 ans …

  • Il ne faut pas être aussi intransigeante envers toi-même. Ici, quand toi tu as repris des études, moi je tentais de me lancer dans l’auto-entreprise (tu avais d’ailleurs relayé mon sondage). Et cela ne s’est pas fait. J’ai donc tenté de m’inscrire en BTS cette année, et ça n’a pas marché non plus. Et même si je me dis qu’il n’est pas facile de tout concilier et mettre en place (une nounou qui me prenne les trois petits, le permis que je n’ai pas encore, etc…) et que je me trouve parfois des excuses, la plupart du temps je me vois surtout comme une grosse fainéante qui ne se bouge pas (ou du moins j’ai peur que les gens pensent cela de moi). Du coup, après deux ans de chômage, me voilà partie pour trois ans de congé parental. Et un jour, quand j’arrêterai de me trouver des excuses (ou d’avoir peur, ou les deux, ou que les conditions seront plus favorables), j’arriverai à faire quelque chose de ma vie professionnelle. Je suis certaine que tu y arriveras aussi, ce n’est pas facile de se trouver réellement, mais tu trouveras du travail rapidement, et puis c’est vrai que quand on va voir un avocat, on ne lui demande pas depuis quand il est diplômé ^^

    • Le coup de la grosse feignasse, je m’y reconnais aussi…
      Je ne sais pas comment sont les autres, je les imagine tout le temps en train de courir, débordants d’énergie, alors moi, à côté…
      Pourtant je renvoie l’image de qq’un de dynamique! comme quoi, on a souvent une vision faussée de nous même.

  • Bien sur que tu surmonteras cet « échec » ! Je pense que quoi qu’il arrive ce ne sont jamais des années de perdues, tu as forcément appris sur toi et sur les autres pendant tout ce temps et c’est tout ce qui compte.
    Je te souhaite sincèrement de trouver quelque chose qui convienne, qui te pousse à faire au mieux et dans lequel tu te sentes bien.
    J’imagine que tu n’es peut être pas aussi sereine que ce que laisse transparaître cet article mais je suis sure que tu es sur la bonne voie…

  • Eh ben… Effectivement tu n’as pas d’excuses car.. il n’y a pas de faute! Tu as fait de ton mieux et c’est tout ce qui compte. De plus, tu n’as vraiment, mais alors VRAIMENT aucun compte à nous rendre hein. ^^
    Et je ne t’ai, personnellement jamais prise pour une ratée. On a le droit de fatiguer, on n’a le droit de ne plus être motivé, y a pas de honte à avoir.
    Et j’insiste, je te trouve forte, pour plein de raisons.
    Et tu as bien raison, prends ton temps, prends soin de toi et des tiens (pour les tiens j’ai pas de doute hein. 😉 )
    Et je ne pense pas que ce soit une année perdue. C’est une expérience, tu en sors grandie et plus forte.
    Bises

    • C’est vrai, c’est une expérience et je le prends comme tel! C’est difficile aussi d’en parler parce que j’ai peu qu’on me trouve trop indulgente avec moi-même.
      En vrai, je ne suis pas si atterrée que ça. Je m’en veux un peu, mais je crois que c’est assez normal. Je sais aussi que ça n’était pas le moment. Mais j’ai l’impression que pour certains, bon moment ou non, ils y parviennent tout de même!
      Merci pour tes très gentils mots, comme toujours! 🙂

  • Il n’y a rien de nul ! Et je ne trouve même pas que c’est un échec parce qu’au moins tu as essayé ! Je n’arriverais jamais à remettre les pieds dans une fac, même 6 mois !
    Ça n’a pas marché cette fois, c’est ptêtre une question de timing. Quand ce sera le bon moment, tout ira bien 🙂

  • Tu l’as dit, seuls ceux qui ne font rien ne rencontre pas « d’échec »…
    Je pense qu’on apprend toujours beaucoup de ce type d’expérience et surtout on avance et après l’abattement, on en est que plus fort!
    Je suis moi-même dans un moment de transition, où je me relève pour mieux construire et je me sens forte comme jamais auparavant!
    Alors je n’ai aucun doute que ce « fiasco » comme tu l’appelles, va te donner une force que tu n’imagines même pas =)

  • Tu es loin d’être ce que te dit !! Pour moi, tu me donnes une image de femmes dans la réalité en nous fesant partager ton histoire. Nous avons tous vécu un échec. Mais cela nous enrichit et nous permet d’être plus fort face à d’autres choix. Tu es forte, courageuse, pleines d’énergie !!! Tu vas vite rebondir !! Gros bisous !!

  • Mais, dis ! Tu as laissé tomber. Et après ? Ca ne fait pas de toi une nulle ! D’abord, il y a plein de gens qui n’auraient même pas eu le courage de tenir 6 mois. Avec une famille à charge, c’est super dur ! (Déjà, sans, c’est super dur!).

    Et puis, non, tu n’as pas à te justifier, sans peut-être à tes propres yeux. Après tout, ce qui compte c’est le regard que tu poses sur toi. Les autres ne poseront jamais qu’un regard partial et partiel, parce qu’ils ne te connaissent pas dans ta globalité !

    De te lire depuis bien longtemps, maintenant, cet « aveu de faiblesse » (si tant est que c’en soit un) ne te fait pas baisser dans mon estime, en tout cas ! Je crois que tu peux être super fière de tout ce que tu es arrivée à faire, au lieu de te focaliser sur tout ce que tu ne fais pas ! 😉
    (Parce qu’à ce compte, tu n’es pas médecin, ni infirmière, ni scientifique, ni astronaute, ni flic, ni pompier, ni garagiste, ni chef d’entreprise, ni procureur, ni reine, ni princesse, ni enseignante, ni architecte, ni… Enfin, tu vois quoi).

    Je crois (mais, ce n’est là que mon opinion) que si tu vis cet échec et que tu l’enterres, comme les autres, tu en revivras plein d’autres, ou en tout cas, tu ressentiras plein d’autres expériences comme des échecs. Essaie de comprendre ce qui se joue en toi, dans ces moments-là. Ce que tu as du mal à surmonter. Ce que cet échec éveille de douloureux en toi. Parce qu’au fond, des situations où on arrête un truc en cours de route, ou bien où l’on change d’avis et/ou de positions, ça arrive souvent dans une vie, sans que cela soit ressenti comme un échec.

    Je crois profondément qu’on re-vit sans cesse les mêmes expériences jusqu’à ce qu’on en ait tiré la leçon, en quelque sorte. (Comme les femmes qui prennent encore et encore un compagnon violent jusqu’à ce qu’elles fassent un travail psy sur elle-même et tombent enfin amoureuse d’un homme bien).

    Pour ma part, après avoir terminé mes études de droit, et avoir rêvé de devenir avocate durant mes 5 années d’études, j’ai décidé de devenir fonctionnaire (je travaille donc pour une administration en tant que juriste). Pour certains, c’est un échec, mais moi, je sais que je n’ai juste pas entrepris les démarches qu’il fallait pour devenir avocate (en Belgique, c’est très différent d’en France, à ce sujet). Je me suis d’ailleurs rendue compte que si j’avais fait des études de droit, c’était pour me « prouver » quelque chose (que j’en étais capable, j’imagine). Maintenant, je n’ai plus à me prouver quoi que ce soit de cet ordre-là. Alors, je me prépare à devenir enseignante, parce qu’au fond, c’est là-dedans que j’ai le plus de qualités et que je me sens le plus heureuse ! 🙂

    Sinon, même si c’est virtuel, j’ai envie, là tout de suite, de faire un gros câlin à la petite fille en toi qui se sent archi-nulle que tu es formidable !
    Des bisous

    • Rho merci!!! 🙂
      Je crois qu’il y a de ça, j’ai entrepris ces études pour me prouver que je n’étais pas si nulle. Et ne pas réussir à les terminer, c’est donner raison à tous ceux qui m’ont rabaissé… Et c’est difficile à vivre.
      J’aurais aimé valider cet examen et pouvoir dire « j’ai réussi mais je choisi autre chose ». Je me serais prouvé que j’en suis capable, que je ne suis pas la ratée qu’on m’a dit que j’étais… Au fond je ne sais pas si je veux devenir avoocate pour de vrai. Peut-être, peut-être pas, je n’en sais rien, je suis un peu perdue… Ce qui est sûre c’est que je vais devoir me recentrer pour avoir une idée parce que bon, j’ai plus 15 ans!

      Bravo à toi pour tes projets, je te souhaite toute la réussite possible! 🙂

  • Bonjour LMO,
    Je te souhaite bon courage pour la suite!
    Les échecs font ce que nous sommes ,il y a toujours leçons à en tirer, et il faut toujours chercher les cotés positifs à chaques choses mais ils ne sont absolument pas ce que nous sommes.

    Bon je ne sais pas si je suis bien claire ce matin mais je pense que tu auras compris l’idée lol
    Bonne journée
    ps: ha oui et je ne vois pas en toi « quelqu’un de raté » mais une femme qui se bat pour elle, pour sa famille , pour son bonheur et qui a un vrai talent d’écriture!!

  • Pourquoi tu te flagelles comme ça, pourquoi dis-tu encore un échec, tu as réussi à remonter la pente, tu as rencontré un homme qui te convient, tu as deux poupées magnifiques et tu as réussi malgré les enfants à reprendre tes études, franchement c’est pas mal déjà non. Alors oui tu t’es démotivée, et alors ? Est-ce que tu vas reprendre ce foutu concours ou pas ? Qu’est-ce que toi tu as envie de faire ?

  • Arrête de t’autoflageller ! reprendre des études en ayant 2 enfants, c’est dur ! tu trouveras ta voie quand le moment sera venu. Regarde déjà ta réussite actuelle ! deux filles plus que superbes, un mari aimant, un blog génial qui marche du tonnerre, et j’imagine plein d’autres que tu gardes pour toi. bisous!!

    • Ha je n’ai pas dit que ma vie était fichue! 😀 J’aime ma vie, mais c’est vrai que mes études restent pour moi un gros raté…
      Et je ne le vis pas si mal que ça, mais je reste avec un sentiment de « pas fini » un peu désagréable!

  • Coucou,
    Cela fait plusieurs semaines que je me demandais où tu en étais de tes études reprises l’an passé. Bon, moi je dis ce n’est pas grave, tu as tenté mais ce n’était apparemment pas le bon moment. Combien ne tentent même pas d’accomplir leurs rêves, leurs envies… Toi tu as le courage de t’y mettre, d’y croire, de bosser etc. Ce n’était juste pas le bon timing. Qui arrivera une prochaine fois. Don’t worry 😀 Et puis on t’a soutenu mais quelle idée de penser qu’on t’en voudrait de ne pas avoir fini l’année !!!
    J’attends avec impatience tes nouveaux projets.

  • Augustine a raison… juste humaine 😉
    Trouve un job, n’importe lequel, si possible un ou tu te lève avec plaisir tous les matins (même si c’est caisseuse dans un snack), fonce, rencontre des gens, soit toi même et un de ces quatre l’envie reviendra (ou pas) l’important n’est il pas – juste – d’être bien dans sa vie? et là me semble que tu es bien (re) partie … <3

  • … inscrite au cnam en 2007, j’ai validé ma 1°année … et je me suis jamais réinscrite!
    La peur de la réussite est parfois plus forte que celle de l’échec …

  • J’ai une licence en Lettres, j’avais commencé un Master… Et puis, j’ai arrêté. J’ai changé brutalement à cette période. Et quand je me suis dit que je devais me retirer les doigts du c**, j’étais bien embêtée parce que je ne savais plus ce que je voulais faire de ma vie. Je ne voulais plus être prof. J’étais aussi une bonne élève. J’avais des projets et des envies qui dataient de longue date. Mais j’ai changé. Je te rassure, il m’a fallu une paire de mois avant de me rendre compte que j’avais changé ^^
    Depuis tes études, toi aussi tu as probablement changée. Je ne te lis pas assidument, mais je te lis quand même de temps en temps. Je suis convaincue que tu n’es plus la même exactement qu’il y a quelques années. Il faut que tu trouves ce qui te plait maintenant, à cet instant de ta vie. C’est plus facile à écrire qu’à faire. Mais je suis certaine que tu y arriveras.
    Même si en ce moment, tu es dans un passage à vide, il y a d’autres choses auxquelles tu peux t’attacher: ta famille, ton blog… Essaye de te connaitre à nouveau. Qu’est ce que tu aimes? Qu’est ce qui te plaisait dans le métier d’avocat? Qu’est ce qui te fait rêver? Une fois que tu auras ces réponses, tu y verras plus clair. Tu comprendras probablement pourquoi tu n’es pas allée jusqu’au bout de ta formation, et, ça te donnera très probablement une idée de ton orientation professionnelle. Ce n’est pas évident, mais tu y arriveras.

    Dernier point, ne sois pas trop exigeante vis à vis de toi même et ne crois pas que chez les autres c’est plus facile. On passe tous, je pense, j’espère, par des phases de galère. Relâche un peu la pression et tu verras que ça ira mieux!
    Bon courage

    • Merci Ju! 🙂
      J’ai en effet beaucoup de réponses à trouver, c’est essentiel pour avancer…
      Et c’est vrai, ça n’est sans doute pas plus facile pour les autres, mais souvent, on s’en tient aux apparences, et tout le monde a l’air de mieux réussir que soi! 😉

  • Pour l’avoir fait cette année, se remettre sur pieds, c’est la meilleure idée que tu pouvais avoir ! Ça fait du bien de faire le point… J’ai toujours considéré le fond comme le meilleur support pour rebondir. Donne un bon coup de pied et saute ! Haut. Très haut. Tu vas voir c’est super. Je t’envoie plein de courage ! 🙂

  • Mais ça va pas non??
    TU vois comme tu te juges?? arrête de vouloir tout arrêter dans la pensée, la définition ! à un moment, en mars, tu as cessé pour une raison ou mille autres tes études, y’a qqchose qui s’est manifestement fait la malle.
    A un moment donné dans ta vie,
    Qui va être longue.
    Donc, prends un autre virage, et tu reviendras à cet objectif, si c’est toujours celui ci que tu auras en tête dans 1 ou 10 ans.
    Fais toi confiance bon sang!
    Ce n’était pas ça qui était pour toi à ce moment là. Pour une raison que tu découvriras dans un jour ou un an (ou jamais), mais c’est ainsi, tu ne pouvais plus, tu as été honnete avec toi même (tu ne dois rien à personne, heureusement que tu n’es pas la wonderwoman sinon tu me foutrais les jetons) et là est l’essentiel
    Je t’embrasse très fort

  • Et si, avec ce billet, tu venais enfin de sortir ce qui te minait ? Maintenant, reprends confiance en toi. Allez, hop, je suis sûre que tu vas t’aller de l’avant grâce à quelque chose.
    Cela dit, est-ce le bon moment pour ces études-là (difficiles à reprendre avec le chapeau de Maman), je ne sais pas, c’est à toi de te demander ce qui va être le plus adapté à ce dont tu as besoin maintenant. Tu as le droit (heureusement !) de ne pas trouver le bon chemin tout de suite. Et puis si tu sens la motivation revenir, alors recommence !
    Évidemment, tu en es capable, j’en suis persuadée.
    Tu sais, A la fin, personne ne connaîtra ton parcours, tu n’auras pas de comptes à rendre et tu seras juste contente.
    Beaucoup de courage et garde surtout une bonne estime de toi, c’est essentiel ! Concentre-toi sur les points positifs pour repartir du bon pied. Allez, je suis de tout cœur avec toi.
    Bonne journée !

  • jte trouve super dure avec toi même! tu n’as pas choisi la voie la + facile et je trouve déjà super courageuse de t’être lancée là-dedans 😉 à quelque chose, malheur est bon, comme on dit! 😉

  • Mes études de droit ont été à la fois un supplice et une joie immense : le plaisir d’étudier des matières qui, j’en étais sure, feraient de moi une pro du droit, que ce soit en tant que juriste ou en tant qu’avocate ; l’enfer de voir que je ne comprenais finalement pas tout si ien que ça, que c’était bien joli d’exposer une idée à l’oral mais qu’il fallait savoir l’argmuenter à l’écrit … Ma licence, j’ai mis 4 ans à la faire, mon M1, 2 ans, j’ai dû travailler 1 an pour espérer que cette ligne sur mon CV me permette d’intégrer un M2 … ce qui a fini par arriver ! Mais à quel prix ! J’ai terminé mes études sur les rotules, lessivée, avec l’envie, finalement, de tout laisser tomber et de changer de voie. Je n’ai pas passé le CRFPA, pas envie, pas motivée, trop effrayée d’être ridiculisée face à ces ténors du barreau que je croise aujourd’hui … Finalement, je commence en bas de l’échelle : assistante juridique, avec une possibilité d’évoluer en tant que juriste en 2 ans. Si je deviens avocate, ça sera par équivalence dans 10 ans (le temps d’arriver au bon coeff). Ne parle pas d’échec, ce n’en est pas un, tu as fait des choix, ceux que tu estimais être les meilleurs pour toi. Tu as peut-être eu besoin de te recentrer sur ton mari, tes filles et toi. Pourquoi ne pas chercher un emploi de juriste dans un premier temps ? En tout cas, je te souhaite de trouver quelque chose qui te plaise au plus vite. Bises

    • Merci Ginie! 🙂
      Je n’ai pas trouvé les études de droit si difficile… C’était même assez « facile » pour moi, mais, comme toi, ce souci de « ne pas comprendre aussi bien que j’aimerais ».
      J’ai toujours eu des facilités à l’écrit ce qui a clairement été un avantage. Et à l’oral, je suis à l’aise aussi…
      Je crois que je me suis faite une montagne de cet examen, je me pensais trop prétentieuse d’essayer, mon mari m’en veut un peu pour ça d’ailleurs, il est persuadé que j’aurais pu avoir ce diplôme haut la main et, au vu de mes capacités (qu’il croit que j’ai du moins), il trouve dommage que j’ai baissé les bras.
      Enfin, il ne m’en veut pas mais il trouve regrettable ce manque chronique de confiance en moi qui me fait finalement rater pas mal de trucs…

  • J’ai pas eu le courage de lire tous les commentaires donc peut-être que la réponse est dedans, mais il s’est passé quoi pour que tu perdes autant confiance en toi? tu dis qu’avant tu étais brillante, que tu comprenais le droit, ça te passionnait, et puis maintenant tu as du mal à rester concentrée pour lire un texte… Je ne pense pas qu’on puisse perdre son intelligence en route 🙂 Oui, l’échec est dur à surmonter (moi j’ai fait un bac S, avec mention, je me suis lancée en médecine et j’ai fini avec 3 de moyenne donc je sais ce que c’est que l’échec quand on a l’habitude de réussir brillamment). Mais du peu que je te connais tu es une fille forte. Tu as continué peu importe les années pour avoir ton master. Tu as réussi tout ça avec en plus deux filles 🙂 Comme tu dis, tu as peut-être besoin de te reconstruire, de retrouver ton estime de toi même, de retrouver une réelle motivation. Mais tu vas y arriver ! Et j’ai pu voir qu’il y a plein d’autres personnes qui pensent comme moi! Courage

    • Il s’est passé qu’en licence, j’ai décidé de porter plainte, avec tout ce que ça implique au niveau psychologique et émotionnel… J’ai fait une grave dépression, la sortie du déni a été très difficile, je n’ai validé que mon premier semestre de licence et j’ai passé le second semestre l’année d’après. Je l’ai vécu comme un horrible échec, et ça a été en empirant ensuite.
      J’ai ensuite eu mon master en 4 ans, faute de croire en moi, et quand je l’ai validé, j’ai eu ma deuxième fille (le lendemain pour être précise), et ensuite, hé bien, les études sont un peu loin derrière et je pense que ma capacité à me concentrer décline de plus en plus…
      Je ne sais pas pourquoi, c’est un vrai souci!

      • Je ne connais pas toute ton histoire, mais la personne contre qui tu as porté plainte devait le mériter. Et toi tu ne mérites pas d’en payer les conséquences encore aujourd’hui alors que tu as été une victime ! Aussi douloureux que cela a pu être, cette personne contre qui tu as porté plainte a gagné une chose : la perte d’une partie de toi! Et je sais que tu trouveras les réponses et le chemin à emprunter pour retrouver cette partie de toi. Parfois, la concentration nous fait défaut parce que notre âme abimée se concentre sur un autre point sous jacent. Si les études en droit te rappellent systématiquement cette douloureuse période, alors tu fais bien d’arrêter. Ce n’est pas de la lâcheté, c’est prendre le temps de se reconstruire pour mieux vivre 🙂 Et quoi que tu entreprendras par la suite, tu le réussiras !!!

  • tu n’a pas perdu une année ou plusieurs, tu es maman de deux princesses, tu a un niveau d’étude important même si c’est pas celui que tu souhaites. Laisse toi de temps, trouve toi au boulot qui te plais ou que tu pourras reprendre confiance en toi, et peut être que plus tard t’y retourneras!

  • J’ai enfin, à 24 ans, obtenu mon premier diplôme depuis le bac. Un BTS tourisme. Par correspondance.
    J’ai toujours été une élève brillante, tout le monde attendait trop de choses de moi et un jour j’ai tout arrêté parce que j’en pouvais plus.
    Maintenant j’ai le boulot dont j’ai toujours rêvé quand j’étais petite (ou presque mais je vais pas chipoter, je bosse toujours dans un musée), boulot que j’aurais peut être pas décroché si j’avais fini la fac.

    Tu as donc également tout mon soutien! Il est jamais trop tard 🙂

  • J’ai adoré ton article. J’ai passé mon bac cet été, et je l’ai malheureusement loupé… Du coup, je refais une année de terminale, et je suis plus motivée que jamais. Cet echec m’a motivée à travailler, à m’investir davantage dans les matières que j’aime, et à travailler / réviser à la maison, chose que je ne faisais absolument pas l’an dernier. Sûrement la raison de mon echec, d’ailleurs. J’ai echoué, mais finalement, ça m’a énormément apporté :). Courage ma belle, pleins de bisous <3

  • Coucou,
    Je te trouve bien dure avec toi, notre rôle de maman est déjà bien épuisant : ) notre esprit est toujours avec nos milliards de choses à gérer, si tu peux donne toi du temps et retente quand tu seras mieux et plus en forme ne baisse pas les bras si cela te tiens a coeur
    En tout je te souhaite tout le courage possible c’est une filière particulièrement difficile donc ne te dénigres pas, bien au contraire.

  • Tu parais avoir beaucoup, beaucoup d’exigence envers toi- même…
    Ta fatigue me semble plus que légitime, et à ne pas banaliser, elle est bien réelle…
    Je te souhaite beaucoup d’énergie!

    • Ca, c’est sûr que je suis très exigeante, mais si ça n’était pas le cas, je n’en serais pas là, je pense (même si « là » n’est pas le top, c’est tout de même bien mieux qu’avant! 😀 )

      Par contre, en quoi penses-tu que ma fatigue est légitime? Je te pose la question sérieusement, parce que je n’ai aucun recul sur ma situation et je ne comprends pas cette fatigue…

      • Je crois qu’on sous estime souvent la fatigue psychique…tu écris « les événements des années précédentes », la procédure judiciaire qui a  » abouti » cette année…ce que tu vis est loin d’ être anodin…
        et il me semble que en soi tout ça est très coûteux en énergie.

        • C’est vrai… J’ai tendance à refuser de m’épancher, je veux être « comme tout le monde », mais c’est vrai, je suis fatiguée de tout ça, et ça n’est même pas encore terminé, j’attends que tout ça soit enfin derrière moi.
          Sûr que ça me pèse, et j’imagine que je n’ai pas l’esprit totalement tranquille, quelques soient mes efforts pour mener une vie parfaitement normale…

  • Quand j’ai passé le brevet d’avocat je suis allée jusqu’à la troisième fois… soit la fois éliminatoire… mais les deux premières j’ai fait l’erreur de me présenter coup sur coup. Et ce fut la catastrophe… alors j’ai pris du recul, j’ai travaillé comme juriste en entreprise… et je me suis dit que j’y reviendrais, peut être, un jour…
    2 ans après je me suis représentée… et j’ai réussi, car forte de mon expérience professionnelle, pas la tête dans le guidon comme aux études… et finalement, après le stage, j’ai décidé de ne « jamais » faire le métier d’avocat. Alors à quoi cela à servi tu me diras… je dirais juste à « me rendre fière » et me dire … I did it.
    Laisse toi le temps, et reviens quand tu sera prête… entre temps fais autre chose…

    • Jamais je ne te dirais « à quoi bon? », pour moi, les études sont un passeport pour la confiance en soi, et j’aimerais vraiment pouvoir dire « I dit it », même si au final je choisi de ne pas m’en servir.
      Toutes mes félicitations à toi! 🙂

  • On a tous nos échecs, et cela ne fait pas de toi une ratée. Ce n’était peut être pas le bon moment, peut être pas le bon choix… et alors? La vie continue, non?
    Bisous.

  • Cette dame a totalement raison pour ta future plaque d’avocate !
    Puis je continue de te trouver très courageuse car je crois bien que je serai incapable de me remettre dans les études, même si ça a un côté grisant de réussir, de se sentir à nouveau intelligente après avoir eu l’impression de perdre d’année en année (là je parle pour moi)

  • tu renonces pas vraiment si tu te dis que tu le passeras sans doute plus tard, quand tu te sentiras vraiment prete!
    pas de quoi culpabiliser, tas essayé, mais ce n’était sans doute pas le moment… pas de quoi se fustiger sur la place publique!!!!

  • Je te dirai bien que tu es trop dure avec toi-même, et que tu ne mérite de te flageller ainsi ( et c’est la stricte vérité!) mais je te ressemble bien trop sur ce plan pour te jeter la pierre. Alors je voudrais juste te dire : ça passe! Cette affreuse sensation d’échec incompréhensible, la sensation qu’on s’est jeter dedans volontairement, ça passe, parce qu’avec le temps, on finit par entrevoir pourquoi, et comment le surmonter.

    Je crois que j’ai battu ton record, car je finis ma 3eme (et dernière, j’espère!!) année de M2. La première, je l’ai traversé avec le sentiment d’à peine arriver à garder la tête hors de l’eau. Et à la fin de l’année, lors de la rédaction du mémoire, j’ai préféré passer mes journée à sangloter devant l’ordinateur. La sensation qu’il me suffisait juste de le l’écrire, là, et pourtant l’incapacité totale à écrire un mot… Alors, j’ai décider de rendre mon mémoire l’année suivante, et je suis partie en vacance, ce qui m’a fait du bien.
    L’année suivante a été l’une des année les plus dure mais les plus enrichissante de ma vie. J’ai appris beaucoup sur moi : que je n’arrive pas à travailler chez moi, que si, finalement, les études en sciences sociale à la fac, c’est BEAUCOUP de boulot et d’investissement, que les relations étudiant-directeur ne sont pas toujours éloignées du harcèlement moral, et est-ce que je voulais vraiment continuer mes études et ma carrière dans le si pourri milieu de la recherche universitaire ? Je n’ai évidement pas réussi à terminé ce foutu mémoire. Bref, tout cet étalage de ma vie pour te dire que j’ai pris conscience que ce que j’avais vécu, c’était dure, d’autan que ma famille à coté accumulait les pépins graves de santé, et que craqué comme ça, c’est aussi une réaction de défense normal. J’ai l’impression qu’en France particulièrement, on garde la conviction que les étudiants doivent en baver un maximum pendant leur études, et en silence, encore, ça prouve leur valeur. Donc on en bave. La conséquence, c’est une grande fierté quand on réussi, et un immense sentiment de culpabilité quand on s’use là-dedans. C’est aussi une sélection des plus solide, ou indifférent à la pression, qui ne sont pas forcément les plus brillant ou les plus doué. Avoir conscience de cela aide relativisé, je trouve : c’est normal de trouver ça dur, c’est dur. Et ce n’est pas être indulgent avec soi-même que de le constater ( d’autan que j’ai pu lire que tu es consciente de cette pression et de ce fonctionnement quand il s’agit de l’école pour tes filles)

    Cette année, je me suis réinscrite dans un M2 recherche un peu différent, qui offrait aussi une formation au cinéma appliqué aux sciences sociales Une grande partie de la formation consiste en une formation pratique au tournage de film de recherche. ET bien, faire un peu autre chose, voir autre chose m’a fait un bien fou. Pour sortir d’un univers anxiogène d’abord. Parce que je me suis rendue compte, confronté à des personnes ayant une formation un peu différente de la mienne, qu’en fait, je savais pas mal de chose. Et je suis sure que toi aussi, tu sais beaucoup de chose. Beaucoup plus que ce que tu ne le pense. Tout ce que tu a appris n’as pas servie à rien. Parce que, aussi, j’ai redécouvert le plaisir de faire travailler, non seulement ma tête, mais aussi mon corps et mes mains en même temps. Je redécouvre l’eau chaude, hein, mais je crois que c’est vraiment nécessaire pour trouver un équilibre.

    Et au milieu de tout ça, c’est là que je voulais en venir, j’ai redécouvert, au bout de 3 ans, le plaisir de travailler. De lire un article. D’y réfléchir. D’avoir des idées. Et d’écrire! Et je crois que j’ai eu besoin de tout ce temps et de ces étapes pour être prête. J’ai toujours été une élève très brillante et personne n’a compris pourquoi je n’avais pas réussi. C’est comme si j’avais eu besoin de prouver à tout le monde qu’il n’y avais définitivement rien à attendre de moi, que je n’en valais pas la peine, pour retrouver la sérénité, et le plaisir de travailler. De travailler pour moi, vraiment.

    Bon, j’ai écris un roman, et je t’ai raconté ma vie, mais ce que je voulais te dire, à travers mon exemple, c’est que ce que tu vois aujourd’hui comme un échec n’est qu’une étape de ta route. Elle sera suivi par plein d’autre étapes. Je voulais aussi te dire qu’il ne faut pas confondre gout de l’effort et masochisme. C’est bien de s’accrocher que on a du mal, mais tenir à tout pris dans quelque chose qui ne nous convient pas, c’est à mon avis se faire inutilement violence. Si ça n’a pas marché cette année, c’est qu’aujourd’hui ce n’est pas ce qui te convenait. Prend le temps dont tu as besoin, c’est aussi une façon d’assurer ta réussite. Et essais d’être aussi indulgente avec toi que tu le serai avec tes filles dans la même situation.

    • Merci Plume rouillée pour ton témoignage et le temps que tu as pris pour m’écrire tout ça, je suis très touchée!
      Je ne m’en veux pas tellement et j’ai bien conscience que ce système ne me convient pas, j’ai commencé à avoir des difficultés au collège, quand je ne comprenais plus la logique de l’enseignement… A la fac, tout me semblait à la fois facile et insurmontable. Facile parce que les programmes le sont, insurmontables parce que je me faisais une montagne de tout, parce que je ne comprenais pas ce que l’on attendait de moi… J’ai perdu confiance, à force de penser que tout était trop difficile, à force de ne pas comprendre le décalage qu’il y avait entre le discours universel (les études c’est très très dur, il faut travailler beaucoup) et mes résultats à moi (j’avais de bonnes notes en n’ayant pas l’impression de me tuer à la tâche, même si je travaillais, je ne peux pas dire que j’ai réussi en me tournant les pouces, loin de là), ce sentiment de ne jamais en faire assez et de ne pas mériter mes bonnes notes…

      Je crois que moi aussi, dans une certaine mesure, j’ai provoqué mes divers échecs pour prouver à tous combien j’étais nulle.
      J’ai commencé mes études pour prouver à tous que j’étais quelqu’un, ça a marché, toutes les personnes néfastes de ma vie en sont sorti, et il ne restait plus que des gens qui croyaient en moi… Ca m’a totalement paniqué (ce qui est complètement con!)

      Enfin bref, tu as raison, se forcer ne sert à rien, mais disons que c’est agaçant d’avoir réussi brillamment et puis paf, tout à coup, ne plus être capable de rien. Tu as l’air de savoir de quoi je parle! 😉

      J’ai l’impression d’avoir déjà beaucoup pris mon temps, en plus, avec mes 30 ans passés!

  • Bonjour!
    Je suis une lectrice de votre blog depuis un petit moment déjà mais je commente très peu. Mais cet article m’a trotté dans la tête et m’a fait pensé à cette petite phrase qui me réconforte quand j’ai échoué: « il n’y a que les échecs qui font progresser ».
    Cette petite phrase toute bête que me répète depuis toujours mon papa qui m’explique que si on réussit toujours finalement on progresse très peu, me fait beaucoup de bien quand je me sens en situation d’échec!
    Parfois je me réjouis même un peu d’avoir raté (pas immédiatement bien sur mais quand j’ai digéré le truc!) car je sais que je serais meilleure la prochaine fois!

    Bravo en tout cas pour votre blog, qui est une très belle réussite!

    Belle journée

    • Merci beaucoup 100drine!
      C’est ce que j’essaye d’inculquer à ma fille aînée aussi, pas de réussite sans échec… Pas de marche sans chute, etx, etc…
      J’espère qu’elle l’intégrera plus vite que moi! 😉

  • Bonjour,

    c’est par hasard que je suis tombée sur ce blog et sur cet article qui m’a fait tilt parce que… hier je passais ma dernière épreuve des écrits de l’examen d’entrée au CRFPA. Alors comment dire, la vie parfois c’est un pas en avant, trois pas en arrière mais ce qui compte au fond toujours c’est LE pas en avant. On a du mal à se le dire et pourtant c’est ce qui est important. A 12 ans j’ai décidé que je serai magistrat. Le rêve de ma vie. ALors après le bac direction la fac de droit. Mais le droit m’a barbé alors j’ai séché les cours, j’ai redoublé, 3 ans pour avoir ma deuxième année.. J’ai voulu lâcher, changer, tout faire sauf du droit… Et puis finalement un jour je me suis dit, l’ENM c’est le rêve de ma vie alors si je le tente pas je le regretterai et je refuse de vivre avec cette amertume. Du coup je le tente cette année, j’ai mis trois ans à me décider, j’y ai rennoncé par peur de l’échec, peur d’affronter la difficulté. Le barreau est une étape, une sorte d’entrainement. L’avenir me dira si j’ai échoué ou réussi. Mais quoiqu’il en soit, si le droit ne marche pas alors tant pis, un échec oui mais « l’important n’est pas de tomber mais de savoir se relever ». J’ai une autre passion dans la vie c’est l’animation, directrice de colonies de vacances, je repartirai sans doute dans cette branche vivre milles et unes aventures avec les petits loulous! Je terminerai ce petit mot par le fait qu’il n’y a pas d’âge pour faire un métier, que les métiers qui touchent à l’humain nécessitent une expérience, un vécu, une sagesse… Les meilleurs magistrats et avocats sont sans doute ceux qui ont pris leur temps, qui ont prit le temps de vivre des tas d’expérience avant de se lancer dans ces belles professions. C’est leur vécu et leur matûrité qui font leur force. Et oui, Pierre JOXE est devenu avocat très très très tardivement (à l’âge de la retraite?), Bref, prenez le temps qu’il vous faudra. Si c’est un rêve, allez au bout. Sinon, avancez dans une autre direction, vous y trouverez peut-être quelque chose d’encore meilleur qui sait? 😀

  • Belle confusion.
    J’espère que tu trouveras la voie qui te comblera (même si la droit semble être ta voie) et te fera sourire chaque jour (car ce n’est pas simple d’avoir un métier-passion de nos jours).
    De tout coeur avec toi en tout cas.

  • Coucou,
    Je ne pense pas qu’il faille parler d’échec !
    En plus, tu as le courage de l’écrire, donc pour moi, ce n’en est pas un.
    Ce n’est simplement pas le bon moment. On peut avoir des envies ou des rêves, mais pas réalisables de suite.
    Il ne faut pas stresser, il vaut mieux prendre le temps (le temps aussi que tes louloutes grandissent, histoire de profiter de ces superbes bons moments que sont la rentrée scolaire, les premiers devoirs, le passage dans la classe supérieure, les premiers anniversaires avec les 20 autres élèves de sa classe car elle ne saura pas faire un choix entre l’un ou l’autre de ses copains/copines…)
    Il n’y a pas d’échec dans la vie ! On avance chacun à notre rythme.
    Plusieurs dictons le prouvent :
    « Qui va doucement, va sûrement ! »
    « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ! »
    (J’en avais un autre, mais il vient de m’échapper).
    Et comme disait Pierre de Coubertin : « L’important est de participer ! »
    Rien n’est échec ! Tout est EXPERIENCE !

    Je découvre tes petites histoires aujourd’hui… (en fait, je n’ai jamais pris le temps de te lire, mais je te suis sur facebook depuis quelques semaines), et j’adore ta façon d’écrire. Je crois que je vais passer une bonne partie de la journée en ta compagnie.
    Grosses bises.

    Ah oui, j’ai lu et commenté un autre post de ta part, aussi je voudrais ajouter que je te trouves courageuse, moi. Les petits coups de blues arrivent à tout le monde, mais on sait se relever parce qu’on est forte ! On est Maman, on a subit des choses, on a accouché parfois plusieurs fois, on gère les petits bobos et les maladies de ceux qui nous entourent et qu’on aime, etc… Si ça, c’est pas du courage !!!

  • Que ton billet fais du bien…. C est mon histoire…. Ce P… De concours crfpa…
    Et ton titre « échec « raisonne en moi chaque jour et pourtant cela fait 4 ans que j ai finit mes études et même pas eu le courage de le passer une fois de peur d échouer … Trop difficile, trop de contraintes, trop de boulot surtout lirsqu on est maman….
    J ai une part d inachevé …. Les études furent brillantes mais pas vraiment finies …. Et quand je vois certains qui ont obtenu ce défi, je suis si déçue de moi…. Et j aurai tellement aime que mes enfants aient une maman avocate et pas mère au foyer juriste a ses heures perdues….
    Et quand les gens te demandent :  » quand seras tu avocate « ? « Mais tu as fait toutes ces études pour rien ?  »
    La vie est dure, j ai moi même un blocage , je ne supporte pas l échec et il m est donc impossible de me lancer dans cette aventure car parfois dans notre branche ce n est pas le travail qui paie…. Je tremble ne serait ce qu a l idée de passer un contrôle ou un examen…. Je ne veux pas être juger, ni même rabaissée alors que je suis sûre que je serai bien meilleure avocate que certains….
    Merci encore pour ton billet….

  • j’aimerais tellement avoir ta motivation!! j’ai pas eu assez de volonté pour rédiger mon mémoire de master 2 après la naissance de ma fille.j’avais 27 ans et aujourd’hui j’en ai 32.

    • J’ai aujourd’hui 37 ans et j’ai passé les écrits de cet examen il y a 3 semaines (merci d’ailleurs d’avoir retrouvé ce vieux billet qui me permet de mesurer le chemin parcouru! 😉
      J’ai aujourd’hui 2 enfants de plus qu’à l’époque (soit 4 en tout)
      Rien n’est jamais perdu…
      Le retard est à mon âge un atout dans la mesure où on ne parle plus de retard mais de « reconversion », de « reprise d’études » et cela donne un point de vue un peu différent qui permet d’assumer et d’être fier de soi! 😉
      Je dirais que dans la vie, il y a un temps pour tout…
      Un temps pour créer une famille et un autre pour terminer ses études dans la sérénité!
      Profites bien de ce beau bébé, de ta famille, de ce que tu as construit. Le reste viendra en temps et en heure, quand tu te sentiras prête, quand ce sera le moment (si c’est encore à l’ordre du jour dans quelques années!) 🙂

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