Le traitement de l’allaitement à l’hôpital

Sans titre 3L’allaitement est pour moi une question cruciale… Comme pour beaucoup de mamans désirant allaiter, je suppose.
Je m’étais posé la question d’allaiter ou non Noisette, alors que j’étais encore enceinte… Et puis la réponse s’est imposée d’elle-même au fil des dernières semaines… Et encore plus à la naissance. Je lui ai donné le sein sans me poser aucune question.
J’étais sereine, cette fois-ci, ça se passerait bien! Malgré les difficultés, j’ai allaité MissCouette presque 8 mois, il n’y a aucune raison que ça ne se passe pas très bien cette fois…

Et puis j’ai commencé à remarquer qu’elle était somnolente au sein. Qu’elle tétait très peu activement.
Alors on m’a conseillé de tirer mon lait pour stimuler la lactation et lui donner des compléments. Puis on m’a donné tout un tas de conseils contradictoires et donc pas tous très cohérents…

Et enfin Noisette s’est retrouvée à l’hôpital. J’avais très peur que cela sonne le glas de l’allaitement, qu’ils soient trop hostiles au lait maternel… Et en fait, pas du tout.

Le personnel de l’hôpital ne m’a jamais dit de lui donner des biberons de lait artificiel. Mon lait est le meilleur, ils l’ont revendiqué. J’étais rassurée et confiante, le premier jour. Je les ai trouvé très bienveillants vis à vis de l’allaitement.

Disons que la plupart des membres du personnel s’est montré chaleureux et encourageant.
Mon lait est le meilleur, c’est ce que ma fille doit recevoir en priorité.

J’ai écouté attentivement toutes les directives qui m’ont été données, sans jamais les remettre en question. Ma priorité était la santé de mon bébé, si on m’avait dit de la perfuser au miel, j’aurais accepté sans broncher.

Je suis arrivée à l’hôpital avec mon DAL (dispositif d’aide à la lactation, le mien est un tuyau de sonde gastrique détourné que m’a donné ma consultante en lactation!), les infirmières des urgences ne m’ont fait aucune remarque. Elles m’ont laissé tirer mon lait, m’ont proposé de le mettre au frigo, m’ont laissé le donner au DAL. J’étais très agréablement surprise.

Lors de notre transfert, il n’a plus été question du DAL. J’avais reçu pour consigne d’appeler quelqu’un à chaque mise au sein afin de peser Noisette avant et après la tétée. Ce qui s’est révélé très perturbant car elle ne prenait que 10 à 20 grammes à chaque fois. Je devais donc compléter au biberon, avec mon lait préalablement tiré. Des biberons de 30 à 40 ml, donc, pour arriver à une ration de 50/60 ml.
Je n’avais le droit de mettre Noisette au sein que toutes les 3 heures.
Entre temps, elle dormait. Elle dormait tellement…
J’ai suivi les directives à la lettre et j’ai commencé à tirer très activement mon lait.
Celui-ci était mis au frigo par le personnel.
J’arrivais à tirer 10 à 20 ml à chaque tirage, rendement plus que déprimant…

Une infirmière s’est mise à me harceler afin que je tire plus de lait. Elle venait tous les 3/4 d’heure, la nuit, me réveiller afin que je n’oublie surtout pas de tirer mon lait… Je m’exécutais, éreintée, et ma production était encore plus déprimante la nuit que le jour…
« Votre lait est le meilleur, allez, vous ne voulez quand même pas lui donner du lait artificiel? Alors tirez votre lait, aussi souvent que possible, allez! »

Le deuxième jour, je n’ai plus eu le droit de mettre Noisette au sein, ça l’affaiblissait trop d’après la pédiatre.
Même si je n’ai pas trouvé ça très très logique (Noisette s’endormait en 2 minutes, au sein, mais au moins elle était contre moi, ce qui a tendance à stimuler la lactation un peu mieux qu’un tire-lait… Et ça lui donnait le réconfort qu’elle n’avait pas dans son lit…
J’ai obéis néanmoins, parce que je ne suis pas médecin, et je ne voulais pas prendre le risque de mettre en péril la santé de ma fille… Je la prenais dans mes bras, elle dormait sur moi autant que possible… Ca me donnait l’impression de lui apporter ma chaleur, de lui transmettre ainsi mon amour.

Et je tirais mon lait toutes les heures afin d’assurer le biberon de 60ml qui m’était demandé toutes les trois heures.

J’ai demandé à ce qu’on me prête un tire-lait… Mais la vieille antiquité, à simple pompage, qui m’a été proposée m’a découragé… J’ai continué d’utiliser mon tire-lait manuel. J’ai des poignets en béton armé maintenant!

La nuit, on m’a dit que si Noisette finissait bien ses biberons, elle n’aurait pas besoin de sonde gastrique. Mais si elle n’en vidait pas, ne serait-ce qu’un, alors il faudrait lui en mettre une afin de l’alimenter correctement.
Noisette a fini tous ses biberons comme une warrior… J’avoue avoir, volontairement, utilisé des biberons très faciles à téter afin qu’elle prenne sa ration sans avoir à fournir d’effort.

Le lendemain, on est venus me réclamer du lait alors qu’il y en avait dans le frigo. « Ha non madame, il n’y en a plus! » « Mais si, j’ai un biberon d’avance, je le sais! » « On a du le jeter, il avait plus de 48h! Tirez votre lait pour le prochain biberon! »
J’ai fondu en larmes… Tant d’efforts pour un biberon et on me le fout à la poubelle? Je n’avais pas accès au frigo, c’est donc le personnel qui étiquetait les biberons, les rangeait et me les amenait pour nourrir mon bébé.
Je leur ai demandé pourquoi ils n’avaient pas pris les biberons les plus anciens en priorité? Une erreur apparemment…
Alors que jusque là, j’avais réussi à assurer toutes les rations de Noisette, le soir venu, il m’a manqué un quelques millilitres pour terminer un biberon… Alors il a fallu compléter avec 20 ml de lait artificiel.
La veille, je l’aurais vécu comme un drame, mais en ce 17° jour de vie de ma Noisette, j’avais réussi à lâcher prise… Ok il manque un peu de lait, mais ça va repartir de plus belle!
Une infirmière est venue, je lui ai dit qu’il fallait un peu de lait artificiel « Ha… Ne vous en faites pas, vous avez été très courageuse! Et votre fille a eu votre lait pendant 17 jours, c’est super déjà, c’est déjà bien d’avoir allaité! » Ca partait d’une bonne intention… Mais donner 20 ml de lait artificiel, ça ne voulait pas forcément dire que je n’avais plus de lait… Juste pas assez pour atteindre les exigences de l’hôpital…
6 heures après, Noisette avait son premier biberon complet de lait artificiel car il m’a manqué un biberon de mon lait (Celui qui avait été jeté, ma petite réserve qui me rassurait…) J’avais un peu peur qu’elle ne digère pas bien, mais c’est passé comme une lettre à la Poste… J’en ai profité pour me reposer un peu, arrêtant de tirer mon lait toutes les heures avec la pression de devoir absolument terminer la prochaine ration de ma fille.

Le lendemain soir, alors que j’avais réussi à faire tous les biberons de la journée, il m’a manqué celui de la pleine nuit.
J’avais encore été harcelée pour produire plus de lait, plus plus, toujours plus, « votre lait est le meilleur, donnez le en priorité! ».
Alors que je venais de tirer 40ml en une seule fois et que j’étais toute fière de moi, une infirmière, encore en pleine nuit, est venue me dire que ça n’était pas normal… Que si je produisais si peu, c’est que je n’avais plus de lait… C’est dommage quand même, de ne pas avoir sur entretenir ma lactation alors que mon lait est le meilleur!

Alors que la veille, je me disais que rester un jour ou deux de plus à l’hôpital pourrait me rassurer (malgré les difficultés, le cadre était rassurant, il ne pouvait rien arriver à mon bébé, et leurs conseils drastiques lui permettaient de grossir! Et elle était pesée toutes les 3 heures, je voyais l’évolution en direct…), cette nuit m’a donné envie de m’échapper par la fenêtre…
Heureusement, le lendemain, la sortie était annoncée pour le soir.

Voilà mon expérience d’allaitement à l’hôpital.
L’allaitement est encouragé… Presque de manière extrême. Il faut donner son lait, c’est celui qui va guérir le bébé, c’est le meilleur, l’unique. Je suis d’accord, le lait maternel est meilleur que le lait artificiel. Quand un enfant est faible, le lait de sa maman est encore plus approprié pour lui. Mais le lait artificiel n’est pas du poison pour autant… Le diaboliser de la sorte n’est pas très constructif, je trouve.

Alors évidemment, ça dépendait de l’interlocuteur. La pédiatre m’a dit de donner mon lait en priorité, mais la complémentation en lait artificiel était une option à partir du moment où il manquait un peu du mien. La plupart des soignants étaient sympa… Mais il y en avait toujours un, à chaque service, pour me faire douter, me culpabiliser… Dans le but de bien faire, j’en suis certaine, mais avec un effet catastrophique sur mon moral…

A côté de ça, je n’ai reçu aucun conseil afin d’améliorer mon rendement au tire-lait. On ne m’a pas non plus donné de matériel adéquat. Pas plus qu’on ne m’a aiguillé pour maintenir l’allaitement.
Je devais produire, je devais continuer, j’avais fait le bon choix. Mais que je me démerde pour le reste. En 5 jours et plus d’une vingtaine de personnes croisées, je n’ai vu qu’une soignante à priori un peu plus formée sur l’allaitement que les autres, qui a vérifié le positionnement de la langue de Noisette. Et c’est tout.
Dans un service de pédiatrie.

Néanmoins, j’ai été contente de ce séjour… Ma fille a repris des forces et c’était le plus important. Ils n’y connaissent vraisemblablement rien en allaitement mais ils savent remettre les bébés sur pieds, et c’est tout ce que je leur demandais.
A côté de ça, personne n’a mis en cause l’allaitement dans la faible prise de poids de Noisette. Personne ne m’a culpabilisé sur son état. J’ai pu rester à son chevet 24h/24, j’ai été nourrie, pour la seule raison que j’étais une maman allaitante. Et même si j’ai trouvé très très stressante leur manière d’aborder les choses, j’ai toujours été encouragée (un peu trop par moment) à poursuivre dans mon choix.
Sur le coup c’était extrêmement difficile car l’angoisse liée à la fatigue ne me permettait absolument pas de relativiser…
Et mine de rien ce séjour a laissé des traces, et je ne supportes plus le moindre conseil sur l’allaitement. Je lis des bouquins, plus neutres, plus fiables, afin de mener ma barque comme je l’entends et je ferme les oreilles dès qu’on me donne un avis, qui sera immédiatement contredit par un avis inverse…

Je me suis sérieusement demandé si j’allais poursuivre cet allaitement. Je me pose encore la question. Ca me tient à coeur mais je suis tellement angoissée à l’idée que ma fille ne prenne pas assez de poids… J’ai tellement peur de mal faire… J’attends de voir comment son poids évolue. Et chaque jour passé, elle a eu mon lait, chaque jour est une petite victoire, pour moi, à ce niveau là.

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97 Discussions on
“Le traitement de l’allaitement à l’hôpital”
  • Je suis navrée d’un tel traitement de ton allaitement.

    Juste un petit conseil (qui vaut ce qu’il vaut mais qui a vraiment marché pour moi).

    Si tu peux, tire ton lait (avec ton tire lait manuel) pendant que noisette tête l’autre sein.

    Là ou je tirais difficilement 20ml, je me suis mise à remplir des 90 avec cette méthode.

    Je te souhaite d’arriver à ce que tu veux.

    MamanAnonyme

    • toujours lectrice de l’ombre, mais là, j’ai eu envie de te dire ce qui avait marché pour moi, comme pour mamananonyme.
      La seule solution pour moi, de pouvoir obtenir assez de lait pour la crèche (bcp moins d’angoisse de résultat que toi, j’en conviens), c’était effectivement de tirer en même temps que mon fils têtait, ou alors, d’utiliser un tire-lait double pompe. Mon rendement était toujours nettement meilleur.

      Courage, je n’imagine même pas l’angoisse que tu as du vivre, et qui doit continuer à te poursuivre. Et plein de bonnes choses pour toi, ta petite noisette, et toute ta petite famille.

  • c’est honteux j’ai vécu chose similaire. perte du poids de bb ++ des conseils foireux on m’a harcelé, ona pesé la petite 30 fois par jour bref j’ai pété un boulon. elle a mis plus d’un mois et demi à rattraper son poids de naissance.
    aujourd’huion en est à 31 mois d’allaitement 🙂

    • Super!! Merci pour ce témoignage, ça donne de l’espoir!
      Noisette a récupéré son poids de naissance il y a 10 jours. Et elle a dépassé les 3 kilos cette semaine!
      On continue l’allaitement qui commence à rouler, je trouve!

  • Hélas, les médecins ne reçoivent actuellement que deux ou trois heures de formation sur l’allaitement dans leur cursus de plusieurs années et les SF n’y sont parfois même pas formées du tout.
    Un allaitement exclusif et plein de lait est encore possible, le mieux serait de contacter une conseillère en lactation, un personne qui effectivement une certification et une formation de l’allaitement et qui pourra t’aider à mener à bien cet allaitement si tu le souhaites.
    Mon premier allaitement a vite tourné court au bout de 15 jours, le deuxième a failli prendre le même chemin si une conseillère n’avait pas diagnostiqué un frein de lèvre chez mon fils (que ma fille avait d’ailleurs surement aussi pour le premier allaitement !)
    Aujourd’hui je suis moi-même bénévole au sein d’une asso d’allaitement et crois-moi, tout est encore possible !

    • C’est faux, les sages femmes reçoivent une formation complète en allaitement (et certaines passent un DU en lactation), bien plus effectivement que la demi journée que reçoivent les médecins (et en plus,je parle des gyneco!)
      En pratique, il n’y a pas de sages femmes en service de néonatalogie et quand ça leur arrive de passer y voir une maman, elles sont souvent offusquées de voir ces pesées avant/après et cette facilité déconcertante à gaver les gamins par sondage… Malheureusement,que peuvent elles dire? Doivent elles créer encore plus de troubles dans l’esprit des parents sachant que c.est l’équipe du service qui aura le dernier mot.
      Mais une chose est sûre : seules les équipes ayant un discours uniforme peuvent prétendre à offrir un bon accompagnement de l’allaitement maternel.
      Notez aussi que dans certaines maternités, l’activité a peu à peu créé une organisation où l’allaitement est devenu la chasse gardée des auxiliaires (exit les sages femmes!)

  • Cela me rend folle de lire tout ça.

    C’est vraiment exactement ce qui pose problème avec les soignants et l’allaitement : on fait la promotion de l’allaitement dans les discours (« c’est le meilleur, il faut allaiter »), mais on n’y connaît rien en réalité (les conseils, ou plutôt les contraintes, qui t’ont été donnés, démontrent une profonde méconnaissance des mécanismes de l’allaitement) et au final on sabote l’allaitement.

    Tu as vraiment eu beaucoup de mérite de tenir bon face à tout ça. Tu peux être fière du chemin que vous avez parcouru Noisette et toi ! (et pour la suite, fais confiance à ta conseillère en lactation surtout)

  • J’ai beaucoup pensé à vous deux ces derniers jours…Pas facile quand son bébé maigrit, je connais. Maïtia est née 3 semaines en avance à 2kg200, je ne sais pas si tu te souviens. Donc avec un retard de RCIU, imagine le petit bébé par rapport à Noisette. Elle avait doublé le poids de Rafaël a la naissance alors, j’étais heureuse. Même si je me suis dit intérieurement que je n’aurais que des mini bébés…Elle allait bien mais l’équipe médicale était en surveillance non stop sur nous. J’ai voulu obstinément tiré mon lait plutôt que de donner le sein. Je l’avais fait pour Rafijoli pendant 3 mois alors qu’il était en couveuse, je pouvais donc recommencer. plus pratique pour que le papa prenne le relais la nuit et voir la quantité prise dans le bib. Malgré tous les conseils et incompréhensions des infirmières, j’ai tenu tête. Sauf que le second jour j’ai fait une allergie et la peau de mes seins s’est carrément arrachée. Impossible de donner le sein ou de retirer le lait. J’ai beaucoup pleuré. Et j’ai pensé à ma fille. Quel était le plus important au fond? Qu’elle mange à sa faim! Et j’ai demandé à m’en occuper à 200%, à ma façon. Au lieu des 6 ou 7 bibs obligatoire et contrairement aux infirmières, je n’ai jamais réveillé Maïtia en lui expliquant qu’il fallait qu’elle mange pour qu’on reste ensemble dans cette chambre. Elle ne prenait que 5 bibs mais très goulue. Elle a repris petit à petit du poids grâce au lait préma. Alors qu’elle était descendue à 2Kg…Et à la maison tout s’est bien passé. Même si j’ai eu des regrets, le plus important est qu’elle aille bien et qu’elle soit en forme. Le lien est aussi fort qu’avec Rafaël. Elle a 10 mois et la diversification alimentaire se passe merveilleusement bien. Tu sais pleins de mamans sont pour l’allaitement et ensuite elle ne donne que des petits pots. Où est la logique? Ne culpabilise pas, pense à toi et à ta fille. L’essentiel est de lui donner de l’amour et une bonne base alimentaire plus tard. Je vous souhaite beaucoup de courage pour cette étape difficile (renoncement, déceptions, incompréhensions des équipes médicales ou amies qui s’acharnent…). Quand on a eu un grand préma, tout glisse, on veut que son enfant soit bien, heureux et en forme et les laits artificiels sont très bien actuellement. pleins de bises réconfortantes

    • J’ai allaité et donné des petits pots! 😉 (Pas que hein, mes filles ont eu plein de plats maison, mais aussi des petits pots…)

      J’ai allaité Mouflette que 10 jours en exclusif, c’est resté une blessure longtemps… Mais elle est en parfaite santé tout de même! Je crois en effet qu’il faut relativiser…

  • Je crois que beaucoup de mamans vont se retrouver dans tes écrits! Avant d’être maman, j’ai toujours pensé que l’allaitement était quelque chose de naturel, qui était pratiquée depuis la nuit des temps, de façon instinctive… bref que ça se faisait « comme ça »! Quand j’ai eu ma fille, j’ai découvert que non, ce n’est pas si simple… Que l’on doit apprendre… et qu’on n’est pas toujours bien encouragée, ni conseillée… bien au contraire, il semble très facile de faire culpabiliser une maman sur « son lait »… Et les professionnels n’aident pas toujours… bien au contraire! De tous les « conseils » qui m’ont été « donnés » (souvent sans que l’on ne demande quoi que ce soit), j’en ai retenu deux: boire beaucoup! et se détendre! tout le reste… Je suis tellement contente que Noisette ait aussi bien récupéré, je te suis sur IG et on la voit vraiment rayonnante. Alors je te souhaite à toi super maman et à ta jolie noisette beaucoup de bonheur dans cette aventure qu’est l’allaitement, et une bonne santé!!! Gros bisous à vous!!!

  • le seul professionnel qui s’y connait en allaitement, c’est une consultante en lactation.
    Mieux vaut en voir une d’urgence pour vérifier que tout est OK niveau prise de sein, frein de langue, forme du palais, …

    Je m’étonne que l’hôpital ne te l’aie pas proposé : aucun des professionnels que tu as vu n’est compétent en allaitement apparemment.

  • Bonjour la mite
    Lorsque le poids de ta fille se sera stabilisé, et qu’il entreprendra sa montée fulgurante, tu répondras à ta question de poursuivre ou non l’allaitement.. Pour l’instant l’important pour toi, tes angoisses aussi reposent sur le bien etre et le bon developpement de ta fille.. tu ne peux donc pas répondre à cette question aujourd’hui… demain est et sera un autre jour… et bien sur.. Je ne te donne aucun conseil !! 🙂
    Heureuse que tout soit rentré dans l’ordre… juste pour….. 🙂

  • Bravo pour ton courage et ta détermination, je ne sais pas si je n’aurais pas flanché face à tant de professionnels aux discours contradictoires! Je croise fort pour que ta noisette reprenne du poids! As-tu pensé à contacter la Leche league, les conseillères pourraient sans aucun doute te rassurer et t’encourager en te donnat quelques pistes?! Bon courage, encore, mais je suis sûre que tout va aller pour le mieux!

  • Merci pour ton témoignage, enrichissant ! C’est dommage de voir que malgré la bonne volonté de personnel soignant la formation à l’allaitement ne suit pas… Contente que ta Noisette se porte mieux en tout cas 🙂

  • Chère LMO,

    Je voulais déjà réagir à ton précédent article sur les 1ers jours de Noisette, son hospitalisation et sa faible prise de poids. je ne l’ai pas fait par manque de temps, ce nouvel article m’oblige à te répondre et à te faire partager mon expérience, difficile de l’allaitement avec ma 2ème née en octobre (alors que tout c’était bien passé pour la 1ère).
    Ma puce est née à terme à 2,7kg. Je l’ai mise au sein tout de suite puis allaitée régulièrement à la demande, la montée de lait est arrivée normalement. Mais elle a continué à perdre du poids, et dormait beaucoup les 1ers jours. Au bout du 4ème jour, descendue à 2,4 kg ils m’ont gardé un jour de plus en disant « attendons de voir qu’elle amorce sa courbe de poids ». Le discours n’était pas du tout alarmiste et l’allaitement maternel absolument encouragé (on est en Belgique!). On m’a seulement conseillé de l’allaiter plus souvent et surtout de la réveiller la nuit toutes les deux heures. J’ai pu sortir le 5ème jour à condition d’avoir un suivi à la maison. La sage-femme qui avait fait mon suivi de grossesse est venue ensuite tous les deux jours pour la peser. Et elle ne prenait toujours pas, voir certains jours avait perdu 30g c’était désespérant. La sage-femme m’a donc demandé de tirer mon lait, et nous voila partis pour les biberons de compléments (enfin d’abord le DAL au sein, pour l’obliger à téter – l’objectif était qu’elle tête un maximum au sein, mais elle n’avait pas assez de force). Les biberons de complément de lait maternel sont arrivés dans un second temps. J’ai vécu difficilement cette période à tirer mon lait, j’avais l’impression de passer mon temps à faire ça : allaiter, tirer, allaiter, tirer et parfois pour qq mililitres…J’ai tenu 3 semaines avant que la pédiatre (visite de contrôle pendant un séjour chez mes parents en France) ne m’invite fortement à introduire du lait artificiel pour qu’elle grossisse (à 3 semaines elle n’avait toujours pas retrouvé son poids de naissance). J’ai continué à tirer mon lait et on a fait des biberons de complément de lait artificiel et elle a commencé à prendre du poids. c’est rageant à dire, mon lait est ce qu’il y a de mieux pour elle mais il n’y en avait pas assez… Elle a finalement retrouvé son poids de naissance de 2,7kg à 5 semaines. Par fatigue j’ai arrêté de tirer mon lait, environ 6 semaines après la naissance (j’en pouvais plus) et on a fait un allaitement mixte, sein + biberon de complément (je dis « on » car c’était un boulot à plein temps avec mon mari!). Je me suis résignée et on a trouvé notre rythme comme ça, avec la satisfaction finalement de l’allaiter au sein. Et à deux mois et demi, une fois la courbe de poids lancée, elle a mieux dormi (elle ne dormait que sur nous au début et on a compris pourquoi, elle consommait trop d’énergie à se chauffer), moi aussi, elle a mieux tété au sein et de ses deux mois et demi à ses 4 mois, inversion de tendance et nous avons pu faire un allaitement au sein exclusif! A la reprise du boulot, j’ai conservé la tétée du matin et celle du soir jusqu’à ses 6 mois (elle a ensuite refusé le sein, au moment de la diversification alimentaire…ça m’a fendu le coeur après tous ces efforts mais c’est comme ça). Maintenant, à 8 mois et demi ma fille est dans la moyenne niveau poids, elle a juste eu un démarrage un peu difficile…
    Voilà brièvement, tout ça pour dire que finalement ça valait le coup de s’accrocher et que peut-etre que Noisette a besoin d’un peu de temps pour se fortifier et téter correctement. Tant qu’elle accepte le sein (et que ce n’est pas douloureux pour toi), j’ai envie de te dire…continue!
    Bon courage et un gros bisous à la petite noisette 🙂

  • J’ai l’impression de lire ce que j’ai vécu pour ma première : la culpabilisation, les avis contradictoires etc. Pour moi c’était la montée de lait qui ne venait pas et la quantité ridicule de colostrum produite au tire lait (il fallait même montrer aux élèves infirmières…C’est vrai que c’est hilarant !!) avec les SF/aide soignantes etc qui me faisaient ch…toutes les heures parce que ma fille ne reprenait pas son poids de naissance…
    Bref au bout de 5 jours j’ai péter les plombs et je suis sortie quand même après avoir appelé ma SF libérale avec laquelle j’avais fait l’haptonomie. Eh ben tu me croiras ou pas, dès la rentrée à la maison la montée de lait était faite mais c’est restée une angoisse pendant tout l’allaitement (1 an) et même maintenant avec mon 2e (alors que montée de lait parfaite etc) je peux pas m’empêcher d’y penser (aurais je suffisamment de lait, est ce qu’il a assez mangé etc.).
    En tout cas pour revenir sur les conseils (non donnés à l’hôpital) mon aider à la lactation (en dehors de la mise au sein puisque c’est l’enfant qui déclenche la lactation):
    – les tisanes au fenouil (ou spéciale allaitement)
    – de l’homéopathie (alfafa, ricinus comminis, asa foetida)
    – le repos, la détente et la confiance !
    Ma SF m’avait dit « on a jamais vu de femme ne pas faire sa montée de lait » et ça a suffit !
    Bon courage et surtout pas de culpabilisation allaitement ou biberon peu importe l’important c’est le moment partagé avec le bébé !

  • Non mais comment peut-on te réveiller pour te faire tirer ton lait aussi souvent… La fatigue n’aide certainement pas à produire. Et tirer toutes les heures… Mais qui peut tirer toutes les heures ? Repose-toi, reposez-vous bien et même si c’est le plus difficile, fais-vous confiance <3

    • Mais oui, c’est ce qui m’est venu à l’esprit aussi! La fatigue étant l’ennemi n° 1 de l’allaitement…c’est une fois de plus un conseil en dépit du bon sens! Et comme le disait une conseillère LLL, après un bon repas, les kilos, ils n’arrivent pas après le dessert…mais le jour d’après! Alors quel intêret de peser avant/après la tétée, c’est stupide!

  • Moi je suis une maman biberon non pas que je sois contre le sein loin de là. Je n’en ai pas eu envie j’ai fait un autre choix. Je t’avoue que si j’avais dû tirer mon lait et pas pu mettre ma fille au sein j’aurai abandonné très très vite. Il faut dire que ce qui me gêne dans l’allaitement c’est ce côté animal (et pourtant naturel, je suis pleine de contradictions…). Et là devoir tirer mon lait aurait été un drame, l’impression d’être une vache ou une chèvre à la trayeuse (l’effet enfant à la campagne c’est fou ce que ça laisse comme traces !)
    Tout ça pour dire que j’admire ton courage et ta volonté !

    • Moi aussi je suis une maman biberon. Il n’a jamais été question que j’allaite et j’assumais.M’en fous les autres. Et pourtant, les autres ils sont toujours là, bien gentils, avec leurs conseils, leur expérience ou leur petit air compatissant. Jusqu’à me faire pleurer de culpabilité en cachette. Jusqu’à ce que le papa comprenne ma détresse et me rassure sur mon choix en me redisant SA confiance. Ma fille est née par césarienne provoquée 3 semaines avant terme, elle pesait 3kg 800. Elle a bu ses petits bibs en entier dès le premier jour, et je me suis faite engueuler. Elle a perdu un peu de poids, quelques grammes le jour de la sortie, je me suis faite engueuler. Il a fallu que je la pèse tous les jours alors qu’elle allait très bien. Ma tante qui est puéricultrice est venue en visite, elle a vu ma fille et m’a dit stop, elle est belle, elle dévore, fous lui la paix.Bref, je vois qu’ avec ou sans bib les débuts sont difficiles, on veut tellement bien faire et pourtant on est jugée. Aujourd’hui ma ninibelle a 10 ans, elle est belle et en pleine forme( pourtant, elle devrait être carencée), nous nous adorons( rapport au lien qui est plus fort quand on allaite, parce que ça aussi je me le suis pris dans la gu…et par ma mère!). Je trouve ce que tu as vécu hallucinant et je te souhaite de retrouver ta sérénité chez toi, en famille.

    • Merci Sophie!
      Chaque choix est respectable… C’est dommage de l’être aussi peu, respectée, pourtant…
      Tirer mon lait de manière « industrielle » n’a pas été très facile à vivre…

  • Bonjour!
    Je suis admirative devant les efforts que tu as fait et devant le résultat, Noisette reprend des forces et ça c’est le plus important!
    Juste une remarque concernant le tire-lait, je ne sais pas si tu l’utilises toujours mais sur le site « grandir nature » ils peuvent t’en fournir de très efficaces pris en charge par la sécu avec une ordonnance! Ils sont apparemment de très bon conseil, je compte bien faire appel à eux pour ma deuxième qui devrait arriver début juillet!
    Je vous souhaite bon courage pour la suite à toi et à Noisette, mais aussi à toute la famille!

  • Bonjour,

    Je ne comprends pas vraiment leur fonctionnement quand je lis j’ai l’impression qu’ils te prennaient pour une vache qui doit produire plus et encore plus (désolée du terme) , j’ai eu des soucis au début de mon allaitement, mon fils est né un mois en avance, il ne se nourrissait plus correctement depuis le 7 eme mois de grossesse. Quand il est né il était très maigre (2kg200 pour 47cm). J’ai eu la chance d’avoir une super aux de puer à mes côté car mon fils très fatigué n’arrivait pas à rester au sein, ils s’endormait très rapidement. Alors ce n’a pas été facile, ça été fatiguant, mais sous les conseils d’Anne-Sophie (j’ai gardé en mémoire son prénom) j’ai tiré mon lait avec un tire lait electrique de chez kitett prété par l’hopital après chaque tétés. Je le faisais téter toutes les 2h/2h30 (je devais le réveiller), je le faisais téter à chaque sein environ 5 minutes et je lui donnais les compléments tiré la fois d’avant. Pendant qu’il tétait un sein je plaçais sur l’autre un TLA qui récupérait ce qu’il coulait de l’autre sein. Pendant 15 jours aussi j’ai mis un bout de sein pour qu’il arrive à prendre le sein. J’ai fais ça pendant 15 jours, 3 semaines et au bout d’un mois il était arrivé à 4kg. J’ai peu dormi pendant son premier mois entre le tirage de lait et les mises au sein J’ai ensuite continué à tirer mon lait et à le congeler au cas ou, j’ai du être un peu traumatisé lol, quand il a repris des forces l’allaitement s’est bien passé, il a d’ailleurs tété pendant plus de 3 ans 😉
    Si tu tiens vraiment à l’allaiter, essaies la méthode de mon aux puer et je suis sure que tout ira mieux rapidement. Pour moi quand on veut allaiter exclusivement, le LA n’est pas la solution et juste tirer le lait pour le donner au bib non plus. Il faut que le bébé puisse stimuler le sein car le tire lait stimule mais pas autant que le bébé.

    Je te souhaite bon courage en espérant que tu acceptes mon vécu et donc mes conseils.

    Bonne journée!

  • Bonjour LMO,

    Mon expérience de l’allaitement à durer 10 mois. Et à la maternité ma fille perdait du poids.
    Alors, le personnel a vérifié si elle prenait bien le sein et a priori c’était bon.
    Mais comme pour toi, au bout de 5 min, elle s’endormait.
    Alors on m’a demandé de la stimuler pour ne pas qu’elle s’endorme. Je lui chatouillais donc les pieds, je lui parlais pour lui dire de ne pas dormir, etc.

    En plus de ça, j’ai compris en arrivant chez moi, qu’il fallait BOIRE, manger des YAOURTS et pour les coups de pompe je prenais de la TISANE (3 à 4 par jour). Et j’étais épatée du résultat.

    Ensuite, j’ai commencé à tirer mon lait avec un système électrique à double pompage : c’est vraiement TOP. Pour t’aider, il faut que tu penses très fort à Noisette, ou comme le dise les autres mamans, en même temps que tu l’allaites.

    J’espère que tu trouveras les bonnes solutions pour continuer harmonieusement ton allaitement.

    On a toutes plus ou moins eu des tracas dans la mise en route de l’allaitement (j’ai cru être obligée d’arrêter au bout d’un mois à cause d’une mastite, et j’ai trouvé la solution en lisant la LLL).

    Persiste et tout se mettra en route !

    Bon et long allaitement.

  • Ton article résonne fortement en moi. Ma puce n’a pas étais hospitalisée mais a perdu beaucoup de poids à la naissance. L’allaitement était pour moi une évidence, la chose la plus simple, la meilleure pour mon bébé mais j’ai une très grosse et lourde poitrine avec les mamelons plats. J’avais des douleurs horribles qd elle était au sein (des décharges électriques dans tout le corps) déjà à la maternité. Je devais appeler pour la mise au sein à chaque tété mais je ne devais surtout pas utiliser des bouts de seins. J’ai mal vécu le passage des sages femmes et auxilliaire de puericulture, qui passaient pour observer mon sein, vérifier qu’il n’y avait pas de crevasses (je n’en ai pas eu) appuyer sur le sein pr faire sortir un peu de lait, le pincer pour le mettre dans la bouche de mon bébé. Je n’étais plus que ces seins qui ne fonctionnaient pas bien….Je suis sorti à condition de voir ma sage femme libérale dès la sortie. Elle m’a écouté, m’a dit que oui effectivement compte tenu de l’opulence de ma poitrine c’était compliqué pour bébé de téter correctement, qu’on allait introduire le tire lait pour stimuler et les bouts de seins….mais le tire lait était aussi douloureux, avec les bouts de seins ça allait mieux mais ça n’était pas ça. En discutant, sur un groupe de maman sur fb, j’ai découvert que mes téterelles n’étaient pas adaptées. J’ai donc acheté téterelles et bouts de seins à la bonne taille, ça allait mieux plus de douloureux à la mise au sein et plus de lait lorsque je tirais. Mais je n’étais vraiment pas à l’aise avec le fait de tirer mon lait, ça me convenait difficilement mais je le faisais pour bébé. A 15 jours de vie, nouvelle pesée, elle avait repris du poids mais pas assez donc ma sage femme m’a fait introduire 2 biberons par 24h et là elle a récupéré son poids de naissance. J’avais trouvé mon rythme de croisière entre les tétées et les deux biberons….et puis je suis sortis faire des courses, j’avais envie de porter un soutien gorge qui me soutienne correctement donc j’ai remis un soutien gorge avec armature….et il a tué mon allaitement, en rentrant des courses grosses douloureux dans la poitrine qui ne part en faisant téter ma puce, quelques heures plus tard je fais un peu de fièvre, j’appelle « allait’écoute » on m’annonce un engorgement, je suis à la lettre les conseils. Mais ma fièvre continue de monter pour atteindre 40 dans la nuit….Je suis incapable de gérer mon bébé, je lui donne un peu la tétée mais mon homme finira par lui donner mes réserves et du lait artificiel. Le lendemain, ma mère m’emmène aux urgences, le diagnostic téléphonique de la veille est confirmer. Je dois tirer mon lait et faire baisser la fièvre (qui ne tombera que le lundi). Mes parents me prennent chez eux avec ma fille pour que mon chéri puisse récupérer et dormir. Ma mère gardera ma fille entre la tétée du soir et celle de la nuit pr que je puisse dormir….A force de tirer et de faire téter la douleur de la lymphangite disparaîtra mais cette dernière signera la fin de mon allaitement. Ma fille aura été allaité un mois, c’est déjà ça mais je vis cela comme un échec malgré tout. Je retenterais pour le ou la suivante, en me préparant davantage, en ne me disant pas que c’est simple parce que non ce n’est pas simple et que oui ça peut être douloureux. Je te souhaite un bel allaitement avec ta jolie noisette.

    Dsl pour le roman.

  • je trouve que dans ton bilan du séjour tu vois le positif, je ne sais pas si j’en aurais été capable ^^ J’ai horreur qu’on me presse, qu’on stresse, ça me fait freiner tout.
    Pour mes allaitements, mon entourage s’y est beaucoup mis en avis et « conseils » alors que la plupart n’avait pas allaité ou alors avait allaité juste quelques petits jours, ça me saoulait, du coup je n’écoutais que mon instinct. Du coup, pour la suite, je te dirais juste de suivre ton propre instinct et de faire comme tu le ressens.

  • J’ai eu un sentiment très mitigé sur la question de l’allaitement lors du séjour à l’hôpital. Alors contente de lire tes impressions. A la naissance, me fille ne tétait pas/peu/mal. Elle perdait toujours du poids (10% dépassés). Chaque jour, j’avais 3 ou 4 personnes de la mater qui me donnaient chacune son conseil, bien sûr contradictoire avec les autres. Pression pour qu’elle tète à fond pour qu’elle reprenne du poids. 1er bébé j’y connaissais rien, personne pour m’aiguiller… j’ai laissé tombé au bout de 3 jours, en attendant le tour de garde de la nana qui n’avait pas l’air pro allaitement à 200% et qui m’a soutenue. Les autres nanas ? Comme une impression que ça les faisait bien suer que j’ai arrêté. ça reste pour moi un grand sujet d’interrogations, même plusieurs années après…

    Tu étais sur quel hôpital ? Que je vois si c’est le même ou si c’est partout pareil !!!

    En tout cas, je suis heureuse de lire que tu as tenu bon et je t’admire !

  • J’avais décidé d’allaiter pour la ère fois à l’arrivée de mon 3ème ,j’étais super motivée sauf que ma pounette est arrivée avec 1 mois et demi d’avance et un faible poids tout comme Noisette.Je suis restée 10 jours à la maternité tous les jours je recevais des conseils différents je tirais mon lait car ma puce était trop faible pour téter et elle n’arrivait pas à téter même avec les plus petits bouts de seins, j’ai tenu un mois puis j’ai arrêté à mon plus grand regret car même en tirant mon lait toute la journée je tirais au maximum 60 à la fin.Mais je me dis que le mois de lait maternel qu’elle a reçu lui a fait le plus grand bien et c’est déjà mieux que rienl 🙂 .

  • Le discours mais aucune aide…

    Pour tirer ton lait, essaie de la faire lorsqu’elle est dans tes bras ou près de toi. Tu peux même essayer avec une photo (oui oui lol)

    Et c’est normal de ne pas avoir assez de lait si on ne la laisser pas téter 😉

    Bon courage !

  • petit commentaire car heureuse de voir que noisette va mieux et c’est le plus important.
    Deuxièmement je comprend desormais cette angoisse concernant ton allaitement, Nana n’a pas souhaiter mon sein, elle a préférée refuser de se nourrir durant 3 jours et bien j’ai céder au LA et ne le regrette pas.
    Je pense qu’il faut aussi voir le positif, tu fais de ton mieux, on est pas parfaite on est que des mamans, nos enfants sont tous différents.
    Rayan a été allaiter 6 mois et néné l’ai encore à 27 mois et Nana était au LA. 3 enfants différents mais bien portant et moi contente.

    Biz et bon courage pour la suite

  • Bonjour,

    En lisant ton post ainsi que les commentaires, je me dis qu’il y a une constante dans les services de santé français: l’absence de compétences par rapport à l’alaitement. J’ai moi-même une histoire d’alaitement « raté », probablement en partie parce que j’ai été mal conseillée (par des gens très gentils et respectueux, cependant) et en partie parce que j’ai fini par lâcher l’affaire (j’avais mal…). Au bout 4 jours de non-alaitement (mon fils ne prenait rien car ma montée de lait se faisait attendre, mais il avait très faim), j’avais les seins en sang et un bébé affamé. On a donné un biberon de « compléments », et quand j’ai vu comment il dévorait, j’en suis arrivée à la conclusion qu’il vallait mieux pour tout le monde qu’on passe au lait artificiel: bébé aurait enfin à manger, et moi, j’arrêterait d’angoisser à l’idée de la douleur des tétées. Une histoire assez banale, et sans conséquences notoires: mon fils est en bonne santé.

    Avec le recul, je me dis que j’ai fait le bon choix (de toutes façons, la seule alternative consistait à avoir mal aux seins et à affamer mon fils). J’en garde toutefois de l’amertume sur un point: J’avais été bien brieffée par les cours de préparation à l’accouchement, mes lectures naturo, etc… sur le fait que le lait maternel est le meilleur aliment du bébé. Je dirais presque « embrigadée »: j’étais à deux doigts de penser que celles qui n’arrivaient pas à alaiter étaient soit des égoïstes soit des feignasses. A tel point qu’il m’a été très difficile de renoncer à allaiter. Il m’a manqué d’une personne qui me rappelle que oui, bien sûr le lait matenel est ce qu’il y a de mieux pour un bébé, mais que le lait artificiel est quand même bien au point, qu’il fait aussi des bébés en bonne santé et que donner des biberons ne fait pas de moi une mauvaise mère. J’aurais aimé qu’on me le dise au moment où j’ai fait le choix de l’alaitement artificiel (ça m’aurait peut-être éviter de pleurer comme une madeleine une bonne partie de la soirée), mais aussi (et surtout) pendant la préparation à l’accouchement qui est sensée nous aider à mûrir notre réflexion sur ces points. Or je n’ai pas eu un mot dans ce sens. Une femme a dit qu’elle ne voulait pas allaiter, ça aurait pu être une ouverture pour un débat, mais non, la sage femme en charge a sobrement répondu « c’est votre droit ». Bref, sur ce sujet comme sur tant d’autres, les deux alternatives devraient être examinées au lieu de radicaliser les points de vue.

    Bref, je te souhaite de trouver l’épanouissement au cours de ton allaitement. A défaut, j’ai beaucoup porté mon fils dans son écharpe, et cela a comblé notre besoin de proximité. Au final, les têtées qui étaient devenues un calvaire ne nous ont pas manqué plus que ça!

    Bonne continuation et plein de bonheur!

  • Coucou…
    Je voulais réagir à ton précédent post et pas eu le temps. Effectivement, bébé en mode « économie d’énergie », quand on sait pas que ça existe on passe facilement à côté en se félicitant de ce bébé qui dort si bien…
    Je suis heureuse que vous ayez pu redresser la barre avec cette hospitalisation grâce à/malgré (au choix vu tes propos… ou un peu des 2…) l’équipe qui t’a entourée.
    Cependant je ne peux que faire écho à ce qui a été dit précédemment :
    1. Voir une conseillère en lactation. Qq’un qui sera capable de détecter un frein de langue, analyser la succion de Noisette, comprendre pourquoi elle se fatigue au sein, si c’est juste une histoire de petit poids ou s’il y a autre chose. Parce qu’évidemment si y’a un pb de fond non détecté et non résolu risque de récidive…
    2. Louer un BON tire lait, double pompage etc. Le Symphony de Medela à tout hasard. Avec la bonne taille de téterelles etc.

    Voilà. Je n’ai pas eu tes pbs, j’en ai eu d’autres mais ma puce a eu un super démarrage avec reprise du poids de naissance à J+5 je crois, elle m’a cassé sa courbe à 2 mois mais après suspicion d’un frein de langue je penche plutôt pour l’utilisation des bouts de sein, bref. Elle est pas en haut des courbes mais elle continue de grossir et de suivre sa courbe actuelle (même si c’est pas celle de départ) donc je l’embête pas avec cet hypothétique frein on verra plus tard. Ca fera 6 mois dans 3 jours et je ne compte pas arrêter de sitôt… LLL m’a bien aidée, que ce soit leur site (lors de mon épisode de mastite) ou la page facebook…

    Bon courage !

    • Merci pour tes conseils!
      Effectivement, il parait que les bouts de sein peuvent freiner la prise de lait…
      J’en ai utilisé pour MC, elle grossissait doucement, mai svu comme elle pétait la forme je ne l’ai pas embêté.
      Cette fois j’en utilise aussi, ça m’inquiète un peu, mais au moins elle prend le sein!

  • Tu sais, j’ai une amie qui arrivait très bien à nourrir sa fille au sein (sa fille prenait bien du poids), mais elle était incapable de tirer son lait. A chaque fois, elle n’avait que très peu de lait, même une fois la lactation bien installée. Du coup, elle a repris le boulot quand sa fille a été diversifiée, quand elle a réussi à supprimer les tétées de la journée par autre chose.

    Enfin, tout ça pour dire que la succion d’un bébé est beaucoup plus efficace que le tire-lait chez certaines femmes.

    Pour le reste, écoute ton instinct, ton coeur, tu connais mieux que personne Noisette, tu sauras faire au mieux pour elle.

  • Moi je n’ai aucun conseil !! Bah non, j’ai juste envie de te dire que j’aime beaucoup te lire. Tes articles sont toujours justes, humbles, sincères, j’aime beaucoup !!
    Ravie de savoir qu’à quelques kms, (on est presque voisines), du côté de Toulouse que je vois de ma fenêtre, il y a une Noisette qui va bien, et une maman qui a le coeur plus léger que ce matin. Fais toi confiance <3 La bise à vous 5

  • Jamais lu autant de désinformation en aussi peu de lignes. Ils ne t’ont jamais aidé dans ton allaitement, ils l’ont simplement fait foirer en beauté. Ni vu, ni connu.
    Ils disent s’y connaître en allaitement? Ne crois pas un SEUL mot de ce qu’ils t’ont dit.
    Donner le bib au lieu du DAL? Quelle connerie monumentale.
    Ils ont utilisé la courbe de l’OMS pour bébés allaités, si? Bien sûr que non… évidemment.
    Mets ton bébé au sein, et allaite. Avec tout ce que tu as tiré, tu as suffisamment de lait pour subvenir aux besoins de jumeaux! Tu as une production d’enfer!!!
    Allez, il est toujours temps de rattraper la connerie humaine qu’ils t’ont fait subir.
    Si je te dis ceci, c’est qu’ils ont essayé avec moi en 2007, même début d’histoire en fait… sauf que j’ai dit non, j’ai refusé de donner de la formule, j’ai refusé les biberons, la pédiatre a écrit au dossier « échec à l’allaitement » sans même m’avoir vu mettre mon bébé au sein! J’ai refusé de continuer de la voir, et j’ai refusé aussi de retourner à l’hosto… J’ai allaité. J’ai tiré mon lait 5-10 minutes après chaque boire. Et j’ai continué d’allaiter.
    27 mois.
    Dans les dents méchante pédiatre.
    J’ai eu un fils 4 ans plus tard… que j’allaite toujours, il a maintenant 39 mois…
    FAIS-TOI CONFIANCE ET CESSE DE LES ÉCOUTER!!!

  • Bonjour,

    Je n’ai pas lu tous les commentaires, mais est-ce que les freins de langue et lèvres ont été vérifiés ? une éventuelle intolérance ou allergie aux PLV est aussi possible 🙁

  • Je ne sais quoi en penser, je pense qu’il faut s’écouter, je suis rapidement passée en mixte, sans aucune culpabilité, elle est plus rassasiée, je suis moins angoissée, c’est notre mode de fonctionnement, je vous souhaite de trouver le votre, sans pression, parfois il est bon de s’écouter et de laisser les « bons » conseils de coté
    J’espère que vous allez mieux toutes les deux

  • J’ai beaucoup pensé à toi ces derniers jours mais je n’ai pas eu le courage de te faire signe tant cela me rappelle de mauvais souvenirs.
    L’hospitalisation de Poussinette reste le deuxième pire moment de ma vie et je reconnais beaucoup de choses dans ce que tu racontes: l’angoisse, la fatigue, les conseils contradictoires, le manque incroyable de connaissances sur l’allaitement de la part du personnel, et moi je n’étais pas nourrie. Certains membres du personnels étaient étonnés que j’allaite « encore » à 6 semaines et que je veuille rester 24/24. J’étais un chien dans un jeu de quille. Le deuxième soir, une nana (je ne connais pas sa fonction) m’a sorti que si ma fille pleurait c’est que je n’avais pas assez de lait. Je lui ai répondu qu’avec ses 5kg à 6 semaines, je ne pensais pas que ce soit le cas. « nan mais récemment, vous n’avez pas senti une baisse de production? » me répond-t-elle. J’essaye de clore la conversation sans lui mettre une baffe parce que c’est elle qui est de garde cette nuit et que je veux pas qu’elle me la pourisse. Au bout du compte, entre cette petite phrase assassine, l’inquiétude et la perfusion continue qui perturbait l’appétit de mon bébé, je l’ai eu la baisse de production! Si un jour cette nana est mutée en suite de couches, il vont avoir 95% de dépressions post partum.
    Bref, je suis contente que tout rentre dans l’ordre. Je te conseille de louer un « vrai » tire-lait, moi j’avais loué un ARDO chez Grandir Nature. (à la deuxième utilisation, j’ai tiré 200mL, ça te fait rever hein?! ) 😉
    Plein de bisous de réconfort.

    • Merci beaucoup Kannard…
      Moi aussi je pense très souvent à toi.
      Et d’autant plus lorsque j’étais à l’hôpital.
      Merci pour ton témoignage et tes conseils! Les hôpitaux sont des lieux plutôt difficiles à vivre…

  • En neonat je tirais mon lait toutes les 3h, même la nuit, pour trois fois rien. Epuisant et très frustrant. Finalement le contact avec mon bébé donnait de bien meilleurs résultats que le tire-lait!
    A la maison les longues tétées (il s’endormait) très rapprochées (1h30/2h), selon ses besoins, ont aidé à poursuivre l’allaitement pendant 3 mois avant de passer à l’allaitement mixte.
    Fais-toi confiance <3

  • Hello,

    Je me suis à peu prés lu dans votre article, à l’exception que moi j’ai eu « la chance » d’avoir eu un autre bébé avant un allaitement tjrs en cours avec cette ainé et des dizaines, vingtaines de réunions LLL à mon actifs avec tout les liens d’amitiés qui en on découlait et qui ont vraiment trouvé échos dans cette épreuve d’hospitalisation avec un NN fragile… j’ai eu grâce à ces antécedents des reflexe tel que la location d’un double pompage efficace à J1 , des tirages nombreux que JE me prescrivais et qui ne m’ont pas été forcé de faire, malgrés tout, j’ai vécu l’histoire du bib jeté, des on le garde 12h pas plus, tiré à 2h du mat’ pour assurer la nutrition de 3h par SNG, c’est vrai ce que vous dites, le LA n’est pas un poison et dans certaines situation il prend vraiment tout son sens, mais à ce moment là, vraiment impossible pour moi,qui ne pouvait déja pas la mettre au sein de lui donner autre chose que mon lait… elle va avoir 1 an dans une 20aine de jours, le tire lait et tjrs à mes cotés, elle est en mixte + DME et je fais le deuil (le mot est fort mais c’est ainsi que je le recent) de cet allaitement qui n’a pas pu être, néanmoins je sais pourquoi j’ai fais le choix de lui donner mon lait, et d’avoir perseveré, elle n’en gardera peut etre pas de souvenir, surement, mais quand elle me demandera si elle a été allaité, je pourrais lui répondre que oui, et pourquoi j’ai fais ce choix de la tire allaité… tout les jours je me dis allez j’arrete elle est grande, j’ai tenu longtemps, et tout les jours je me remets au tire lait… entourez vous de gens qui vous soutienne, c’est la clé… bravo à vous et bon courage pour la suite…

  • Pour être passée par là, je suis d’accord sur le fait que le personnel hospitalier n’est quasiment pas formé à l’allaitement et pire est plein d’idées reçues. Les médecins ne sont pas non plus formés. Résultat, un tas de conseils contradictoires accompagnés d’une pression constante. Et personne ne pense à vous dire que la lactation tient beaucoup à votre état nerveux. Ce qui est pourtant primordial. Il est important de positiver certes, mais sans soutien c’est plus que difficile.
    Personnellement j’ai mis 6 semaines à ce que mon allaitement roule. Et cela après être passé quasi en totalité au lait infantile faute de montées de lait. J’ai tout mis en oeuvre pour que ça marche. Mais si j’ai un conseil à donner c’est de n’écouter que une consultante en lactation et les associations comme la Leche League où on trouve des femmes qui sont passées par là et savent ce que c’est concrètement d’allaiter et d’avoir des difficultés à allaiter pour l’avoir vécu.
    Ce n’est pas évident d’allaiter. Ca devient naturel si on a des femmes qui savent nous transmettre cette pratique. Ce que nos mères ne font pas forcément car elles mêmes font partie d’une génération qui a très peu allaité contrairement à la précédente.
    Bon courage quoi qu’il arrive. Mais si j’ai réussi je pense que c’est totalement faisable 😉

  • Tout ton récit me fait froid dans le dos. Ça me rappelle tellement ma lutte acharnée pour nourrir mon bébé ! J’ai laissé tomber, parce que finalement je m’inquiétais trop ne pas le voir le grossir et je ne m’occupais pas du reste. J’ai été soutenue par une SF libérale super, qui m’a apporté à la clinique un tire lait de la mort qui tue, qui me voyait toutes les semaines, … elle se trouve sur castelginest si tu veux le contact!
    Bon courage!

  • A lire ton article et tous les commentaires, ça me met en colère de voir la façon dont l’allaitement est mal géré dans les hôpitaux.

    Moi ça a été exactement le contraire de toi. Mon bébé née à 2,300kg savait téter correctement au sein.
    Mais j’ai été accueillie dans la chambre après l’accouchement avec des biberons de LA qu’on m’a obligé à donner puisque « la montée de lait n’était pas faite » et que je n’arrivais à rien tirer (« vous n’avez peut-être pas assez de lait ») et que Bébé n’était « autorisée » à perdre que 10% de son poids initial et que donc il n’y avait pas de marge d’erreur possible.

    Enfin, ils se sont aperçus que le tire-lait qu’ils m’avaient donné était à chier, je tirais sans rien récolter, à peine une goutte dans le meilleur des cas et en ayant un mal de chien. Une fois que le tire-lait a été changé, j’ai réussi à tirer correctement sans avoir mal…

    Et après la montée de lait, ça a été l’apothéose, car mes seins étaient trop tendus pour qu’elle arrive à les choper correctement.

    Du coup, ça a été les conseils sans fin, hurlements de la part de Bébé quand ils lui fourraient mon sein dans la bouche, et moi je serrais les dents pour ne pas faire comme elle quand ils m’attrapaient le sein, le pinçaient, le tordaient…
    Il fallait que je la stimule pour qu’elle ne s’endorme pas au sein (maintenant je suis une pro d’ailleurs, même si je n’en ai plus besoin !).

    Ce qui m’a sauvée : sortir de l’hôpital !

    Juste un conseil si je peux me permettre : fais toi prescrire un « vrai » tire-lait électrique, le mien est un Mamivac mais je suppose que tous les tire-laits récents sont bien. Ca te sera toujours utile de toute façon.

    Et puis c’est sûr que se réveiller toutes les 45min, ça n’aide pas à maintenir la lactation, il faut au contraire se reposer…
    Sinon, au début j’ai bu pas mal de tisane au fenouil (les 2 Marmottes), j’ai beaucoup mangé de fenouil aussi, et on m’a dit que les bières sans alcool favorisaient la montée de lait. Je ne sais pas si c’est vrai mais j’ai quand même l’impression que les lendemains matins des jours où j’en bois, j’ai du lait à foison.

    Bon courage en tout cas…

  • On te l’a peut-être déjà dit dans les comm qui précédent mais tu as droit à un tire lait électrique en location à la pharmacie pour la durée que tu veux et intégralement remboursé par la sécu. C’est plus facile que le manuel et ils auraient tout de même pu t’en prêter un en pédiatrie. Ils ont abusé. Demande une ordonnance à ta sage femme. Et je le redis, quel manque de psychologie dans ces conseils et ces anathèmes. Et les doubles pesées avec 10 gr de pris (5gr une fois, si ma mère n’avait pas été là, j’en aurais pleuré) et la menace du retour de la sonde ou du biberon… Mauvais souvenirs chez nous aussi :/

  • Tout ça me rappelle beaucoup de choses aussi: bébé né à 2,6kg, la montée de lait qui tarde, les crevasses, bébé qui ne reprend pas son poids de naissance… Et surtout, surtout, le personnel médical qui entre dans la chambre toutes les 5mn pour m’attraper le sein, le presser, le mettre dans la bouche du bébé; les remarques assassines: « si elle ne reprend pas rapidement, il faudra la mettre en néonat »; la culpabilisation, devant mes crevasses: « c’est parce que vous ne vous y prenez pas bien ». Et mon désarroi complet parce que je ne m’attendais absolument pas à ce que ça soit si compliqué.

    Mon allaitement a été sauvé par la sage-femme libérale qui a pris le temps d’écouter mes angoisses, de me dire que bébé était en bonne santé et bien éveillée. On a tenté le tire-lait, qui a soulagé les crevasses, mais le poids ne remontait pas assez vite. J’ai finalement lâché du lest en passant, au bout de 15 jours, à l’allaitement mixte. Pour stimuler la lactation, je donnais systématiquement les deux seins, puis un complément au biberon.

    Au bout d’environ un mois 1/2, j’ai paniqué parce que bébé ne prenait plus les biberons de complément. Le verdict est tombé chez le pédiatre: elle avait pris 1,5kg au cours du 2e mois, et j’avais enfin assez de lait!

    Aujourd’hui j’en suis à 6 mois 1/2 d’allaitement quasi exclusif; je complète le soir soit avec du lait que j’ai tiré soit avec du lait en poudre si besoin.

    Bref mon message est le suivant: tiens bon pour l’allaitement, mais ne te rends pas malade si tu dois compléter au lait en poudre. L’essentiel est que bébé pousse. Compléter au lait en poudre peut permettre de se détendre le temps que ta production soit suffisante.

    Bon courage!

  • En effet, rien de pire que les conseils contradictoires de sage-femmes toutes convaincues de détenir la vérité !!!! « Notez tout dans un carnet / vous croyez qu’en Afrique les femmes s’amusent à tout noter ?! – changez de sein à chaque tétée / donnez les 2 seins à chaque tétée – pas plus de 20 minutes par tétée, au minimum 3h entre chaque prise / c’est open bar, il tète tant qu’il veut », etc etc…

    Le seul conseil que je peux donner en matière d’allaitement, c’est de faire comme on le sent. Vraiment. Si on pense que notre bébé a faim toutes les heures, il faut le nourrir. Si tirer son lait nous épuise, diversifier. S’il ne tète pas bien, changer de position, donner plus souvent un sein que l’autre si c’est plus facile. Il n’y a qu’une personne qui sait ce qu’il faut faire, c’est SOI. Le plus difficile, c’est d’arriver à s’écouter. On est toutes différentes, nos bébés aussi, un même conseil ne peut pas marcher pour tout le monde !!! Alors, continuez comme ça, one day at a time, et surtout, écoutez la maman qui est en vous, ELLE SAIT !!!

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