La place en crèche, ou comment refuser le graal?!

kktitre 1Juste avant la naissance de Noisette, je suis allée l’inscrire à la crèche sans aucune conviction.
J’ai demandé une place pour octobre 2014, à temps plein, en me disant que si j’avais une place avant 2017 ça serait un bon gros coup de bol. (Je vais dire « je », tout le long de cet article, car il est évident que je suis la seule à nécessiter une place en crèche pour notre bébé, Mister Mii n’en a pas besoin, sa place en crèche c’est moi…)

Je suis une maman louve… Sans doute comme une majorité de mamans. Les premiers mois avec mes bébés, c’est la fusion, c’est intense, je ne peux pas m’en séparer, c’est trop violent et douloureux.
Mais vient un moment où la séparation devient possible. Vient ce moment où j’ai besoin non plus de passer tout mon temps avec mon bébé mais de me retrouver moi, de repenser à ma vie à moi.

Il y a eu ce coup de fil improbable. Moins de sept semaines après la naissance de Noisette. L’annonce d’une place en crèche pour la rentrée. Un temps plein. Le miracle absolu.
Sur le coup, abasourdie par cette nouvelle que je n’imaginais pas possible, j’ai accepté et pris un rendez-vous pour l’inscription de mon bébé.
Sitôt le téléphone raccroché, j’ai fondu en larmes, comme si cela sonnait le glas de nos heures d’insouciance et de fusion.

Un tourbillon de sentiments contradictoires a rapidement pris place dans ma tête, s’entrechoquant, s’annulant l’une l’autre, créant une sorte de trou noir décisionnel.

Une place en crèche, peut-être le signe qui me manquait pour reprendre en main ma vie professionnelle mise de côté ces dernières années?

Mais comment laisser mon petit bébé si fragile, elle qui a tellement besoin de moi et réciproquement?

Mon rêve de mener ma vie familiale et ma vie professionnelle de front est enfin à portée de main, quelle aubaine!

Mais comment envisager laisser ma si petite fille?

Peut-être que dans deux mois et demi, je serai prête à la laisser, comment savoir?

Depuis toute petite, je rêve de devenir avocat, j’ai repris mes études à la naissance de Mouflette dans cette optique, sans trop y croire, mais en espérant très fort. La vie a fait que j’ai pris du retard, beaucoup. J’ai enfin fait mon deuil de ça. Non pas de mon rêve, mais de ce parcours parfait que je n’aurais jamais.
Avant de tomber enceinte de Noisette, je savais qu’il me fallait choisir, avoir un bébé ou continuer mes études, tenter enfin ce concours qui me parait hors de portée.
Décider de tomber enceinte, c’était faire une croix sur les trois prochaines années, professionnellement parlant, vu que je n’avais aucun espoir d’avoir une place en crèche.

Aujourd’hui j’ai l’option de reprendre ma vie de femme là où je l’ai laissée. C’est inimaginable.
J’ai la chance d’avoir deux choix magnifiques. Une chance qui devient presque une torture tant le choix est difficile.

J’ai la possibilité de passer du temps avec mon bébé, de la voir grandir chaque minute de chaque jour pour l’accompagner durant ses premières années.
J’ai aussi la possibilité de tout avoir, d’être mère, entrepreneure, étudiante, femme. L’option de reprendre mes études, encore une fois, et de tenter pour de vrai cet examen inaccessible.

Chacun de cas m’offre de beaux moments mais me force aussi à de douloureux renoncements.
Faire une croix sur cette chance inestimable de voir mon bébé grandir, en toute sérénité. Ou renoncer à la possibilité de gagner trois ans dans mon parcours étudiant, que je reprendrai, de toute manière, un jour.

Il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse. Il n’y a pas de solution universelle. Il n’y a que ce qui me conviendra à moi, à nous, à ma famille.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez aussi :

72 Discussions on
“La place en crèche, ou comment refuser le graal?!”
  • Oh comme je te comprends, je vais devoir laisser ma tétouyou en septembre pour reprendre le boulot, nous n’avons pas eu de place en crèche, je vais devoir la confier à une ass mat », j’aurais préféré la crèche.
    Si ton projet pro te tient à coeur n’hésite pas la crèche est très bien pour les enfants. Peut etre est il possible de prendre un contrat 4 jours ? en tout cas courage pour ta décision, comme je te comprends!

  • C’est affreux comme choix, bon courage à toi pour prendre la décision…
    Pour ma part, place en crèche en septembre pour reprise de travail et ça commence déjà à me miner tous les jours depuis la fin « officielle » de mon congé maternité…

  • Hello,
    Difficile de conseiller une maman au sujet de la garde, c’est tellement personnel. Chaque femme le vit si différemment. Pour ma part, je ne me suis jamais posée trop de questions. C’est sûr que les premiers jours de garde sont un peu difficiles (surtout lorsque nos bébés pleurent chaque matin ou presque), mais ensuite on « s’habitue » et les moments passés avec bébé sont encore plus précieux. Et puis c’est bien au travail que l’on fait de nouvelles rencontres, qu’on découvre de nouvelles choses, qu’on a des choses à raconter le soir 😉 Si tu as la chance de pouvoir faire garder ton enfant, et de pouvoir reprendre tes études, fonce ! Certaines n’auront jamais cette opportunité. Et ça n’est pas parce qu’on fait garder ses enfants qu’on ne les voit pas grandir 😉
    Bon courage !
    Mélissa

  • Te voilà tranquille jusqu’en Novembre et Noisette aura alors 6 mois. Je suis sûre que ça se passera bien et que tout le monde sera très heureux.
    Je n’ai jamais eu affaire a cette situation, puisque l’empereur était gardé par ses grands parents quand je bossais et que depuis Jajaja je ne travaille plus.
    Je ne sais pas si j’aurai pu le laisser à la crèche aussi petit mais je crois que si j’avais eu une belle opportunité professionnelle comme celle qui s’offre a toi, j’aurai foncé, sans doute…

  • Je comprends tout à fait ton dilemme. Je me sentirais comme ça à ta place… Peut-être en effet que dans quelques mois, au moment de son entrée à la crèche, tu te sentiras prête. Du coup, tu es obligée de commencer à t’habituer dès maintenant.
    En tout cas, je te souhaite de trouver la paix rapidement après avoir fait ton choix !

    Mais ton histoire montre bien qu’il y a un problème avec le système de places en crèche… Bon je sais bien que je n’apprends rien à personne ! Et je sais que le problème est complexe mais il serait temps de le prends à bras-le-corps pour qu’il n’y ait pas des femmes obligées de mettre leur bébé trop tôt à la crèche et d’autres galérer sans place en crèche… Je ne dis pas ça pour te faire culpabiliser hein (je préfère le dire !), c’est juste qu’il faut trouver une meilleure organisation…

    Courage pour tout ! J’espère que le temps va faire son travail !
    Je t’embrasse

  • Je comprends ton émotion, j’imagine ton dilemme.
    Je suis assez fataliste et comme Diderot, j’ai tendance à penser que les choses arrivent pour une bonne raison. Cette place en crèche, que tu pensais ne jamais obtenir, s’offre en effet à toi comme une chance inattendue de poursuivre cet autre rêve qui te tient à coeur.
    Bien entendu, la décision n’appartient qu’à toi, qu’à vous, mais j’ai envie de te dire : fonce, malgré la peur, malgré l’inévitable déchirement que constituera la séparation avec ta poussinette.
    Comme tu le dis si bien, une femme n’est pas que mère. Elle s’accomplit également par tout ce qui fait d’elle un être humain entier : son conjoint, son métier, ses passions, …
    Bien entendu, tu ne seras pas au quotidien avec ta puce, mais tu seras là quand même. Je pense que le plus important dans une relation n’est pas tant la quantité que la qualité des moments partagés. Tu peux reprendre tes études, et même travailler, sans sacrifier ta vie de famille. Dans les mois à venir, par exemple, puisque ton allaitement te tient à coeur, rien ne t’oblige à l’interrompre : tu peux tout à fait tirer ton lait, voire même peut-être te ménager des créneaux pour allaiter à la crèche, renseigne-toi, je sais que c’est possible dans ma structure.
    Alors, bien entendu, cela fait peur: gérer vie professionnelle et vie familiale, courir, jongler entre les impératifs du quotidien. Bien sûr, avec 3 enfants, cela va nécessiter une organisation quasi-militaire, et bien sûr, il y aura certainement des moments de fatigue et de découragement.
    Mais il y aura aussi la fierté de parvenir à gérer tout ça de main de maître et surtout ce qui à mes yeux n’a pas de prix : la fierté d’exister pour et par soi-même. Pas en tant que maman des enfants que l’on aime, pas en tant qu’épouse de l’homme ou de la femme que l’on a choisi(e), mais juste en tant que soi.

  • Quel choix difficile ! Et en effet, il n’y a que toi pour savoir …

    Personnellement, j’ai fait le choix de mettre mon fils chez une nounou dès qu’il avait 3 mois parce que reprendre mon travail était pour moi et à ce moment là, une nécessité absolue.
    Je vivais un deuil très douloureux et seule la voie du travail me semblait la bonne. Je crois que sortir de chez moi a été salutaire mais je le redis, les circonstances étaient très particulières.

    Bon courage pour cette décision à prendre

  • je comprends parfaitement la difficulté face à laquelle tu te trouves…
    Mais c’est certainement une formidable chance pour toi de pouvoir reprendre tes études. C’est même une occasion en or.
    Évidemment laisser son tout petit est difficile (j’ai repris le boulot quand il avait 9 mois et franchement il était temps, j’arrivais à saturation !!) mais tu vas gagner des années sur ton parcours et c’est peut être la réussite au concours et la réalisation de ton rêve qui se profilent au bout du chemin…
    Ta petite noisette ne t’en tiendra pas rigueur, j’en suis certaine. Elle est encore si petite, mais d’ici novembre elle aura un peu grandi et tu verras certainement les choses autrement. Tu seras une aussi bonne maman, que tu redeviennes étudiante ou que tu t’occupes d’elle à temps plein.

  • Comme je te comprends, ma puce vient d’avoir un mois et je n’ai tjs pas commencé a chercher une nounou tellement cela m’angoisse de laisser mon bébé à une inconnue!
    J’ai le souvenir pour son frère d être tombée sur une dame pour qui j’avais le coup de cœur et au final sa dernière année nous avions eu un souci avec elle sur la propreté.

    Là j’attend la fin des vacances pour me plonger dans le dossier ass. Mat.
    Je te souhaite bien du courage por la décision, mais dis toi que si tu ne veux pas placer ta puce en crèche tout de suite, n’ai pas de remord, si en plus comme moi tu as décidée que ce serai le dernier bébé, il faut que tu en profites a fond de ta puce. Tes études peuvent attendre…. On n’aura pas de retraite donc profitons de nos enfants!

    Bon courage pour cette décision, et sache que tu prendras la bonne!

    • Non ça ne sera pas mon dernier bébé. En tout je n’espère pas! 😉
      Mais ça n’est pas un argument pour moi…
      C’est vrai que mes études peuvent attendre, c’est ce que je me dis aussi.
      La décision est très difficile là tout de suite en fait… Je sais qu’à un moment je me sentirai prête mais je ne sais pas quand…

  • Ou entre les 2, choisir un placement à temps partiel pour la 1ère année, du style 3 jours par semaine à la crèche ? Cela te fait un compromis 😉 Et d’ailleurs chez moi c’est apprécié car cela leur laisse une « place » pour tes 2 jours restants pour une autre famille. Et après la 2ème année tu la mets à temps plein. Je ne sais pas si c’est possible !

  • J ai repris le boulot et mis mon fils en creche lorsqu il a eu 8 mois. Il etait grand et petit en mm tps. Cela a ete difficile ms je crois que c est surtout maintenant que c est dur. Je culpabilise de ne plus etre dispo comme je l ai ete pr ma fille ainee. Ms au final j ai retrouve une activite pro qui me plait. Je tente de conjuguer cette double casquette de bcp de femme. Maman et femme active !
    De tout coeur avec toi dans cette decision.

    • Oui, c’est ça, ça risque de pas être simple et je risque d’autant plus de culpabiliser que c’est juste pour faire un truc « pour moi » absolument pas pour ma famille (du moins pas à court terme…)

  • Peu importe le choix que tu feras sois en convaincue…être à la maison en pensant aux études que tu aurais voulu reprendre ou l’amener à la crèche avec le cœur serré n’amèneront que du stress pour Noisette. A partir du moment ou tu prends la décision l’a plus adaptée pour toi et pour ta famille, que tu l’assumes pleinement alors il n’y a pas de raison. J’ai confié Lucien à sa nourrice a 2 mois et demi …pas le choix mais pas idéal non plus. A la force de le voir épanoui et d’avoir plaisir à retourner au travail, on a trouvé notre rythme ! Bon courage !

  • Evidemment c’est dur, surtout que Noisette est encore toute petite, qu’elle a beaucoup besoin de toi, et puis de l’autre côté, il y a aussi cette occasion unique d’avoir une place, je connais tant de parents qui galèrent…ici il n’y a pas de crèches, cela n’existe pas à moins de 35km…Je comprend ce choix cornélien, tu as eu raison de l’inscrire, de toute façon c’est la meilleure chose à faire, donne toi jusque début octobre, fin septembre pour réfléchir?laisse la rentrée des grandes passer, laisse l’été venir, tu vas murir ta réfléxxion et ton choix sera le bon.Cela aurait dommage de dire non tout de suite à la crèche et de se dire mince plus tard!

  • Jeune maman et étudiante, ou devrais je dire, prochainement de nouveau étudiante en septembre prochain normalement. J’ai mis entre parenthèse cette année scolaire. C’est un choix assez compliqué comme tu l’expliques. J’ai la chance d’avoir obtenu une place ne crèche également, et il me tarde de reprendre les cours, je dois avouer que c’est évidemment plus simple pour moi, car mon petit loup aura 18 mois en septembre, nous ne sommes plus dans cet état de fusion, il commence à s’ouvrir au monde, à vouloir le découvrir.
    Je pense qu’il n’y a ni bon ou mauvais choix, quand justement on l’a. Il faut que tu t’écoutes, par exemple je sais qu’il faut que je termine mon master en psychologie pour m’accomplir en tant que femme, et être un peu fière de moi, que je ne me vois pas faire quelque chose d’autre. Je crois que si je suis accomplie en tant que femme, je serai également épanouie en tant que mère.
    La difficulté supplémentaire avec les études, c’est l’investissement énorme que cela demande au quotidien.
    Je te souhaite de choisir le choix qui vous correspondra le mieux, à vous et votre famille

    • C’est ça, j’ai peur de ne plus sortir la tête de l’eau et de ne pas voir mon bébé grandir…
      Je pense aussi que passer cet examen m’est important, mais je m’étais dit que je passerai plus tard…
      Sauf que j’ai l’occasion maintenant.
      L’autre souci c’est en cas d’échec, ça risque d’être doublement douloureux… Encaisser l’échec et le sentiment d’avoir sacrifié un an de mon bébé!

  • Comme je comprends… J’ai arrêté de bosser 12h par jour pendant la grossesse et les premiers mois de ma choupinette pour pouvoir « décrocher » et en profiter un peu. Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin ! Et en septembre le 12h par jour va repartir avec les mêmes horaires chez la nounou… 🙁 J’appréhende.
    Après je pense que je serais aussi contente de reprendre le boulot (quelque chose que j’adore) et que ça sera bien pour moi mais aussi pour elle. Il faudra juste trouver le bon équilibre…
    Je suis de celle qui pense qu’il faut tout faire pour ses enfants, mais que s’épanouir sans eux, c’est du bonheur pour soi mais aussi pour eux, indirectement (c’est pas si égoiste je pense…).
    Voilà je dis ça mais je ferai moins la maline le 1er septembre quand il va falloir la laisser à la nounou pour la journée !!! Tout les séparations sont difficiles, mais c’est aussi pour mieux se retrouver 🙂
    (j’essaie de me convaincre !!)

    Bon courage pour ce choix ! Il n’y a pas de « mauvais ».

    • Je suis convaincue que les enfants ont besoin de temps rien qu’à eux, sans leurs parents… Mais dès 3/4 ans, pas tellement avant.
      Avant un an j’ai du mal à l’envisager sereinement…
      Mais bon, comme tu dis, moi, j’ai le choix, contrairement à tant de femmes!

  • Je sais que pour Chichi qui est mon 3ème comme Noisette est ton 3ème il était inconcevable pour moi de le mettre en crèche. C’est d’ailleurs pour ça que je ne l’ai jamais inscrit 😉
    Par contre, l’école à 2 ans 1/2, c’était top !

  • Dur dur!
    J’ai gardé ma première 8 mois et à la fin j’en avais marre de ne plus avoir de vie sociale et professionnelle, donc j’étais contente de reprendre.
    Mon deuxième et a priori dernier est né il y a deux semaines et mon cœur se sert à l’idée de le laisser à la crèche mi-septembre, à même pas 3 mois. J’aurais pu bénéficier de 5 semaines de congé supplémentaires mais j’y ai renoncé parce que ça posait des problèmes d’organisation. Avant qu’il naisse je le vivais bien, mais depuis qu’il est là, que je l’ai découvert pour de vrai, je regrette un peu ma décision. Enfin je vais reprendre à 80%, ce sera déjà ça, mais normalement le temps partiel doit aussi servir à m’aider à boucler ma thèse, donc j’ai peur de ne pas assez profiter de mon petit bout.
    bref tout ça pour dire que je comprends ton dilemme et que je suis incapable de dire quelle est la meilleure décision.

    • Voilà, c’est ça… Je l’ai inscrite, elle n’était pas née, et je me disais que septembre je serai prête, dans l’éventalité incroyable où j’aurais une place… Sauf que maintenant elle est née…
      Plein de courage à toi aussi!

  • Courage à toi, pas facile comme décision. Moi je l’ai eu, cet examen d’avocat, ça a demandé du temps et des sacrifices, comme le fait de décider de ne pas avoir d’autre enfant que mon grand (7 ans) avant. Maintenant que je suis enfin dans cette école, pet-être qu’i est temps, même si je suis en stage. Dans tous les cas, ce sera ta décision, et ce sera la bonne.

  • Quand j’ai repris le boulot pour laisser Mlle Nénette à la crèche (elle avait alors 3 mois) j’en étais malade. Et dans ces cas là rien ne vaut les conseils de sa maman (régresser un peu parfois c’est bien agréable sic!), elle m’a répété comme un mantra que ce n’est pas la quantité des relations avec son enfant qui compte mais leur qualité et l’épanouissement de sa mère.
    Et devine quoi? Elle avait raison!!!
    J’en veux pour preuve notre relation à elle et moi. Et bien évidemment ma relation avec Mlle Nénette qui a maintenant 21 mois: elle a bien compris que Maman avait d’autres centres d’épanouissement qu’elle et que c’était drôlement chouette!!!
    En attendant courage pour résoudre ce dilemme cornélien, la solution t’appartiens et ton choix sera le meilleur pour ta famille et toi.

  • Ici, c’est le contraire, on a un refus et c’est axez catastrophique, car je n’ai aucun revenus et que je souhaitais reprendre mon emplois malheureusement « que » en vacation … j’aime voir grandir mes enfants, j’aimerais rester à la maison, mais financièrement, je ne sais pas comment on va faire du coup …

  • j’ai du confier mon fils à une nounou alors qu’il avait 5 mois… j’aurais évidemment préféré rester avec lui, j’aurais aimé avoir ce choix mais ça n’était pas le ca et ne l’est toujours pas… pour autant je savoure chaque instant avec lui et je n’ai pas la sensation d’abandonner mon fils…
    la différence fondamentale, c’est aussi que je n’ai AUCUNE ambition professionnelle, si ce n’est celle de ne pas travailler et de rester à la maison m’occuper de mon fils, de ma maison, de mon jardin…
    du coup, si j’avais du faire un choix, ç’aurait été plus simple!!!!

    dans ton cas, je crois vraiment qu’il est important que tu t’accomplisses dans ce projet professionnel qui est le tien. pour toi, pour ta famille, ça me semble important.

    mais quelle que soit ta (votre) décision finale, elle sera la bonne, car aucune des options n’est mauvaise…

    bises
    magalie

    • Des fois je suis un peu comme toi, ma seule ambition est de m’occuper de ma famille qui commence à se faire nombreuse…
      Mais je n’étais pas comme ça du tout avant, j’avais besoin de faire mille choses pour l’accomplir et j’ai peur de regretter plus tard, quand mes filles seront grandes, de n’avoir « rien fait de ma vie », de n’avoir aucune vie bien à moi…

      En fait je suis vraiment coupée entre l’envie de l’accomplir professionnellement un jour et le besoin de m’occuper de ma famille…
      Mais j’ai la chance d’avoir le choix et j’ai bien conscience que c’est un luxe!

      • je ne crois pas qu’élever ses enfants soit « ne rien faire de sa vie »… c’est faire un choix, c’est aussi une réalisation!
        et puis en dehors de tes enfants, tu es aussi femme, épouse, amie, étudiante… ça n’est pas rien!!

          • si tu es épanouie dans ce rôle, tu t’en balances de l’avis de la société!!! 🙂
            d’un coté, on te pousse a travailler pour cette reconnaissance dont tu parles
            et de l’autre, certains économistes pronent le retour au foyer des femmes pour endiguer le chomage…
            faudrait savoir!!!
            suis ce que TOI tu veux, le reste importe peu 🙂

            • Modem serait surtout que chaque parent puisse choisir, et faire ce qui lui convient sans être jugé… Comme tu dis il fait s’en ficher!
              Le truc aussi avec le fait de rester au foyer c’est que c’est un projet de couple…
              Je pense que l’épanouissement je ne l’aurais pas en étant femmebauneoyer pas à long terme du moins. Même si c’est quelque chose qui me tente beaucoup là tout de suite.

              • dans ce cas, es tu certaine que tu reprendras tes études et ton parcours pro dans qqs années?
                ou bien auras tu perdu l’envie et la motivation?
                c’est peut etre ça qui doit faire pencher la balance?
                enfin je ne sais pas, je te livre ce que j’en pense en allant, et je sais bien que les choix sont souvent difficiles…

                • Je en sais déjà pas si j’ai l’envie et la motivation maintenant…
                  Je préfère me dire « oh zut, en fait je voulais trop passer cet examen » et le passer dans dix ans que me dire « j’aurais aime profiter de l’enfance de mes enfants » et ne plus jamais pouvoir le faire…
                  Je crois que ma décision se profile à l’horizon. Ça n’est pas la plus raisonnable, pas la plus socialement admise, mais je pense que c’est celle qui me rendra vraiment heureuse et que je ne pourrai jamais regretter…
                  M’occuper de mes enfants et de mon jardin je trouve ça cool aussi comme ambition!

                  On verra si je change d’avis d’ici quelques jours… C’est pas une décision très facile…

  • Il m’est arrivée la même chose la semaine dernière… 🙁 Une crèche associative de Toulouse m’a téléphonée pour me dire qu’il y avait eu un désistement et qu’ils avaient une place à temps complet pour ma pepette à la rentrée en Septembre. Elle a 4 mois.
    On s’était inscrit dans plusieurs crèches aussi sans grand espoir d’avoir une place ou dans un an peut-être en septembre 2015…
    N’ayant pas les moyens de payer une nounou à temps plein avec mon petit salaire et ne me plaisant plus à mon travail depuis un moment, j’ai entamé une rupture conventionnelle qui est en cours. Je m’étais donc faites à l’idée que j’allais garder ma pepette pendant quelques mois, le temps de trouver un emploi qui me corresponde plus et dont le salaire, s’il ne me fait pas gagner d’argent, ne m’en fasse pas perdre au moins en mettant bébé chez une nounou.
    Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai de suite su que je ne pouvais pas laisser passer ma chance (si on peut dire…) mais moi aussi j’ai fondu en larme, plusieurs fois dans la journée… Je suis angoissée à l’idée de laisser mon bébé, si petit, si fragile… Des dizaines de questions me sont venues, peut-être stupides je ne sais pas, c’est mon premier enfant et je ne connais pas le système des crèches : ils vont lui laver les fesses avec quoi? Et le repas, on peut préparer nos propres petits pots ? Tout ce que j’avais prévu de faire, petits pots maison, cours de massage, … tombe à l’eau en un coup de fil. Et d’un autre coté, je sais que trouver un travail où je m’épanouisse est aussi très important pour moi et mon couple aussi. J’ai fait beaucoup d’études et pour le moment je n’ai pas réussi à m’en servir. Je ne sais pas, je suis partagée comme toi… J’ai peur de regretter un jour de ne pas avoir vu les vrais 1er pas de ma fille 🙁 Bon courage à toi dans ce choix si difficile. Je crois que seul toi et ta famille pouvait prendre la meilleure de décision.

    • C’est vrai qu’au fond le problème c’est le manque de place en crèche… Quand on en a une ça ne devrait pas être un miracle mais juste quelque chose de normal, qu’on peut refuser en sachant qu’on en aura une plus tard…

  • Avant de faire ton choix, va visiter cette crèche où tu as une place.
    Renseigne toi sur leur fonctionnement (repas, change, nombre d’animatrice, nombre d’enfants par section…) leur projet pédagogique, le déroulement des journées, les activités, est-ce qu’ils font des sorties à la bibliothèque ou autre, est ce qu’il y a un bel espace extérieur…

    Mes deux fils ont été à la crèche, le deuxième y est encore et c’est la meilleure décision qu’on est prise pour eux : les confier à une crèche. Mais à chaque fois une crèche top.

    Donc vraiment avant tout visite la crèche. Si elle te plait tes angoisses et ta culpabilité seront calmées instantanément 🙂

    • On a visite la crèche et elle est vraiment très bien.
      Ils prennent le lait maternel, sont ouverts aux couches lavables, belle cour avec super espace de jeu, jolies salles, personnel sympa…
      On va très certainement sauter le pas…

  • Il faudra aussi que je laisse ma minette à la maison en septembre. C’est papa qui fera office de nourrice mais j’angoisse pour tout, c’est horrible. Je sens que je ne vais pas être concentrée sur mes cours et mes étudiants vont souvent passés au second plan. Mais je te conseille tout de même de ne pas laisser passer trop de temps pour reprendre tes études. Je le vois chez mes étudiants, ce n’est jamais facile, et encore moins quand il y a eu un long arrêt. Bon courage en tout cas 🙂

  • mais que d’articles qui me font écho avec l’allaitement, le lavable….pour faire court j’ai obtenu mon CAPA un mois à peine avant d’accoucher après un master2 (5ans), iej (1ans mais on bascule en année civile et non plus scolaire donc 6 mois « perdus » au passage) + 18 mois EFB + 4 mois avant obtention du CAPA, soit grosso modo 8 ans d’études post bac avec un taf à côté, une maison et vie de couple à gérer et une vie sociale digne d’une presque trentenaire à ¨Paris…
    ah oui et autant ne pas préciser qu’à la fin de mon stage final je n’ai pas eu de collab car vous comprenez une jeune avocate avec un bébé c’est tout de suite moins dispo h24 et moins corvéable à merci pour un gros cab bref passons…..
    maintenant que baby boy est là depuis 8 mois, toujours pas d’inscription en crèche ni de réelle réflexion sur un mode de garde….oui je me laisse portée par la vague….j’ai l’impression que de faire des journées métro boulot 8h-20h sont incompatibles avec un bébé en bas âge pour pouvoir en profiter au quotidien, une « consoeur » (oui maintenant on s’appelle comme ça hahahah grâce à mon petit bout de papier) m’a dit que ce n’est pas le temps qu’on accorde mais sa qualité….niarf à méditer mais on ne m’enlève pas l’idée que je vais râter trop de choses…..pas encore prête à me séparer de bébé….

    • Merci pour ton témoignage!
      J’ai aussi tellement peur de rater plein de choses…
      On a trouvé un compromis… Il me reste jusqu’à fin août pour savoir si on fera vraiment ça ou non…
      Inscrire Noisette à la crèche, mais ne garder « que » mon activité auto-entrepreneure, et ne m’inscrire à la fac que l’année suivante…
      Afin de garder une période « relax », pour la garder si elle est malade, aller la chercher tôt, la garder le mercredi aprèm etc…
      On verra si je suis prête!
      Et si l’envie ne me prend pas de m’inscrire quand même à la fac!

  • Bonjour

    Alors finalement tu as décidé quoi ?
    Ici j’ai mis ma seconde 4 jours à la crèche depuis septembre pour des projets perso et reprendre le boulot en avril mais depuis j’ai vraiment du mal. Elle avait 10 mois. Maintenant elle a un an et je regrette un peu J’hésite même à faire marche arrière et ne reprendre qu’en septembre le boulot mais je me dis que ça me ferait du bien aussi. Alors j’ai pensé à un compromis la garder un peu plus de janvier à mars arrêter ma formation et reprendre le boulot quand même en avril mais sans bosser le mercredi.

    • On a décidé de garder la place en crèche.
      Et c’est une bonne chose je trouve. Elle y est bien, je peux la garder les jours où je n’ai pas envie qu’elle y aille, et quand elle y va ça me permet de bosser (je suis freelance). C’est vraiment pas mal!!

Leave A Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


cinq − = deux