Se laisser porter par la vague [Part two]

Neuf ans après la naissance de Mouflette, MissCouette, sa petite soeur, est venue au monde.
En neuf ans, j’ai pu prendre confiance en moi. Un divorce, des études longues en poche, un nouveau mariage serein, une plainte au pénal… Tout cela m’a en partie fragilisé et en partie fait prendre conscience que j’étais la seule capable de savoir ce qui était bon pour moi… Et surtout j’ai compris que, quelque soient mes choix, les gens jugeraient, critiqueraient, seraient parfois désagréable.

En neuf ans, le traitement de la maternité avait considérablement évolué. Avec MissCouette, je me suis renseignée à fond sur l’allaitement et j’ai appris à reconnaître une ineptie quand j’en entendais une. J’ai découvert le portage. J’ai découvert également que nombre de parents dormaient avec leurs bébés, et que ceux-ci semblaient survivre. L’éducation non-violente était devenu une norme, là où c’était la marge pour Mouflette.

J’étais plus sûre de moi, j’avais l’âge « requis » pour devenir mère, et le climat était plus favorable, tant personnellement que de manière plus globale.

Pour MissCouette, tout a donc été beaucoup plus facile. J’ai fait confiance à mes ressentis dès sa naissance, sans me poser de question. Cela n’a pas été évident car MissCouette, comme tous les bébés du monde, avait un besoin si intense de contact, de moi, que c’était parfois perturbant et un peu éreintant…
Cela m’a rendu perplexe plus d’une fois… J’avais connu un bébé hurleur, jamais satisfait de rien, que j’avais grand peine à calmer… Et j’avais désormais un second bébé hyper calme, toujours heureuse car ses besoins étaient immédiatement satisfaits.
MissCouette a passé ses trois premiers mois sur moi 90% de son temps. Elle a dormi chaque nuit sur son papa ou moi, passé chacune de ses journées dans l’écharpe ou au sein. Et elle était le bébé idéal, même si j’ai passé trois moi à essentiellement voir le haut de sa tête.

Ca n’était pas hyper évident car je n’avais pas de référentiel pour savoir quand cette période prendrait fin. Je me souviens que j’avais le sentiment que mon bébé huître ne se décrocherait jamais de moi…
Et puis elle a grandi petit à petit, et elle s’est détachée.
J’ai continué de répondre à tous ses besoins. MissCouette avait absolument tout ce qu’elle voulait en terme d’attention et de tendresse, et c’est une petite fille qui n’a jamais fait le moindre caprice, elle a toujours été cette petite fille calme, très énergique, vive et tellement bien dans ses pompes qu’elle a toujours su exprimer ses besoins, ses refus, ses envies.
MissCouette me surprend encore aujourd’hui, elle est tellement équilibrée. C’est vraiment une petite fille parfaite à mon sens. Elle est hyper autonome, toujours sereine, tellement joyeuse.
J’aime à penser qu’elle puise son épanouissement dans l’affection sans condition que nous lui avons donné.

Avec elle, je n’ai jamais lutté, il n’y a jamais eu de rapport de force. Elle m’a épuisé aussi, évidemment, parce qu’un enfant, quel qu’il soit est demandeur et pas toujours aux moments où on est le plus disponible…
Mais je suis heureuse de m’être écoutée dès le début et de continuer à le faire. Evidemment le caractère de MissCouette joue beaucoup dans son calme olympien…
Ses trois premiers mois ont été intenses, les mois suivants également, d’autant que je m’en occupais à plein temps. Mais je garde de ses deux premières années à ses côtés un souvenir de bonheur intense et serein.
Elle m’a appris à me faire confiance en tant que mère et à moins douter (on partait de loin alors y’a encore du boulot, ne nous leurrons pas!)…

Se laisser porter par la vague [Part two]

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10 Commentaires sur
“Se laisser porter par la vague [Part two]”
  • Madame dit :

    Je pratique l’éducation non violente avec mon6ans, aujourd’hui il est comme ta missCouette, quand à Tétouyou elle est collée à nous depuis 2 mois et j’adore, je ne me pose pas la question de savoir si c’est bien ou pas, c’ets ce qu’elle veut.
    A nouveau un très joli billet

  • Marie dit :

    Pour moi, se faire confiance et croire en soi, a toujours été ma « devise ».
    Après forcément, il y a des moments où on ne peut pas avoir le contrôle, et c’est vite épuisant, mais c’est ça être maman :)

  • marie dit :

    Quelle chance 9 ans d’écart ici mais tout l’inverse. Une relation fusionnelle avec le grand alors qu’il a fallut 7,5 mois pour que j’arrête de me poser la question « est-ce qu’il m’aime? » pour mon deuxième. Aujourd’hui c’est un poil plus équilibré mais il est toujours plus papa. Pour la troisième on verra bien ^^ Je dirais juste qu’au dela de l’éducation non violente je trouve qu’aujourd’hui on écoute beaucoup plus les paroles et les besoins de l’enfant

    • Je me suis beaucoup demandé si MissCouette m’aimait et j’ai mis beaucoup de temps à l’apprivoiser… Une bonne année! Mais pour autant, si la relation n’a pas été évidente à ce niveau, ça m’a semblé plus facile qu’avec Mouflette qui semblait me hurler à longueur de temps « AIME-MOI!!!!!!! » alors que je faisais tout pour le lui montrer…

  • pschittchutt dit :

    Bonjour,

    Ma fille était très demandeuse les 3 premiers mois, elle pleurait beaucoup malgré ma présence continuelle à ses côtés, le portage, l’allaitement à la demande, elle présentait toutes les caractéristiques du « B.A.B.I » comparé aux autres bébés de notre entourage. Et puis, avec le temps, elle est devenu le bébé « parfait », elle a 2 ans et nous comble de bonheur de jour en jour. J’ai comme vous l’impression que toute cette attention, ce maternage intensif a contribué à en faire cette petite fille si facile aujourd’hui. En ce moment, elle s’affirme, elle essaye d’agir sur le monde qui l’entoure, pour trouver sa place, tout simplement.

  • lexou dit :

    Il est évident qu’a différent moment de notre vie nous agissons différemment selon les étapes de notre quotidien.Si jamais je venais à avir un second enfant, alors que crevette a 4 ans, je ferais les choses encore différemment.Je me suis sentie souvent jugée; j’ai souvent entendu les critiques parce que je n’étais pas prêteuse avec ma fille, parce que je pleurais de l’a voir parfois dans les bras d’autres sans avoir pu donner mon avis.Je ferais autrement et sans doute aussi grâce à l’expérience, le courage de dire haut et fort ce que je pense.9 ans entre deux naissances et une vie différente, tu as modifié plein de choses dans ton quotidien de maman, je crois que devenir mère pour la première fois c’est vraiment un gros chamboulement!

    • Comme tu dis!
      Je suis loin d’être la même aujourd’hui qu’il y a 13 ans, ou même 4 ans, on évolue sans cesse!
      Et surtout, nos enfants sont différents et on s’adapte aussi à chacun d’entre eux!

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