« Mieux vaut donner un biberon avec le sourire…

… que le sein en pleurant! »

 

Cette petite phrase, érigée au rang de proverbe tant elle est intégrée dans l’esprit collectif…
Cette petite phrase, je ne l’aime pas beaucoup. Je la trouve condescendante et je déteste ça… Décider d’allaiter ou de donner des biberons est un choix éminemment intime et personnel, et le côté « Bah, vaut mieux ça plutôt que le laisser crever de faim, hein! », ça m’énerve… (Mais il m’est sûrement arrivé de dire cette phrase toute-faite faute de trouver autre chose à dire!)(Oui moi aussi je parle plutôt que de me taire! ;-))

Cette petite phrase, je ne l’aime pas parce qu’elle n’a pas d’équivalent dans le sens inverse… Et pourtant il peut être très douloureux d’avoir à donner un biberon à son bébé alors qu’on avait choisi de l’allaiter à la base.

Je viens d’essuyer une grève de tétée… Pendant trois jours, Noisette a radicalement refusé le sein. La voir hurler, refusant mon lait, ou ce qu’il en restait, la voir se cambrer et repousser des deux mains ce que j’essayais de lui donner avec tout mon coeur, et finalement capituler, de peur qu’elle se laisse mourir de faim, et lui donner un biberon, qu’elle prenait avec avidité et finissait avec un air satisfait et repu… Ca a été très très difficile.

J’ai donné ces biberons en pleurant. J’ai vu ma fille refuser le sein en pleurant. Je me suis demandé, souvent, pour qui et pourquoi je souhaitais tant continuer à l’allaiter… Etait-ce pour elle? Etait-ce pour moi?
Alors que je disais deux articles plus haut que je me refusais à laisser pleurer mon bébé, je nous infligeais ses hurlements dans l’espoir qu’elle reprenne le sein… Comment justifier ça?
Je suis convaincue que mon lait est ce qu’il y a de mieux pour Noisette. J’ai envie de lui donner mes précieux anticorps, de lui offrir cet or blanc aux multiples vertus afin qu’elle parte avec la meilleure santé possible… Mais, même avec toutes les meilleures intentions, est-ce bien raisonnable de la laisser hurler parce qu’à force, elle va finir par téter à nouveau? Mon lait est-il réellement le meilleur pour ce bébé là, qui peine tant à grossir? (même si sa courbe remonte, elle reste trop crevette pour que je sois sereine…)

Cet épisode m’a posé beaucoup de questions existentielles…
Et nous avons beaucoup pleuré toutes les deux, Noisette et moi. Elle parce qu’elle avait faim, visiblement, et que l’effort à fournir au sein pour si peu de lait ne la satisfaisait pas. Moi parce que je n’étais pas prête à voir s’arrêter si vite cet allaitement, alors que je ne l’avais pas décidé. Parce que je culpabilisais de rencontrer autant de difficultés alors que ça a l’air si simple chez les autres. Parce que je m’en veux tellement de ne pas suffire à mon bébé.

J’ai persévéré… Parce que « mieux vaut un sein donné avec le sourire qu’un biberon en pleurant ». J’ai persévéré parce qu’allaiter me rend heureuse, pour mille raisons. J’ai laissé ma fille pleurer, hurler, piquer des crises de colère et de désespoir, parce que je voulais qu’elle accepte à nouveau le sein. Je m’en suis terriblement voulue, parce que je ne sais pas si « le meilleur » que représente l’allaitement justifie de laisser mon bébé pleurer de longues minutes… (Je précise que je ne l’ai pas non plus laissé pleurer des heures entières, hein, ma résistance aux pleurs est très faible je vous rassure!)

Un épisode éprouvant. J’ai accompagné Noisette autant que possible dans ses pleurs, ne la forçant jamais, lui parlant avec tendresse et douceur. Mais c’était plus facile de lui donner un biberon. Et je pense que cette petite phrase peut avoir des effets dévastateurs sur l’allaitement de nombre de femmes qui pourtant, comme moi, ne souhaitent pas arrêter. J’ai été au bord de tout plaquer, mais la perspective de donner une multitude de biberons en pleurant et de regretter une nouvelle fois un allaitement raté m’a fait tenir bon. C’était un peu (voire complètement) égoïste et j’ai culpabilisé… J’aurais pu m’en tenir là et me dire que ce bébé là est plus heureuse avec des biberons… Mais je crois qu’à force de biberons le soir, puis de biberons la nuit, puis de flemme de tirer mon lait, ma lactation s’est tari peu à peu et Noisette s’est vite lassée de téter dans le vide… Et son refus du sein est en grande partie la faute de mon manque de courage et de persévérance.

A force de stimulation et de compléments, le lait est revenu et elle a tété à nouveau. Mais ça reste précaire. Et même si j’adore allaiter, j’aime ces moments de tendresse partagés, j’aime l’idée de donner le meilleur à mon bébé. Je n’ai pas « signé » pour de telles difficultés… Pour une angoisse chronique depuis 3 mois de ne pas assez nourrir ma fille. Par la peur de manquer de lait qui ne me quitte jamais. Pour un bébé qui se tortille en tout sens une tétée sur trois sans que je n’en comprenne la raison…

J’aime voir les petits yeux de Noisette rouler de satisfaction. J’aime quand elle me regarde intensément, les petits poings serrés sur mon décolleté. Ce sont des moments magiques et uniques qui ne dureront pas toute la vie.
Mais je n’aime pas les autres tétées, celles qui ressemblent à un rapport de force…

J’ai entendu résonner la petite phrase dans ma tête bien des fois…
Et j’ai l’impression qu’au delà de son aspect faussement déculpabilisant pour les mères non-allaitantes, il y a surtout une idée très culpabilisante pour celles qui allaitent et qui rencontrent un problème.
Allez va, tu n’y arrives pas, tu es trop nulle, ben files un biberon et arrête de pleurer! Arrête de t’acharner, admets que tu n’es pas capable d’allaiter, et file un biberon. C’est simple et naturel, mais bon hein, toi tu ne t’en sors pas, alors mieux vaut encore que tu donnes un biberon!

Bref, Noisette a fini sa grève. Rien n’est gagné et je ne sais pas si je vais continuer longtemps… Tant que le lait coulera, je m’obstinerai… Et j’aimerais que lorsque Noisette cessera définitivement de téter, c’est parce que nous l’aurons décidé toutes les deux.
Pour le moment j’avance au jour le jour sans me projeter face à cet allaitement que je trouve bien précaire depuis le début!

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113 Discussions on
“« Mieux vaut donner un biberon avec le sourire…”
  • Coucou! Je te trouve très très dure avec toi même… Quand bien même tu arrêterais d’allaiter, peut on considérer cet allaitement raté??? 3 mois, mince c’est pas rien, surtout avec toutes les épreuves que tu as surmontées!!!
    Tu fais de ton mieux, tu n’as pas à culpabiliser.
    L’allaitement ce n’est pas que du bonheur, c’est aussi contraignant et le fait de se retrouver seule responsable de l’alimentation j’ai trouvé cela assez pesant aussi.
    Tirer son lait c’est pas toujours fun non plus.
    Continue à avancer jour après jour… et regarde le chemin accompli!
    Des bisous à vous 2!

  • Bon courage !!!
    C’est difficile de les voir refuser le sein, j’ai connu la même chose avec ma fille …
    Mais j’avais repris mon travail depuis 1 mois et demi et même si au début c’était le contraire (elle refusait les bib, il fallait la bercer et marcher en même temps … ), pour finir elle s’est bien habituée même trop !!
    Alors oui c’est frustrant, très frustrant !!!
    Je me souviens que j’ai profité à fond dans ces moments là, des tétées du matin où j’avais « plein de lait », elle était détendue et moi aussi …
    Je vous souhaite de pouvoir continuer un maximum mais surtout de vivre les différents changements le plus sereinement possible !

  • Arf, je compatis :/ Moi aussi je déteste cette phrase, tiens. Parce qu’il m’est arrivé une ou deux fois de l’allaiter en pleurant (fatigues, tétées très rapprochées etc…) C’est pas pour autant que ça justifiait, pour moi, le besoin de le passer au bib ». Parce que même si parfois, c’est contraignant ou compliqué ca reste aussi pour moi et pour lui le mieux, j’en suis persuadée… Pour les tortillements pendant que tu l’allaites, j’ai quelques pistes car mon ptit bout le fait aussi parfois, mais je ne sais pas si ca t’aidera ou disons que tu a déjà du y penser..En effet c’est possible qu’il y ait la fameuse « confusion sein-tétine » enfin confusion, disons que ta puce s’est sans doute rendue compte en effet que prendre un biberon demande moins d’effort que de téter un sein, et que le lait y arrive plus vite. J’y ai pensé moi même une fois ou deux quand il ralait au sein parce que j’ai pris l’habitude de tirer mon lait une fois par jour et il prend donc un bib quasi toutes les nuits, donné par son père. Mais dans ton cas, au vu des difficultés du début à prendre du poids etc…elle en a pris encore plus souvent, peut etre s’y est elle trop habituée ?
    Dans mon cas sinon mon fils a souvent des regurgitations et un peu de reflux, il a besoin de roter régulièrement; Souvent donc quand il s’agite au sein, je le prend contre moi un moment, tapote son dos, il fait un gros rôt et hop la tétée repart. Mais c’est arrivé qu’il continue de râler sans que je sache trop pourquoi, alors parfois je lui propose l’autre sein en me disant que peut etre le lait y coule plus vite, ou bien je me dis qu’il a sommeil et j’essaye de l’endormir…Heureusement ce n’est pas trop régulier, sinon je pense que j’aurais fait appel à une animatrice de la Lech League, tu y as pensé peut etre ?
    Désolée pour le comment

  • Merci pour votre article et votre partage.

    Pour ma part, pendant ma grossesse, j’ai souvent eu l’impression face aux gens (qu’ils fassent partie du personnel médical ou non) de passer pour la future maman qui veut « se la jouer un peu rétro » avec son allaitement au sein, comme-ci l’allaitement n’avait été qu’une mode il y a 30-40ans…

    A la naissance de mon petit garçon, il y a 2 mois, je me suis retrouvée avec une montée de lait longue à arriver et mon bébé bien costaud à la naissance qui perdait du poids à toute vitesse. Avec mon mari, nous avons alors vécu un grand moment de solitude, entourés de personnes :
    – « fanatique » de l’allaitement qui ne comprennent pas que ça me pose des soucis, c’était tellement facile et évident pour elles.
    – des pros du biberons qui faisaient les éloges des nuits complètes au bout de 2 semaines seulement de leur bébé gavé au lait maternisé

    J’ai décidé de ne laisser personne me faire douter. J’ai continué mon allaitement, petit à petit, avec la crème lanolin qui, je dois le dire, y est beaucoup dans la réussite de mon allaitement, elle m’a aidé à vaincre les douleurs (car non pour moi, ce n’était pas facile ni évident) et aussi avec des petits compléments ai biberons lorsqu’il avait trop faim et que j’avais trop mal.

    Au bout de 3 semaines, mon bébé a définitivement refusé les biberons et au bout d’un mois, tout s’est bien mis en place et mon petit garçon a fait une belle poussée de croissance !! L’allaitement m’offre des moments de complicité uniques avec mon bébé et le rassure et l’apaise.

    J’ai retenue une chose : non l’allaitement n’est ni facile, ni évident pour tout le monde mais ça peut fonctionner quand même et il est important de le dire quand les débuts n’ont pas été parfait, ça peut aider d’autres mamans !

    Toutefois, je ne dirai jamais du mal des personnes qui choisissent les biberons et le lait maternisé car chaque situation est unique.

    Toute cette expérience m’a convaincu que je n’étais ni pour ni contre l’allaitement maternel, mais que l’on oublie souvent un élément essentiel : l’allaitement est quelque chose de naturel (même les grandes marques de lait vantent les mérites du lait maternel à chaque publicité) et je trouve dommage de ne pas être plus guidée, plus accompagnée vers ce mode d’alimentation de nos bébés dont la nature nous a fait don.

      • Merci, c’est très gentil à vous. Mon petit bonhomme a juste deux mois et je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve mais quand je regarde en arrière je suis fière du chemin accompli et vous pouvez l’être aussi !!

        Merci pour vos partages, vos articles que je lis à chaque fois avec plaisir et je vous souhaite que les prochains mois s’écoulent à votre guise ! 🙂

  • Je compatis même si c’est du chinois pour moi 😉 mais ça me gène que tu parles « d’être capable » d’allaiter ou pas… si c’était si simple ce ne serait pas aussi compliqué… ce n’est pas une question d’être juste « capable » d’allaiter, il y a des tas d’autres facteurs qui entrent en ligne de compte…

  • l’allaitement, je te rejoins, ça n’est pas si facile que ça…
    Mon fils a pris le sein les quelques premiers jours de sa vie et l’a catégoriquement refusé après, malgré plusieurs tentatives et un accompagnement par des puéricultrices vraiment à l’écoute et concernées…
    mais j’avias le même « cas de conscience »: je voulais donner MON lait à mon fils (sans pour autant perdre de vue que le plus important était qu’il se nourrisse).
    Alors j’ai essayé le tire-lait… et ça lui a convenu, et à moi aussi finalement (d’autant que grace à cette manière de faire, il a fait ses nuits très très vite et il a rattrapé le poids perdu après sa naissance très rapidement)
    On repassera pour le coté « glamour » de l’outil, mais quant à moi j’estime qu’il a sauvé mon allaitement.
    Parce que oui, pour moi, le fait d’avoir donné mon lait signifie que j’ai allaité mon fils, m^me s’il n’a pour ainsi dire jamais pris le sein.

    Et puis quand cela a été plus compliqué, je suis passé progressivement au lait en poudre. Je ne voulais pas d’un allaitement long (notamment à cause de la reprise du travail) mais je suis contente de l’avoir allaité de cette façon de septembre à début janvier.

    Alors chaque femme est différente, et ressent les choses différemment. Moi j’ai vécu cet allaitement au jour le jour, sans me poser de questions. Tant que ça durait c’était bien, et tout ce qui était pris par mon bébé, c’était toujours ça! Et du coup, je n’ai pas connu (ou alors très peu de temps, quand il a refusé le sein) les doutes, la culpabilité, l’angoisse…

    Je suis persuadée que l’allaitement doit être une source d’épanouissement tant pour le nourrisson que pour la maman…
    je trouve parfois le discours des « pro-allaitement » très culpabilisant pour les femmes qui ne souhaitent pas allaiter. et du coup indirectement pour celles qui n’y arrivent pas. Moi je pense que c’est un choix personnel et intime, comme tu le dis si bien. Et on oublie de dire que le mieux pour un enfant, c’est d’être nourri, que ce soit par le lait maternel ou le lait maternisé!

    Je te souhaite beaucoup de courage et j’admire ta persévérance, pour cet allaitement qui te tiens tant à coeur! et quoi qu’il advienne, tu peux d’ores et déjà être très fière de toi d’avoir à ce jour donné autant de ton lait à ton bébé! parce que ce n’est pas si facile, et tu as tenu bon!!!

      • c’est pour ça qu’il faut apprendre à s’en détacher…
        la plupart des mamans veulent le bien de leur enfant. c’est inné c’est comme ça… et du coup, le meilleur moyen d’y arriver, c’est de suivre son instinct, son coeur, son ressenti… et qu’importent les avis ou commentaires des autres! ya pas de mauvaise méthode ni manière de faire: chacun trouve sa façon de faire et c’est très bien comme ça!

  • Coucou
    Nouvelle lectrice je suis touchée par tes articles sur l’allaitement parceque je trouve qu’il y a beaucoup de conseils de début d’allaitement mais peu à 3 ou 4 mois.
    Quand tu parles de biberon tu veux dire bib de lait artificiel ?
    Je sais que c’est dur contraignant mais si tu donnes un biberon de ton lait c’est plus facile à vivre et ça te permet de maintenir ta lactation.
    Bon courage en tout cas je sais que moi même j’ai passé une sale semaine quand j’ai dû arrêter d’allaiter ou commencer le sevrage alors que je n’étais pas prête.

  • Moi je souffre du contraire… Bébé refuse le biberon! Et je reprends le 15septembre!
    Alors quoi? Hugo va hurler toute la journée jusqu’à ce que je rentre? Il a pris les biberons au début puis on a été pris par le déménagement donc j’ai pas trop pris le temps de tirer mon lait et le papa de lui donner le biberon du soir.. Mais voilà maintenant il refuse le biberon en hurlant et de jette sur mon sein quand on cède…
    Donc oui l’inverse existe « mieux vous donner le sein avec le sourire que le biberon dans les hurlements » mais pourtant on insiste on insiste on insiste, si bien que bébé s’étouffe avec ce fameux biberon ! Ça fait aussi de nous ces « mauvais parents » que les voisins regardent « vont ils le laisser pleurer longtemps comme ça? »
    Courage et fait ce qui te semble bo pour TON enfant!

  • Je suis et lis souvent tes articles sans jamais commenter. Pourtant là, le sujet me parle trop pour me taire. Je fais aussi partie de celles qui souhaitent allaiter à tout prix et pour qui ca ne fonctionne pas… J’ai toujours su que je voudrai allaiter. Pour mon premier (âgé d’un peu plus de 2 ans maintenant) l’allaitement s’est bien passé les premiers jours… puis le verdict de la reprise de poids est tombé… il ne grossit pas assez…on était dans une période de déménagement à l’étranger, de cartons, de visites à toute la famille.. Je n’ai pas pris le temps de me faire aider comme je le souhaitais. Je continuais l’allaitement tant que je pouvais en introduisant des biberons. J’ai forcé pour n’en donner qu’un par jour au début… et puis, forcément, j’ai du en donner d’avantage. Il tétait correctement et puis d’un coup je disais qu’il « buguait » ! comme s’il ne savait plus faire… il s’énervait, pleurait, donnait des coups de tête dans mon sein… c’était très dur… Pour mon second (âgé de bientôt 5 mois), je me suis mis la pression, j’avais toujours envie d’allaiter, je me suis dit que c’était un nouveau bébé, qu’on repartait à zéro. Mais dès le début, ca n’a pas bien marché… Monsieur s’endormait… aussitôt… 2 georgées et hop, je dors… je stimulais, tant que je pouvais gratouiller le ventre, les pieds, l’oreille…ca repartait pour 2 georgées et hop dodo…. Je faisais à la demande bien entendu, donc comme il ne tétait que très peu, je pouvais recommencer toutes les 20 minutes… Mais bon, ca me convenait, j’étais confiante… au bout d’une semaine, premier rdv à la PMI… le verdict tombe… pas grossi assez… Je me suis effondrée….pourquoi mon lait qui est censé être la meilleure chose, pourquoi mes bébés ne grossissent pas, pourquoi est-ce si compliqué? On était en france pour l’accouchement, je m’étais promis de me faire aider cette fois ci dès que j’aurai un souci. J’ai appelé une conseillere en lactation le jour même, suis allée louer un tire lait, je tirais à peine malgré le top du top en tire lait.. pourtant, à la main, ca marchait très bien… Retour à la pmi 2 jours plus tard… il avait pris un peu plus… je suis tombé sur une super sage femme qui m’a dit : on va rester ensemble, vous allez me montrer comment il tète etc… Elle a compris, comme moi… il s’endort …. aussitôt.. elle m’a fait essayé toutes les positions possibles… vous avez tenté de le stimulé ? oui… vous avez essayé de le deshabiller ? quand ils ont un peu froid, ils s’endorment moins… Euh… oui enfin l’allaitement est censé être naturel, s’il faut le deshabiller à chaque fois, c’est pas top… On a essayé, mais rien à faire… Du coup elle m’a dit tout ce que je souhaitais entendre : ce n’est pas vous le problème, vous avez les tétons qu’il faut, le lait est bien là… mais c’est lui… donc évidemment, là, vu ce qu’il a tété, il recommence dans 15 minutes… bah oui c’est ca… donc, soit vous persévérez et vous ne faites que ca… mais il me semble que vous avez un ainé de même pas 2 ans.. dc c’est tendu, soit, vous tirez votre lait…. et voilà, j’ai arrêté de culpabilisé. J’ai entendu ce que je souhaitais entendre… ce n’est pas moi… J’ai presévéré, on est rentré au maroc où il habite, j’ai continué de tirer mon lait en plusieurs fois pour alterner un bib de lait maternel puis un bib de lait en poudre, un bib de lait maternel ..etc… Je le mettais encore au sein pour la tétée de l’apres midi et de la nuit… et puis, au fur et à mesure, à force de moins stimuler, j’ai eu moins de lait… il ne restait plus qu’un bib sur 4 de lait maternel… J’ai arrêté totalement lorsque N°2 a eu 3 mois… pour notre retour en france pour les vacances… Allez, je garde espoir pour que le jour où j’ai un troisième, il sache téter !! Mais au fond de moi, je finis par me dire, certains ont des difficultés à tomber enceinte, d’autres ont des grossesse compliquées, d’autres des accouchement compliqués.. Moi , c’est l’allaitement… On ne peut pas tout avoir… Mais je garde espoir d’allaitement un jour exclusivement mon bébé jusqu’ à ses 6 mois de la manière la plus naturelle qui soit !! Je pense bien à toi, je sais combien ces moments sont compliqués…

    • J’aime beaucoup ton parallèle avec les difficultés pour tomber enceinte ou mener à terme une grossesse… C’est vrai que c’est du même acabit… Et je pense faire partie des gens qui ont du mal à allaiter moi aussi. 🙂
      C’est une vision des choses très déculpabilisante je trouve!

  • Ce n’est pas une situation facile, que la tienne. Je comprends complètement que tu ne veuilles pas arrêter ton allaitement, ce sont des instants tellement merveilleux et privilégiés avec bébé.
    Noisette ressent sûrement ton manque de confiance face à ton lait. C’est facile à dire comme ça mais il faudrait peut être que tu prennes confiance en ta capacité à la nourrir, y compris sans biberon (parce que c’est sûr que les biberons n’améliorent pas ta lactation, même s’il s’agit de ton propre lait).
    Je sais que au début avec ma miss, j’étais aussi très stressée qu’elle meure de faim (comme toi mini poids à la naissance, s’endormait au sein, + SF qui m’avait fait douter de moi). Du coup, je la pesais tous les 2 jours (il y a des balances pas trop chères d’occasion, ça se trouve on peut même de les faire prescrire comme les tire-lait ??) et ça me permettait de me rassurer. Maintenant je ne le fais plus car je me sens bien plus confiante en moi. J’ai suffisamment de lait ! Même si ca ne m’empêche pas d’être bien loin d’être sereine en ce moment (crevasses sans cesse car bébé ne prend pas bien mais trop tard pour rectifier le tir, bébé qui refuse le biberon à 15jours de ma reprise…). Bref, rien n’est jamais parfait dans le meilleur des mondes !

  • Je comprends ce que tu ressens… Après une mise en place de l’allaitement très difficile, j’ai connu une grève de la tétée aux quatre mois de ma fille. Une semaine où j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, où personne ne comprenait pourquoi j’étais si triste et pourquoi je m’obstinais à essayer de donner le sein. Et puis j’ai vu ma pédiatre qui a compris, qui m’a soutenue, qui m’a conseillé de lui réapprendre à téter comme à sa naissance et qui m’a dit en partant « Cette petite, elle va téter encore longtemps, j’en suis certaine. Vous êtes une équipe qui gagne ». Il y a eu d’autres petites grèves, mais je les ai bien gérées et la diversification m’a aidée à relativiser. Aujourd’hui ma fille va sur 14 mois et l’allaitement maternel est toujours d’actualité. Je n’aurais jamais cru pouvoir aller si loin… Comme pour tout le reste en matière de parentalité, il faut s’écouter et se faire confiance 🙂

  • c’est tellement pas évident 🙁

    tu dis que tu n’a pas fait ce qu’il fallait pour avoir plus de lait mais tu ne devrais pas non plus avoir à faire tant de chose que ça,
    peut être qu’il y a un soucis que tu ne connais pas, une amie avait un problème, détecté seulement à son deuxième enfant alors qu’elle essayer par tous les moyens d’avoir du lait …

    on ne peut pas toutes allaiter et c’est vraiment triste, au pire tu gardes des tétées quand elle veut et des biberons quand elle veut pas le sein, mais je comprend que ce soit difficile :/ ça restera surement un échec, et pourtant tu l’allaites donc ça n’en est pas un, mais c’est pas de ta faute! surtout pas!

    les biberon elle les prend bien ? tu es sure qu’il n’y a rien de caché derrière ça ? un RGO, une allergie ou autre ?
    bon je comprend vraiment et je te fais des bisous !

    • Merci! 🙂
      Pas de RHO à priori… Elle régurgite peu et toujours juste après les repas… Et allergie je ne pense pas vu qu’elle accepte les bibs de la sans aucun souci.

      La lactation est un processus qui s’entretient et chaque biberon fait sauter une tétée donc stimule moins… Mais effectivement ça devrait être plus simple. Sauf que ça ne l’est pas.
      Je ne considèrerais pas que c’est un échec je pense car j’aurais quand même allaité trois mois et c’est toujours ça de pris! Mais je préfèrerais choisir d’arrêter quand je le souhaite plutôt que du être contrainte…

    • Je ne sais pas si un bébé de 3 mois est en mesure de faire un tel choix…
      Elle re-tete. Je pense qu’il s’agissait surtout d’un problème de baisse de lactation. Plus de lait, elle ne voulait plus téter. A nouveau du lait, elle tête à nouveau!

  • Maman non allaitante j’espère ne pas me faire lyncher !
    Je pense qu’allaiter peut être merveilleux mais qu’il faut savoir arrêter lorsqu’une des deux parties ne s’y retrouve pas,non ?
    L’une de tes dernières phrases me fait rebondir : « Et j’aimerais que lorsque Noisette cessera définitivement de téter, c’est parce que nous l’aurons décidé toutes les deux » : et si pendant cette grève c’est Noisette toute seule qui avait décidé d’arrêter ? Tu n’étais peut être pas prête et c’est surement ce qui t’a fait persévérer…
    En plein dans l’allaitement, il n’est surement pas facile de prendre du recul mais peut être que tu pourrais faire un point sur tes réelles motivations à continuer (lien privilégié, lait bénéfique pour Noisette).
    Enfin, « le jeu en vaut il vraiment la chandelle » ? Ne perds tu pas beaucoup d’energie en continuant d’allaiter ?
    ça me fait mal au coeur de te sentir « en souffrance » dans l’allaitement…tu ne semble plus heureuse et Noisette se rebelle 😉

    Je n’ai pas allaité c’est un fait, mais je tenais reellement à faire moi même les petits pots. Je me suis acharnée à lui faire manger mes préparations, j’en ai rempli le congèl et le soir on était tous stressés, il ne mangeait pas, on avait des cris, des pleurs, on était sur les nerfs…et puis je me suis résignée à acheter des préparations dans le commerce (pots et croquettes de légumes), le climat s’est apaisé, on passe désormais de bons moments le soir à table où les rires vont bon train…et puis le temps que je ne passe plus en cuisine à faire des petits pots, je le passe à jouer aux légos ou à lire des histoires.
    Je ne suis pas une mère parfaite, et j’assume 🙂

    • Je ne pense pas qu’elle ne voulait plus téter mais qu’elle était frustrée et énervée qu’il n’y ait plus assez de lait.
      Les choses commencent à aller mieux… Quand les tétées se passent bien ce sont des moments d’échange merveilleux. Même si bien sur on en a d’autres et l’allaitement n’est qu’un lien parmi tant d’autres.
      Les tétées difficiles s’espacent. Je crois que j’ai eu raison de persévérer. Je dis ça jusqu’au prochain épisode difficile! 😉

      Mais je crois que tu as raison, il faut savoir lâcher prise!
      Et j’avais dit à mii. J’essaye encore quelques jours mais si ça ne revient pas j’arrête. Allaiter doit être une source de bonheur pas d’angoisse et de souffrance. C’est du moins ma vision des choses.

  • Je te souhaite de pouvoir continuer à allaiter Noisette,pas facile!
    Quoi qu’il advienne,garde bien à l’esprit que tu fais AU mieux (plus réaliste que ce « LE mieux » qui ne sert qu’à culpabiliser les mamans et ne signifie RIEN) pour tout ce qui concerne Noisette:tu l’aimes,tu prends soin d’elle,tu la nourris (au sein ou au bib on s’en fiche elle est nourrie!) remettons ça à l’échelle d’une vie,merci bien.
    Bien sûr je comprends ton envie d’allaiter,sans vouloir nier ce désir que je respecte,je me demande (plus largement pas pour toi spécialement) quelle est la part d’influence du discours ambiant assez effrayant,c’est vraiment dommage de se gâcher la vie pour si peu (oui j’insiste si peu même si encore une fois je respecte l’envie des mamans).Un peu de légèreté dans tout ça,ça ferait du bien à toutes.

    • Je te rejoins. On dramatise le débat, on culpabilise les mamans et ça n’est pas constructif. L’allaitement c’est excellent, mais il y a des alternatives qui ne sont pas le diable personnifie…

      A l’échelle d’une vie de 90 ans, l’allaitement ne représente pas grand chose je suis d’accord avec toi et pour moi les vraies problématiques de la maternité ne sont pas l’allaitement, le portage et autres… Même si comme toi je respecte et comprends les envies des mamans vu que je fais partie de celles-ci.
      Après à l’échelle de la vie de noisette, l’allaitement c’est un peu tout ce qu’elle connaît! 😉

      • mais ta phrase « l’allaitement c’est excellent mais il y a des alternatives qui ne sont pas le diable personnifié » ça revient au même non?ça sous entend que l’allaitement est supérieur aux autre moyens convenables…
        un bébé a besoin d’être nourri avec bienveillance,le moyen pour le faire n’a même pas besoin d’être nommé tant il est personnel et similaire au final.
        Enfin,je regrette surtout de lire partout « je me suis mis la pression pour allaiter » pression et nourriture dans une même phrase,pour moi il y a souci et montre qu’il y a un gros pb de société sur les femmes.

        • Oui tu as raison, c’est finalement juste une autre formulation. Mais l’allaitement, du moins le lait maternel est effectivement supérieur au lait artificiel et ça ne sert à rien de le nier.
          Et pression il y a, c’est indubitable. Lors de l’hospitalisation de Noisette, ils m’ont un peu conditionnée… « Vous avez raison d’allaiter, continuez, un si petit bébé, si fragile a besoin du lait de sa mère ». Ca m’a conforté dans mon choix de base, mais ça m’a aussi énormément culpabilisé parce que j’avoue que si j’ai pris plaisir à allaiter MC c’est avant tout parce que ça se passait bien, elle grossissait correctement, prenait le sein, etc…
          Là j’ai un peu l’angoisse que, si j’arrête, ça risque de foutre en l’air la santé de ma fille… Vu q’elle est petite et fragile, je dois m’accrocher pour elle. Lui donner mon lait et rien d’autre.
          Elle a pris son premier biberon de lait artificiel à l’hopital et c’est limite s’ils n’ont pas insinué que je lui inoculais le pire poison qui soit.
          Finalement écrire ce billet m’a fait du bien par tous les commentaires dédramatisants que j’ai reçu. C’est con mais j’ai besoin d’avoir le recul des autres, celui que je ne suis pas capable de prendre à force d’avoir la tête dedans.
          Et je suis on ne peut plus d’accord avec toi, ce qu’il y a de meilleur, c’est la sérénité.
          La peur de faire le mauvais choix est assez paralysante pour moi. Ce qui est assez « dommage », c’est que je suis très sereine et confiante sur tout le reste.

          • Le lait maternel est sans doute supérieur au lait artificiel,toute la journée on fait/utilise des trucs qui ont un équivalent dit « supérieur » sans se poser autant de questions!!C’est certainement meilleur de laver son ligne à l’eau clair d’une ruisseau de montagne que de le mettre en machine avec une lessive,d’aller à pieds à travers champs plutôt que de prendre une voiture,de manger bioi plutôt que des haribo,etc…mais sur ce point là,qui concerne un public tellement facile à culpabiliser,les mamans,ont insiste beaucoup trop sur ce côté « LE MEILLEUR ».On vit en France,on peut faire plusieurs choix qui sont tous aussi bons tant qu’on le fait avec bienveillance.Heureusement pour moi je n’ai jamais eu le moindre commentaire à propos de ma façon de faire avec mes filles,cette personne le regretterait bien vite 😉
            Noisette est très forte malgré son gabarit,ton lait ou un bib n’y changeront rien,faites vous confiance!

            • Ca, c’est sûr! Et je me fais aussi la réflexion… Pourquoi se mettre une telle pression alors que je laisse manger mes filles au Quick sans culpabiliser, qu’elles mangent des tartines au Nutella et j’en passe… On habite en ville, clairement c’est pas le meilleur choix, elles seraient mieux en pleine cambrousse à respirer l’air frais!

              Cela étant l’allaitement n’est qu’un argument parmi tant d’autres pour faire culpabiliser les mères, les femmes. Faire un seul enfant c’est égoïste, en faire 5 c’est inconscient. Donner des biberons c’est le mal, mais on n’explique pas comment allaiter, laisser son bébé à la crèche c’est inhumain, mais rester à la maison c’est manquer d’ambition, etc, etc…
              En général j’arrive à prendre du recul, j’ai pris confiance en moi et sur bien des sujets il ne faut pas trop venir me chercher…
              Mais il reste des sujets sensibles sur lesquels je doute. J’admire ta force de caractère! 🙂

              Merci d’avoir recentré sur l’essentiel et remis les choses en perspective. C’est ce dont j’avais besoin pour relâcher la pression. J’ai surtout envie de douceur et de sérénité pour mon petit bébé, et c’est ce qui me semle le plus important afin qu’elle grandisse et s’épanouisse. Les moyens pour y parvenir ne sont qu’auxiliaires!

  • Ce n’est pas facile du tout quand l’allaitement se complique. Je me suis beaucoup obstinée à la naissance de mon aîné. On lui avait donné des biberons de compléments sans mon accord et sans raison médicale. Du coup les premières semaines ont été un enfer. Et effectivement on peut se demander dans ces cas là pourquoi on le fait, pour nous ou pour eux ?
    Au final, l’allaitement a fonctionné (très longtemps même !) et je n’ai pas regretté d’avoir insisté mais je comprends ton désarroi, je comprends aussi que les difficultés remettent en cause beaucoup de choses.
    Aujourd’hui, avec petite R ça se passe bien mais parfois elle a des coliques et il lui arrive de s’étouffer à moitié avec mon lait qui arrive trop vite car j’ai un réflexe d’éjection fort. Parfois, nos tétées se passent mal et à ce moment là je me demande toujours s’il ne serait pas mieux de passer au biberon. Puis la fois suivante ça se passe super bien et je me dis qu’elle aurait peut-être des coliques aussi avec du lait artificiel. On ne peut pas savoir ce qu’aurait donné d’autres choix. On fait du mieux qu’on peut, avec tout notre amour c’est bien là le principal ! Mais n’hésite pas à voir une conseillère en lactation si ça te travaille trop. Je l’ai fait pour mon réflexe d’éjection fort, je me suis sentie rassurée et j’ai pris confiance.

  • Evidemment on ressent tous les choses de manière différente. Pour moi, cette phrase a sauvé ma santé mentale. 24h après mon accouchement je souffrais terriblement en donnant le sein, mon fils n’arrivait pas à têter pour cause de mauvais placement de langue et quand il y arrivait, je souffrais le martyr (oui, je suis douillette). Il hurlait de faim, les sages-femmes et les auxiliaires me disaient de le mettre plus longtemps au sein, mais je souffrais trop, tellement que j’avais envie de l’arracher de ma poitrine. La deuxième nuit j’ai appelé mon chéri en larmes et je lui ai dit « ça fait 30 minutes et j’ai encore mal de la têtée, la prochaine je lui donne pas, il mangera pas, tant pis ». J’étais prête à laisser mon fils mourir de faim plutôt que de souffrir à nouveau.

    Alors quand on m’a donné un biberon, qu’il a mangé avec délectation, qu’il a bien calé son petit ventre, et que moi, de mon côté, j’ai senti la douleur s’éloigner… C’était égoïste, peut être, mais c’était clairement ça… soit je continuais à donner le sein en souffrant à en hurler et en pleurant toutes les larmes de mon corps, soit je faisais du repas un moment de plaisir partagé en donnant à mon fils de quoi repaître définitivement son appétit sans pour autant éprouver de douleur…

    Et même si parfois je regrette de n’avoir pas retenté l’expérience au moment de la montée de lait, je suis heureuse d’avoir eu le choix et de lui avoir donné le biberon… sinon je pense que j’aurais fait un baby blues du tonnerre.

    • Ce qui me gêne dans cette phrase c’est la notion de valeur qui sous entend qu’il y a un choix meilleur que l’autre.
      Or en théorie bien sur l’allaitement est « le mieux » mais le mieux c’est surtout le choix des parents, en accord avec leur histoire, leur volonté, etc. Ce qui me gêne dans cette phrase c’est le parallèle. Pourquoi ne pas simplement dire « donner le biberon c’est une solution valable, c’est bien » plutôt que « c’est moins bien que l’allaitement mais ça va quand même… »

  • Comme ça doit être dur! Je n’ai pas essuyé de grève de tétée, et je crois que c’est une des choses que je craignais le plus: je n’ai quasi jamais donné de bib’ à mes enfants nourrissons tant je craignais que ça entraîne un rejet du sein! après quand ils sont plus grands c’est plus simple, les tétées s’espacent, la diversification permet de rythmer tout ça, mais les 6 premiers mois, c’était ma grande peur!
    J’espère que tu vas pouvoir continuer longtemps à lui donner le sein, enfin, à faire comme tu le souhaites!

  • Ahlala, l’allaitement et ses difficultés, et la réaction des gens face à celles-ci… Tout un sujet !

    Je ne comprends que trop bien ton envie de l’allaiter et de ne pas avoir envie d’arrêter, de succomber à la facilité des biberons. Mais comme certaines l’ont dit plus haut, on ne choisit pas, on ne produit pas toutes la même quantité de lait, nos bébés ne prennent pas tous aussi facilement le sein… C’est injuste pour quelque chose qui est et devrait être si naturel !

    Pour ma part, mes deux allaitements se sont mal passés et j’ai toujours du mal à l’accepter, à ne pas m’en vouloir d’avoir arrêté. Mes deux gars (4 ans et 1 an aujourd’hui) prenaient très bien le sein, j’avais du lait à ne plus savoir qu’en faire, ils grossissaient bien, je n’avais pas de crevasse, d’engorgement, rien. Le rêve. Sauf que j’avais mal à en pleurer à chaque tétée, durant toute la tétée. On m’a dit et répété que ce n’était pas possible, physiquement tout allait bien, normalement on peut avoir mal mais juste en début de tétée…. Seule ma sage-femme (le top du top des sages-femmes) à continuer à m’écouter, à chercher une cause pour améliorer les choses. Mais rien à signaler. Elle a fini par me dire que je devais faire partie de ces femmes qui sont hyper-sensibles des tétons et que ça devrait passer mais sans savoir au bout de combien de temps… J’ai tenu 1 mois et demi pour le premier, je n’ai plus supporter de pleurer de douleur à chaque tétée, d’en mordre un gant de toilette tellement j’avais mal… Et pourtant c’était ce qu’il y a de meilleur pour mon bébé mais c’était trop. Motivée à bloc pour le deuxième, me disant que comme les grossesses ne se ressemblaient pas, les allaitements pouvaient être différents, je partais confiante, me disant que tout allait être super, j’ai lu plein de bouquins, MO-TI-VEE !! Et bam, première tétée et tout m’est revenu: mêmes douleurs… J’ai tenu 3 semaines…

    Et je m’en veux encore. Y en a faites pour allaiter, d’autres un peu moins.

    Alors courage à toi, et fais ce qu’il faut pour que tu te sentes au mieux. Ecoute toi et écoute ton bébé…

    • Les douleurs j’ai connu aussi… Je pense faire partie des femmes hypersensibles des tétons aussi. J’ai utilisé un embout en silicone pour mes trois filles du coup. La douleur c’est le truc que je ne peux pas supporter et je crois que je ne poserais pas trop de questions… Mais on a chacune nos limites et nos forces!
      Je t’admire d’avoir tenu si longtemps à chaque fois!!

  • Franchement je suis épatée par ta persévérance, l’allaitement est ce qu’il y a de mieux pour un bébé et malgré les difficultés, malgré la grève de la tétée, le tire-lait et tout ça, tu as réussir à maintenir un allaitement maternel ! J’ai eu moi aussi des allaitements difficiles, avec mon dernier je rageais car j’avais mes seins gorgés de lait et il ne prenait quasiment rien. A 3 mois il y a eu une cassure dans sa courbe de croissance et j’ai dû passer à l’allaitement mixte… Mais j’avais tellement peur qu’il manque que j’étais à la fois triste, déçue, et soulagée… J’espère que Noisette continuera de prendre le sein aussi longtemps que tu souhaiteras le lui donner ! Bises

  • Hello!

    Devenir maman ce n’est pas évident. Surtout pour la mise en place et le maintien de l’allaitement. Dans tous les cas, tu as essayé et tu ne dois pas te le reprocher. Tu es courageuse, garde le cap 😉

    Je n’ai pas envie de te donner des conseils car tu es la seule à vivre avec ta Noisette. Fais fois confiance c’est tout.

    Bises

  • Ton article me parle beaucoup, car j’ai du me battre avec les sages femmes pour pouvoir arrêter d’allaiter. Je n’ai pas eu le courage de tenir plus de 5 jours : césarienne donc une unique position pour allaiter, impossibilité de prendre des médicaments contre mes migraines, sein douloureux au point que j’hurlais en allaitant… Mais les sages femmes à la maternité me répétait que c’était le meilleur pour mon fils. J’ai décidé contre leur avis d’arrêter en pleine montée de lait, sans médicaments, sans conseil…. Une sage femme de garde le lendemain a trouvé déplorable le comportement des autres sages femmes.
    Ce qui plus important, c’est d’arriver à être en accord avec soit, et j’ai le sentiment que c’est bien ta ligne de conduite, bravo!!!

  • Je lis chacun de tes billets et là j’avoue que c’est le premier où « je sais pas »… Je sais pas quellel réponse donner.

    Je sais que tu es une maman extraordinaire et en lisant ce billet j’oscille entre « courage, continue, tu t’accroches à ce lien unique et a tes valeurs » et « mais stoppe cette torture psychologique que tu t’infliges !!! Ta fille apprécie le bibi ? Super, tant mieux même, elle profite en plus ? Re Super !! »

    Mais en y réfléchissant je me dis qu’après 3 mois de bib (je trouve que c’est super déjà !!) si ta fille commence à préférer le biberon eh bien c’est qu’elle grandit et ce n’est rien de grave, ne lui en veut pas, suis-la dans cette aventure de « grande ». Peut être que c’est à elle de décider de ça finalement.

    Une phrase m’a marquée dans ton texte : parce que je m’en veux tellement de ne pas suffire a mon bébé. Et bien c’est normal de ne pas suffire a son bout de chou ! Mon fils a été allaité un mois en mixte, puis petit a petit on est passés au bib, il fait 6kgs aujourd’hui a 3 mois et demi (2,2 a la naissance) et il est heureux et épanoui comme un roi, entre 4 et 6 mois il va passer aux purées et compotes et ça sera un apprentissage et une découverte merveilleux ! Je le suis dans ses découvertes et aventures quotidienne, et j’estime que même sans sein j’ai un lien magique et indescriptible avec lui.

    Il commence son adaptation nounou cette semaine et découvre des gens et des choses qu’il n’y a pas a la maison, il sourit et s’intéresse a tout chez elle. Je ne lui suffis pas, notre lien et inégalable mais je ne lui suffis pas… Et tant mieux 🙂

    Voilà j’espère que mon avis ne te choque pas , et je te souhaite par dessus tout d’être enfin SEREINE et CONFIANTE !!! C’est surtout ça qu’il te faut je pense 😉

    • Merci beaucoup pour ton message et non je je suis pas choquée!
      Je trouve que tu as raison, on ne suffit pas à son bébé et c’est bien normal! Merci de dédramatiser ce que je vis, ça me fait du bien. Ça me permet de prendre du recul!!

  • haaaaaaaaaaaaa moi non plus jaime pas cette phrase car elle est trop simple! pourquoi ne pas aider la maman au lieu de direct lui dire d’abandonner?
    combien de fois je l’ai entendu alors que je navais meme pas de soucis….
    en tout cas bien contente que la grève soit fini!

  • Moi je trouve qu’il vaut mieux un biberon en souriant, mais surtout, je pense que seule une mère sait ce qui est le meilleur pour SON enfant, alors si c’est comme ça que tu le sens, suis ton instinct !

  • L’allaitement, c’est tout sauf évident… surtout que dans nos contrées on a rarement l’occasion de voir faire d’autres femmes, donc on ne bénéficie pas tellement de l’expérience des autres. Quand il y a l’envie, la détermination, mais que ça ne marche pas… quelle frustration. Et à la fois, tu verras que d’ici quelques temps, ça sera très loin derrière vous et ce problème qui occupait tant ton esprit sera balayé par plein d’autres choses ! Parole de maman !!

  • Bonjour ! Il se trouve que moi, cette phrase ne m’a jamais énervé… Elle correspondait à mon histoire : ma mère a très mal vécu son allaitement, a raconté plus tard devant moi ses tétées en pleurs, et j’aurais donné beaucoup pour qu’elle raconte qu’elle m’avait donné le biberon avec le sourire… Je n’ai pas allaité mes enfants, en grande partie à cause de ce mauvais souvenir tant de fois ressassé…
    Ton post est touchant, mais pourquoi considérer que l’allaitement est un échec quand on en subit l’arrêt ? Pourquoi considérer que l’on doit toujours tout maîtriser … et choisir exactement quand on veut arrêter ? Même très tôt, les enfants s’expriment… et les choix se font aussi dans l’échange avec ce qu’ils expriment… Il n’y a pas d’échec avec des enfants. Il y a une histoire commune, et des pas que l’on fait l’un après l’autre, du mieux possible… Et quoi qu’il arrive, et même si ta fille préfère décidément le biberon, tu auras fait de ton mieux, et c’est cela l’essentiel, non ?

    • Je comprends très bien ton point de vue et je te remercie de replacer le débat autour de l’enfant.

      Tu as raison il n’y a pas d’échec en soi…
      Je vois l’allaitement comme quelque chose qu’on réussit ou non, car j’ai lu fréquemment que chaque problème avait une solution dans la matière. Et je crois que c’est vrai. Cela étant il y a les efforts à fournir et ceux que l’on est prêts à faire.
      Et ma vision des choses est peut-être trop extrême et sévère envers moi-même et mon bébé…

  • Coucou,

    Ces deux choses ne sont pas antagonistes , la phrase déculpabilise la Maman qui n’arrive pas à allaiter , ce qui fut mon cas malgres tous les efforts,les conseils des sages femmes spécialisées à la maternité et à domicile, les encouragements, l’utilisation de teterelle et autre matiériel et surtout malgres la conviction profonde que c’est ce qu’il y a de mieux,que nous sommes des mamiféres et que les seins ça sert à ça bref pour une raison physiologique que je ne veux evoquer ça n’a pas pu marcher plus de 3 semaines à chaque fois. Non l’allaitement n’est pas si évident et même si c’est une blessure profonde pour moi de n’avoir plus les allaiter au moins 6-8 mois comme je l’aurais souhaité, cette petite phrase m’a rassurée. Le plus qu’on a pu donné, hé bien c’est toujours ça de pris

    Bon courage
    bisouille

    • Tant mieux si cette phrase t’a fait du bien!
      Moi j’aime bien chercher la petite bête et je suis très susceptible… 😉
      Mais dans le fond si ça aide à déculpabiliser des mamans alors cette phrase rempli son rôle et je n’ai rien à dire!

      • Mais bien sur que tu as des choses à dire!
        C’est juste qu’en fonction de comment on se place, elle a des sens differents et je l’avais jamais vu cet angle là mais je comprends tout à fait ton ressentit parce que dans le fond tu as tout à fait raison, c’est le mot « sourire » qui est en trop dans cette phrase finalement 🙂

        Belle journée

  • Bravo pour ce billet qui me replonge dans mes pires souvenirs! Car oui moi aussi j’ai vécu cette grève avec mon Boubou de 16 mois, moi aussi j’ai perseveré, mais je n’ai malheureusement pas eu la chance de le voir revenir au sein! J’ai vécu un baby blues à retardement comme j’en parle sur mon blog ici: http://unemamandanslaville.wordpress.com/2013/12/16/mon-baby-blues-a-retardement/ je me suis mise à dos tous ceux qui, pensant bien faire, ont considéré que 16 mois « c’est déjà bien »…Je n’ai pas pu faire autrement que de l’accepter, mais cet épisode reste encore très douloureux pour mois.
    Et comme toi, cette phrase que tu cites me déplaît beaucoup!

    • Ce qui rassure les uns sonne comme une maladresse pour les autres. Ca n’est pas facile à gérer!
      Je compatis. Noisette réaccepte le sein, mais pour combien de temps? Je vais essayer de prendre du recul face à cet épisode afin de mieux vivre le prochain et me préparer psychologiquement au sevrage!

  • Ah, la grève de la tétée… J’ai vécu ça avec un bébé de 7 mois. C’est terrible parce que l’entourage ne comprend pas pourquoi ça nous rend aussi malheureuses. 7 mois, c’est « déjà bien », et même, sous-entendu, « déjà trop »…

    Du coup j’ai lu à droite à gauche et j’ai vu notamment qu’à cet âge-là on ne peut pas parler de sevrage « spontané » et que c’est lié à une situation ponctuelle. Ca m’a encouragée à persévérer et effectivement les choses se sont rétablies au bout de quelques jours. Mais c’est vraiment une sale expérience.

    • Oh oui, c’est dur à vivre!
      Heureusement mon mari me soutient, mais c’est limite trop en fait… C’est une autre histoire! ^^
      Noisette accepte à nouveau de téter. C’est un soulagement car je n’arrive à tirer presque rien au tire-lait. Alors qu’elle a du lait partout quand elle tète. Je pense que j’ai à nouveau du lait. Le stress de la rentrée n’a pas du aider, elle a du se sentir un peu délaissée ma pauvre chérie après 3 mois à être le centre de l’attention…

  • Je me retrouve dans ton récit ! Déjà je te souhaite bon courage et beaucoup de persévérance et tout se passera bien! J’ai vécu l’incompétence du corps médical qui a le don de faire foirer les allaitements.l’asticot ne prenait pas beaucoup de poids, hospitalisation, compléments au bib que je donnais en pleurant toutes les larmes de mon corps et en lui disant que j’étais incapable de lui donner le meilleur de moi même ! Jusqu’au jour où l’asticot à refusé le sein. Il hurlait de faim, j’avais du lait mais il ne voulait pas teter. Eh bien tout ça à cause de mr BIBERON ou de sa fameuse confusion sein-tétine. Depuis bib à la poubelle, si on doit compléter (et uniquement si c’est indispensable) il y a des tasses à bec,pipette, DAL…Tu vis une belle confusion (le bib ça coule plus vite et y a pas d’effort à faire) qui se réglera avec l’arrêt immédiat et total des bib et tétées à volonté. Ensuite tout roulera sois en certaine ! Les mois ont passé, on s’est fait confiance et on a arrêté les pesées à chaque tétées qui devenaient obsessionnelles! Et bébé à désormais des bonnes joues et bonnes cuisses ! Et pour le sommeil rien à voir avec ce que bébé à dans le ventre,c’est une question de maturité cérébrale donc une bonne tétée avant le dodo est largement suffisante.j’espère que tu t’accrocheras pour ton allaitement qui a l’air de te tenir beaucoup à coeur ! C’est.une aventure qui vaut vraiment la peine!

    • Merci Priscilla!
      Ca me tient à coeur mais c’est aussi une aventure un peu difficile moralement car j’ai du mal à lâcher prise.
      On verra bien si je trouve la voie de la sérénité!
      En attendant ma Noisette est en pleine forme et c’est l’essentiel!

  • Cette phrase me dérange. Soyons cohérentes alors jusqu’au bout… oui c’est mieux de donner le biberon avec le sourire que le sein en pleurant donc c’est mieux de donner le sein avec sourire que le biberon avec le sourire alors ? (mais beaucoup préfèrent voir ça comme un truc déculpabilisant si ça peut les aider…)

    Les pubs de lait artificiel (qui peut tuer encore dans certains pays il ne faut jamais oublier ça) doivent promouvoir l’allaitement maternel (c’est OMS qui l’exige…)

    Le manque d’information concernant l’allaitement maternel est terrifiant, j’ai toujours dit qu’il n’y a pas de femmes qui n’ont pas de lait (très très rare), il n’y a que des femmes qui manquent d’information, de chance, de soutien, de temps, de confiance…

    L’allaitement maternel c’est comme la vie… tout est possible. Il y a des allaitements merveilleux du début jusqu’au sevrage naturel (le top des tops), des allaitements avec les hauts et les bas, des allaitements traumatisants comme pas possible on dirait un film d’horreur. L’important c’est d’essayer (vraiment et je pense que c’est ton cas). C’est génial d’allaiter son enfant, ce n’est pas la même chose que les biberons (c’est quelque chose d’horrible d’entendre hein mais c juste la vérité) mais ce n’est pas la fin du monde… tu vis dans un pays où le lait artificiel ne tue pas alors profite de cette chance aussi ;o)

    • C’est exactement ça! Le parallèle entre biberon et sein me dérange… Bien sûr le lait maternel représente le meilleur pour un nourrisson. Mais en France, il n’y a pas de tel parallèle à faire. Le vrai mieux, c’est celui qui convient à la maman (parce qu’à priori le papa aura du mal à allaiter même s’il le souhaite! ^^ ) et à son bébé (même s’il subit un peu le choix de sa mère…).

      Je te remercie pour ta dernière phrase! 🙂

    • , » il n’y a que des femmes qui manquent d’information, de chance, de soutien, de temps, de confiance »

      bravo pour tes certitudes, moi je trouve ta vision plutot limité surtout insultante pour une femme comme moi qui à eu information, soutien, temps et confiance en plus de la profonde conviction que c’était ce qu’il y a de mieux pour les bébés, sachant les seins servent avant tout à ça. J’ai eu des conseils avisés de sages femmes spécialisées dans l’allaitement à la maternité et tous les 2 jours à la maison, pendant plus de 3 semaines ,essayé plusieurs méthodes ect ,.. j’y croyais à chaque fois.. j’ai juste du manquer de chance alors… 3 fois
      j’ai essayé des heures, des jours , j’ai souffert physiquement puis moralement de cet echec.Comme tu peux le voir, j’en souffre encore 3ans et demi apres la naissance de la derniere .

      sur ce, bonne journée

      • Je pense qu’elle voulait dire que dans la plupart des cas, les femmes sont mal informées/soutenues/Comprises etc… Et c’est vrai, dans la plupart des cas.
        Il y a aussi les cas dont tu fais partie (et peut-être moi aussi) où l’allaitement n’est tout simplement pas possible parce que TOUTES les femmes ne peuvent pas allaiter (comme un parallèle fait plus haut, de la même manière que toutes les femmes ne peuvent pas avoir d’enfant).

  • Dans la plus part des cas probablement.. mais il ne faut pas généraliser, ni culpabiliser et stigmatiser les femmes qui sont passé au lait infantile que ce soit par obligation comme moi ou par choix aussi, l’important c’est bien que bébé puisse manger et se developper harmonieusement qu’ elle que soit la méthode choisie ou subie.

    Evidemment le lait maternelle ce qu’il ya de mieux pour bébé, on sera toutes d’accord au moins sur ce point.

    Bonne continuation 🙂

    • Ca, je suis on ne peut plus d’accord avec toi!
      Il faudrait re-centrer le débat sur l’enfant plutôt que sur l’allaitement.
      Quoiqu’il en soit, le meilleur pour lui c’est d’être nourri avec amour et de bien grandir en bonne santé.
      Et si on regarde par ce biais là, on doit admettre que peu importe ce avec quoi il est nourri (enfin du moment que c’est adapté à son âge, le steak-frites c’est pas top à 6 mois! ^^)

      Et en effet c’est d’autant plus difficile pour les femmes qui subissent l’arrêt (je crois, ou du moins j’espère que celles qui choisissent assument leur choix et se fichent de l’avis des autres) ou le non-allaitement… Et c’est douloureux car on nous « vend » quand même l’allaitement comme LE truc qui fait de nous une bonne ou une mauvaise mère. Enfin c’est mon ressenti en tout cas. Alors qu’à mon avis l’allaitement n’a jamais vraiment été simple… Sinon pourquoi les nourrices existaient?

  • Très joli billet.. tu as raison de te battre, même si en effet ce n’est pas la voie de la facilité. Continue, ça en vaut le coup, parce que 3 mois c’est beaucoup et peu à la fois.

    Signé une maman qui allaite depuis plus d’un an et qui a bien souvent pleuré en allaitant les premiers mois..

    PS : avec le temps, ça fini par rouler tout seul.

  • J’ai l’impression de lire la fin de mon allaitement. Comme toi, sans que je sache pourquoi, le fiston a commencé à rejeter le sein. Il s’énervait, pleurait toutes les larmes de son corps, voire même griffait… Je me suis dit que je n’avais sans doute pas assez de lait mais après les tétées ratées, je tirait mon lait et j’en remplissais toujours 2 biberons.
    J’ai persisté peut-être une semaine en essayant de le faire téter, généralement sans succès (j’avais le droit à une tétée « normale » par jour en moyenne) et le reste c’était la rapport de force constant. Du coup, systématiquement, je tirai mon lait puis lui donnait au biberon pour qu’il ait tout de même de quoi manger et que de mon côté, j’ai toujours du lait.
    Au bout de cette semaine cauchemardesque, j’ai décidé d’arrêter sur un coup de tête : j’étais trop malheureuse et lui aussi finalement.
    Je pensais l’allaiter plus longtemps que ça mais je ne voulais pas finir mon allaitement sur des semaines ou des mois de conflit.
    De cette façon j’en ai quand même gardé un bon souvenir, même si j’espère que le jour où j’aurais un deuxième enfant, cela se passera différemment ^^’

    • Je pense que ta façon de faire est la bonne. Arrêter avant de s’en dégoûter. Garder les beaux moments, les bons souvenirs et ne pas se créer des souvenirs traumatisants.

      Pour le moment Noisette reprend bien le sein. Mais je ne la laisserais plus pleurer dans l’espoir qu’elle tête. Ça me rend mille fois plus malheureuse de la voir pleurer que de lui donner un biberon. Et j’ai envie que chaque moment passé avec elle soit joyeux et serein.

      Et je déteste tirer mon lait je ne sors rien… Et ça me fait mal.
      Le lait artificiel me sauve donc.

      Merci pour ton témoignage!

  • Aah, l’allaitement, vaste sujet ! On aura tout entendu, non ? Y compris le fameux « écoute-toi ». Mais tu fais comment pour t’écouter quand tu n’as pas dormi depuis des jours, quand ton bébé hurle, quand on te dit que son poids chute, quand… ??
    Je vous souhaite à toutes les deux une très belle relation de lait, d’où qu’il vienne !

    • Merci!! 🙂
      C’est ça. « Écoute toi, l’écoute pas les conseils », mais comment savoir s’écouter quand n à le nez dedans?
      Pour ça je remercie chaque commentaire apporté car ça me permet de relativiser grandement et de faire mon choix de cette manière, avec plus de recul!

  • oui, c’est ça, à toi de voir ce qui te fait le moins souffrir : donner le bib’ ou être dans un rapport de force. Si Noisette reprend le sein, c’est que ce n’était peut-être qu’une phase. Pour moi c’était très facile, j’ai adoré donné le biberon (de façon serine, joyeuse, reposée), et quand on aime donner le biberon, tout est cool. Avec le sein, j’ai l’impression à vous lire que les moments de bonheur peuvent être cher payés…J’espère qu’il s’agit de moments de bonheur « physique » (intimité avec le bb), et pas seulement des considérations sur les vertus médicales du lait maternel, parce que si le lait maternel est ce qu’il y a de meilleur (c’est incontestable, comme le bio, comme le fait maison…), il faut quand même bien se dire que notre enfant ne mangera pas que du « meilleur » toute sa vie (on ne mange pas toujours « maison » chez nous, on va au resto où c’est parfois pas maison, mon loulou mangent quelques bonbons affreusement chimiques et quand on voit ce qu’il y a dans les viandes et les poissons, ça fait peur, etc…). Mon loulou à la crèche était plutôt moins malade que les autres, pas de gastro, quelques otites (non douloureuses), quelques rhumes sans aucune gravité. Il a pris du poids tout ce qu’il y a de plus normalement, ni trop, ni trop peu. Alors ? Il nous a cotoyés alors qu’on étaient malades comme des chiens (mon homme a eu de grosses gastros), et lui ne les a jamais attrapés ces microbes. Et question intimité physique, il a tellement été en portage entre mes seins (on était en été), que la proximité physique lui était apportée toute la journée moi aussi. Tout ça pour dédramatiser le biberon, si c’est possible ! Mais si c’est pour déprimer en lui donnant le biberon, alors non, persévère, car il vaut mieux un bébé qui pleure un peu qu’une maman qui tombe en dépression ! bises, et profite bien en ce moment de la miss qui s’est remise à têter !

  • Bonjour,

    J’ai lu sur ton compte twitter que tu trouvais que tu t’étais fait lyncher dans les commentaires sur ce billet.
    Je viens de lire tous les commentaires parce que le sujet me passionne, et j’ai trouvé que le débat était vraiment passionnant.
    Je trouve que tu as un super lectorat, justement parce que sur un sujet super sensible, il y a eu beaucoup de tolérance.
    On sent évidemment que certaines sont à fleur de peau (je l’étais aussi il y a un an), mais le débat était intéressant, non ?
    En tout cas, je n’ai pas trouvé que tu te faisais lyncher …

    • C’était sur ma page Facebook! Ici tout le monde est reste très gentil! Et ça m’a fait beaucoup de bien. Sur fb Une personne, mais effectivement c’était pas du lynchage juste une personne donnant son avis de manière un peu brutale! 😉

      J’ai un super lectorat et je suis toujours surprise quand, sur un sujet comme celuici qui peut vite dévier, chaque commentateur reste hyper respectueux! Et très courtois!

  • Merci de ta réponse, je comprends mieux !
    En tout cas, c’est effectivement très agréable de venir te lire et échanger sous tes billets (ce que je fais rarement par timidité, mais je lis tout !), car je trouve que c’est très souvent des conseils intéressants et données avec bienveillance.

  • Et pour apporter ma pierre à l’édifice, voici mon témoignage :
    J’ai eu la chance que l’allaitement se mette en place très facilement à la naissance de ma fille, il y a un an. J’ai reprise le boulot après mes 12 semaines de congé mat, et j’ai décidé de continuer de la nourrir exclusivement au lait maternel, en tirant mon lait au travail durant la journée.
    Mon employeur a été compréhensif, et tout s’est mis en place sans problème.
    Mais je n’ai tenu que 6 semaines, car comme tu le dis, la lactation n’est plus aussi intense avec le tire lait. J’angoissais tous les jours à l’idée de ne pas tirer assez de lait pour le lendemain et j’étais épuisée. Pdt les congés de fin d’année, c’était plus facile, car ma fille tétait tout le temps. Mais je n’y prenais plus autant de plaisir je crois. Elle pleurait beaucoup, et je lui ai donné un biberon de lait artificiel au bout de quelques jours. Je l’ai vu sourire, repue, calée, et prête à faire une sieste, ce qu’elle ne faisait plus depuis quelques semaines.
    J’ai tout de suite su que ce serait la fin de mon allaitement, et ça m’a rendu hyper triste de ne plus ‘suffire’ à ma fille, comme tu l’exprimes si bien.
    Mais je n’ai voulu insister non plus, car je peinais trop physiquement, et que je n’arrivais plus à profiter autant du temps passé avec ma fille.
    Je n’ai pas regretté par la suite, car j’étais allé au bout de ce que je pouvais, même si j’avais 6 mois comme objectif en tête (on a fait 4 mois d’allaitement).

  • Je crois qu’on t’a déjà beaucoup dit que tu étais dure avec toi même mais je le fais quand même.
    Et j’ajoute que tu n’es pas égoïste. Je me suis aussi posé la question quand ma minette toute petiote s’épuisait à téter. Je me suis dit que j’étais cruelle de lui refuser le biberon. En plus, on était hospitalisée toutes les deux et je me disais que j’allongeais inutilement notre séjour, laissant mon homme tout seul encore plus longtemps (après déjà deux mois d’hospitalisation). Double culpabilité bien difficile.
    Mais ce n’est pas vrai !! Nos bébés allaités ont moins de maladies dans leur petite enfance, on leur donne tout ce dont ils ont besoin, notre lait s’adapte à leur âge et à leurs besoins. On le fait aussi pour eux !
    Je ne sais pas si tu connais, mais j’utilise souvent les Fleurs de Bach quand j’ai un coup de mou. C’est un peu le principe de l’homéopathie et ça marche chez toutes les personnes à qui je l’ai conseillé. Il faut utiliser Rescue qui est assez polyvalent quand on a un problème, un coup de déprime. Comme on allaite, la version liquide est un peu alcoolisée (mais très peu, on peut en donner aux enfants), alors je te conseille la version pastille. Tu peux en trouver chez ton pharmacien ou en parapharmacie. On en trouve de plus en plus et j’achète les miennes dans la parapharmacie de Leclerc.
    Je te souhaite bon courage en tout cas.

  • J’avoue ne pas avoir eu le courage de lire tous les commentaires donc ça t’a surement déjà été dit : à 3 mois des tétées trèèèès rapprochées (même sur sein « vide ») et une mini grève de tétée, c’est super courant, ta puce a juste fait une poussée de croissance d’où la stimulation intense croisée avec la fatigue de téter au sein. Tu as tenu bon et tu as bien fait, ça t’a permit de réenchainer sur un allaitement serein et complet (ou non, des fois le temps de remonter le volume de lait au sein il faut encore des petits compléments par-ci par-là).

    Mes félicitations (si si tu en as besoin) c’est usant, fatiguant, culpabilisant, tout-ce-que-tu-veux-ant mais c’est gratifiant quand on s’en sort malgrès toutes ces petites phrases dites « pour ton bien » (on l’a toutes dit) mais qu’on prend avec difficultés quand on est dedans.

    Le premier bib de lait maternisé que j’ai donné à mon ainée, j’ai pleuré, chialé enfin bref une horreur (pis finalement j’étais restée en mixte après). Pour mon n°2, j’ai moins pleuré (j’ai pensé que c’était comme ça, que jamais je n’allaiterais à 100% et jamais un allaitement long). Pour n°3, j’étais juste triste de ne jamais pouvoir réaliser mon rêve (mon objectif de base c’était allaiter 1-2 ans donc 5,5 mois pour n°1, 2 mois pour n°2 et 2,5 mois pour n°3 le tout en mixte ça m’avait profondément déçue). Ben là pour n°4 ils ont voulu à la maternité que je donne des compléments (bébé de + de 4Kg donc gros risque d’hypoglycémie). Aucune culpabilité pour les 4 bibs de 30mL que j’ai réussi à donner durant mon séjour (finalement il s’endormait beaucoup au sein pis il n’a un peu désucré que la première nuit, la montée de lait s’est faite à J2 et il n’a plus pris que le sein) puisque dans ma tête il en avait « médicalement » besoin et de toutes manières je n’arriverais jamais à allaiter à 100%. Ben, là mon bichon a 20 jours et on ne lui a donné que 7 ou 8 bibs de complément (l’essentiel ayant été donné ce week-end puisqu’on a fait sa superbe poussée de croissance des 3 semaines) donc j’allaite au sein à 99% et j’en suis super fière (et j’espère bien repasser à 100% même si je me doute que le cap des 3 mois sera délicat à passer).

    Les poussées de croissance c’est à environs 8 jours, 3 semaines (je suis sur la fin avec n°4, que c’était usant), 3 mois, 6 mois (moins intense en tétouille mais grève plus courante) et 1 an (si bébé boit plus de lait que ce qu’il mange, en gros ça dépend si tu as un gros mangeur ou un petit picoreur).

    • Félicitations à toi pour ton parcours!
      Entre temps les choses se sont gâtées avec noisette…
      J’avais réussi à la repasser au sein 9 90% j’étais contente et fière. Mais j’ai fini ma boîte de fenugrec et je crois que mon lait s’est tari à nouveau, noisette s’est remise à refuser le sein, je lui ai donné des biberons par lassitude…
      Elle est à 80% au lait artificiel depuis 2 jours. 100% au biberon, elle me repousse de toutes ses forces des que je lui propose le sein.
      Je tire donc mon lait, péniblement, afin de lui donne ce que je peux, à savoir un biberon par jour. Je ne sais pas si ça sert à qq chose nutritionnelle ment parnlant…

  • Ohlala que cet article résonne en moi…Ma poulette a 6 mois dans quelques jours…Enceinte, j’ai clamé haut et fort que j’aimerais l’allaiter 6 mois….Mais ça était un cata…Prise de poids insuffisante, douleurs car mamelons hyper sensible, peu de lait malgré une mise au sein à la demande et puis qd enfin j’avais trouvé un « rythme »: position, tire lait, qui me convenait …au bout d’un mois: une énorme lymphangite : 48h 40°, la fièvre qui ne baissait pas qui m’a mise KO, un passage au urgence….J’ai guéri l’engorgement en la mettant au sein et en tirant mon lait mais à bout, fatigué, j’ai laissé la source se tarir….5 petits mois après je m’en veux encore….et je pleure en écrivant ces mots….le sentiment d’avoir échoué alors que ce geste devrait être le plus naturel qu’il soit….

  • Hello ! Je voulais répondre à ce post et puis j’ai été prise par le temps… Donc je ne le fais que maintenant…

    Moi j’avoue que cette fameuse phrase que tu décris m’a sauvée d’une culpabilité très dure à endosser. J’ai essayé d’allaiter mon bébé pendant 24h et il n’a jamais voulu boire, s’endormant d’épuisement puis se réveillant affamé mais n’arrivant toujours pas. J’avais des contractions à chaque fois, il me faisait très mal à chaque fois et j’ai laissé tombé au bout de 24h.

    MAIS (et en général c’est la partie que je ne dis pas tant j’ai peur des « représailles ») je sais que si ça a échoué c’est aussi parce que je faisais un blocage par rapport à l’allaitement. Oui j’ai fait ma bonne élève pendant 24h, suivant les conseils de la sage-femme, mais quel soulagement de voir que ça ne fonctionnait pas et que je pouvais passer au biberon. Je pense donc évidemment que c’est ce blocage qui a fait échouer mon allaitement.

    Pourtant je sais que le lait maternel est le meilleur pour le bébé. Alors pourquoi ne pas vouloir allaiter ? Je n’en sais rien ! Pour moi, les seins ne sont pas un objet sexuel et je me fichais pas mal de la conséquence physique que pourrait avoir cet allaitement (si conséquence il y a), certaines de mes amies ont allaité devant moi et je trouvais ça naturel. Mais moi je ne pouvais pas. C’était au-delà de moi et pourtant Dieu sait que j’aime mon bébé mais j’en venais à craindre ce moment alors que tout allait bien quand je n’avais pas à allaiter. Quand j’ai suggéré à l’infirmière que j’allais peut-être passer au biberon « parce que bébé ne voulait pas de mon sein », elle a été géniale et n’a pas insisté. Et j’ai presque pleuré au premier biberon tant j’étais soulagée et heureuse de lui donner.

    Alors je sais que je n’ai pas été une bonne mère sur ce coup là et pourtant grâce à cette phrase, j’ai accepté ce fait en me disant que si j’avais dû me forcer pendant des semaines (je n’aurais jamais tenu des mois), j’aurais laissé passer des tas de bons moments à cause de ça. Je n’aurais pas été aussi détendue, reposée, heureuse que je l’ai été. Et mon bébé en aurait pâti.

    Donc oui, cette phrase est intelligente et bonne. Mais il faut la prendre pour ce qu’elle est. Non pas une façon de dire aux mamans : « Si le sein marche pas, passez tout de suite au biberon » mais « Tant que vous faîtes suivant vos convictions et suivant ce que vous pensez être le mieux pour votre bébé, dans la mesure de ce que vous pouvez donner, vous faîtes bien ». Moi je pense que le mieux était de passer au biberon parce que ce qu’il a perdu en nutritionnel, il l’a gagné en relationnel avec moi et toi tu penses que le mieux est de conserver le sein car ce que ton bébé perd en petites crises, il le gagne également en relationnel avec sa maman. Et c’est le plus important. Au delà de ce que contient ton lait, je pense que c’est surtout la relation que tu tisses avec ta fille qui est important là. Pour moi aussi. Et c’est pour ça qu’on a eu toutes les deux raisons et que cette phrase est là.

    Et si cette phrase est dans ce sens et pas plus générale (genre « Mieux vaut nourrir son bébé de manière apaisée ») c’est aussi je pense, par rapport au « lobby allaitement » (je le mets entre parenthèses parce que j’exagère volontairement le terme) qui fait qu’aujourd’hui quand on dit qu’on n’allaite pas, on doit se justifier très souvent. Beaucoup plus qu’il y a quelques années. C’est bien pour celles qui souhaitent allaiter (quand elles n’ont pas de difficultés !) mais c’est dur pour les autres !

    Sinon j’ai été voir ton compte Facebook et j’ai été atterrée par le message de l’internaute qui t’agresse. Cette femme qui a eu la chance incroyable d’avoir des enfants parfaits (apparemment !) et qui s’en attribue tout le mérite… Moi aussi avant d’avoir un enfant, je pensais que les enfants qui faisaient des caprices étaient mal élevés. En fait, ils sont juste très rares ces enfants là. Et les parents qui en ont, ont beaucoup de chance. J’ai été comme ça, mes parents s’en sont toujours attribués le mérite et quand j’amène mon fils de 14 mois qui est adorable mais fait des petits caprices (comme la plupart des bébés en fait), ils n’en reviennent pas. Je leur ai montré comment je gérais le problème et ils ont bien reconnu que je ne pouvais pas mieux faire.

    En revanche, là où je te rejoins, c’est sur le fait de ne jamais laisser les bébés pleurer « pour rien » (il m’est arrivé de le laisser pleurer quand je n’en pouvais plus car il voulait tout le temps que je le porte et pas en écharpe sinon il me repoussait car il ne voyait rien ; je préférais m’éloigner 5 minutes pour prendre une douche ou aller aux toilettes plutôt que péter un câble). Mais pour le dodo, jamais. Récemment j’étais chez ma cousine qui a un bébé de 15 mois. Et leur méthode est de mettre bébé au lit et de le laisser là, jusqu’à ce qu’il s’endorme. On a voulu faire « sieste commune » et les bébés ont commencé à hurler. Au bout de 2 minutes (et encore, j’ai attendu 2 minutes car je savais que j’aurais des réflexions), j’y suis allée. J’ai vu mon bébé les bras tendus vers moi qui attendait que je revienne, ce qui m’a déchiré le cœur. Et j’ai vu le bébé de ma cousine, replié sur lui-même, qui savait qu’on ne viendrait pas le chercher. Ce qui m’a fait beaucoup de peine aussi. Je me suis pris pleins de réflexions à base de « Ah ! Tu cèdes déjà ! Et ben !… » pour lesquelles je n’ai pas répondu car je trouvais leur méthode tellement inhumaine mais ça ne me regarde pas. Leur bébé a pleuré près de 30 minutes avant de s’endormir d’épuisement. 10 minutes plus tard, ils sont allés le réveiller car c’était l’heure du goûter… On était atterrés. Le nôtre a été un peu pénible (mais gérable) car fatigué mais il a dormi dès notre retour à la maison sans pleurs. Et se couche tous les soirs, heureux, et sans pleurs. Je me fiche des commentaires. Je sais que j’ai un petit bébé heureux.

    Désolé du pavé, 10 ans après tout le monde. Je suis un peu partie dans tous les sens mais ça me tenait à cœur… Merci de tes posts en tout cas. Ils déculpabilisent (même si j’ai encore en moi cette culpabilité de ne pas avoir donné le meilleur aliment à mon bébé lors de ses premiers mois) et surtout montrent à quel point on est juste humaines. On fait ce qu’on pense être le mieux. Il y aura toujours des c… pour commenter et critiquer mais peu importe. On sait qu’on a raison ! 😉

    • Merci d’avoir pris le temps de me laisser un si long commentaire, si riche

      Tu n’es pas une « mauvaise mère » parce que tu as préféré donner le biberon… Quelle drôle d’idée que celle-ci… Comme tu le dis, la relation est ce qu’il y a de plus important t je trouve intelligent de s’écouter afin de la préserver au mieux!!

      Ce que tu me dis à propos de ta nièce me fait mal au coeur… Laisser un bébé pleurer afin qu’il s’endorme et ensuite le réveiller juste pour le goûter??? Ca me choque vraiment…
      Tu as raison de ne pas faire attention aux commentaires!

      Quant aux enfants parfaits, MissCouette est de ceux là. Et peut-être que si je n’avais pas eu Mouflette avant elle, je croirais que c’est grâce à notre éducation qu’elle est ainsi… Alors que c’est vraiment son tempérament, elle est calme, facile, raisonnable, compréhensive, toujours contente et ne fait jamais de vague… C’est destabilisant quand on a eu un enfant « ras de marée »!!

  • L’ennui, avec les phrases toutes faites, c’est qu’elles ne sont valable que pour une partie de la population. Si on considère que la population concernée est composée de femmes : 50% de la pop totale. Si on enlève encore les femmes qui n’ont pas d’enfant, celles qui ont choisi d’emblée le biberon, et celles qui allaitent « sans les mains » (le nain est tellement wondernain qu’il fait ça tout seul), il ne reste déjà plus grand monde… Encore faut-il que ça s’applique à ces femmes dont nous faisons parties. J’ai décidé d’allaiter. Ca me semblait normal. Je n’étais pas fermée au biberon, mais notre corps étant fait pour ça, et produisant tout ça naturellement… Sauf que… A la maternité, nous avons mis 3 nuits à comprendre pourquoi il hurlait. Il avait faim. Pas parce que je n’avais pas de lait. Pas parce qu’il était mauvais. C’est juste que sa bouche et l’embout n’étaient pas compatibles. On m’a prété du matériel. Et pour la première fois j’ai entendu un autre bébé que le mien pleurer.

    Rentrés à la maison, j’ai continué. Et puis le mâle à voulu participer la nuit aussi, et on a donc essayé le biberon. Le soiffard à fini par délaisser le sein, par paresse. Trop dur, trop d’effort, pour pas grand chose comme tu dis plus haut.

    J’ai pleuré sur ce biberon. Cette phrase n’est qu’une phrase toute faite probablement par quelqu’un qui n’est pas passé par là. Sur le principe d’accord, mais en fait non. J’ai pleuré sur ces dernières tétées. j’ai pleuré sur les biberons que j’ai donné. Pas parce que c’était un biberon, mais sur moi, sur ma bêtise. Compte tenu de nos antécédents alimentaires, je n’aurais pas du faire moitié moitié. Nous sommes trop gourmands pour lutter quand ça descend tout seul de l’autre coté.

    • Mince… Noisette fait un peu pareil je crois… Le biberon c’est tellement plus rapide, elle ne comprend plus pourquoi j’essaye de lui donner un truc si difficile à prendre.
      Je tire mon lait mais c’est sur de faire le deuil de ces moments la alors que je n’étais pas prête…

  • Bonjour,
    Je découvre votre blog grâce à Mamanana…
    Je n’ai pas eu le courage de lire tous les commentaires, mais est-ce que le DAL (Dispositif d’Aide à la Lactation) ne serait pas adapté à votre cas? pour celles qui ne connaissent pas, ça consiste à mettre le bébé au sein, mais en ajoutant un petit tube relié à un réservoir de lait (maternel ou artificiel). Ainsi le bébé a suffisamment de lait (grâce au petit tube), mais en parallèle il stimule les seins, ce qui aide à relancer la lactation.
    http://www.lllfrance.org/Feuillets-du-Dr-Jack-Newman/Utilisation-d-un-dispositif-d-aide-a-la-lactation-DAL-ou-dispositif-d-aide-a-l-allaitement.html

    Un des commentaires parlait de tétées très douloureuses, c’était aussi mon cas; les douleurs se sont atténuées très lentement (plusieurs mois), à la fin ce n’était plus douloureux, seulement « un peu désagréable ». J’ai allaité 2 ans…

    • Ma consultante m’en a passé un de fortune… Très fastidieux (une sonde n’a si-gastrique à mettre dans le biberon ouvert. Dangereux!)

      Ça se passe toujours aussi mal, Noisette n’aime pas téter semble t’il… Elle n’est pas très vorace.

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