Trois enfants, ça change quoi?

Depuis 5 mois, je suis la maman de trois filles. Trois enfants, qu’est ce que ça change?

J’ai eu Mouflette assez jeune et je n’ai jamais vraiment connu la vie d’adulte sans enfant. A peine sortie de l’adolescence j’ai été propulsée maman. Le chamboulement a été total mais à un âge où on s’adapte à tout, je n’ai pas trouvé la tâche si difficile.

L’arrivée de MissCouette a été plus difficile à gérer car Mister Mii, Mouflette et moi avions un équilibre établi, Mouflette avait 9 ans et nous étions très loin des couches et des nuits blanches depuis un moment.
J’ai eu l’impression d’un « deuxième premier enfant », de tout redécouvrir comme si c’était la première fois. Magique autant qu’usant. Nous étions plus âgés, plus confiants et expérimentés aussi, l’arrivée de MissCouette a donc été un chamboulement plus doux.

Noisette est arrivée alors que j’avais confiance en mes capacités de maman. Nous avions trouvé notre rythme avec deux enfants et nous n’avions abandonné les dernières couches depuis peu de temps.
Nous l’attendions avec sérénité et impatience. Et malgré les circonstances délicates entourant sa naissance, elle a su trouver sa place auprès de nous tout en douceur.

L’organisation est quand même bien différente avec trois enfants. D’autant que les nôtres ont un écart d’âge non négligeable qui donne une impression de jongler en permanence avec des problématiques bien différentes…
On doit surveiller les devoirs de Mouflette pendant que MissCouette prend son bain et Noisette réclame à manger…
Mouflette arrive avec des questions existentielles sur la vie et la mort. MissCouette veut m’expliquer que porter des barrettes en forme de coeur est vital à sa vie en société. Noisette refuse de jouer avec son pouet-pouet… Et généralement c’est tout en même temps, il faut gérer trois feux simultanés en permanence. C’est assez épuisant!

Epuisant mais riche en émotions!

Trois enfants c’est trois fois plus de disputes et d’énervement!
MissCouette qui court et saute à côté de son bébé soeur qui joue sur son tapis. Mouflette qui pousse MissCouette pendant qu’elles se lavent les dents. MissCouette qui râle parce que sa grande soeur s’est enfermé dans la salle de bain. MissCouette qui dénonce sa soeur qui n’est pas du tout en train de faire ses devoirs. Mouflette qui pique une crise parce que sa petite soeur est une balance…
Il faut trancher dans le vif, ça n’est pas toujours simple!

Trois enfants c’est une organisation au taquet… Dans la théorie.
Dans la pratique, c’est le chaos. J’ai abandonné l’idée que la chambre de MissCouette ne ressemble plus à un souk. Je ne peux pas partir à l’école le matin sans aide… Impossible de gérer le changement de Noisette, son biberon en même temps que l’habillage de MissCouette, sa coiffure et son bol de céréales. Pendant que Mouflette me demande de signer le carnet de liaison qu’elle a oublié de me montrer la veille.
Par moments je capote un peu!

Trois enfants c’est des moments d’éternité…
Des moments où tout se passe comme dans un rêve. En général lorsque les filles ont de l’espace, au parc, à la campagne, au zoo, ailleurs…
Mouflette et MissCouette peuvent courir, sauter, crier. Personne ne leur dit d’arrêter, elles en profitent pour s’exprimer.
Mouflette aide sa petite soeur, l’encourage, elles s’amusent, elles poussent la poussette de leur bébé soeur, elles rient toutes les trois… Des moments de complicité, comme si la Terre pouvait s’arrêter de tourner, qui dissipent tous mes doutes et mes agacements.

Trois enfants c’est trois fois plus de câlins!
Mouflette qui vient me serrer dans ses bras en me disant qu’elle m’aime et que je suis une maman super.
MissCouette qui vient poser sa tête sur mes genoux et me demander si elle peut dormir à côté de moi ce soir.
Noisette qui ne s’endort que sur moi le soir, s’abandonnant au sommeil dans mes bras, sa petite tête lovée dans le creux de mon cou.

Trois enfants c’est trois fois plus d’angoisse…
La peur qu’il leur arrive quelque chose ne me quitte que rarement. Peur pour leur santé, peur pour leur avenir, peur d’un accident idiot, peur que la vie reprenne ce qu’elle nous a si généreusement donné, peur qu’elles souffrent, peur qu’elles se fassent du mal, peur qu’elles soient jalouses, peur qu’elles s’éloignent les unes des autres, peur de ne pas être à la hauteur pour elles, peur qu’elles soient malheureuses…

Trois enfants, c’est trois fois plus d’amour.
De l’amour à donner, un coeur qui ne cesse de grandir, de se gonfler de fierté, de tendresse et d’émotion.
Avant d’avoir un premier enfant, on n’a aucune idée de comment on est capable d’aimer un enfant. Quand on attend le deuxième, on croit que jamais on arrivera à l’aimer autant que le premier. Quand arrive le troisième on est surpris de la force de l’amour qui nous étreint à nouveau… L’amour est si intense et pourtant si différent. Aussi riche pour chacune de mes filles, aussi puissant et singulier qu’elles sont uniques et complexes.

Ca n’est pas facile tous les jours. Parfois j’ai l’impression que je vais exploser à force d’être sollicitée en permanence. Mais c’est une aventure merveilleuse. Nous nous épanouissons dans notre rôle de parent. Et nos filles semblent épanouies et heureuses. Il faut accepter de renoncer à pas quelques habitudes ou « privilèges », mais c’est pour mieux accueillir une montagne de moments de joie.

 

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