Faut-il être riche pour avoir des enfants?

Quand j’ai eu Mouflette, à 19 ans, fraîchement séparée et sans un rond en poche, je me suis prise des réflexions plein la tronche…
Ma jeunesse m’a souvent été reprochée et me l’est parfois encore. A 20 ans à peine, on n’est pas capable d’élever un bébé, à 30 ans, on n’a pas les épaules pour supporter une ado!
Ma jeunesse, mon inexpérience, allaient faire sombrer ma fille dans la délinquance et le malheur…

14 ans après et bientôt trois enfants de plus, je sens un regard accusateur à peine voilée sur notre situation financière. Je ne sais pas si le nombre d’enfants fait penser aux gens que nous sommes forcément des cas sociaux. Ou si on laisse voir une apparence négligée et pauvre… Je n’ai absolument aucune idée d’où viennent ces préjugés, mais globalement, on nous prend pour des fous de faire des enfants, trop d’enfants, alors que ça coûte tellement cher, et que dans notre monde, en avoir un ou deux est déjà une folie en soi…

Je n’ai pas très envie de rassurer les gens sur notre situation…
Sans avoir une situation de rêve, on est quand même loin d’être à plaindre. Et quand on se prend ces réflexions dans la tronche, je pense aux familles en situation de précarité et je n’imagine même pas ce qu’ils se prennent dans la gueule, les pauvres…

Alors la question qui me revient souvent à l’esprit est « faut-il être riche pour avoir des enfants? »

Ma réponse à moi, aussi irresponsable et débile puisse t’elle sembler aux yeux du monde est catégorique: NON!
Non, on n’a pas besoin d’être riche pour avoir des mômes. Non, un gamin ne s’élève pas avec du fric. Pas dans un pays tel que le nôtre, en tout cas.

J’en ai déjà parlé, ma situation était plus que précaire quand Mouflette est née. Je n’avais pas de toit ni le moindre revenu pour subvenir à ses besoins. L’Etat Français, dans sa grande mansuétude et avec son système de solidarité hors du commun, m’a permis de trouver un logement HLM en urgence afin de nous loger, ma fille et moi. J’ai ensuite décidé, sous la houle collective, de reprendre mes études, grâce à une bourse d’études en alternance avec les allocations familiales. Bouh.
Avec Mouflette, nous avons vécu 6 ans avec 400€ par mois.
Je n’ai jamais eu le sentiment d’être spécialement pauvre. Même si, objectivement, je l’étais.
Je ne crois pas que ma fille ait manqué de quoi que ce soit durant ces années. Du moins, en l’essentiel, elle a eu tout ce qu’il faut.
Elle a mangé à sa faim, dans des supermarchés discount, certes, mais à sa faim.
Elle n’avait pas les derniers jouets à la mode, elle avait beaucoup de jeux et jouets de seconde main, s’en est-elle rendue compte? Je ne crois pas.
Elle avait un millier de livres à sa disposition à la bibliothèque, je ne compte plus les sacs de livres ramenés de la médiathèque et empruntés en boucle jusqu’à lassitude. En a t’elle souffert? Bien au contraire, les visites du mercredi à la médiathèque ont toujours été une fête… Et pour 0€, s’il vous plait (à Toulouse, la carte de bibliothèque est gratuite pour les personnes non imposables, entre autres).
Elle a pu aller aux concerts de musique classique aussi souvent qu’à son tour… Les concerts du dimanche, pour les enfants, étant gratuits à Toulouse, la place étant à 10€ pour le parent accompagnateur.
Nous continuons d’ailleurs d’en profiter avec sa petite soeur.
Elle a pu aller à l’école comme tous les autres enfants, a peut-être eu des cahiers plus « premier prix » mais ne s’en ai jamais plaint. Elle a eu le même cartable pendant 6 ans, ce qui lui a appris à prendre (relativement) soin de ses affaires.
Elle a pu intégrer le conservatoire de musique grâce à ses aptitudes musicales sans gréver mon budget outre mesure étant donné le faible coût du conservatoire à Toulouse, qui privilégie l’élite au porte-monnaie (l’élite étant un critère discriminant un peu pénible aussi mais c’est un autre débat).

Bref… J’ai mis un point d’honneur à ce que ma fille parte dans la vie avec les mêmes chances que les autres. Pas matériellement, parce qu’à mon sens, son lit Ikea en soldes ne l’a pas fait plus mal dormir que si je l’avais acheté chez LaRoche Bobois… Et le fait qu’elle n’ai jamais eu de Gameboy ou de console dernier cri était plutôt un avantage à mon sens. Notre télé faisait 36 cm mais on la regardait une fois par semaine, ça ne nous a jamais gêné!
Par contre, intellectuellement et culturellement, elle a eu tout ce qu’il faut.
Elle a visité des centaines de musées, affûté son regard critique dans des centaines d’expos diverses, a pu lire tout son saoul les livres empruntés, a pu écouter de la musique, en vrai, voir les musiciens, aller toucher les instruments, s’émerveiller et s’émouvoir en assistant à des dizaines de concerts, spectacles, pièces de théâtre ou opéras.
Elle a même assisté à certains cours magistraux de sa mère quand l’école faisait grève!

Et tout ça ne nécessite pas tellement d’argent… Peut-être que je vis dans une ville particulièrement alerte sur les questions d’accès à la culture pour le plus grand nombre… Mais que ce soit à Angoulême ou Toulouse, nous avons toujours eu des tarifs privilégiés pour les concerts, les musées (à Toulouse c’est gratuit pour les étudiants), le cinéma, etc…

Peut-être que j’ai eu de la chance (sans aucun doute), peut-être que j’étais débrouillarde et que je savais trouver les bons plans pour permettre à ma fille de s’ouvrir au monde… Mais j’avoue que les discours à base de « pour faire un enfant, il faut beaucoup d’argent » me hérissent un peu…
Ma fille n’a manqué ni d’amour, ni d’affection, ni de bienveillance et encore moins de nourriture intellectuelle.
Elle n’était peut-être pas habillée avec les dernières collections, elle n’avait peut-être pas les plus beaux jouets qui soit, mais est-ce là l’essentiel?
Je n’avais pas non plus tellement de quoi me vêtir à la mode ni d’acheter les trucs qui me faisaient envie, mais je n’en ai pas souffert. Peut-être parce que je savais notre situation temporaire. Peut-être parce que j’étais étudiante et donc tout aussi fauchée que mes camarades…

J’avais un toit propre et confortable où faire vivre ma fille (et là j’ai conscience de mon immense chance).
Ok, je vivais avec les aides de l’Etat et c’est très culpabilisant et absolument pas gratifiant… Mais on vivait correctement avec notre tout petit revenu.

Je ne cherche pas à jeter la pierre à ceux qui galèrent, loin de moi cette idée. On ne vit pas tous au même endroit, on ne part pas tous avec les mêmes cartes en main. Je ne juge pas ceux qui ont du mal à s’en sortir, ceux qui se retrouvent dans des logements honteusement insalubres, ceux qui ont à peine de quoi offrir à manger à leurs enfants. La vie peut être dure, je le sais, même si je ne garde que le souvenir des bons moments.

En revanche ceux qui ont un avis tranché sur ce sujet m’agacent… Ceux qui me font des réflexions aujourd’hui ou qui m’en ont fait hier m’énervent. Ceux que l’on trouve sous les articles des journaux en ligne et qui se permettent de balancer des horreurs telles que « quand on n’a pas d’argent on ne fait pas d’enfant! »
Ceux là me rendent un peu folle…

On ne choisit pas forcément de tomber enceinte, et avorter « juste » parce qu’on n’a pas assez d’argent, c’est un choix bien cruel à faire pour des parents… On ne sait pas quelle force va nous donner l’enfant… On ne sait pas ce que la vie va nous offrir demain. On sait juste qu’aujourd’hui, la vie est instable et précaire et que faire naître un enfant dans ces conditions fait très peur. Mais, et même si c’est particulièrement naïf voire un peu niais, l’amour et la tendresse que l’on peut offrir à ce bébé, toute l’attention qu’on peut lui porter et la volonté de l’enrichir de l’essentiel et de l’élever aussi haut que possible, ça ne peut pas être remplacé par tout l’or du monde.

Aujourd’hui, et quoi qu’en pensent ceux qui me font des remarques (qui tombent un peu du ciel, de mon point de vue), j’estime que nous sommes, si ce n’est aisés, du moins très privilégiés.
MissCouette n’a pas bénéficié de plus que ce que j’ai pu apporter à son aînée… Pas en terme d’essentiel et d’indispensable!
Ok, elle a roulé en carrosse, ok, elle a eu des dizaines et des dizaines de tenues neuves, ok, elle a eu des livres rien qu’à elle, et elle prend pourtant autant de plaisir que sa soeur à aller en chercher à la bibliothèque… Noisette aussi, matériellement, vit dans un certain luxe…
Mais intellectuellement et culturellement, elles ne sont pas mieux loties que leur soeur aînée.
Pas qu’on s’occupe moins bien d’elles, c’est juste qu’à mon sens, Mouflette a bénéficié de tout ce qu’on pouvait lui donner à ce niveau-là (même si elle ne s’en rend pas compte et, évidemment, nous reproche de ne pas avoir eu le même confort matériel… Alors même que j’estime qu’elle n’a manqué de rien à ce niveau-là non plus!)

Bref, tout ça pour dire que oui, l’argent aide, évidemment, ça serait idiot de le nier. Notre vie aujourd’hui est confortable, on peut aller au restau tous ensemble quand on veut, j’achète des vêtements neufs et qui me plaisent dans des boutiques parfois un peu haut de gamme, et même si on cherche à faire un maximum d’économies en prévision des travaux et de notre futur emménagement, il n’en reste pas moins que nous allons habiter dans une grande maison, dans un quartier chic et calme. Evidemment, ça aide beaucoup à se sentir serein.

Sans titrjhge 2

Mais le manque d’argent n’est pas un drame quand on devient parent. Un bébé n’a pas besoin de tout ce que l’on croit. Ni un enfant. Ni même un ado… Ils comprennent la situation, ils savent voir qu’on fait le maximum. Ils sont heureux des moments partagés bien plus que des cadeaux reçus ou non.
Ils voient ce qu’ils ont, l’amour, l’attention, le partage, l’émotion… Et ne voient pas ce qu’ils n’ont pas.

Que certains se mettent des barrières, je le comprends tout à fait. Peut-être que si nous étions vraiment riches, nous ferions 8 ou 10 enfants… Je comprends cette barrière qui fait que, oui, on choisi d’attendre un peu ou de réduire le nombre idéal d’enfants parce qu’on préfère offrir le meilleur à ceux qu’on a déjà. On pense à l’avenir, aux études, aux coups durs… On se rassure comme on peut…

Mais ne pas juger ceux qui décident de se lancer dans l’aventure, choisie ou imposée par les circonstances, de la parentalité parce qu’ils n’ont pas assez d’argent selon des critères obscurs.
Nous vivons dans une société privilégiée où nos concitoyens sont heureusement peu nombreux à mourir de faim (trop nombreux et cela reste une honte, le sujet n’est pas là…)
L’Etat, et même si c’est sujet à débat dans un sens ou dans l’autre, aide les familles dans le besoin, leur permettant de donner le minimum vital à leur famille.
Et ceux qui « profitent » de ces aides un jour rembourseront leur dette un autre jour et permettront de faire tourner la roue. C’est mon cas aujourd’hui. Et sans être fière ni d’avoir bénéficié de ses aides vitales, ni de les rembourser aujourd’hui en payant mes impôts régulièrement, je suis heureuse et reconnaissante de vivre dans un pays offrant un tel système.

Il n’y a pas de moment idéal pour faire un enfant, si ce n’est celui que l’on ressent au fond des tripes.
L’âge ou le niveau social ne devraient pas être des freins et encore moins des prétextes aux jugements douloureux, culpabilisants et contre-productifs…
C’est sans doute rassurant de se dire que le voisin fait n’importe quoi. Mais c’est tout sauf enrichissant…

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96 Discussions on
“Faut-il être riche pour avoir des enfants?”
  • Avec mon mari, c’est un sujet qui revient souvent. Quand on parle du nombre d’enfants qu’on souhaiterait avoir, j’étais plutôt sur 3 et lui sur 4. Maintenant, je suis plutôt sur 4 et lui sur 3 ! la raison est financière, il trouve que nous n’avons pas les moyens d’avoir 4 enfants. Le principal souci est la garde qui nous coute vraiment cher. Je suis tout de même d’accord avec toi, avoir des enfants coûte cher mais ce n’est pas l’essentiel, loin de là (sauf pour le mode de garde avant 3 ans, car c’est un peu incompressible au final).
    En revanche, je trouve que si les tarifs de certaines activités en fonction des revenus sont une bonne chose comme pour les tarifs de crèche ou de cantine, je trouve qu’il y a trop de disparités. Je ne sais pas si je vais bien me faire comprendre mais les tarifs vont de 1 à 10 quand les revenus des parents ne vont pas de 1 à 10. En clair je paie 10 alors que je ne gagne pas 10 fois plus que le parent qui paie 1. Du coup, je le vis un peu comme une injustice, d’autant que je me tape quand même les inconvénients type grèves et autres !
    bises

  • Très joli article, je suis tout à fait d’accord avec le fait qu’on n’a pas besoin de rouler sur l’or pour avoir des enfants, l’essentiel, c’est d’avoir de l’amour à leur offrir et de réussir à combler leurs besoins vitaux (un toit, de la nourriture, etc.).

  • Coucou….

    Je suis tout à fait d’accord avec toi sur tout ce que tu dis! Je pense aussi que trop d’argent ça risque de pourrir un enfant, et même un adulte.
    On vit dans un pays tellement riche (richesses mal réparties, mais riche!). On a l’eau courante, l’électricité, les rues sont salubres, on a des médecins, des écoles, on croule sous des tonnes de magasins qui importent des tonnes d’objets qui ne nous sont pas si indispensables que ça, des tonnes de fringues pour être au top de haut en bas…On est riche.
    Nous aussi on a un peu le même parcourt que toi : études/petits boulots/reprises d’étude…On a jamais eu de gros salaires, même si depuis deux ans on gagne mieux notre vie car on a fait évoluer notre travail (et que aussi c’était utile qu’on gagne plus, car comme tu le dis, c’est bien confortable de ne pas être trop sérré!!)
    Bref, non l’argent n’a rien à voir avec le fait de bien élever ses enfants. Et c’est sûr que ceux qui sont dans la vraie misère ne l’ont pas fait par négligence ou fainéantise.
    Et pour finir, je dirai presque pareil pour l’âge! Même si maintenant que je vieilli ( j’ai 41) j’ai tendance à trouver les gens de 20 ans « supers jeunes »! ; )….ben je pense que c’est mieux d’avoir ses enfants trop jeunes que trop vieux (trop vieux, ça va aussi avec plus riche!!). J’ai eu ma 1ère à 27 et mon ‘4 ème à 35, c’était l’ultime limite pour nous!!
    La richesse c’est de pouvoir offrir un toit à ses enfants, à manger tous les jours, le médecin quand il faut, l’école…et le reste c’est du bonus, à faire avec intelligence comme tu le fais : bouquins, expos, culture, balades….
    Et enfin, une famille de 4 enfants, ça c’est une vraie richesse, ça n’a pas de prix, 3 autres frères et soeurs, des liens des souvenirs en commun, des conflits aussi, mais c’est ça qui forme le caractère et en fait des adultes solides, plus ouverts, aptes à vivre ensemble et à partager, à penser aux autres…

    à très bientôt…
    Morgane

  • Attention! Je ne dis pas qu’il faut absolument avoir une famille nombreuse pour que ses enfants soient plus équilibrés!
    Je connais des enfants uniques qui sont tout à fait « bien élevés », les parents n’en ont eu qu’un par choix, ou par difficultés de santé….et le fait qu’ils élèvent un enfant unique leur fait justement se poser plein de questions, ils veulent absolument éviter de le pourrir trop….et ces enfants grandissent très bien et sont très sociables….c’est pour les parents que c’est plus dur : ils n’ont pas de point de comparaison, ils ont moins le droit d' »échouer » dans l’éducation de cet enfant (image que renvoi la société aussi).
    Je connais aussi des fratries de 2 enfants, où les enfants sont infects, irrespectueux des autres….
    Je voulais juste dire que la vraie richesse est dans l’humain, dans l’échange, la créativité. Et je trouve que c’est plus « facile » avec une petite famille nombreuse …….Voilà c’est tout pour aujourd’hui

    Morgane

  • Moi qui suis plutôt dans la catégorie famille précaire j’ai pourtant le même avis que toi, non l’argent ne fait pas tout pour elever des enfants et on peut avoir une famille tres heureuse sans.
    Malgré tout, il faut bien reconnaitre que ça comporte beaucoup de sacrifices, qu’on ne fait pas ce qu’on veut quand on veut mais je fais tout pour leur offrir le maximum, une jolie vie, dans lequel le matériel ne fait pas tout

    • Ha mais je ne dis pas que c’est simple ni que c’est idéal! Ce qui m’ennuie, ce ne sont pas les gens qui se plaignent de leur situation précaire (sauf ceux qui ont une situation en réalité confortable mais qui préfère se plaindre quand même, j’avoue ça m’agace…) mais ceux qui jugent les gens qui décident de garder/faire un enfant alors que leur situation n’est pas optimale.
      On me regarde avec désapprobation parce qu’on va avoir 4 enfants « Ha oui, mais toi tu touches plein d’aides! » alors que non, je touche juste les allocations familiales auxquelles tout le monde a droit et la PAJE, comme plein plein de monde! On est plutôt dans une situation financière confortable… De coup je m’interroge vraiment sur ce qui constitue la situation idéale pour les gens!
      Et aussi en quoi ils se permettent de juger les gens qui se retrouvent dans une situation précaire avec des enfants…
      On fait comme on peut et l’essentiel pour les enfants n’est pas là!
      MAis évidemment, avoir les moyens, c’est sûr, c’est plus cool!!

      • J’en connais pas mal des gens en situation confortables et qui se plaignent et c’est le genre de trucs qui m’enervent prodigieusement.
        Les gens jugent toujours, ont toujours un truc a dire et si c’est pas l’argent ce sera autre chose tu sais.
        J’ai bien eu droit a  » mais vous en faites un autre, avec un enfant handicapé » alors tu sais plus rien ne m’étonne, ça me rend triste plutôt, surtout pour les gens qui sortent des débilités pareilles

  • Merci pour cet article.
    Pour avoir eu ma fille en dernière année de licence, sans cacher qu’à la rentrée je reprenais mes études (que j’ai réussies), puis même pas 3 ans plus tard quitter le papa, j’en ai entendu des vertes et des pas mûres. Pareil, ma fille profite à fond de la médiathèque, on se vêtit au Secours populaire, sur les vide grenier et je couds bien souvent à partir de récup. Oui payer les factures est parfois (très) difficile mais pour le reste ma fille ne manque de rien. Elle a même des jouets qui viennent d’une poubelle d’un magasin de ma ville qui jetait car c’était des fins de vente.
    Avoir un enfant coûte cher si on achète que des vêtements de marques, s’ils ont les derniers jeux à la mode et/ou si on leur achète très souvent, si on privilégie acheter plutôt que de profiter de bons plans gratuits, etc. Pour ma part ce sont les parents qui font le choix, conscient ou non, que l’enfant leur coûte cher ou pas.

    • Clairement quand les enfants sont petits, ils ne coûtent pas grand chose… A part les couches qui restent un budget conséquent! Et le lait si on n’allaite pas (trop peu d’infos à ce sujet d’ailleurs, allaiter c’est gratos, ça devrait être mis en avant!)
      Quand ils grandissent c’est une autre histoire, quand ils deviennent majeurs… Mais ayant cotoyé des étudiants dont les parents ne pouvaient pas assurer les arrières, ils bossaient pour payer leur logement, leur permis, etc… Et je ne les voyais pas en vouloir à leurs parents. C’est aussi une fierté de s’en sortir seul…

  • Chère Mite Orange,

    Par où commancer ? Ton article m’a inspirée…
    Je ne suis mère depuis 6 mois. Je n’ai pas connu ni de près ni de loin ta situation ni le regard des gens sur ce sujet. Cependant je suis assez d’accord avec toi.

    Un jour j’écoutais la radio (je ne sais plus laquelle). Cette radio avait une rubrique canular qui consistait à annoncer une fausse information aux gens et à recueillir ensuite leurs réactions en micro-trottoir. Cette fois-là c’était « l’Etat a décidé de créer une taxe sur les efants ». Et j’ai été hyper choquée d’entendre ce que les gens pouvaient répondre à ce sujet. Certains disaient « ah ben oui, ce serait normal. Si les gens ont les moyens de faire des enfants c’est qu’ils ont les moyens de payer une taxe dessus !!! ». Mais quelle horreur ! Dans quelle société vivons-nous ?

    Certes décider de faire 5 enfants alors que l’on vit sous un pont est une aberration. Mais comme tu le dis si bien, on ne DECIDE pas toujours de ce qu’il va nous arriver. On ne sait pas toujours à l’avance ce que la vie va nous réserver. C’est trop facile de dire « non mais attends, elle avait qu’à faire gaffe et pas tomber enceinte ». Parfois, même en faisant attention, il peut arriver des « accidents » (même si je n’aime pas ce mot). Cela peut arriver à n’importe qui et à n’importe quel âge. A des jeunes étudiantes qui n’ont pas un rond comme à des mères de famille friquées qui ont déjà eu deux enfants et qui ne s’attendaient pas à avoir un troisième 10 ans plus tard.

    Entre nous, qu’est-ce qui est plus irresponsable ? Avorter parce qu’on n’est pas assez riche pour avoir un enfant ou décider de garder et élever son enfant coûte que coûte avec tout l’amour qu’on pourra lui donner ?

    Personnellement, j’admire ceux qui choisissent la seconde option car ce sont eux qui ont le plus de mérite et de courage.

    Bien sûr, je condamne ceux qui profitent du système. Ceux qui font des efants pour recevoir les allocs et pas pour les aimer (car malheureusement ça existe). Mais juger les autres ou estimer qu’ils n’ont pas le DROIT de faire des enfants par ce qu’ils ne gagnent pas autant d’argent que leur voisin, c’est dégueulasse.

    Comme tu l’as écrit, on ne part pas tous avec les mêmes cartes dans la vie. Donc si tu nais dans un contexte diffcile, que tu ne fais pas de grandes études et que tu ne gagnes pas bien ta vie, alors tu n’as pas le droit de fonder une famille, de connaître le bonheur d’être parent, de transmettre ton amour à tes enfants ? Et bien triste vie. Tu n’as plus qu’à attendre la fin de ta pauvre existence, seul. Je trouve ça injuste et tellement triste.

    Oui la vie est plus facile quand on a plus d’argent mais ça ne doit pas être un critère d’éligibilité au droit d’être parent.
    L’amour peut faire tellement de choses que l’argent n’achètera jamais… Il me semble que c’est juste une question de bon sens.

    En tout cas bravo à toi !

  • Hello,

    En fait tout dépend où tu vis, et si tu as eu un gros changement de situation.
    Ici les bibliothèques sont toutes payantes, (et chez moi tu paies en plus de l’inscription, 1€ par livre) donc je vais dans la ville voisinne.
    Les sorties gratos, il n’y en a pour ainsi dire pas du tout (je parle coté culture), et nous avons eu un gros revers dans la situation pro de mon mari, ce qui fait que pour notre cas, oui il faudrait qu’on soit plus riches (parce que si tu as un CDI t’es considérée comme riche !!!)
    Nos enfants ne mourront pas d’avoir des jouets d’occaz, notre table de salle à manger est d’occaz, nous n’avons acheté aucun vêtements à n°3 , on nous a donné des cartons de vêtements, et j’en ai au moins jusque ses 6 ans. N°1 apprendra à garder son cartable (gagné sur un blog! )

    Bref, je pense que suivants les régions et les villes on peut être mieux lotis que d’autres.
    😉

    • Effectivement, j’ai beaucoup de chance d’habiter une ville sensible aux questions culturelles et à la jeunesse… Je suis toujours choquée de constater que ce n’est pas le cas partout, que certaines municipalité décident de privilégier ceux qui sont déjà privilégiés…

  • encore un super article (je ne commente pas souvent mais je passe souvent)
    c’est ce que je pense aussi
    très jeune je me disais pour avoir des enfants, il faut ça, ça, ça mais c’était du matériel et accessoire,
    puis vers la fin de l’adolescence je me suis juste dit : il faut être prêt, c’est tout !
    et c’est bien vrai (même si comme tu le dis, l’argent donne des petits coups de pouce)
    bises

    • Ha ben l’argent aide hein, je ne dis pas le contraire! 😉
      Mais les enfants (et les adultes d’ailleurs) n’ont pas besoin de tout ce qu’on nous vend comme indispensable (même si j’ai conscience d’être mal placée pour parler avec ce blog où je présente plein de nouveautés pour les enfants… :-p )

  • Ton article est magnifique et me touche énormément.
    Je pense souvent la même chose et les remarques des gens sur notre famille recomposée et le fait que nous ne devrions pas faire davantage d’enfants car on en a déjà suffisamment m’agace profondément.
    Je comprends leur choix mais j’aimerais sentir que l’on respecte le nôtre.
    Merci à toi pour tes mots si doux.

  • bonjour
    effectivement il ne faut pas être riche pour avoir et élever des enfants… je pense que riche n’est pas approprié.
    il n’est pas impossible d’élever décemment des enfants sans argent mais c’est quand même compliqué quand on y pense… Nous aussi nous avons beaucoup misé sur la récup, l’occasion, les seconde main, mais pourtant, avec nos deux salaires, les fins de mois sont difficiles et on se pose quand même beaucoup de questions pour l’avenir de notre fils (unique pour le moment, mais j’espère que cette situation évoluera).
    je viens d’une famille de 4 enfants, avec deux parents qui travaillaient beaucoup sans avoir des salaires mirobolants. On n’a manqué de rien, ni ùmatériellement ni affectivement, mais je sais que ça a été très dur pour mes parents, qui ont voulu nous accompagner à chaque étape, qui se sont énormément privés pour nous, qui ont même du faire des sacrifices personnels importants pour nous permettre d’accéder à une vie décente.
    est ce que j’ai souffert du manque de « petit plus »? non, vraiment je ne crois pas…
    mais la vie se complique, et le contexte actuelle est difficile pour les plus jeunes, qu’en sera til pour nos enfants??? faut pas trop se projeter c’est sur, en tout cas pas trop loin, mais pour offrir les meilleures chances à son enfant, l’argent est essentiel: le permis, les études, l’aide à l’installation, le soutien dans les moments difficiles… rien de tout ça n’est gratuit!
    j’ai beau avoir 34 ans aujourd’hui, être autonome, en accession à la propriété, avoir un salaire décent, j’ai eu besoin de l’aide financière de mes parents il y a peu. et pour eux ça semblait normal d’aider leur enfant en difficulté. et c’est comme ça que je conçois le role de parents: même adultes, nos enfants auront besoin de nous. mes parents ont pu nous aider parce qu’ils ont pu économiser une fois leur maison payée… est ce que je pourrai en faire autant pour 1 ou 2 enfants? a ce jour je l’ignore mais ça semble compliqué…
    Alors je crois qu’il faut de tout pour bien élever ses enfants et les acompagner dans la vie: de l’amour sans limite, de l’argent suffisamment (pas trop non plus), et des tas d’autres ingrédients qui ne sont pas l’objet de ton article du jour.

    • Quand on peut c’est super! Ceci étant, je doute que des enfants en veuillent terriblement à leurs parents de ne pas avoir pu assurer leurs arrières une fois adulte…
      Quand on peut c’est mieux, mais ceux qui ne peuvent pas ne sont pas à blâmer pour autant… 🙂

      • en fait, c’est plus moi qui en tant que parent m’en voudrait de ne pas pouvoir aider mes enfants… et je ne blâme pas les parents qui ne peuvent pas le faire, loin de là. j’ai une idée assez « disparate » du rôle de parent. je me pose très peu de questions, j’ai pas trop de doute sur la gestion quotidienne, sur ma capacité à élever correctement mon fils et à l’accompagner pour l’école… par contre pour son avenir là j’ai des inquiétudes. s’il veut faire des études, s’il doit être hébergé ailleurs qu’a la maison, s’il a besoin de son permis… et après quand il sera installé, je veux pouvoir être là, comme mes parents l’ont été et le sont encore. Alors ducoup, de mon point de vue qui n’engage évidemment que moi, avec nos situations professionnelles respectives à mon mari et moi, je pense que nous aurons au maximum deux enfants, parce que plus, ce ne serait pas « raisonnable ». ou très difficilement…
        de l’amour et de la tendresse, j’en aurai largement pour des dizaines d’enfants (c’est volontairement exagéré) mais ça ne suffit pas pour élever des enfants!
        en tous les cas, bravo pour cette jolie famille que tu construis! je suis jalouse presque 🙂

  • Je suis tellement d’accord avec toi: les regards accusateurs d’avoir deux bébés a 23 ans, l’impression d’être des cas sociaux et tout ce qui en découle alors que non… Et NON pas besoin d’être riche!

  • Comme ton article me parle !! Je pense avoir été une « moufflette » moi aussi.
    Ma mère m’a eu à 20 ans, (le père qui n’assume pas toussa toussa) du coup on était que toutes les 2. D’abord en Bretagne, puis à Paris j’ai grandi entouré de toutes les cultures avec pas forcément bcp de moyen( 6500 francs/mois d’après mes souvenirs et un appart qu’on sous louait 2500francs/mois enfin ma mère hein pas moi)
    Quand on reparle de cette époque, on parle de notre époque bohême et c’était Top. Je n’ai jamais manqué d’amour j’allais toujours en vacances en bretagne chez ma grand mere bref j’étais heureuse et avec pas grand chose.
    10 ans après ma petite soeur est née . Forcément en 10 ans notre situation financière à évolué et sans être riche on vivait bien. Ma soeur à donc eu BCP plus que moi et c’est toujours le cas. À 11 ans, elle avait dejà été en inde en thailande et au canada alors que moi j’ai attendu mes 23 ans pour sortir de l’europe. On a grandi différemment au niveau materiel mais de la même manière niveau intellectuel.
    Qu’est ce que j’ai pu faire CH*** ma mere parce que Louise avait eu ça et pas moi. Louise à pu faire du piano et pas moi, louise à un telephone à 11 ans alors que moi j’ai pas eu le droit avant mes 16ans….Ça continue parfois aujourd’hui alors que j’ai 27 ans et ma soeur 17. Mais ce que je sais, c’est que je n’echangerai pour rien la période bohême que j’ai eu avec ma mère, les kilos de pates qu’on a mangé et le bonheur simple. Donc non, selon moi il ne faut pas être riche pour avoir des enfants il faut simplement un gros stock d’amour !

  • Bonjour,
    Je suis partagée à ce sujet. J’ai 2 enfants, nous n’en voulons pas davantage. Et même si nous le voulions, nous nous l’interdirions. Tout simplement pour des raisons financières. Nous sommes très heureux ainsi, et les enfants ne manquent de rien. Sans rouler sur l’or, loin de là, nous pouvons subvenir à leurs besoins sans aide (pas de bons CAF, pas de CMU, ni aide au logement, etc…). Nous ne nous posons pas de question à la moitié du mois pour savoir comment nous allons payer telle facture ou si on peut faire un dernier caddie de courses. On fait partie des gens trop riches pour faire partie des « pauvres » et trop pauvres pour faire partie des « riches ». On vit avec ce que l’on a, on ne fait pas de folie, on fait des compromis, mais on ne manque de rien.
    Je pense qu’avec un 3ème enfant, dans notre cas précis, nous perdrions en qualité de vie. Je n’ai pas envie de compter sur l’aide de je ne sais quoi pour élever mes enfants.
    Dans mon petit village, je vois des familles qui font des enfants sans se soucier de comment ils vont pouvoir assumer leurs études, par exemple. Ils n’y pensent même pas, ou s’en fichent, je suppose. C’est une manière de prolonger un congé parental (quand elles y ont droit) alors que leur conjoint gagne un SMIC. Et que de ce fait, la situation est déjà un peu précaire. Ils étalent fièrement leurs achats (le dernier Iphone, des baskets de super marque pour le dernier qui sait à peine marcher, poussette à 1000 boules, etc… que même toi, en bossant à 2, ça ne te viendrait pas à l’idée d’acheter), et se retrouvent à vendre ces même choses le mois d’après pour finir leur mois parce qu’ils sont dans une merde monstrueuse… Et pour ceux là, je trouve leur comportement totalement irresponsable.
    Faire un enfant, ce doit être un acte réfléchi : on peut avoir tout l’amour du monde à donner, il faut un minimum d’argent pour pouvoir subvenir à tous leurs besoins.
    Alors bien sûr, il y a des cas particuliers, comme le tien avec Mouflette, mais tu étais assez « sensée » pour lui offrir une éducation et une vie équilibrée avec le peu de moyens que tu avais à l’époque.
    En fait, chaque cas est différent. Je ne veux surtout pas généralisé. Mais malheureusement, on voit bien plus souvent ce genre de familles, un peu « galère », dont la mère à déjà 4 enfants à même pas 30 ans. :/

    • Oui, j’imagine que certains font n’importe quoi et c’est choquant…
      Mais je ne pense pas être une exception… Aujourd’hui, comme toi, on a une vie confortable, sans rouler sur l’or, on a largement de quoi subvenir aux besoins de nos enfants et nous pouvons nous permettre de nourrir 4 enfants sans compter sur aucune aide.
      Je me dis juste que si j’avais écouté toutes les critiques, Mouflette ne serait pas là et ce serait bien dommage, car pour 6 ans de vie pas facile et précaire (mais chouette et riche de plein d’autres choses) elle ne pourrait pas profiter de ce qu’on peut lui offrir à tous les niveaux aujourd’hui…
      Et puis tout peut basculer… Si demain mon mari me quitte, par exemple, on se retrouverait à nouveau dans une situation assez critique. Mais on s’en sortirait, enfin je suppose…
      C’est sûr qu’avoir comme priorité d’afficher des trucs très chers alors qu’on n’a pas les moyens (et même si on les a en fait), c’est tragique! ^^

  • Bonjour,

    Tout à fait d’accord sur tout l’article, aucun jugement à porter sur les choix ou non-chois des un et des autres. Et heureusement que chacun peut fonder sa famille comme il l’entend en dehors de considérations financières.

    Un petit bémol tout de même sur la question des aides aux familles en France car en effet, elle sont égalitaire (ou presque) pour tout ce qui est allocation gérée par l’état.
    En revanche, au niveau local, les disparités sont grandes: pour les frais scolaires (cantine, garderie, centre de loisir et prix des activités pédagogiques maintenant) en fonction des mairies, nombre et prix des crèches en fonction des mairies mais aussi des départements et prix des assistantes maternelles en fonction de la demande sur la zone d’habitation.
    Tout le reste se gère par la débrouille, la récup’ et les petites concessions mais pour le mode de garde et le prix de l’école, impossible. C’est totalement dépendant de l’endroit où l’on vit. Aucune égalité de traitement entre les français.
    A titre personnel, depuis la naissance de ma fille, le mode de garde est le 3ème budget de mon foyer après le loyer et les courses. Et avant son entrée à l’école, c’était même le 2ème.
    Aujourd’hui impossible pour moi et pour cette seule et unique raison d’envisager un 2ème enfant. Seule la place en crèche municipale ( aux alentours de 180 euros /mois ) rendrait les choses possibles mais les crèches départementales font déjà plus que doubler la facture et les assistantes maternelles la triplent dans mon département. Quand on arrive déjà) difficilement à boucler les fins de mois, je ne vois pas comment rajouter de tels frais. Et malheureusement, il faut bien composer avec ce problème du mode de garde quand on travaille.

  • joli temoignage. j’y ai pensé à cette question et je me dis qu’on se pause au final bcp de question : c’est quoi le bonheur au final pour un mome? ses parents, la santé, être nourri… bref comme tu le dis pas besoin d etre à la dernière mode etc… je ne sais pas comment on en est arrivé là finalement?? A se poser presque tous cette question alors que ça ne devrait pas être là première…

  • Tout dépend ce que signifie être riche, non ? C’est tellement subjectif, il me semble, surtout quand tu te situes dans la classe moyenne, tellement plus riche que plein de gens et tellement plus pauvre que tant d’autres…

    Personnellement, la richesse que je peux apporter à mes enfants n’est pas financière, je leur transmets des valeurs, je leur ouvre l’esprit. Je ne suis pas à plaindre financièrement même si c’est parfois tendu. MAIS, malheureusement, moi qui voulais 4 enfants, je me suis arrêtée à 2 : arrive ce moment où la réalité te rattrape, où le fait de changer de voiture ou de maison pour avoir une chambre de plus, ou de partir en vacances à 6, n’est pas supportable dans ce que j’appelle le simple budget « de survie ». C’est quelque part un non-choix pour moi, mais assumé. Et tu vois, tout à l’heure, j’étais à la mairie, il y avait une maman avec 4 filles en train de leur faire faire des passeports en prévision d’un voyage cet été, j’ai eu un petit pincement au coeur, je n’arrive déjà pas à partir trop loin à l’étranger avec 2 enfants, alors avec 4, c’est encore une autre histoire.

    • C’est évident que c’est subjectif…
      Et comme je disais, si on s’écoutait, si on avait des moyens faramineux, on ferait d’autres enfants (ou on en adopterait vu l’état de mon utérus! ^^ )
      On a les moyens d’assumer 4 enfants (peut-être pas les voyages au bout du monde non plus), on est tellement heureux de pouvoir satisfaire notre désir d’une famille nombreuse sans objection financière…
      Je ne dis pas qu’il faut faire des enfants même si on est pauvre, mais que, peut-être, juger ceux qui le font ne sert pas à grand chose… 😉

  • Etre riche non, avoir de quoi les nourrir, les habiller et les loger c’est le minimum… je suis plus choquée par les familles nombreuses très pauvres qui malheureusement ont beaucoup d’enfants, non pas par choix, mais par manque d’éducation et donc de contraception… là ce n’est plus faire des enfants par amour ou p

    • ou par conviction mais c’est plus une fatalité…. et les gosses se retrouvent démunis dans tous les domaines que ce soit affectif ou culturel… quand on met un enfant au monde on est responsable de lui que l’on soit riche ou pauvre, ça malheureusement ce n’est pas monté au cerveau de tout le monde, l’argent ne suffit pas, il faut aussi beaucoup de bon sens… je ne me veux pas moralisatrice à deux balles, je décris une réalité bien triste… ça n’a d’ailleurs pas forcément à voir avec le nombre d’enfants, Il y a des familles de 8 enfants qui sont tous bien élevés et ne manquent de rien d’essentiel et d’autres à 2 enfants où c’est la cata… le parent riche ou moins riche peut être stupide, méchant, intelligent, bienveillant, pas éduqué, mal éduqué… bref, pour moi le vrai souci, tu l’as compris n’est pas l’argent (même s’il en faut un minimum…)

      • Oui voilà, le manque de bon sens ne se compense pas avec l’argent…
        Et évidemment l’argent est utile et il est préférable de mettre au monde un enfant dans un environnement confortable… Mais on n’a pas toujours le choix, ou on peut se retrouver dans une situation précaire alors qu’on ne l’a pas prévu (c’est mon cas pour Mouflette, j’ai quitté son père alors qu’il m’offrait une situation matérielle très convenable pour me retrouver « à la rue », je n’ai jamais regretté cette décision!)
        Malheureusement certains ne comprennent pas l’implication qu’entraine un enfant, mais je crois qu’argent ou pas, ça ne change pas spécialement la donne…

  • Coucou !

    Ici on a pas beaucoup de moyens. On mange discount, et on est loin d’atteindre les 5 fruits et légumes recommandés (de toute façon, je crois que même si on avait les moyens, j’en serais loin mdr), mais mon fils est toujours souriant, toujours agréable, et autant que faire se peut, poli. Il n’est pas mort de faim (15 kg à 22 mois, non vraiment pas). On a deux prêts sur le dos, et on envisage même de changer certains meubles (passer de la récup des encombrants à du neuf ikea). On s’en sort bien, je trouve avec le peu de moyen que nous avons.
    Il n’est pas malheureux, et même si je regarde toujours à la dépense, on s’assure qu’elle soit pour lui d’abord.

    Maintenant, c’est vrai que moi et mes goûts de luxe, on ne dirait pas non à une augmentation lol !

  • Tres bon article comme d’habitude la mite.. Tous les uns apres les autres, répondent a tes angoisses.. à tes questionnements.
    A l’age de mes parents déjà les gens se posaient la question. Ceux de ma generation se la posaient aussi.. et mes enfants sont à leurs tours parents… et doivent se la poser aussi..Cette question perdure à travers le temps.. et les enfants continuent de naitre heureusement..
    C’est une reflexion qui fait partie de toutes les autres que l’on se pose avant, pendant et même après la grossesse..
    Moi ce que je vois en tout cas c’est que.. plus les gens sont riches, moins ils font d’enfants !! 🙂
    A bon entendeur…. 🙂

  • Comme tu le dis, tu payes tes impôts maintenant pour que d’autres en profite comme toi tu en as profité. Si on a des aides c’est bien pour s’en servir ! Sinon, je ne vois pas à quoi ça sert à part faire le fier d’avoir un pays qui a des aides mais non non non, ne les utilisons pas (merci la contradiction à la française).

    En revanche, je ne suis pas d’accord, pour moi il faut de l’argent (pas forcément être riche mais pas pauvre) pour faire des enfants (ou même juste un).

    Tu as de la chance d’avoir trouvé un compagnon, qui gagne bien sa vie, d’être sortie de ta misère, de bien gagner ta vie mais et si ton revenu n’avait pas changé ? Quand ta fille te dira qu’elle veut faire tel ou tel métier, tu aurais dû lui dire qu’elle devra aller dans une fac, q’elle se payera elle-même, fac dont elle n’aura pas le choix pour le lieu car tu n’aurais pas eu les moyens de lui payer un logement étudiant ?

    Mes parents sont pauvres. Mes parents étaient pauvres avant de nous avoir (nous sommes 2) et le sont toujours maintenant (j’ai 26 ans). Finalement, comme tu le dis, les vacances, sorties, jouets etc c’est pas… Tu peux toujours compenser par des activités gratuites ou pas très chère (même si mon mari aime à me rappeler que LUI sait ce qu’est une colonie de vacance, sale fils de riche :p).

    Non, ce que je reproche c’est lorsque j’ai dû faire le choix d’un métier. Lorsque à 12-13 ans j’ai compris que je ne ferais pas le métier que je rêve simplement, ni les études que je voulais car il fallait que je gagne de l’argent rapidement et en grande quantité. J’ai bossé tous mes été et pendant mes années scolaires depuis le collège ! T’occuper d’une autiste de 50 balais quand toi t’en as 16 et que tu découvres viteuf la vie, même si ça fait grandir tout ça, je m’en serais passée, hein ! Savoir que j’ai dû faire le choix entre le permis et mes études. Que j’ai donc dû choisir mon école dans une ville atteignable en transport en commun. J’habite à 63km de Paris -> 2h30 aller, 2h30 retour et encore, sans retard de train. Merci la qualité des études, des devoirs, l’épuisement la fatigue et finalement, la haine, la haine de ces parents qui n’ont jamais réfléchi une seule seconde à ce qu’ils allaient m’imposer dans leur inconscience : ouais allez, on fait des gosses, on mange de la viande avarié et on s’habille à la croix rouge mais nickel faisons des enfants !!
    J’ai dormi dans la rue ou dans mon école pour ne pas avoir à me taper ce trajet qui me sapait mes résultats, chose que mes parents n’ont jamais su. J’ai crécher chez des potes, telle la pauvre que l’on prend en pitié, à qui l’on prête une douche parce que bon, se laver dans les toilettes publiques c’est pas le kiff.

    Alors, me parler d’amour, de tendresse, de cocon familial… Réfléchissez bordel ! Si votre avenir n’a pas l’air de s’ouvrir vers de meilleurs horizons (toi t’étais en étude pour être avocate, c’est pas la même chose que ma mère femme de ménage qui est toujours femme de ménage, 26 ans plus tard, quel étonnement). Parce qu’en plus d’en avoir chier, trimer comme une malade, d’avoir dû supplier pour rentrer dans mon école sachant que j’avais pas les moyens de payer l’inscription, maintenant je dois m’occuper de mes parents hein, parce que sinon je suis la fille ingrate qui ne rend pas à ses parents ce qu’ils lui ont donné -> MERCI DU CADEAU.

    Bref, c’est pas contre toi que j’en veux et tu fais bien ce que tu veux mais plus à la catégorie de gens dont mes parents font partie et surtout à ceux qui ne pensent pas aux études. Non tous les enfants de familles pauvres n’en ressortent pas heureux et grandi de tant de responsabilités. J’aurais aimé m’amuser, m’éclater comme mon mari qui a pu profiter de son enfance et de ses études. Quelque chose pour laquelle je serais toujours jalouse d’ avoir été privée à cause de l’égoïsme de mes parents. Quand je pense qu’ils en voulaient 3…

    • Je sais que ça fait la fille hargneuse (ce que je suis un peu au final hein, soyons honnête) mais je voulais vraiment qu’on arrête de dire que les enfants de pauvres sont finalement heureux, blabla, de l’amour, babla. Oui l’amour c’est important, mon père est pété de tune mais vu qu’il en a rien à foutre de nous la tune je l’ai pas vu… Avoir un parent riche ça sert à rien s’il ne t’aime pas assez pour t’aider donc oui aimer son enfant c’est primordial mais l’argent doit rentrer dans l’équation. On va avoir notre premier avec mon mari, bah on en veut deux, mais le deuxième ne sera là que si on sait qu’on pourra lui payer les études qu’il veut. Et si on ne peut pas tant pis, il ne connaîtra pas cette relation de fraternité mais il aura des cousins, cousines, des meilleurs amis (pour ce que je suis proche de mon frère j’ai envie de dire que la relation fraternelle n’est pas nécessaire à un bon développement). Bref. amour oui mais argent aussi 🙂

      P.S : merci pour le petit calcul, l’hésitation de la journée, 7+8, ça fait bien 15 ??? :p

      • On a chacun nos histoires, chacun nos colères… 🙂
        Je dis pas qu’être enfant de pauvre c’est formidable. Je pense surtout qu’être l’enfant de mauvais parents c’est atroce, quelle que soit la situation financière. Et je pense aussi que l’amour, la sécurité, l’affection, l’ouverture d’esprit, le respect, etc… ce sont des valeurs qui se transmettent sans argent…
        Après, soyons clairs, si on n’avait pas les moyens de subvenir aux besoins de nos 4 enfants, on ne les aurait pas fait. Et on s’arrêtera à 4 car plus, ça semble moins confortable à gérer financièrement (et aussi un peu parce que c’est crevant!)

        Après, quelque soit le sujet, on trouvera des enfants pour dire « oui la garde alternée c’était super » et d’autres pour dire l’inverse, idem pour les couples homosexuels, les monoparents, les divorces, etc, etc, etc…
        Je sais que mes filles me reprocheront des trucs, forcément, et je me dis que si on attend l’approbation totale de nos enfants, on n’en ferait aucun! :-p

    • Merci pour ton témoignage… Je crois qu’on a tous nos blessures et forcément nos opinions s’en trouvent influencés.
      Comme toi ma mère était dans une situation très précaire lorsqu’elle m’a eu, mais elle a rapidement rencontré un millionnaire (qui me détestait et me tyrannisait) qu’elle a quitté pour un autre homme moins riche mais extrêmement aisé également. J’ai grandi dans l’opulence matérielle, roulé dans de grosses cylindrées, vécu dans des maisons 8 fois trop grandes pour les trois personnes qui vivaient dedans, en revanche j’ai manqué de tout l’essentiel à mon sens, la sécurité notamment, la stabilité affective. J’ai vécu l’enfer dans une prison dorée.

      Loin de moi l’idée de dire qu’il ne faut pas d’argent pour élever un enfant. Avec bientôt 4 enfants et surtout une ado, je sais que la vie est beaucoup plus facile quand on a les moyens d’assurer leur avenir, que l’on sait qu’on pourra leur payer leurs études, leur permis, qu’ils auront de quoi se loger, etc, etc… Ca rend bien plus serein!
      Seulement ça n’est pas l’essentiel…

      Des études, on peut en faire sans un rond et j’en suis la preuve, j’ai un master de droit (ok, y’a mieux, mais y’a pire aussi), j’aurais pu passer l’examen d’entrée à l’école des avocats si j’en avais eu le courage (je me suis dégonflée), et ma mère n’a pas déboursé un centime que ce soit pour mon logement ou pour mes études. Je me suis débrouillée seule avec le peu que j’avais.
      J’ai passé mon permis à 22 ans quand j’ai pu me le payer.
      Je n’en ai jamais voulu à ma mère pour ça (j’ai matière par ailleurs, cela étant, mais du manque matériel, je n’ai jamais souffert car il a représenté pour moi la liberté)

      Quand je te lis, je te trouve très dure avec tes parents… Peut-être as-tu d’autres choses à leur reprocher que leur manque de moyen… Le fait de ne pas t’avoir soutenu peut-être? Le fait de t’obliger à les soutenir matériellement aujourd’hui en te faisant un chantage affectif assez odieux?
      Je comprends bien que ton début dans la vie n’a pas été simple, cela dit…

  • Ton article m’a donné envie de témoigner.J’ai 30 ans,ma mére m’a eu à la suite d’un déni de grossesse, sans papa sinon c’est pas drôle,elle avait 20 ans,pas de travail,pas le moindre diplôme,elle n’a même pas fini le collége,sait à peine écrire…Elle vivait à la campagne sans permis,donc pas d’accés à la culture.Elle s’est pourtant débrouillée,elle est restée longtemps chez mes grand-parents qui étaient carrément pauvres,ma g- mére ne travaillait pas,mon g- pére travaillait aux espaces verts.Personne n’avait le permis.Le seul point positif ,c’est avec bcp d’huile de coude et d’entraide,ils ont pu acheter une maison ( longtemps restée en terre battue).On a eu la chance d’avoir un jardin et des légumes,des voisins qui donnaient des fringues,ma g- mére élevait des lapins et des poules). Mon terrain de jeu était le jardin et mon tas de sable,nous faisions bcp de balades,je me régalais de voir les chevreuils,les oiseaux,les cigognes!!!( oui ça fait un peu ptite maison dans la prairie…) Bref,l’argent il fallait y faire trés attention,au centime prés.. Mais il y a toujours eu de la joie de vivre,des fêtes de famille,des parties de belotes.J’ai été choyé,j’ai eu l’impression d’être la 8 eme merveilles du monde.Ça m’a donné une force incroyable,un caractére à toutes épreuves, une joie de vivre inestimable. Il est évident que tout n’a pas été rose, j’ai eu parfois peur,je voyais bien l’inquiétude chez mes parents( j’ai trouvé un pére plus tard …mais il était pauvre aussi…pas de bol). J’en ai parfois voulu à la vie de rendre mes parents malheureux,je leur en ai parfois voulu de ne pas pouvoir m’offrir les mêmes choses que mes copines,c’est dur de se priver.Mais ce qui a été vraiment dur,c’est le regard des gens sur mes parents,l’impression de n’être vu que comme des Pauvres.La situation de mes parents n’a pas bcp évolué, mon pére a construit notre maison de ses mains,ça a pris 15 ans,il s’est endetté,serré la ceinture encore et encore.Et devinez,ça ne m’a pas empéché de faire des études,de devenir Educatrice,métier dont je rêvais et qui me colle parfaitement à la peau. Aujourd’hui,parfois j’aide mes parents même si je gagne un peu plus que le smic. Ça me crée des soucis parfois,j’ai moi même une famille à assumer.Mes parents me donne autre chose que de l’argent,mon pére me fabrique des meubles avec de la récup,il jardine et connaît plein de trucs et astuces qu’il me transmet.J’ai bien des choses à leur reprocher mais pas celui d’avoir été pauvres et ils ont pourtant eu 3 enfants.Ils m’ont transmis des valeurs humaines qui ont fait de moi une personne bien dans ses baskets,qui aime la vie malgré les difficultés.J’ai appris à reconnaître ce qui est important et ce qui ne l’est pas,j’ai appris à être heureuse autrement qu’en possédant toujours plus.j’ai appris à prendre conscience de la chance que j’ai de faire un métier que j’aime,de pouvoir faire un tas de choses que mes parents n’ont jamais pu faire.Leur satisfaction est de voir leurs filles évoluer, accéder à des avantages qu’ils n’ont jamais eu.Ils ne sont pas aigris de leur situation, ils profitent des moments important de la vie.
    Désolé,je ne sais pas faire court,j’aurai pu continuer des pages et des pages sur ce sujet…en plus vu l’heure tardive,ça doit être bourré de fautes mais ça vient de mes tripes

  • Merci pour cet article !
    Nous sommes trois enfants (écarts de 10 mois puis 6 ans), mère quasi célibataire (père présent une fois toutes les trois semaines dans les bonnes périodes), puis célibataire tout court, et avons quasiment toujours vécu sous le seuil de pauvreté. Dans un petit village, sans voiture, où il n’y avait que la petite bibliothèque municipale,donc niveau ouverture culturelle c’était nettement plus compliqué qu’en ville. Mais, toujours, notre mère nous a appris à être curieux, à travers les livres, nos expériences.
    Au collège et lycée nous étions boursiers, ce qui nous a permis de faire les voyages scolaires à l’étranger (1/2 moins cher alors), pour que nous grandissions en étant ouverts sur le monde, mais aussi pour les souvenirs et les anecdotes que nous aurions plus tard à raconter.
    Au lycée j’ai eu la bourse au mérite (alors neuve), 800€ par an, qui allaient à ma mère, ce qui m’a permis de payer mon permis. Je travaillais le soir, aide aux devoirs, ou baby sitting pour payer mes vêtements ou sorties sans culpabiliser de prendre sur le budget hyper serré de ma mère.
    Depuis que je suis à l’université je suis boursière, échelon 6. Dans la ville où je suis, ça me permet d’avoir accès aux bibliothèques et musées municipaux gratuitement, et de ne pas payer les transports en communs. Il y a aussi beaucoup de tarifs étudiants, d’animations et de festivals, tout au long de l’année et pour tous les publics.

    Nous ne sommes pas partis en vacances. Tout comme Mouflette nous avons eu des vêtements et jouets d’occasion et de seconde main, mais nous n’avons pas été malheureux pour autant.

    Avec mon copain, lui aussi étudiant, et notre fille (elle a 9 mois), nous considérons vivre correctement grâce aux bourses. Bien sûr, nous espérons avoir des emplois stables et relativement bien payés dans l’avenir. Mais, si nous devons vivre et éduquer notre puce en étant très juste niveau finance, nous pensons sincèrement que l’amour, l’attention et l’ouverture culturelle que nous pouvons offrir à nos enfants (nous en voudrions d’autre(s) dans les années à venir), sont essentiels. Et bien plus important que de ne pas avoir de problème financier mais de ne pas être présent pour ses enfants (je ne dis pas que présence et finances ne sont pas compatibles; c’est juste un « s’il fallait choisir »).

    Oui, il faut de l’argent pour éduquer et faire grandir ses enfants, mais non il n’est pas nécessaire, en France, d’être riches, et non, ce n’est pas une raison pour se refuser d’avoir des enfants (dans une relative mesure).

  • Je te soutiens à fond dans cet article !
    Un enfant n’est pas un caprice ou un objet et cela n’a rien à voir avec l’argent qu’on a ou pas. Je dirais que la question est plus est-ce qu’on est prêt à être responsable d’un petit être vivant. (rien à voir avec l’âge, à presque 30 ans, je ne m’en sens pas encore capable alors que j’ai des copines qui à 18 ont parfaitement tout géré).

    Pour en revenir au sujet de l’argent, mes parents étaient plutôt à l’aise et pourtant comme ils voulaient nous apprendre que l’argent ne fait pas tout, on a eu le même genre d’éducation que ta fille et on était très heureux comme ça ! Etudiante, j’ai continué à pouvoir profiter d’un tas d’offres culturelles gratuitement ou presque, ce qui fait que j’ai très bien vécu malgré une bourse très serrée. Et aujourd’hui, même si je suis très à l’aise financièrement, je ne trouve pas que la situation soit tellement plus confortable qu’avant. Bien sûr, c’est cool de ne pas avoir à regarder le moindre centime et de pouvoir se balader partout, mais avant j’avais d’autres loisirs qui me satisfaisaient tout autant.
    Je voudrais aussi parler de mes cousins, qui pour le coup, étaient eux vraiment pauvres, puisque leur père est parti après le 7ème en laissant ma tante sans emploi et sans un sou. Et bien, ils ont tous été très heureux, ont pu faire des activités sportives et artistiques, aller au théatre, lire, etc. et sont tous devenus des adultes épanouis qui ont très bien réussi leurs études (la plupart se sont débrouillés pour faire des études payées et ne plus être un poids pour leur mère, les autres ont fait des prêts et ont travaillé à côté).
    Bien sûr, ils ont uniquement vécu des aides de l’Etat, mais
    1/ ajdh ils le rendent bien à la société,
    2/ même si ce n’était pas le cas, pour ma part, je suis ravie que mes impôts servent à financer l’égalité des chances !

    Je trouve que c’est une chance qu’on a en France, même si ce n’est pas encore tout à fait parfait et que les aides ne sont pas les mêmes partout. Aux US, où je vis actuellement, avoir un enfant est un luxe, et c’est un peu le règne de l’enfant roi, ce qui n’est pas forcément bon pour eux non plus…Il faut donc chérir et défendre ces droits !

    • Oui, si j’habitais aux US je ne tiendrais pas le même discours je crois.
      C’est une chance en France d’avoir ce système d’aides qui permet aux plus démunis de s’en sortir. Je le vois comme un tremplin!
      Même si évidemment, certains n’ont pas la chance de pouvoir sortir de leur situation précaire. Au moins cela leur permet de vivre à peu près décemment.
      Le fait que les soins médicaux soient remboursés à tous (je touchais la CMU, quand j’étais étudiante, ça m’a permis de payer des lunettes à ma fille sans débourser un centime. Même si objectivement les modèles CMU sont pas très glam! ^^ ), c’est également une chance immense…
      Même si comme tu le soulignes le système a ses failles.

  • Bonjour,
    Bien que nous avons le même âge, ton article me donne envie d’avoir été ta fille! Quelle chance elle a eu de pouvoir profiter des vraies choses de la vie!
    Nous avons entendu ce même genre de réflexions ici aussi mais qu’importe, notre fils est heureux, nous aussi, nous nous régalons sur les vide-greniers et c’est tant mieux! Nous prévoyons le 2ème et on s’en fiche du qu’en dira-t-on. Ok, on se pose quand même la question de savoir comment on fera quand ils grandiront, quand ils voudront des baskets de marque, un iphone hors de prix comme les copains, comment on pourra les aider à payer leurs études etc mais qu’importe, on verra ce que la vie nous réserve et en attendant on joue à l’euromillions 🙂
    En tout cas, tu as de merveilleuses filles (et un pépin à venir!) et c’est tout ce qui importe.

  • Belle piqûre de rappel! Moi qui suis en plein dans les simulations de nounous, matériel de puériculture etc. qui vont me coûter un bras 😉
    Et pourtant je suis d’accord avec toi à 100%. Avec de l’amour, de l’intelligence et l’envie de bien faire, le reste est secondaire… je souligne l’envie de bien faire d’ailleurs, qui pousse à lire, se poser des questions etc, parce que c’est ce qui fait qu’on investit réellement son rôle de parent, et qu’on crée du lien au lieu d’être un parent « fonctionnel ».

    Ce qu’il y a c’est qu’on vit dans une telle débauche de consommation que les repères se perdent et que l’on finit par penser n’importe quoi. Personnellement, je suis encore sous le choc d’avoir dû acheter un buffet pour stocker TOUS les cadeaux de Noel de mon fils de 6 ans (18 cadeaux reçus en tout, oui oui, 18 – dont 1/3 pas ouverts 6 mois après). Il y a un moment où le 12ème cadeau n’apporte pas autant de plaisir que le 1er… Et il y a d’autres formes d’amour que l’achat. Je le souligne surtout par rapport à l’entourage, les parents, les oncles et tantes, qui se mettent parfois une pression d’enfer (chez moi c’est comme ça en tout cas). Mais ce qui n’a pas de prix, c’est le temps que l’on accorde aux siens.

    C’est super aussi de souligner que dans notre pays, les choses sont faites pour amortir justement ce différentiel. Et que ce qui compte c’est le bagage culturel, la curiosité, l’envie d’apprendre que l’on inculque. Je connais des familles très riches et incultes, et des familles plus modestes très cultivées (même si je ne connais pas la corrélation statistique entre les deux).

    Après je crois qu’il y a une frange de population ni riche ni pauvre, sur laquelle se concentre l’impôt et les tarifs les plus élevés des prestations diverses, qui ne bénéficie que de très peu d’aide et d’alloc et dont l’équilibre budgétaire se dégrade ces derniers temps. Je conçois le stress que cela peut générer. Mais justement, ça pousse à s’interroger sur ce qui est vraiment enrichissant dans la vie: pas forcément le jouet à la mode, mais un RTT posé pour aller pique niquer avec son enfant? Et on n’y pense pas forcément, moi la première d’ailleurs.

    Donc comme toi: NON il n’est pas nécessaire d’être riche pour avoir des enfants bien dans leur peau et leur tête!!

    PS- j’espère que tu vas bien dans cette dernière ligne droite de grossesse 😉

  • Ton texte est très touchant, effectivement c’est la richesse du cœur qui compte vraiment. Bien sûr, il faut être réaliste, il faut quand même un peu de moyens pour élever un enfant…
    Par contre, il y a quelque chose qui me chiffonne et me paraît paradoxal, si être riche n’est pas une obligation pour avoir des enfants (et c’est ma conviction) pourquoi une telle profusion d’objets dans le domaine de la puériculture, dans les médias et dans les blogs maman surtout, qui donne ce sentiment qu’il faut absolument tel ou tel article indispensable (esthétique, utile mais cher aussi)…
    Impossible de les avoir sans argent…

    • Merci Pluie pour ton message.
      Nous vivons dans une société de consommation, l’industrie nous pusse à consommer, c’est ainsi qu’ils peuvent faire prospérer leurs entreprises…
      Pour être tout à fait franche, je suis consciente du paradoxe qui m’habite et dont ce blog est le témoin. Je sais qu’il ne faut pas grand chose pour élever convenablement un enfant, j’ai vécu avec presque rien, pour Mouflette, pas de lit parapluie, pas de berceau, pas de transat, rien de superflu en somme… Et ça ne m’a jamais manqué. Evidemment, la publicité, les magasins etc me montraient tout un tas de choses que je ne pouvais pas acheter. Je n’étais pas frustrée mais je me disais « un jour j’aurai les moyens d’offrir tout ça un un deuxième enfant ». Alors même que ça ne me manquait pas. Paradoxe, donc.
      Aujourd’hui, bientôt 4 enfants, ce blog me permet de les gater, presque trop… Alors que d’un côté, j’essaye de leur inculquer des valeurs allant au delà du matériel, de l’autre, c’est la profusion d’objets en tout genre à la maison (et encore, je limite énormément depuis quelques temps), de cadeaux pour elles, etc…
      Je te confirme, c’est très paradoxal. Un peu comme lorsque je me jure de n’acheter que des yaourts lorsque je vais au supermarché et que je reviens avec douze produits « parce qu’ils étaient en promo », avoir la possibilité d’acquérir ce dont on n’a pas besoin mais qui nous fait envie, c’est très très difficile de résister à la tentation… 🙂

      • merci pour la franchise de ta réponse ! mais du coup, serais-tu prête à renoncer à tous ces objets ?
        parce que de n’importe quel côté que je regarde on nous vante toujours plus d’objets absolument indispensables à la venue et à l’éducation d’un enfant….

        • Très honnêtement, maintenant que je les ai, non, je ne serais pas prête à y renoncer… Sauf à y être obligée.
          Mais je sais qu’ils ne sont pas indispensables et j’essaye de ne pas les présenter comme tel…
          Certains ont les moyens de se payer du luxe, par exemple, d’autres pas. Les enfants des uns ne sont pas plus heureux que les enfants des autres. Peut-être vivent-ils dans un confort plus visible…

  • Ce qui me hérisse perso, ce sont les parents Bisounours sans économies qui semblent réaliser au jour le jour les frais inhérents : loisirs, études, location de studio étudiant et hurlent à l’inégalité sociale et à l’injustice.
    Comme si par magie, quelqu’un allait tout leur payer sous prétexte qu’ils ont repeuplé le pays.
    J’en ai tellement vu qui misent et offrent comme ils le peuvent à l’aîné des études et sacrifient d’office les suivants. Pas sûr que leurs enfants leur disent merci.

    • Effectivement ça n’est pas très sympa pour les suivants… :-/
      Sinon j’ai toujours payé mes factures, et je ne m’en suis jamais plains.
      Aujourd’hui on a droit à très peu d’aides (les allocs familiales quoi) et je suis heureuse de faire partie des gens qui ne peuvent pas y accéder, ça veut dire que nous ne sommes pas dans le besoin.
      Peut-être que c’est un état d’esprit.
      Par ailleurs, j’étais vraiment ravie et reconnaissante de toucher les aides de l’Etat étant plus jeune mais je n’ai jamais pris ça pour un acquis ou un dû..
      Et j’ai appris à gérer un budget au centime près (bon, j’ai ublié depuis, j’avoue…)

      • Ce ne sont pas des familles sans le sou que j’évoque. Eux vivent dans le réel, et savent bien que de toute façon hormis gagner au loto …
        Mais la tranche pseudo classe moyenne, qui se sent victime de part et d’autres, pas assez pauvres pour, pas assez riches pour. Et qui te balance « mais tu te rends compte le judo, le piano, le club med, mais on va plus pouvoir, et dans 5 ans va falloir payer des études, on peut paaaaaaaaaaas ».

  • tout autant votre article que certains témoignages me font réfléchir … ici nous avons fait de longues études tous les 2 (bac + 8 chacun) et en bilan … la 1ère est née 2 mois après que j’accouche de ma thèse, j’étais donc au chômage, mon mari dans un boulot pas terrible du tout (il bossait énormément, responsabilité lourde, aucune reconnaissance et pas un gros salaire pour autant et en plus dans une région paumée loin de nos racines), il a démissionné la petite avait 15 jours … il a retrouvé un travail dans un coin qui nous plait mais même en CDI on sait que la stabilité n’est pas tout à fait réelle et peut vite pencher, une paie raisonnable et une vraie vie de famille, j’ai fait quelques remplacements dans l’enseignement, le 2ème est arrivé et là j’enseigne en tant que contractuelle dans un bahut à l’année mais qu’à 50% difficile de trouver mieux ET le truc qui me fait réfléchir c’est le petit troiz qu’on désire et qu’on tente de mettre en route depuis le début de l’année … car il faut assumer ses enfants et la 1ère a des soucis de santé et quand on voit que tout ce qui est « de confort » est de moins en moins remboursé alors on se pose des questions à savoir si quand ils seront plus grands, la 1ère fait des études, le 2ème on galèrera peut-être et le 3ème ? tout ça en assumant les soucis de santé de la grande car hors de question que son confort ne soit pas assuré mais qui sait de quoi demain est fait ? comment prévoir ? et en réfléchissant je me dis que si j’avais écouté ma famille je n’aurais pas encore d’enfants … et nous sommes si bien surtout en ce moment à jardiner et à expliquer les choses à notre grande … mais quel bonheur !

    • et je précise que nos études, mises à part qu’elles nous ont poussé à réfléchir, ne nous ont pas du tout offert une qualité de vie en France (par contre niveau chômage on a bien cumulé plusieurs années et même une période avec rien pour moi) … oui on aurait pu partir loin de nos racines au Canada et là c’était une autre histoire … mais ce n’est pas notre volonté

      • Merci pour votre témoignage…
        Loin de moi l’idée de dire que la situation est idyllique, ça n’est pas le cas. Et la situation tend à se dégrader…
        En fait je voulais surtout faire réfléchir sur le fait qu’on peut être dans une situation précaire, avoir un enfant, et ne pas avoir à être jugé durement en plus de cela.
        Le regard de la société est de plus en plus dur sur les parents…

        • j’avoue que le regard des autres … je sais y répondre au besoin, ou faire comme si de rien n’était ou toiser … (avec le souci de santé de ma fille, j’ai encore plus appris d’ailleurs !!! car le jugement de la mamie qui pense qu’on l’avait tapé et qui lui dit « ma pauvre petite » … je peux vous dire que mamie et sa bonne pensée, elle s’est mise à la hauteur de ma fille pour lui dire pardon !!! nan mais oh qu’allait penser ma puce sinon ???) donc tout ça pour dire que votre article et vos témoignages me font réfléchir car c’est un tout à un instant t ! Le jugement … on ne peut pas y échapper je ne sais pas comment ça se fait qu’en France, on se permette de tout juger chez son voisin … la bienveillance devrait nous faire réfléchir .. mais si on regarde dans l’ensemble ce n’est toujours pas le cas …

          • Oui c’est malheureux.
            On ne peut pas empêcher les gens de penser et heureusement. Mais il y a comme une fierté à « être franc » et à tout dire, sans se soucier des blessures que l’on peut provoquer…
            Il y a une différence entre affirmer son opinion, défendre ses convictions, se battre pour des causes nobles… Et dire tout ce que l’on pense d’eux aux gens sans se soucier de les rendre malheureux…
            C’est dommage et cela manque en effet de bienveillance!

  • je poste rarement mais je te lis tous les jours!!
    la réponse à la question de ton article est pour moi clairement oui!
    tout le monde l’a dit, l’argent n’est pas le nerf de la guerre quand on veut construire une famille… j’ai grandi dans un environnement privilégié, je n’ai manqué de rien mais en contrepartie je voyais peu mes parents car ils travaillaient beaucoup.. j’ai passé mon 1er Noel avec eux l’année de mes 9 ans.. même si je n’ai pas manqué d’amour et que mes parents sont les meilleurs parents du monde, je me suis vite rendue compte que la présence des parents était importante dans les vie des enfants…
    je suis aujourd’hui maman de 2 enfants.. un d’un peu plus de 3 ans (né en mars) et une petite de 6 mois et demi… et c’est lors de ma reprise du travail que je me suis rendue compte qu’il fallait de l’argent pour avoir des enfants!! la nounou qui gardait mon petit n’a pas pu avoir d’extension d’agréement pour pouvoir accueillir ma petite.. les places en crèche m’ont été refusées… je n’ai trouvé aucune nounou voulant accueillir ma petite 2 jours par semaine (les 2 autres jours elle aurait été chez la nounou de mon grand)… brefs après de multiples démarches, après m’etre renseignée auprès de la caf qui me garantissait que je pourrai bénéficier d’aides, j’ai inscrit mon garand en micro crèche 2j/semaine (le reste du temps chez la super nounou)… bref, la caf m’a appris il y a 1 mois que finalement je n’aurais pas le droit aux aides prévues.. mon mari crée sa société et n’a pr seul revenu que des allocations chomage basées sur un smic à 80 % et tous les mois j’en ai pour 1200 euros de frais de garde (aide pour la nounou déduite)…je ne peux pas m’arreter de travailler puisque c’est mon salaire qui fait vivre la maison et nous avons un pret d’appart sur le dos.. alors heureusement que mes parents sont là et nous on preté de l’argent… donc meme si le matériel n’est pas nécessaire, avoir un enfant coute cher!!

    • Oui les frais de garde sont un vrai gros problème en France, et le fait que ce soit si cher est totalement incompréhensible… Alors que l’école est gratuite, elle (ou presque). Et que la politique actuelle est au travail de la femme coûte que coûte. Faudra m’expliquer comment les deux parents peuvet travailler alors qu’il leur fait plus qu’un salaire pour payer le mode de garde…

  • J’aurai pu écrire cette article, j’ai eu ma première à meme pas 18 ans, à ses 2 mois et demi j’ai repris mes études , un apprentissage nous vivions avec 600€ mais dans un apprt cher je me suis séparée de son papa, tombé sur le bon, mon mari à 20 et quelques jours j’ai eu le 2 eme toujours en apprentissage ………….. Aujourd »hui j’ai un emploi que j’aime avec 4 enfants ainsi que mon mari , on est pas riche , on vit dans une belle maison modeste en location mais ils manquent de rien non plus ! J’ai tout entendu , oh lala c’est completement irresponsable ………. et aujourd’hui il se taise tous!! Quand on peut on veut c’est ma devise perso!!!

  • MERCI !
    Simplement merci pour ce texte.
    Non pas que j’ai des enfants mais a 22 ans, les question ce bouscules « et quand j’aurai un enfant comment vais-je faire pour l’éduquer.. bla bla bla » Merci parce que tu me rassure dans tes paroles et me conforte. Et en plus ton histoire ma touchée, peut être parce que j’habite à Angoulême ! Lol non, vraiment ton histoire est profonde. J’aime, j’adore !
    Merci beaucoup.

  • Hum, je vais aller dans le sens contraire 🙂
    Je fais partie de celle qui pense que pour faire un enfant il faut avoir certains moyens.

    Pour quand meme nuancer, j’ai ete elevee par ma maman seule, je n’ai effectivement manque de rien, a priori, j’etais en ecole privee (merci la maitresse du CP en ecole publique qui voulait me faire redoubler des ma premiere semaine), j’ai fais de l’equitation et de la danse/gym du primaire au lycee. Donc oui, on pourrait se dire que y’avait pas de souci ^^ sauf qu’a cote, ma maman a fait qd meme des sacrifices : deja elle travaillait beaucoup et tres tard (quand elle venait me chercher a l’ecole c’etait 19h et j’etais avec la dame du menage), elle a commence a achete tout ses vetements a emmaus (et c’est tres bien hein, elle continue d’ailleurs), sa banque n’a pas voulu lui faire un pret pour la voiture 🙂 C’est ma grand mere qui l’a fait. Je crois qu’a certaine epoque, elle ne mangeait pas tres variee.
    Bref, elle a quand meme reussi a m’elever dans le confort (je m’estime enfant gatee), alors qu’elle avait pas beaucoup de sous et que je crois mon pere ne donnait meme pas la pension au debut. Mais ca ete une maman responsable puisqu’elle a economise des sous pour mes etudes et a voir tous les etudiants precaires, peu de parents y pensent.
    Si j’ai pu partir faire mes etudes en Coree du Sud, si j’ai pu me permettre de faire deux master 1, c’est bien que derriere ma mere me soutient completement 9sa situation financiere est tres bonne depuis le lycee je crois) Si j’avais voulu aller dans une ecole privee, j’aurais pu. Moi j’ai des connaissances leurs parents ne pouvaient meme pas leur payer la chambre du crous a 200 euros par mois.
    Et on se retrouve avec des etudiants qui redoublent leur annee parce qu’il faut qu’ils bossent en meme temps que les etudes ou des jeunes qui ne peuvent pas faire les etudes qu’ils veulent parce qu’ils ont pas de sous et qu’ils doivent choisir une filliere efficace et courte. Des jeunes qui font tout et n’importe quoi pour payer de quoi payer leur chambre crous et a manger.

    Donc bon. J’ai eu une maman responsable, qui a pense a economiser pour mon avenir, est ce que tous les parents sont comme ca ? Ben j’en doute.
    J’ai une amie proche qui a son bebe a 19/20 ans, qui a aussi eu une situation compliquee, et ben, bien sur, je crois pas qu’elle ne regrette rien, mais c’est dur, il y a 2 ans elle attendait avec impatience la CMU pour pouvoir aller chez le dentiste et faire operer son petit qui avait besoin d’une operation. A cause de ses souci, elle a du voir a la baisse ses etudes, je crois qu’elle a meme arrete… la situation est loin d’etre ideale.

    Donc bon. Tu as l’air d’etre une bonne maman, je n’en doute pas. Mais en tout cas, ce n’est pas comme ca que je vois les choses et si je veux des enfants, je veux qu’ils puissent aller faire leur etude aux USA s’ils le souhaitent par exemple, je veux qu’ils aient le choix de leur etudes et avenir, et quand les parents n’ont pas d’argent pour soutenir les jeunes, et bien, c’est complique.

    Voila voila

    • Je comprends bien…
      Quand les parents n’ont pas d’argent, si les enfants ont eu tout le nécessaire au niveau affectif et en confiance en eux, je suis sûre qu’ils peuvent s’en sortir. Moins facilement, c’est vrai, mais ça n’empêche pas!
      Et on connait tous des jeunes qui ont galéré, et d’autres qui exactement dans la même situation, s’en sont sortis brillamment…

      Et on peut avoir des parents riches qui n’aident pas. Ou des parents pauvres, comme ta maman qui savent faire les efforts nécessaires.
      Les parents de mon mari (très riches) ont décidé de ne pas lui payer ses études, de ne pas l’aider financièrement pour le laisser se débrouiller… Il a fait un prêt pour payer son école d’ingénieur, son logement et son année aux USA. Il n’a eu droit à aucune aide vue la situation financière de ses parents. Et a brillamment réussi.
      Il partait avec des connaissances (tout le monde ne sait pas qu’on peut faire un prêt étudiant malheureusement) et une motivation acquise à force d’être poussé dans les études par ses parents…

      Mais bien sûr, ça aide, d’avoir les moyens et cela permet d’offrir le meilleur à ses enfants. Pour peu que cela soit dans notre état d’esprit. Ton cas prouve que le contraire est possible aussi, et c’est un bel exemple!!

      • En fait, finalement, le pb de la reussite des enfants est tellement multifactoriel que bon, l’argent c’est un peu reducteur. Tu parles de ton mari mais lui il avait un background culturel, meme s’il a paye ses etudes il etait qd meme dans une ecole d’inge (succes assure et job a la cle), il a frequente les meilleurs lycees et les meilleures ecoles et je suis quasiment sur que s’il etait vraiment dans la merde ses parents auraient ete derriere lui. C’est pas le cas de tout le monde, vraiment. Je suis pas vraiment sur qu’un gamin avec des parents avec peu de moyens + peu de background culturel puisse si bien reussir. Ce sont des exceptions en general (je suis tres friande de la theorie de Bourdieu, surtout quand on sait que l’ecole reproduit les inegalites). D’ailleurs, je te conseille la video de UsulMaster sur les jeunes qui expliquent qu’on vit dans une societe d’heritiers, et que nous, petit jeunes de facs ba on va devoir se battre 10 fois plus que nos parents pour trouver un travail. J’ai bientot mon master 2 mais je ne suis pas sur de trouver un travail alors la reussite..
        Dans la video de Usul y’a un etudiant de l’ESSEC (38000 euros les frais de sco) qui dit que l’education c’etait une strategie familiale et qu’il ny’a jamais eu de limites. et t’as les jeunes ‘normaux’ qui te disent ‘ben meme si on fait des etudes, trouver un travail a priori c’est mort’.

        Je pars plus loin que ton billet de depart mais c’est juste pour dire, que oui, p-e tu peux elever des enfants avec 400 euros et qu’ils vivront bien mais est ce que sera suffisant plus tard pour leur payer l’ecole a 38 000 euros pour etre sur qu’ils reussissent et qu’ils soient pas aux chomage 3 ans comme mes amies qui ont des master 2? pas sur. L’avenir est sombre pour les jeunes….

        • Disons que le postulat de mon article au départ, était surtout d’essayer de relativiser ce besoin d’argent absolu…
          Le souci c’est que des gens pouvant se permettre de payer 38000€ de frais de scolarité à leur enfant, on n’en trouve pas beaucoup, soyons honnêtes!
          Et si on devait attendre d’avoir cette capacité à payer des études hors de prix, bien peu de gens auraient le loisir de devenir parent…
          Ce que j’essayais de dire, c’est que oui, évidemment, avoir de l’argent, c’est mieux, c’est plus sécurisant, ça permet plus facilement un avenir moins difficile à nos enfants.
          Mais pour autant, être dans une situation précaire n’empêche ni de rendre heureux ses enfants, ni de les ouvrir à la culture, ni de leur permettre d’être de brillants élèves. Même si c’est plus facile dans les milieux aisés, ça n’est pas impossible dans les milieux populaires et on connait tous des exemples de chirurgiens ou pilotes d’avion venant de milieux défavorisés. Tout comme certains venant de milieux privilégiés vont se retrouver caissier.
          Je ne crois pas en la fatalité… Ni en au déterminisme. Laissons un peu de manoeuvre au libre-arbitre et au potentiel de chaque individu.
          Oui l’avenir semble sombre, la vie est dure, mais tomber dans le pessimisme ne me semble pas être une solution idéale pour donner le goût de s’en sortir aux jeunes…

          • Oui je comprends le sens de ton article, et finalement, je peux te donner raison, meme si ce n’est pas comme ca que j’imagine elever mes enfants si jen ai. (c’est pas mechant du tout hein 🙂 )

            Apres, je ne crois ni en la méritocratie, ni au ‘reve americain’. Les études socio le montrent (y’en a eu une tout récemment) que ces gamins qui réussissent et qui viennent de milieux populaires sont des exceptions (voir etude de Paul Pasquali) et ont quand meme un « petit heritage culturel »(donc c’est pas tous les gamins, loin de la).
            Et surtout, quand tu dis, ‘on connait tous des exemples de chirurgiens ou pilotes d’avion venant de milieux défavorisés’ ca c’etait avant, c’etait l’epoque de nos parents, quand y’avait de la croissance de rattrapage (voir video de Usul). L’ascenseur social est bloque, on commence a etre dans un systeme educatif a 2 vitesses, la societe d’heritiers, la croissance normale a 1%… => situation beaucoup beaucoup plus difficile pour nous (je parle de moi, je ne sais pas comment cela evoluera dans 10 ou 15 ans), ou quand nos parents pouvaient trouver un travail en 1 ou 2 jours et ben nous, ben nous y’en a pas ^^

            Donc ca, ca m’inquiete ++++++ pour moi et pour mes hypothetiques futurs enfants, auquel j’aimerais donner 200% de chances dans la vie.

            • Je comprends aussi ton avis…
              J’ai essayé de « m’elever » le plus haut possible parce que j’ai conscience de la réalité de ce que tu dis… Étant une « exception statistique », j’ai quand même toujours du mal à voir mon cas comme étant exceptionnel…
              J’espère néanmoins donner toutes les chances à mes enfants en étant un « exemple » pour elles.
              Je sais aussi que mon mari, issu d’un milieu très bourgeois et avec un parcous « classique » dans cette population, leur donne plus de chances, statistiquement… »
              Notre aînée est dans un collège très élitiste (public mais dans un quartier huppé) et j’en suis soulagée, je sais que ça lui donne plus de chances.
              Ça et son cursus musical, son éducation culturel etc…

              Pourtant nous ne sommes pas très riches (on est loin d’être à plaindre mais on n’aura clairement pas les moyens de payer des frais scolaires de 40k€/an…) mais on saura comment aider nos filles à obtenir un prêt. Et on sera effectivement à même d’en faire un nous même en cas de besoin…
              Comme tu le dis, les critères sont multiples.
              Nous ne sommes pas riches à proprement parler mais nos filles auront cet héritage dont tu parles. Héritage que j’ai construis me concernant et que mon mari a reçu de ses parents…
              Et c’est vrai que l’avenir inquiète…

  • C’est compliqué comme question. Mes parents ont réussi à élever 4 enfants avec très peu de moyens au début (même s’ils ont aujourd’hui une situation plus que confortable). On en a pas souffert et on a tous fait de longues études. J’ai moi même eu un enfant pendant mes études. C’est vrai qu’en France on a pas mal d’aides qui permettent de vivre correctement, en tous cas les premières années d’un enfant. Mais pour plus tard, quand les enfants grandissent, il faut plus d’argent, c’est pour ça aussi que j’ai attendu longtemps avant d’envisager un autre enfant. Je ne pense donc pas qu’il y ait de réponse toute faite, tout dépend des parents. Il y en a comme toi, avec peu de moyens, qui a quand même ouvert l’esprit de mouflette, alors que d’autres avec de l’argent laissent leurs enfants devant la télé toute la journée..

    • Bien sûr qu’il n’y a pas de réponse toute faite!
      Et mon but n’était pas d’en donner une mais d’adoucir le regard que peuvent porter certains sur ces familles modestes dont j’ai fait partie un jour…
      Après, le meilleur choix, c’est celui que chacun fait. Mais avoir un enfant trop jeune ou lorsqu’on est trop pauvre ou trop vieux ou trop travailleur, etc, etc… N’est pas un mauvais choix, ça n’est pas forcément la situation atroce qu’on nous vante à tour de bras…

  • Bonjour, je lis souvent ton blog mais je ne laisse jamais de commentaire.
    Je suis la dernière d’une famille nombreuse (on est 7 enfants). Petite, ma maman était femme au foyer et mon père cadre. Il avait un bon salaire mais avec 7 enfants… On ne partait pas en vacances, on se passé les vêtements… Mais on allait à la bibliothèque toutes les semaines, se promener dans les bois, on faisait des confitures…
    Mes parents ont divorcé. Ma mère a du retravaillé, en urgence. Elle qui a travaillé dans une banque s’est retrouvé femme de ménage, avec 5 enfants à charge. Pour moi je vivais normalement. Puis s’est en grandissant que je me suis rendus compte qu’on était pauvre durant cette période. On mangé souvent des crêpes et des pâtes (ça coute pas cher) mais pour moi c’était la fête! On avait la chance de vivre dans une maison dans une petite ville et profité du jardin, du potager…
    Maintenant, j’ai 24 ans. Ma maman est toujours pauvre, elle travaille encore a 65 ans. Certes elle n’a pas pu me payer le permis, elle n’a pas pu me payer mes études… Mais on a tous fait des études. J’ai un bac+5 (enfin dans 1 mois!). Je vécus durant mes études grâce aux bourses+ job étudiant durant l’été. Ma maman n’a pas pu me payer tous ça par contre elle me donne quelques légumes du potager, me fait quelques courses à chaque fois qu’elle vient me voir, me donne 50€ par-ci par-là… Je n’ai jamais eu le sentiment de manqué de quelques choses! Je suis heureuse et j’ai eu une enfance heureuse, remplie de rire, de câlins, d’amour(bon avec 6 frères et sœurs aussi de cris et de disputes hein!), malgré des jouets et des vêtements d’occasion. Quand je repense à mon enfance je pense d’avantage à l’odeur des confitures et du pain chaud qui cuisait dans le four le matin, des bras et des jambes écorchés par les ronces les doigts tachés par les mûres et le mal de ventre parce qu’on en a trop mangé, le son du piano quand le soir on était couché et que ma maman avait enfin le temps de jouer du piano…. Une enfance heureuse!
    Et maintenant que j’ai les moyens de m’acheter des vêtements neufs, ben la plupart de mes vêtements, meubles…sont achetés d’occasion. Je suis inscrite à la bibliothèque et la ludothèque, on va régulièrement dans les friperies, aux Emmaus et je dégotes des livres pour 1 ou 2€.
    Mes neveux et nièces sont élevés par des parents qui ont les moyens et je les trouve blasé! Nous c’était la fête quand on allait voir les cheveux, au ciné, manger au resto… Le comble du luxe, c’était d’avoir son propre flacon de gel douche de marques quand on partait en voyage scolaire. Je suis fière de ma mère. Et j’espère donner à mes futurs enfants les valeurs qu’elle nous a transmise: la tolérance, le partage, l’amour des pluies d’été, les tonnes de livres et l’amour!

    Bref tout ça pour dire que malgré ce commentaire très décousus, je suis entièrement d’accord avec votre article!

    • Merci pour ce magnifique témoignage! 🙂
      C’est très beau à lire et à imaginer!
      Bravo à vus et à votre maman qui a su vous inculquer l’essentiel et qui doit être si fière de voir ses enfants réussir leur vie de cette manière! 🙂

  • J’adore ton article ! Je te comprends tellement ! J’ai eu ma fille à 19 ans… J’ai eu la chance d’être encore et toujours avec mon copain et d’être en alternance ce qui m’a permis d’avoir un salaire et surtout une maman au top qui m’aide énormément. Mais j’ai tout de même eu le droit aux réflexions « Une gamine qui élève une gamine », « Tu te rends pas encore compte mais c’est cher les enfants », « Ta classe d’âge est la plus touchée par le chômage, je trouve ça irresponsable d’avoir un enfant à ton âge », bref que de superbes morales à deux balles ! Oui je n’ai que 21 ans, ma fille en a 2 et elle est même surgâtée ! On a quand même de la chance d’être nés en France et d’avoir des aides. Et encore je m’entends … Je n’ai pas eu toutes les aides non plus, je n’ai jamais eu d’HLM, on m’a coupé rapidement les APL parce que gagner 1200€ à deux c’est trop,… Je ne m’en plains pas parce que j’arrive tout de même à vivre sans me sentir à la gorge. Alors c’est vrai que des fois des mois sont plus durs que d’autres mais encore une fois il y en a qui sont dans des situations bien pire ! Et c’est pas parce qu’on a 19 ans qu’on en est pas capable !

  • faut il etre riche pour avoir des enfants? grosse erreur de calcul etatn donnée que l’amour donné vaut tout l’or du monde..les pauvres riches qui ont simplement de l’argent engendrent des enfants frustrés malheureux et sans amour ..eh deviennent betes et mechants car l’amour est au dessus de l’argent pour un enfant.

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