La fête des femmes

Je voulais écrire un article acide et incisif sur le sort des femmes en France en 2016. Mais mes connaissances en la matière n’ont rien de professionnel, je ne connais que les statistiques que j’ai lu dans des livres ou dans les journaux… J’avais envie d’écrire sur la « fête des femmes », toutes ces pubs que je reçois par texto depuis 3 jours avec des réductions en tous genres pour bien me rappeler que mes droits, on en a rien à battre, et que je me souvienne profondément que je suis rien qu’une femme, et que même pour la journée des DROITS des femmes, internationale la journée, même, on essaye de m’abrutir le cerveau avec des promos plus débiles les unes que les autres. Femme, consomme et ferme ta gueule!

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Et puis comme ici c’est mon blog à moi, et que j’ai pris pour habitude d’y raconter ma vie, je me suis dit qu’en cette journée prise par beaucoup pour la fête des femmes (on a la fête à la saucisse, la fête du canapé, la fête des 2 chevaux, il fallait bien aussi une journée à ces pots de fleurs que sont les femmes…) je pouvais simplement livrer mon expérience de femme…

Je suis née il y a 34 ans, la nature m’a faite avec des organes génitaux femelle. Je pense que mine de rien, ça change sensiblement tout le cours de mon existence, tout mon vécu et toute ma manière de l’assimiler.
J’ai été abandonnée par mon père après qu’il ait tenté de me tuer. J’ai été abusée sexuellement par un oncle de ma mère, puis violée par son mari. J’ai dû continuer à vivre avec lui malgré mes révélations à ma mère, jusqu’à ce que je décide de quitter le foyer familial, à 17 ans.
La justice n’aura rien fait pour moi, pas plus que tous les professionnels que j’ai pu croiser durant mon enfance et qui semblaient s’accorder sur le fait que mon vécu n’était pas grand chose en comparaison de la brillante carrière de mon beau-père et de la cohésion familiale qu’il fallait maintenir à tout prix.
Je n’étais qu’une gamine, après tout. On peut facilement sacrifier la vie des petites filles, ça n’est pas comme si je risquais de devenir quelqu’un d’important un jour.

A 17 ans, je suis partie vivre avec un garçon de mon âge. Notre relation était explosive, mais je crois que l’on s’aimait. Je l’aimais à en crever. Au bout que quelques mois de relation, il m’a avoué qu’il hésitait avec une de ses nouvelles collègues de travail, une jeune fille très jolie et presque aussi triste et malheureuse que moi. Il m’a finalement choisi moi, évidemment. Et après avoir éprouvé ma fidélité et ma loyauté envers lui, après m’avoir vu m’aplatir pour le garder, il a vite compris qu’il pouvait me faire absolument ce qu’il voulait. A commencé alors une lutte psychologique de laquelle j’étais d’avance perdante.
Je suis tombée enceinte. Il a accepté de garder le bébé uniquement si j’acceptais de me marier. J’ai dit oui, évidemment.
Il a commencé à me frapper la nuit, quand il « dormait ». Encore aujourd’hui, je garde le doute, le faisait-il exprès ou dormait-il vraiment? 15 ans après avoir dû protéger mon ventre de ses coups chaque nuit, je me pose encore la question… Et si j’exagérais? Qui suis-je pour l’accuser ainsi? Et puis j’avais qu’à aller dormir ailleurs, merde!

La violence physique n’était rien face à la violence psychologique… Il m’enfermait dans notre appartement pour que je ne puisse pas aller « draguer », j’étais enceinte de 8 mois, j’aurais pu accoucher là, comme une pauvre conne qui ne savait plus se défendre.
Ses mots étaient de plus en plus cruels à mesure que grossissait mon ventre. Plus j’étais vulnérable et plus il était brutal. Plus j’étais dépendante et plus il me faisait souffrir, plus il me rappelait que je n’étais rien ni personne sans lui. Des propos que j’ai entendu des années durant dans la bouche du mari de ma mère à cette dernière.

Quand notre fille est née, j’ai presque immédiatement décidé de le quitter. Ma petite fille fragile et vulnérable… J’ai refusé qu’elle grandisse en voyant chaque jour sa mère être traitée comme de la merde. J’ai refusé qu’elle puisse un jour croire que, parce qu’elle était une femme, elle méritait d’être traitée ainsi.

Quand j’ai porté plainte pour coups et blessures, la policière qui m’a entendu s’est moquée de moi. Je n’avais plus aucune trace de ses coups. Et puis il dormait peut-être… Je lui faisais perdre son temps. Je suis sortie en refusant l’humiliation supplémentaire qu’aurait représenté la visite médicale. La plainte a bien entendu été classée sans suite. Il dormait, nom de dieu!

Quand j’ai trouvé une avocate qui voulait bien plaider pour mon divorce malgré l’aide juridictionnelle, celle-ci m’a dit « Il faut être bien stupide pour rester avec un homme violent. Dès la première claque, je serais partie, moi! Même à 18 ans! » Je suis partie à 19 ans et avec un joli paquet rose sous le bras. Pardon de n’avoir pas été assez réactive pour éviter les insultes.

13 ans que ma fille n’a plus aucun contact avec son géniteur. Je reste persuadée aujourd’hui que le manque qu’elle ressent peut-être vaut mille fois mieux que les souffrances qu’il lui aurait infligé s’il faisait encore partie de sa vie.

Plus tard, j’ai décidé de porter plainte contre le mari de ma mère pour abus sexuels et viol sur mineur de moins de 15 ans. La prescription était de 10 ans à l’époque, à compter de la majorité de la victime. J’avais 23 ans quand j’ai déposé plainte. 31 ans quand le jugement a enfin été rendu. Il a été reconnu coupable mais n’a été condamné qu’à 2 mois de prison avec sursis. Il a abusé de moi pendant plus de 5 ans, il m’a volé une partie de ma vie mais le pauvre… 20 ans après, on laisse les gens tranquilles quand même! Allez, 2 mois avec sursis pour que tout le monde soit content!

Le grand oncle de ma mère est décédé quand j’avais 13 ans, il ne paiera jamais pour ce qu’il m’a fait, ainsi qu’aux autres petites filles qui sont passées sous son toit.

Ca c’est ma vie de petite fille et de femme. Similaire à de nombreuses vies d’autres petites filles et femmes, sacrifiées.

Ce que j’aimerais? C’est qu’en ce jour, on nous rappelle pourquoi les femmes ont encore besoin d’une journée pour revendiquer leurs droits. Partout dans le monde mais aussi ici, en France.
Pour que les femmes qui iront porter plainte contre leur mari violent soient traitées avec décence et respect. Pour que les jeunes filles qui lanceront une procédure contre leur agresseurs, 10, 15 ou 20 ans après les faits ne se prennent pas dans la gueule qu’il est trop tard, que, putain, elles auraient pu tourner la page!
Pour qu’on ne demande plus jamais à une femme comment elle était habillée quand on l’a violée (on me l’a demandé aussi. J’avais 12 ans quand mon beau-père m’a violée… Mais ce qui comptait, c’était de savoir si je n’avais pas une jupe un peu trop courte pour expliquer son « dérapage »!)
J’aimerais que cette journée rappelle que la femme n’est jamais coupable de ce qu’elle subit, JAMAIS! Que ce soit un viol, des violences conjugales, un salaire diminué de moitié, le harcèlement au travail/de rue/sexuel/psychologique…
J’aimerais que cette journée marque un tournant dans les mentalités… Qu’on ne cherche plus ce qui, chez la victime, a poussé son pauvre petit agresseur à lui faire du mal. Mais que l’on essaye de comprendre pourquoi les agresseurs en viennent à agresser… Et la réponse n’est jamais : « la victime ».

Mais bon, continuez à nous offrir des bracelets gratuits pour l’achat d’un parfum, des promos sur l’électro-ménager, continuez à parler de la fête des femmes ou de la « journée de la femme », comme si l’élément le plus important de la phrase, « les DROITS », n’avaient pas lieu d’être.
C’est vrai, en 2016, en France, le statut de la femme est tellement enviable, elle ne mérite pas une journée pour tenter de sensibiliser à ses droits…

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61 Discussions on
“La fête des femmes”
  • Merci! Je crois pouvoir deviner le coût émotionnel de ces mots et j’en pleure de rage!
    Bravo aussi d’avoir su te battre pour faire reconnaître tes Droits. En espérant que nos filles n’auront jamais à traverser ces épreuves.

    • J’avoue qu’en me relisant, je me souviens à quel point je viens de loin. Je crois que je l’ai mérité, ma petite vie tranquille d’aujourd’hui…
      Et c’est une satisfaction immense de savoir que j’ai réussi à faire grandir ma fille loin de tout ça. Sa vie n’est pas parfaite, mais elle est préservée du malheur. Ses petites soeurs aussi. Son petit frère aussi. Ca n’aurait pas été le cas si je n’avais pas mené ces combats. J’en tire une certaine fierté, du moins un soulagement.

  • Je n’ai pas le même parcours mais la même volonté,la même rage même…on y arrivera!Déjà si je pouvais arrêter de lire « je ne suis pas féministe mais… » je considérerai qu’il y a du progrès,hélas c’est tellement courant.En tout cas j’admire toute la force dont tu as du faire preuve pour t’en sortir,tu es une guerrière <3

    • C’est clair… Être féministe c’est un gros mot aujourd’hui…
      Cela dit j’ai entendu l’inverse « Je suis très féministe hein, mais… » Mais surtout je ne prends pas parti pour les femmes dans leur lutte pour leurs droits.
      Bref, le chemin est encore long. Et quand on a des filles, on prend d’autant plus conscience du combat à mener. Et en fait, en ayant un garçon, j’ai envie de me battre pour lui aussi, qu’il devienne un homme heureux, respectueux, qu’il considère les femmes comme ses égales, qu’il se battent pour leurs droits et son droit à lui d’être qui il veut, loin des carcans dans lesquels la société nous enferme tous…

      • oui si j’avais un garçon je pense que je lui mettrai beaucoup la pression pour qu’il se comporte en parfait féministe (j’entends hurler les « je ne suis pas féministe ») (mon frère a été élevé ainsi,il va bien et sa femme est très contente merci) .Le poids de l’éducation est tel que beaucoup de femmes n’ont même pas conscience qu’elles n’ont pas le statut qu’elle mérite!!

  • merci à toi de partager cela avec nous. tes mots sont pleins d’émotions, et je ne ressent que colère et amertume envers les monstres qui ont pu faire de telle chose et ne pas être punis. J’ai beaucoup de mal avec cette idée de journée de la femme comme si tous les autres jours était les journées de hommes. C’est à la base une journée internationale pour nos droits mais en france on se contente de nous envoyer des bons de réductions. merci en tout cas de ton partage. tu devrais être d’autant plus fière de toi, d’avoir une aussi belle vie aujourd’hui après toutes ces épreuves

  • J’imagine que ce billet a été dur à écrire, mais je trouve cela très fort de ta part de le partager avec nous !
    Merci à toi !
    Nathalie

  • Et ben, je suis encore plus admirative de ta vie après avoir vu ton parcours !!!
    Et sans avoir rien vécu de tel, je suis bien d’accord avec toi, ça me lourde de voir ma boite de spam remplit de message de pub pour des promos spécial journée de la femme !!! Sérieux, où va le monde?

  • Bravo pour cet article coup de poing ! Je suis bien contente que tu aies réussi à t’extraire de ce cycle infernal dans lequel tu étais plongée bien malgré toi. Qui peut croire après ça que la femme est le « sexe faible » ? Et comme tu as raison d’inciter sur les mots « droits des femmes ». Sur Facebook, sur Google, il est inscrit « journée des femmes ». C’est navrant.

  • Je partage exactement la même colère face aux « offres promotionnelles » reçues ou vues partout. Je suis écoeurée de cette récupération commerciale de merde.
    Oui, même en 2016, même en France, il y a encore beaucoup à faire pour les DROITS des femmes. Oui, c’est sans doute pire ailleurs, mais ce n’est pas très joli joli ici…et je ne pense pas que l’on ait beaucoup de leçon à donner à ce sujet.
    Bravo pour ton parcours et pour t’être si bien reconstruit après toutes ces épreuves. Quelle vie ! 🙁
    Battons-nous encore à notre mesure et donnons l’exemple ! 🙂

  • Tu es une personne trés courageuse et un exemple pour tes filles…
    Je suis toujours sidérée de voir comment sont traitées encore aujourd’hui les agressions sexuelles, un vrai tabou…

    Le meilleur conseil que m’ai donné mon père, c’est qu’il vaut mieux être seule que mal accompagné (et de donner un coup de poele à crèpe au premier malotru venu 😉 ) mais malheureusement on apprend pas encore assez aux filles à s’affirmer et aux garçons à respecter les filles…

    J’ai deux petits gars, le premier qui lève la main sur une fille, il aura à faire à moi…j’espère avec mon homme, reussir leur éducation 🙂

    • Quand on n’a connu que la violence et la brutalité, quand on a entendu toute son enfance qu’on est une merde qui mérite tout ce qui lui arrive, il est assez difficile une fois adulte de ne pas chercher à reproduire ce que l’on a toujours connu. Le cerveau humain est ainsi fait, il préfère rester dans ce qu’il connaît, même si c’est douloureux. Parce qu’il ignore comment gérer ce qu’il ne connaît pas.

      Il faut effectivement apprendre aix hommes, aix petits garçons, a respecter les autres êtres humains et eux meme.
      Et il faut apprendre aux femmes et Aix petites filles qu’elles méritent d’être traitées avec respect et décence.

      Peut-être que si mon cas avait été pris au sérieux par la justice et que l’on m’avait mis à l’abri de mon agresseur, j’aurais eu un message clair me permettant d’accepter, d’exiger même, d’être traitée avec respect.

  • Tu es un sacré modèle de résilience, quel beau modèle pour tes filles ! et ton petit pépin ne pourra être qu’un homme adorable après avoir grandi au milieu d’elles ! bravo pour ton courage !

  • Comment dire, par quoi commencer?
    Tu revient de loin, très loin! Je n’arriverai jamais à comprendre que des gens puissent minimiser autant ce que les femmes peuvent subir, sous prétexte qu’elles aient des jupes trop courtes ou que c’était « il y a longtemps » ou d’autres âneries du même genre…
    Tu a eu un courage énorme de partir à 19 ans pour écarter ta grande de tout ça! J’espère que tes mots raisonneront dans la tête de jeunes femmes et femmes qui sont perdues aujourd’hui et qui ont besoin d’un déclic pour sortit la tête de l’eau.

  • Merci de ta confiance.
    Ton vécu est dure, mais malheureusement comme tu sais si bien l’analyser, si révélateur du fait que la femme n’est pas aujourd’hui en France l’égale de l’homme.
    Et non le 8 mars, ce n’est pas le jour du rouge à lèvre à -50% ou des fleurs.
    C’est avant tout une journée pour rappeler que 51% de la population mondiale vit dans un monde dominé par les 49% restant.

  • et d’accord avec ta conclusion. Même si dans l’ensemble le sort des femmes en France est plus enviable qu’en Arabie Saoudite (je reste collée à l’actualité ! ) il n’empêche que ce n’est pas la joie… les viols et le harcèlement sont tirs en vogue

    • J’ai souvent entendu « il y a pire ailleurs », certes… M’enfin c’est pas la joie par ici non plus. Les choses avancent, en France, touuuuuut doucement… Mais pour que ça continue dans le bon sens, on doit rester vigilantes et continuer de se battre…

  • Les mots me manquent en lisant ton article… ou alors est – ce les larmes qui envahissent mes yeux qui m’empêchent de me concentrer sur des mots…
    Ma mère a divorcé de mon père alcoolique , j’avais 10 ans, et je crois que c’est la meilleure chose qu’elle est faite…. Décision prise alors qu’une fois il a levé la main sur moi…
    Sur elle, elle supportait depuis des années, puis la police et la justice sont tellement aveugles dans ces situations.
    Alors oui on a un peu galéré au début à deux… mais je me suis forgée un caractère. Père ou géniteur que je ne voyais plus depuis des années, et qui est décédé il y a quelques années… aucune tristesse puisque mon deuil était déjà fait.
    Aujourd’hui je suis contente d’être marié à un homme gentil, qui ne boit pas, ne fume pas, d’être maman, d’être indépendante, d’être enceinte de notre deuxième enfant, sans craindre ni pour moi ni pour mes filles.
    Je suis féminine, féministe et je suis contente de pouvoir dire merde à un homme sans avoir de répercussion après… mais ça me révolte de devoir chaque année me dire que les femmes ne se résument qu’à une journée.
    Journée qui ne change aucune mentalité, aucun droit, rien du tout…
    Tu peux être fière de toi, de ce que tu as construit, de la force que tu as. J’espère que ton article donnera espoir aux femmes et femmes en devenir qui sont confrontées à de tels problèmes

  • Oufff je ne m’imaginais même pas ton parcours. tu es une survivante et une battante. bravo pour ton courage!!il faut que tout ça change et ça commence par nous et par notre façon d’éduquer nos gosses..
    profite de la vie que tu t’es construite, tu la mérites bien!

  • Votre article est très très touchant et certaines choses que vous citez me font penser à ma vie,enfin à certaines choses que j’ai connu comme l’inceste d’un de mes oncles,qui était mon parrain(sauf que je n’ai pas eu le courage comme vous de porter plainte) .Vous êtes très courageuse,votre fille peut être fière de vous.Il est vrai que les femmes en France sont un peu mieux »loties »que dans d’autres payas mais quand je lis des articles comme il n’y a pas longtemps sur fb sur le viol et que je vois des personnes qui cautionnent ce viol en disant que la femme n’avait pas à s’habiller de façon provocante etc…ça m’écœure.Ce qui m’agace aussi c’est que le 8 mars soit pour certains que commercial,reçu des tonnes de mails ce jour là

  • Bonjour,
    Quel parcours! Et quel courage tu as eu! Et malgré toutes ces épreuves, tu es arrivée à construire un foyer aimant. Je ne sais pas quoi dire, excepté ouaouh, chapeau!
    Notre société a vraiment des progrès à faire pour reconnaître les violences faites aux femmes, pour qu’elles soient reconnues. Et cette journée est bien loin de cela.
    Rien à voir, mais j’étais sur Tlse hier, et je me suis surprise à penser à toi, à me dire que je pourrais par hasard te voir.
    Bonne journée!

  • Bonjour!!

    Difficile de ne pas être dans l’empathie avec toi quand on lit de telles choses… Et comme les autres, je salue ton courage et ta détermination, cette petite flamme qui a fait que malgré les nombreux obstacles tu es allée au bout.

    Mais j’enrage comme les autres de lire à quel point quand on tombe (attention sans le vouloir j’entends!) dans ce cercle infernal, c’est la double peine, voire triple, quadruple. Les prédateurs s’engouffrent dans les failles. Et ceux qui sont supposés nous protéger, justice, policier, ne se placent pas assez souvent du côté des victimes.

    Continuons le combat. Ne lâchons rien. Et comme toi je suis mère de fille et garçon et je trouve que ce combat est un cadeau pour l’un et l’autre tout autant!

    Je t’envoie plein de pensées positives 😉

  • Ton article est tellement bouleversant mais aussi si réaliste. Tu as vécu des moments insupportables, ignobles, injustes et au final, n’a rien pu obtenir en « contrepartie », pas même une petite vengeance, un brin de justice (car du sursis c’est pas de la justice pour moi).
    Bravo pour ton courage, pour la belle vie que tu t’es construite, pour vous et vos enfants.
    Mais c’est clair, on a moins de valeur qu’un homme et pourtant, c’est nous qui leur donnons la vie

  • Merci pour ce témoignage qui ne peut que bouleverser celle ou celui qui le lit. Je pense que les hommes sont méprisants et violents envers les femmes parce qu’elles évoquent la part féminine qui est en eux, celle que la société les incite à nier, à dénigrer et à détruire.

    Que cette « Journée des droits de la femme » qui revient chaque année, soit assez puissante pour détruire 364 jours de mauvaise éducation et de volonté délibérée de maintenir un statut préhistorique que rien ne justifie et dont le résultat sera la destruction du couple et donc de l’humanité à commencer par l’image piteuses d’eux-mêmes dont les hommes prendront conscience. Lio de France.

  • J’ai vu ce soir une pièce de théâtre qui fait écho à ton histoire. Ça s’appelle Les Chatouilles et c’est une énorme claque. Une performance artistique par laquelle l’actrice raconte tous les ravages de son enfance envolée.
    Tes mots aussi sont très forts.

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