Sur la réserve

J’ai l’impression d’avoir écrit cet article 20 fois tellement j’ai le sentiment de couler, encore et encore…
Cela fait plus de 11 mois que je suis la mère de 4 enfants, et je n’ai pourtant pas encore trouvé de rythme… Plus exactement, le rythme que j’ai réussi à mettre en place est tellement fragile que le moindre heurt, la moindre petite contrariété vient tout ficher par terre…

Ce sentiment de n’être là pour personne à force de vouloir être là pour tout le monde.
Ces journées bien trop courtes. Ces millions de choses à faire, trop de choses pour les si petites semaines…

Peut-être que je suis une personne franchement pénible… Je me sens bien uniquement si j’évolue dans une maison parfaitement bien rangée et propre, c’est un besoin vital… On me dit « mais lâche prise!! » mais je ne peux pas lâcher prise! S’il y a du bordel ou si c’est un peu sale, ou si les deux en même temps, je me sens mal, physiquement, c’est ainsi… J’ai besoin que tout soit carré et cadré, et là, je me sens épanouie et je peux profiter de l’instant. Sinon je me sens noyée.

Certaines semaines, tout va bien, tout est carré, tout est à sa place et l’imprévu devient acceptable.
Le problème c’est qu’avec 4 enfants, c’est rarement carré et bien organisé… Les lessives s’enchaînent, il suffit que je sois absente trois jours (et j’ai enchaîné les déplacements ces dernières semaines) pour qu’un retard conséquent s’accumule, qu’il me faut des semaines à remettre en ordre.

L’état de la maison est souvent le reflet de mon propre état. Si tout est rangé et propre, c’est que je suis dans une période où je vais bien, je ne suis pas trop fatiguée, pas trop débordée, j’arrive à gérer et je me sens bien pour affronter tous les petits aléas de la vie d’une famille nombreuse.
Au contraire, si c’est le bordel (et en ce moment, c’est le bordel 90% du temps), c’est que je suis sou l’eau, totalement dépassée… C’est dans ces moments là que je suis tellement crevée que j’oublie la moitié de mes rendez-vous, ou j’y pense à la dernière minute…
Le truc c’est que j’ai un cerveau qui doit gérer l’emploi du temps de 5 personnes, parfois 6… Le mien et celui de tous mes enfants et parfois mon mari. Et mon cerveau connait ses limites, en ce moment…
Alors j’oublie de changer les draps de la petite dernière depuis un mois et demi. J’oublie de prendre mon traitement thyroïdien un matin sur quatre. J’oublie de rappeler à Mouflette qu’elle a un RV chez l’orthodontiste (où, par chance, elle va seule), j’oublie que Mii doit amener les jus de fruits pour le goûter de l’école (et vu qu’il n’y pense jamais…), j’oublie tout, en réalité… Tout ce qui ne fait pas partie de la mécanique du quotidien ou qui ne sort pas assez de l’ordinaire pour que je m’en souvienne…

Et la moindre contrariété me rend folle, au sens propre.
Le moindre truc prend des proportions pas possibles… Une semaine solo avec 4 mômes, c’est n’avoir aucune solution de secours en cas de tuile. C’est une pression sous jacente avec laquelle j’ai pris l’habitude de vivre, mais que la moindre contrariété vient me rappeler avec brutalité… Je suis en état de panique permanent et je suis incapable de me calmer pour gérer les imprévus un peu stressants… Enfin, si, je gère, je suis bien obligée, mais dans un état de stress qui me transforme en Vésuve sur pattes…

Je me sens comme une cocotte minute prête à exploser à tout moment. Je ne supporte plus la moindre sollicitation et je me transforme en furie hyper agressive dès qu’un truc me fait perdre du temps ou que j’ai le sentiment qu’on m’impose quelque chose que je ne suis pas en mesure de gérer… Je regrette après… J’aimerais me graver sur le front « attention, mère de famille nombreuse en voie d’explosion, passez votre chemin fissa! ».

C’est un peu comme si j’étais sur la réserve et le moindre petit truc m’amène à la panne sèche… Je suis en zone rouge 90% du temps… Et je cale dès qu’un truc coince un peu.
Et je n’ai aucune idée de quoi faire pour inverser la tendance… Les jours où je suis seule, j’en profite pour décompresser « un peu trop », quand j’ai les petits, c’est à peine si je pense à respirer tellement les journées sont intenses, et quand vient le week-end, je délègue tout pour passer ma vie dans la cuisine, à faire mille petits plats et culpabiliser de ne pas avoir passé assez de temps avec mes enfants…

C’est très décousu, ce billet, à l’image de ma vie depuis plusieurs mois (années?)… Je n’ai jamais été aussi heureuse mais je n’ai jamais eu autant le sentiment de pouvoir claquer à n’importe quel moment… Comme si le manque de temps, le trop d’enfants m’empêchaient de profiter de l’instant… Toujours ce temps qui file entre les doigts…

Et cette fatigue qui reste chevillée là, qui me fait attraper tous les trucs qui traînent et les semaines qu’il faut pour me remettre du moindre rhume. Et rien ne change cet état de fait, ni la vitamine C, ni les nuits de 7h de sommeil consécutifs (et j’ai de la chance, je sais), je suis toujours un zombie qui jongle et qui ne s’en sort pas…

Sans titre 1

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58 Discussions on
“Sur la réserve”
  • Bonjour,….petit billet bien morose ! Parfois ce n’est pas simple en effet de tout bien caler comme on voudrait que cela soit, il faut juste admettre que cela est souvent difficile à réaliser et le monde ne s’arrête pas de tourner pour autant…tu (je peux me permettre?) es si dure avec toi-même, mais tu dois bien connaître le problème! 🙂 4 enfants ce n’est pas rien, et une baraque en fonction de ces 4 là non plus!!!! Il est sûr que bien souvent une petite anicroche et hop, tout fout le camp! Mais à leurs yeux, je pense, il ne regarde que ton amour pour eux et ce que tu fais pour et avec eux, le reste ma foi, 🙂 :), ils s’en foutent un peu en fait! Tu es leur wondermaman ! Ayant 5 enfants et une reprise de taffe au 1er septembre, je suis obligée de relativiser ce qui ne sera pas fait….j’étais un peu comme toi avant, et de temps en temps envie de chialer quand je vois ce que je n’ai pas pu faire,…donc je te comprends un peu… Courage la mite orange…;) tu es biennnnnnnnn plus forte que tu ne le crois…… Bises…Celine

  • Je te lis souvent mais jamais ne commente. Mais la…tu décris tellement ce que je vis (4 enfants aussi et la petite dernière qui, à 13 mois, se réveille encore la nuit)que je ne pouvais pas ne pas te laisser un mot.
    Merci.
    Je me sens moins seule.
    Parce que au milieu de cette fatigue éternelle et cette montagne de linge sale, je me sens seule. Malgré là présence de mes 4 loulous.
    Je n’aurais pas mieux décris mon quotidien.
    On sait que tout cela n’est que temporaire, qu’un jour on se retrouvera avec une maison hyper rangée et les enfants partis vivre leur vie, qu’on regardera cette vie la avec nostalgie. Mais la tout de suite , je veux juste dormir. Quand je veux. En étoile dans mon lit.
    Bises

  • Fais toi aider 🙂
    Prends un baby sitter ou une femme de ménage, ça va te soulager. Quelques heures par semaine, ça te permettra de recharger tes batteries !

  • Tu me sembles n’avoir pas encore trouvé ton rythme et ton équilibre mais je suis sûre que cela viendra : le temps arrange bien des choses mais il faut peut-être aussi que tu sois un peu plus zen, que tu lâches un peu prise, effectivement. Allez, courage !

  • « Je n’ai jamais été aussi heureuse »–> Non, désolée, mais tu te voile la face. L’impression d’être fatiguée tout le temps, la moindre maladie qui te flingue. Ce n’est pas normal. Réagit avant le burn out.

    • Ok, mais concrètement, je fais quoi pour « réagir »? Je vends mes enfants? :p
      Et oui, paradoxalement, je n’ai jamais été aussi heureuse et ma vie n’a jamais été aussi calme… Je reviens de loin, je te l’accorde.

      • Trouver un moyen de s’organiser autrement, répartir les tâches entre toute la maison (enfant et mari), en parler autour de toi (pas seulement sur le blog). Il y a un tas de blog consacrés à l’organisation, comment gérer le ménage… peut être que ça vaut le coup de s’y pencher ? Prend soin de toi.

        • Ce n’est pas l’organisation le souci (très honnêtement, je suis plutôt quelqu’un d’organisé!) ni le fait de déléguer (mes deux grandes et mon mari font leur part), le souci c’est le temps, ça fait un mois qu’on ne fait que se croiser… Et l’autre souci c’est que même si je délègue, au final, tout repose sur mes épaules… JE dois penser à TOUT, même si au final ce n’est pas moi qui m’en occupe concrètement, je dois quand même y penser. J’en parle avec mon mari qui essaye de palier ce souci, mais ça reste temporaire à chaque fois…
          Et le médecin me trouve en forme (hormis les rhumes, bronchites, etc qui me font la consulter…)

  • Comme je comprends ce que tu vis. Je n’ai malheureusement pas de trucs magiques pour t’aider sinon je les utiliserais aussi ! Moi aussi, j’ai besoin que la maison soit au carré pour me sentir bien, pour sentir que je gère, que je me maintiens au-dessus du niveau de la mer, mais avec des enfants, c’est quasiment impossible, je le sais bien. Mais je n’arrive pas à lâcher prise, j’aurais trop l’impression de me noyer. Moi aussi, lorsqu’on part quelques jours de la maison, je pense d’abord au nombre de machines en retard qu’il faudra rattraper avant de me réjouir de partir un peu. Je ne peux même pas te dire que ça va passer, que les enfants sont encore petits etc … Parce que quand on aura 4 ado à la maison, je ne pense pas que ce sera moins fatiguant ;). Mais comme toi, je suis très consciente de n’avoir jamais été aussi heureuse qu’avant de les avoir eux. Raccrochons nous à ça, Pensons que nous serons nostalgiques de ces moments quand ils seront tous partis de la maison ( oui, j’anticipe déjà), et pensons à celles qui aimeraient avoir une famille nombreuses mais qui ne le peuvent pas. Bref, pas de conseil miraculeux, mais juste un gros hug d’une maman de 4 😉

  • Comme je te comprends. Je n’ai pas 4 enfants, mais deux fausses couches cet hiver m’ont littéralement mise à plat. Le boulot, ma fille, la maison à tenir, le blog un peu quand même, le train matin et soir, j’avais l’impression de ne pas m’en sortir, d’être toujours en train de courir. Tout s’est accumulé, le retard a grandit, je ne sortais plus la tête de l’eau. J’ai fait comme toi, cure de magnésium vitamine C, cure de ginseng, une semaine de vacances (pire que mieux)…
    Finalement, la seule chose qui m’a fait du bien, c’est de ralentir le rythme de travail et mon homme fait le ménage. Mais c’est long pour revenir à un niveau acceptable de fatigue et tu ne peux pas laisser tes enfants sans retrouver une maison retournée, je connais ça aussi 😉
    Bon courage et des bises de soutien.

    • Ha les fausses couches… J’en ai fait 2 coup sur coup il y a 4 ans (déjà!!) et ça m’avait mise complètement à plat aussi, tant physiquement que moralement… J’ai dû attendre près d’un an pour m’en remettre et accepter de « retenter le coup ». Je te souhaite de surmonter ça aussi vite que possible parce que oui, c’est épuisant, bien plus que ce que l’on peut croire… Prends bien soin de toi!

  • oh la la, mais quel est ce tout petit moral ? je ne sais pas quoi te conseiller, à part que moi aussi j’oublie tout (et je n’ai que 3 enfants…. alors je n’ose imaginer quand petit 4 se pointera quoi !) donc je marque tout. Mon calendrier Memoniak fait peur à voir… mais je n’ai trouvé que cette solution. Connais-tu le livre « Je suis débordée à la maison !  » : je te le conseille, il m’a beaucoup aidée et je continue de le relire régulièrement. Allez, haut les cœurs ma chère Aurore, tu es une super maman !!!!

    • Oh je n’ai pas un petit moral, je me sens juste complètement débordée et mon corps me le fait savoir! 😉
      J’ai aussi 2 agendas (un dans mon sac à main, un sur mon bureau) et un calendrier sur le frigo… Ca fait peur à voir aussi! ^^
      Le truc c’est que ces dernières semaines j’étais partie 3 jours sur 5, pas là les week-end ou seule avec les 4 parce que Mii était en déplacement… Et le mois de juin ne s’annonce pas bcp plus calme… Mais ça ira mieux cet été! 😀

  • je n’en ai que deux et un travail et des petits à côté et je me sens noyée tout le temps
    2 anniversaires à la suite et je ne dors plus, je décore, agrafe, prépare, pâtisse…argggggg
    Bon courage, au fait ça s’arrete quand ce rythme de fou? jamais….!

  • Et si tu notes tout et que tu fais des listes et des plannings ? Personnellement, c’est ce qui me sauve ! Parfois c’est presque extrême (faut il noter d’aller aux toilettes 5 min ?! Non, et pourtant bien souvent je fais l’impasse !). Après sans toute cette agitation la vie serait tellement plus terne ! Je me plains souvent de ce rythme effréné mais bien souvent lorsqu’il se calme je panique ! (la contradiction féminine sans doute!). Juste pour finir : fais toi confiance (et fais toi aider pour toutes les tâches ménagères ?) ! Belle journée !

  • Et une aide à la maison ? Tu dois pouvoir bénéficier d’aide ! Comment fais-tu peux être heureuse en te sentant débordée ? Je pourrai écrire un peu la même chose alors que je n’ai que deux enfants et que mon Ours est là tous les soirs… Je suis sûre que quand les petits seront un peu plus autonomes ça se tassera. Et ta grande, elle t’aide ? Elle fait sa part ? Si tu faisais participer les enfants, ça pourrait t’alléger un chouilla. Je ne sais pas comment tu fais, tu as sans doute un short étoilé mais tu ne t’en rends pas compte Wonder Woman 😉 Des bisous tout plein.

    • La grande aide un peu, Mc aussi. En fait le truc c’est qu’à un moment donné, ça part en cacahuète, et plus personne ne fait rien… Faut réenclencher le processus en refaisant le ménage à fond et en remotivant tout le monde… Sauf que là, le dernier « gros ménage » a été fait y’a un mois environ… Et ça fait 3 semaines que plus personne fiche rien! ^^
      Après on va me dire que je gère l’essentiel, j’ai des mômes propres, alimentés correctement, soignés quand ils sont malades et je crois même pouvoir affirmer qu’ils sont tous à jour de leurs vaccins (plus pour longtemps, mais tout de même!) et je n’ai que 3 semaines de retard sur la paperasse, ce qui est une moyenne acceptable, je crois…
      C’est effectivement plus un sentiment dans ma tête qu’une réalité (enfin là si tu rentres chez moi c’est le Bronx quand même!)

  • C’est bien pour ça que je me suis arrêtée au 1er… je ne suis pas capable de supporter trop d’agitation, de bruit, d’imprévus. Je suis toujours en flux tendu ou presque (ce qui n’est pas bon… pour moi ou ceux qui m’entourent…).
    Peut être que faire venir une femme de ménage quelques heures par semaine serait une solution pour toi (encore qu’il ne faut pas être trop maniaque, c’est rare de trouver quelqu’un qui fait aussi bien que tu voudrais…)!
    Bon courage!

    • J’ai déjà eu des aides à domiciles quand j’étais enceinte de Noisette puis Pépin, et comme tu le dis, je suis trop maniaque… Je m’en fichais parce que j’étais en location et j’aimais pas notre appart… Mais dans cette maison, je pourrais pas supporter de l’à peu près…
      Et comme toi, je supporte pas le bruit, mais par chance on a des mômes super calmes… (Et quand ils commencent à hurler on les envoie dans leurs chambres, c’est radical! On est des mauvais parents… :p )

      • Ma mère est femme de ménage et aide à domocile et… Elles ne font pas de l’apeu près, ou alors tu ne communiques pas avec elle. Plier du linge, le repasser, ce sont des trycs que tu peux facilement expliquer à ton aide pour qu’elle le fasse comme tu le veu. Il y a beaucoup de choses que tu pourrais déléguer si tu prenais le temps de former la personne (tu peux aussi employer une étudiante/lycéenne qui aurait besoin de tunes :))

        • J’en ai eu plusieurs, celle qui venait le plus souvent était au top, sérieuse, travailleuse, elle devançait mes attentes (elle me connaissait à force) et ça se passait très bien. Mais ils me l’ont remplacé par une nana qui faisait semblant je pense (ou qui avait un niveau d’exigence très inférieur au mien) et j’étais en fin de grossesse donc je ne pouvais pas palier son « à peu près » et ça m’a rendu dingue. Quand j’en ai parlé à la responsable, et lui ai demandé si elle pouvait me renvoyer l’ancienne avec qui je m’entendais bien en plus, elle m’a répondu « mais elle est de l’ancienne génération, elle, normal qu’elle travaille mieux! » sous entendu « les jeunes font de la merde et c’est normal ». Ca m’a un peu saoulée!
          Je suis restée sur cette mauvaise impression alors que la première faisait bien son job, c’est dommage mais bon, pas envie de prendre le risque dans la maison en fait.

  • Et dire que je me noie avec 1!
    Clairement ce qui m’a sauvé moi, c’est en priorité mon BuJo. Mais faut dire que niveau organisation il y avait tout à faire!
    Ca commence à aller mieux , depuis que mon filou fait ses nuits (enfin!) mais gérer une maison, un déménagement, un bébé, un nouveau travail, et une crise de couple, ça n’a pas été de tout repos.
    Comme d’autres, effectivement, je te conseillerai de te faire aider pour le ménage si c’est vraiment un truc qui est hyper important pour toi. Et peut être ralentir le boulot, et refuser des déplacements, pour ne pas te culpabiliser par la suite!
    Courage en tout cas!

    • Je me suis prévue une coupure dès début juillet… J’arrête tout (ou presque) jusqu’à début septembre. Le fait d’être ma propre patronne a autant d’avantages que d’inconvénients! Mais au moins je peux dire stop (la contrepartie c’est qu’on mange des pâtes en attendant! ^^)

  • Quand l’amoureux a repris le travail après son congé parental (on est au canada, on a fait moitié moitié sur le CP) et qu’on s’est retrouvé tous les deux à retravailler avec les deux filles allant à la garderie, on a pris peur. Finalement, on ne s’en sort pas si mal mais ça implique une organisation à deux parents. Les matins où l’un de nous doit les préparer seul, c’est la galère. Et puis la routine est parfois pesante. On aurait le goût de s’asseoir tranquillement le soir avec un bouquin une fois les filles couchées, mais il faut anticiper le repas du lendemain, ranger la table, faire la vaisselle, préparer les sacs, faire une machine. Je trouve ça pesant par moment. Et puis on a été malade s une semaine et c’est le devenu l’enfer avec plus rien que ne fonctionnait, un désordre innommable…. 🙂

  • Avoir une maison rangée avec des enfants en bas âge, qu’ils soient 2, 3 ou 4, je crois qu’il faut en faire le deuil 😉
    En tout cas, je l’ai fait car sinon, j’allais devenir folle. Parfois, je rechute quand même en me disant que non, vraiment ces jouets qui traînent partout, ce n’est pas possible.
    Ici, il faut aussi que je pense à tout pour tout le monde et ils comptent tous sur moi pour y penser.

      • Comme dit plus haut, laisse ton ainée et ton mari se débrouiller seuls ! Quand ils auront râtés deux rendez-vous/contrôles etc, ils prendront leur vie en main ! Tu ne peux pas être partout sinon tu frises le burn out :s

      • Adelles du blog « pour mieux attendre » appelle ça le « parent permanent » : celui qui, même s’il ne fait pas tout, doit -a minima- penser à tout…
        Et ce rôle est forcement épuisant.
        Je ne sais pas si tu connais les vidéos de Véronique Gallo mais quand j’ai lu ton post j’ai desuite pensé à la dernière – la 46 – quand elle va chez le docteur parce qu’elle est tout le temps fatiguée et que Dr lui dit qu’elle est en pleine forme mais qu’elle a juste 4 enfants !
        Moi j’ai 3 enfants (9 ans, et 2×5 ans) et un lâcher prise de naissance sur les tâches ménagères… Et je crois que ça m’aide beaucoup à ne pas trop souvent craquer.
        Prends soin de toi (charité bien ordonnée…)

  • Des mots que j’aurai pu écrire et pourtant je n’ai pas 4 enfants mais seulement 2 de 33 et 13 mois, 2 garçons.
    Comme toi, je tire sur la réserve et je suis prête à exploser je dirais plutôt déborder de larmes à la moindre contrariété, à quel chose que j’aurai oublié, au petit qui va mettre un temps infini pour manger juste avant sa sieste alors que je n’ai qu’une seule envie c’est de me reposer après avoir rangé les 10000 choses qui trainent dans la maison.
    Je suis en congé parental et voir ma maison en désordre m’exaspère m’énerve, dc je me lance des challenges pensent leur sieste mais comme ils dorment peu c’est vite compromis.
    En plus on a souvent des we très chargés on invite ou on va ds ma belle famille du coup je cumule la préparons de repas de fou parfois ou je cumule des piles de linge sale dans le 2nd.
    En plus mon 1er est très emotif (comme sa mère :/ ) et pleure lui aussi quand il est contrarié ou n’arrive pas à se faire comprendre…
    Je crois que l’on charge trop notre bourrique, on se dit que si

  • Et puis te lancer ds un challenge régime n’arrange pas à ton état général cela te fatigue aussi.
    Allez se donne du courage!

  • Comme je comprends ce que tu vis…. Je suis passée par là, j’ai l’impression d’y être constamment. Pour ce qui est des trucs pour arrêter de tout oublier, avec mon Chéri, on s’est acheté une ardoise où on note notre ToDoList du jour. Ça nous aide pas mal, on y note des trucs bêtes comme sortir la poubelle, répondre à tel mail, mais au moins, ça nous libère le cerveau. On a aussi un sacro saint calendrier sur lequel on note nos rdv.
    Je me doute que tu as mis en place des outils, mais dans le doute, je te donne ce qui nous a soulagé.
    Bon courage pour trouver un semblant de rythme :-*

  • Elever 4 enfants , minette , c’est un sacré boulot !
    Allez , relâche toi un peu , essaye de t’en fiche un peu , du ménage… Pas envie d’autre chose , de sortir faire du sport , d’aller te promener un peu , de jouer au square avec tes petits…
    Pas facile la vie avec des petits enfants , c’est un bonheur mais aussi un gros travail . Je sais bien ,
    mesparents nous ont élevés , nous les huit . Oui oui … Fais toi aider .
    Bisous

  • Je t’envoie beaucoup de courage et de pensées positives!
    Merci de dire haut et fort que la vie de famille, ça épuise, même si on adore nos enfants, même si on est heureuse! C’est épuisant, pas seulement physiquement. Penser à tout est minant, et c’est parfois difficile à faire comprendre. Oui, on peut aussi responsabiliser ses enfants pour qu’ils se prennent en main , mais ça aussi c’est du boulot ! 😉 Et ça n’empêche pas qu’on se sente quand même obligé de penser à (pour) eux…
    Donc merci de le dire , on se sent moins seule !
    Haut les cœurs !

  • je suis passée exactement par là.
    il m’a fallut 4 mois de thérapie avec une psychologue somatologue pour comprendre que si je ne peux pas gérer un truc ce n’est pas grave. aujourd’hui j’ai toujours autant de choses à gérer et je suis toujours sous l’eau…la différence c’est que je le vis bien. J’ai oublié un rendez-vous? j’en ris. Je n’ai pas eu le temps de faire à manger ? on mange des pâtes (et celui redis quelque chose, s’entend juste répondre : « je suis rentrée trop tard pour faire la cuisine ». Ma maison est en bordel? je ne peste plus en le faisant, j’oblige les filles à ranger leurs affaires et je me refuse à chercher leurs doudou (c’est fou comme elles le retrouvent plus vite depuis qu’elles savent que je ne le chercherai plus).
    Ce n’est pas ma vie qui a achangé, mais la manièe dont je la regarde…et ça fait un bien fou! j’ai même retrouvé le temps de jouer avec les filles (et quand elles font une crise de colère, je me roule par terre aussi en les imitant – au final : elles rient et moi je découvre que ça fait un bien fou de se rouler par terre en hurlant 😉 )

  • Coucou. Je souhaite partager ce à quoi le début de ton article me fait penser. Tu ne supportes pas que la maison ne soit pas en ordre. Est-ce que c’est l’encombrement des objets qui te dérange ? Je me permets de rapprocher cette image avec ton corps : es-tu encombrée dans ta maison comme dans ton corps ?
    Voilà, je ne suis pas psy, mais j’ai de suite pensé à çà. Alors si cela peut t’être utile pour avancer sur l’un ou l’autre de ces deux facettes.
    Bon courage à toi et il y a une chose que j’ai apprise avec l’arrivée des enfants : « ce n’est pas grave ». Où est la limite de l’acceptable avec les enfants ? Où puis-je lâcher ? Il y a ce qui est dangereux, il y a mes valeurs et principes auxquels je ne déroge pas. Et puis il y a la situation où, si je m’arrête une seconde pour prendre du recul, je peux lâcher et laisser faire car « ce n’est pas grave ». Les conséquences sont minimes : je reste calme, je ne génère pas une éventuelle colère de mon enfant ni l’escalade de la situation. J’ai juste pris sur moi, pour le bien de tous…
    Je suis sûre que tu as les ressources pour faire face au quotidien. Gros bisous

    • Je ne sais pas si je suis encombrée dans mon corps… Je me suis toujours sentie submergée par les trop plein d’objets, que je sois grosse ou non…
      Je suis plutôt adepte du rangement par le vide et j’aime les endroits épurés, c’est certain! 😉

  • 11 mois seulement? ça fait court 11 mois pour trouver un nouvel équilibre, avec un bébé dont les besoins changent au fur et à mesure. Mais tu le sais déjà: à un moment, ça s’arrête, à un moment, on sait respirer un grand coup, faire des projets qui peuvent aboutir. 11 mois à avec une maison a habiter, un rééquilibrage alimentaire…

    Mon loulou à 9 mois, c’est le troisième, je sais que dans quelques mois, ça ira mieux et j’arriverais à gérer – sans autres changement pourtant. En attendant j’accepte l’aide qu’on me propose, j’accepte aussi de recevoir dans une maison où il faut pousser les livres pour trouver une place sur le canapé. Je suis bordelique de base, ça aide… mais même comme ça on dépasse mon seuil de bazar tolérable… et tant pis. Ca va passer. Ca va aller mieux. Juste une question de temps.

    • C’est sûr… 🙂 Disons que dans mon cas, ça fait plus de 2 ans que je suis dans un état de fatigue intense et dans l’incapacité de gérer le quotidien, avec mes deux grossesses coup sur coup et deux bébés super rapprochés… Avec les deux grandes qui grandissent et qui évoluent elles aussi.
      Je le sais que ça va passer, et je regrette déjà de ne pas savoir en profiter…

  • Exactement le même ressenti chez moi! Cette fatigue morale que toute l’organisation d ‘une maisonnée de 5 repose sur mes épaules. et pourtant j’ai un mari qui aide pas mal mais il n’empêche que toute la journée j’ai le cerveau encombré de tous les détails de l’organisation familiale alors que j’aimerais à n’avoir qu’à m’occuper de moi et moi seule.
    Mais je sais aussi qu’une semaine agitée en cache parfois une plus douce! Bon courage!

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