Revues de comédies: Retour chez ma mère – Café society – Le bal des vampires – Ma loute – The nice Guys

Grâce à mon pass de la semaine de la comédie UGC, j’ai pu aller voir plein de films que j’avais envie de voir durant l’année mais pour lesquels je n’avais pas eu l’occasion d’aller au cinéma. J’ai pu me rattraper cette semaine, voici mon avis sur les films que j’ai pu visionner!


Retour chez ma mère

Stéphanie, architecte quarantenaire, doit retourner vivre chez sa mère après la faillite de son cabinet. Elle y retrouve son frère et sa soeur pour un dîner dominical animé. Sa mère a des secrets à faire exploser au grand jour.

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Une comédie douce-amère… On retrouve Un air de famille, vaguement, dans la petite cruauté de la fratrie, mais c’est plutôt gentillet dans l’ensemble.
Le film brosse le portrait d’une femme jadis forte, brillante et imbue qui se retrouve seule, dans la position d’une presqu’adolescente de quarante ans.
La relation mère-fille est tendre. Les scènes fraternelles font plutôt peur. L’ensemble est agréable et mignon, sans plus… On pouvait s’attendre à beaucoup plus corrosif ou beaucoup plus drôle. Le film reste un peu flasque.

Café Society
Bobby, jeune juif originaire de Brooklyn, veut tenter sa chance à Hollywood. Il demande de l’aide à son oncle, Phil, ponte dans le milieu cinématographique. Celui-ci lui dégote un petit job et demande à sa sublime secrétaire, Vonnie, d’aider le jeune homme à découvrir la ville.

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On retrouve le génie esthétique de Woody Allen. Le film est visuellement très beau, à la limite de la perfection. Je connais peu d’autres réalisateurs capables de sublimer à ce point les actrices… Vonnie (Kristen Stewart que je trouvais plutôt banal auparavant) est une superbe jeune femme, hypnotisante de beauté et de mystère. Elle brûle l’écran par sa présence fascinante.
L’histoire est simple et pourrait tenir sur un timbre poste… Bobby est amoureux de Vonnie qui est déjà prise… On retrouve un thème cher au réalisateur, abordé avec brio dans Manhattan ou plus simplement dans Whatever works, les relations amoureuses entre personnes qui n’ont pas grand chose en commun, le mystère d’un début de relation, l’embarras du choix, au sens propre, la croisée des chemins et les conséquences de ses choix.
Le tout sur un fond caustique de critique de la vie hollywoodienne, la vacuité des paillettes, la vanité frivole du monde des stars…
La jeunesse pleine de vie qui s’embourbe en grandissant, vieillissant, dans des rôles qui ne lui correspond pas…

Le film est assez drôle… Les exactions du grand frère de Bobby, la dévotion de leur mère, la lâcheté du père, tous les seconds rôles sont sujets à des petits gags et de très bons jeux de mots, d’échanges lyriques.
Il est très mélancolique, mais avec cette façon de voir les choses pleine d’ironie.
Il est magnifique, tout le temps, le teint sépia, les visages sublimés.
Mais la magie n’opère pas… Je suis ressortie un peu déçue… C’est beau, certes, c’est amusant par moment, mais c’est assez vide et le rythme est très lent. Un Woody Allen sympathique mais loin d’être mon préféré!

Le bal des vampires:
En Transylvanie, un vieux chercheur accompagné d’un assistant plein de vie, déboulent dans une auberge, à la recherche des vampires. La jeune fille des aubergistes est enlevée dans la nuit et ils vont tenter de la retrouver dans le château du coin, aussi lugubre que terrifiant.

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Etrange de voir ce film de Polanski plus de 40 ans après sa sortie. J’avoue avoir eu une curiosité totalement malsaine pour ce film où apparaît pour la dernière fois la jeune Sharon Tate, épouse enceinte du réalisateur, assassinée sauvagement quelques mois plus tard par « La famille » de Charles Branson.
Elle y est absolument magnifique et captivante. Le film est assez marrant bien que beaucoup trop long et ayant assez mal vieilli. Replacé dans son contexte, je comprends l’engouement! Mais 40 ans plus tard, il sonne comme une parodie éculée.

Ma loute
Dans le Pas de Calais, sur la côte d’Opale, la famille Von Petteghen vient pour passer l’été. De mystérieuses disparitions amènent le commissaire Machin à venir mener son enquête, en particulier sur l’étrange famille Brufort, dont le fils aîné, Ma loute, est tombé amoureux de la fille cadette des Von Petteghen, Billy.

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J’ai été mue, là encore, par la curiosité. Le contraste entre l’accueil dithyrambique de la presse et la critique acerbe et épidermique des spectateurs m’a donné très envie de voir ce film décrié autant qu’adulé.
J’y ai emmené Mouflette en la prévenant « Ca va être très bizarre et sans doute apocalyptiquement nul »
Et au final, j’ai bien aimé! C’est beaucoup trop long, et c’est dommage car le film s’essouffle très franchement sur la deuxième partie… Mais c’est plutôt drôle! Une satyre totalement déjantée et loufoque du monde actuel, sous couvert d’une époque révolue. Evidemment, les poncifs sur les ch’tis sont peut-être blessants à force de redondance, mais je crois qu’il s’agit surtout d’une critique à peine masqué du monde dans lequel on vit, les riches qui restent riches et qui se croient à l’abri de tout, du fait de leur statut de bourgeois, qui ne se mélangent qu’entre eux… Et les pauvres, enragés par leur misère et par la richesse ostentatoirement affichée par les précédents. C’est vu et revu, comme sujet, mais il a le mérite d’être traité ici avec une désinvolture effarante. Ca n’a ni queue ni tête, c’est évident, chaque acteur surjoue au maximum, allant jusqu’au comble du ridicule, mais c’est aussi ça qui est drôle.
J’ai eu un peu plus de mal à comprendre l’amourette entre Ma Loute et Billy… Mais les deux acteurs interprétant ces personnages sont assez fascinants, l’une par sa troublante beauté et par son jeu androgyne parfait! L’autre par son physique ingrat mais attachant.
C’est un film qui, à mon avis, ne méritait pas de tant déchaîner les passions… Frôlant visuellement le charme d’un Tati et effleurant le déjanté d’un Kusturika, ce film à la fois profondément glauque et très sarcastique, caricature avec ironie une époque surannée avec des métaphores encore d’actualité.

The nice guys
Sur un malentendu, un presque détective privé un peu costaud (Russel Crowe) va casser la figure (enfin plutôt péter le bras) à un jeune détective privé, veuf, père paumé et un peu combinard (Ryan Gosling, charmant avec une moustache).
Les deux vont devoir s’allier le temps d’une enquête afin de retrouver la jeune Amélia, actrice de porno et fille de la Ministre de la Justice de Detroit.

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C’est un « film de flics », un « buddy movie », deux compères qui n’ont rien à faire ensemble et qui doivent s’allier le temps d’une enquête… Le film est marrant, mené tambour battant. Le scénario est assez nul, l’histoire n’est absolument pas recherchée, voire, tient à peine debout, la mise en scène est loin d’être excellente, la photo n’est pas terrible… Mais si le charme opère, c’est grâce au tandem d’acteurs plutôt en forme, et à l’idée saugrenue de leur coller une jeune fille délurée de 13 ans dans les pattes.
Du coup, c’est un nanar très drôle! Les répliques sont marrantes, les quiproquos amusants, bref, c’est un vrai gros navet que l’on a envie de revoir parce que c’est le genre de navet très réussi!

Je voulais conclure sur un petit mot au sujet de la semaine du cinéma, au vu du nombre de personnes présents en salle, je ne pense pas trop m’avancer pour dire que cet événement est très méconnu du public, ce qui est vraiment dommage… 6€ la place pour une avant-première et 4€ pour un film sorti récemment ou un film culte, c’est vraiment très intéressant! Et cela valait vraiment le coup de revoir Les tontons flingueurs, La grande vadrouille ou Talons aiguilles sur grand écran…
J’ai trouvé l’organisation très bien, la salle 2 de l’UGC Toulouse était réservé à l’événement (l’une des 2 meilleures salles du cinéma), les horaires étaient accessibles et variées pour les films « à revoir » et toutes les avant-premières à 20h, c’est idéal, ni trop tôt ni trop tard.
J’ai été tout de même assez étonnée du choix des « comédies » qui n’en étaient pas vraiment pour la plupart (ou alors ma conception de la comédie m’est très personnelle). Et les dates de cette semaine est à mon avis un problème, en période de rentrée, tout le monde s’affaire à préparer son cartable, le goûter des petits, le sac du grand et personne n’a trop la tête à aller se faire une toile… Cela explique en partie la désertion des salles, selon moi!
Bref, j’espère néanmoins qu’ils réitéreront l’expérience parce que j’ai trouvé ça très sympa!

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