War Dogs

Dans le cadre de la semaine de la comédie UGC (qui prendra fin le 6 septembre et qui permet d’aller voir des films pour 4€ et des AVP pour 6€!), je suis allée voir War Dogs avec mon mari. On avait le choix avec « Le locataire », mais me coltiner au cinéma l’histoire d’une nana enceinte et ses problèmes métaphysiques résultant de sa grossesse me gonflait d’avance… Et War Dogs avait l’air sympa! D’autant que j’aime beaucoup l’humour de Todd Philips dont j’ai adoré le très célèbre Very bad trip.

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Bref, le topo du film (qui sortira mercredi 7 dans les salles):
David, un jeune californien vivote en massant les gens riches de la côte. Il accumule les dettes et les idées peu prometteuses lorsque sa compagne lui annonce sa grossesse. Il retrouve alors Effraim, un ami d’enfance dont il avait été séparé par ses parents à cause de sa mauvaise influence sur lui.
Effraim a lancé un business qu’il espère juteux, en vendant des armes à l’armée américaine. David va rapidement devenir son associé, et leur entreprise va prendre des proportions qui va leur être difficile d’assumer.

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Mon avis: C’est rythmé, décalé, corrosif, extrêmement cynique.
Je n’aurais pas classé ce film, à la frontière entre Le loup de Wall Street (l’ascension fulgurante des deux associés, les dérives liées à l’appât du gain…) et Lord of war (pour le sujet de l’armement, le profond cynisme et la critique sous-jacente d’une société amorale), dans les comédies… Il n’est pas spécialement drôle et le sujet traité est tout de même assez tragique puisqu’il s’agit de guerres et d’armes, essentiellement.
Sous des allures de road movie effréné, un peu brut et très énergique, le film cache une seconde lecture, plus satyrique, de cette société américaine des années Bush, sans scrupule, amorale, dénuée de principes…

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Il y a un côté fascinant à ce film qui nous fait aimer le plus amorale des deux compères: Effraim, joué à merveille par un Jonah Hill très charismatique et attachant par sa personnalité borderline autant que par son optimisme à tout rompre… C’est déstabilisant de s’attacher à un personnage plutôt détestable par sa manière d’être déloyal, mené par son ambition sans borne… On se demande s’il est véritablement génial, pour profiter ainsi des failles du système ou s’il est un peu stupide, comme lorsqu’il explique que le nom de sa société est le fruit d’un pur hasard irréfléchi.

J’ai globalement bien aimé, même si c’est un film hyper machiste et irrévérencieux. Ce n’est pas un grand film, ce n’est pas une comédie, mais c’est une satyre intéressante, si tant est que le film ait été réalisé dans ce but là…

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