Un petit garçon, ça change quoi?

Il n’est pas de très bon ton aujourd’hui de faire la différence entre une petite fille et un petit garçon, moi-même je déteste le sexisme et je suis la première à dire que garçon ou fille, c’est à peu près pareil.
J’étais également la première à ne vouloir que des filles, pour une raison que je peine à expliquer. Je suis la première à avoir un peu paniqué quand on m’a annoncé un petit garçon… L’immense bonheur, presque inavouable, moi qui jurais que je m’en fichais, j’étais si heureuse d’attendre un petit garçon… Mais j’avais peur de ne pas savoir m’y prendre, de ne pas savoir l’aimer, de ne pas savoir le trouver aussi mignon et adorable que ses soeurs… J’ai aussi eu peur de trop l’aimer, de l’aimer plus que ses soeurs, de faire une différence entre eux, lui, le petit dernier, le petit garçon après trois filles…

Mais c’était sans compter sur la personnalité unique de Pépin, ce sacré petit charmeur, ce bonhomme au coeur tendre et à la poigne de fer, ce petit chérubin qui s’impose malicieusement…

Pépin m’émeut. Quand il sert son doudou dans ses bras, quand il veut dormir avec son outil-pince en plastique, quand il court après les ballons, quand il vient me faire un câlin, quand il réclame un bisou, quand il essaye de répéter un mot…

Ce qui change, avec un garçon, c’est qu’il représente un mystère, une immense part d’inconnu.
Je projette sur mes filles la petite fille que j’étais moi-même, je connais les situations qu’elles traversent pour les avoir connues jadis… Elles sont des parties de moi, j’ai à coeur de leur apprendre ce que j’aurais aimé savoir avant, en tant que femme.
Alors que Pépin est un petit garçon, et je ne connais pas grand chose des garçons! Je ne sais pas les difficultés de l’enfance d’un petit garçon, je ne connais pas les sentiments, les émotions d’un garçon, je ne sais pas ce que je dois lui apprendre ou non… Alors c’est lui qui m’apprend.

Lui qui me montre combien un garçon peut être tendre, volontaire, adorable, merveilleusement beau, solaire à faire fondre la glace du Pôle nord!

Je vois un peu plus la vie en bleu et en cols carrés, avec mon Pépin en mini boy…
Mais je vois surtout la vie avec un prisme un peu différent, toutes les projections que je fais sur Pépin sont différentes. Les émotions que je ressens en le regardant son différentes. Il a fait de moi la maman d’un petit garçon, une maman en roues libres, qui avance à tâtons sur un chemin non balisé.

Je ne pensais pas dire cela un jour, mais je suis heureuse d’avoir « les deux », des filles et un garçon… Je n’aurais jamais su ce que je loupais et je n’aurais pas été malheureuse avec 4 filles! Mais je suis comblée de savoir aujourd’hui qu’en effet, ce n’est pas tout à fait pareil d’être la maman d’un petit garçon.

Il est mon petit dernier, mon petit chaton, mon gros bébé d’amour (il m’en voudra un jour pour tous ces sobriquets, mais ça sert à ça une maman!!). Il arrive après trois filles folles de lui qui n’hésitent néanmoins pas à lui en faire voir de toutes les couleurs! Et il leur rend bien, ce tout petit dramaturge capable de percer des tympans au seul son de sa voix… Il est le petit chouchou, celui qui récolte tous les câlins, les compliments (et c’est vrai qu’il est beau comme un dieu ce bébé, j’ai jamais vu un petit garçon aussi beau, en toute objectivité! 😀 ), les attentions. Il est le plus petit, celui à qui on passe tout… Il est aussi celui qui a une grande soeur à peine plus grande que lui qui lui apprend toutes les bêtises, qui le pousse à grandir presque aussi vite qu’elle! Alors on a un petit garçon très vif, très débrouillard, très pêchu… Un petit garçon qui ne cesse de m’étonner parce qu’il ressemble vraiment à ses soeurs sur bien des points mais il est aussi très différent sans que j’arrive à expliquer précisément comment.

 

Bref, un petit garçon, ça change presque rien, ça change presque tout… :-)

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27 Commentaires sur
“Un petit garçon, ça change quoi?”
  • C’est exactement ça, cette part de mystère et d’incompréhension, alors que son père trouve ça tout à fait normal, parce qu’il a lui aussi vécu les mêmes choses…

  • Moi qui n’ai « que » deux enfants mais un garçon et une fille, j’avoue que j’ai du mal à dire si ça change quelque chose ou non. Ils ont des points communs mais sont différents en même temps et je n’arrive pas à savoir si leurs différences sont dues à leur caractère, à leur sexe ou à la manière dont je me projette sur eux… Probablement un peu des trois. Je n’ai pas l’impression de me projetter plus sur ma fille que sur mon fils mais sait-on jamais ? Peut-être qu’il m’en faudrait plusieurs modèles de chaque pour commencer à faire des statistiques ^_^ (mais je crains fort que mon quota de nuits pourries soient épuisées !!).
    Juste pour rebondir sur l’article où tu parlais de tes relations avec ta mère… Je te trouve bien courageuse car les constats que tu fais sont très durs à vivre et finalement, 35 ans ce n’est pas si vieux pour s’en rendre compte. Certain(e)s cherchent toute leur vie l’amour et la protection de leur mère. Ma belle-mère m’a dit à la mort de sa mère « elle ne m’a jamais dit je t’aime ». Elle avait 65 ans (ma BM) et attendait toujours. Quoique tu décides, tu commences à t’affranchir de son regard et c’est bien le plus important.

  • Comme Delphine, je n’ai qu’un fils et je me reconnais aussi pas mal en lui. On se ressemble beaucoup physiquement et on partage des traits majeurs de nos personnalités. Le fait qu’il soit né garçon n’a guère d’incidence à mes yeux. Il ne m’est jamais apparu mystérieux parce que garçon et je ne me suis jamais demandé si je « saurai faire » parce qu’il était garçon plutôt que fille. Pour moi, les différences sont plutôt dans nos cheminements de mère (d’un 1er enfant, d’un premier fils, etc), dans ce qu’on projette, plutôt que dans le fait que l’enfant soit garçon ou fille…

  • Moi aussi je suis comblée d’avoir les 2. Avec un petit mec il y a une dimension un peu différente. Amoureuse n’est pas le bon mot mais un peu quand même. Ça ne veut pas dire que j’aime moins mes filles hein. Juste que le rapport n’est pas tout à fait le même…

  • Comme Delphine, je me reconnais dans chacun de mes fils, et je n’ai jamais ressenti cette part de mystère dont tu parles. Bizarrement je pense que je la ressentirai si j’avais eu une petite fille comme dernier bébé car avec les garçons je me sens en terrain connu et ce depuis l’empereur. Etrange madame Zaza 😉

  • J’aime beaucoup ton regard. C’est un question que je me pose : et si on avait/ avait eu un garçon? je pense aussi que le gros changement serait que je me sentirai complètement face à un inconnu (même si avoir des filles n’implique pas de les comprendre tout le temps!!)

    • Peut-être que si j’avais eu 3 garçons et une fille en dernier, mon regard serait le même, cet inconnu là, je ne sais pas…
      En tout cas il me fait fondre, il y a quelque chose de l’ordre de la fascination quand je le regarde…

  • J’étais comme toi tellement convaincue d’avoir encore une fille
    la surprise et un peu d’inquiétude à l’annonce
    J’ai hâte de savoir ce qui m’attend <3

  • Pépin est adorable en effet :)
    C’est drôle que tu ressentes cela ainsi. Pour ma part je ne me suis jamais dit que les émotions, les sentiments d’un enfant si petit étaient différents selon qu’il était un garçon ou une fille. J’ai 2 filles et 1 garçon (au milieu) et à vrai dire pour l’instant en dehors de leur attirance pour les jouets genrés (grrrrrrr), je ne vois pas de différences liées à leur sexe. Ils ont chacun leur personnalité ça c’est sûr, leurs besoins et leur caractère mais mes 2 filles sont aussi différentes l’une de l’autre que mon garçon.

    • Je ne pense pas que son caractère diffère de celui de ses soeurs… PAs parce qu’il est un garçon du moins… C’est plus une infime perception, quelque chose d’impalpable. Et, bien sur, aussi, tout ce que je projette sur lui qui est très différent, que je le veuille ou non.

  • pour ma part je n’ ai eu que des soeurs et ça a été loin d’être facile quand nous avons grandit. Beaucoup de compétitions entre nous, mais aussi dans le regard des gens. Ma mère a finalement toujours alimenté cette compétition, avoir des filles était une sorte de victoire.. J’ ai aujourd’hui deux garçons et j’ai la chance de me sentir « exceptionnelle » à leur yeux , n’étant que leur seul repère féminin. Quand j’entends des personnes me demandaient régulièrement  » un petit troisième pour la fille »…et bien non. Pour ma part, avoir des garçons a été salvateur. Vive les babys boys.

  • C’est amusant ce que tu lis, je me rends compte que ce côté « on ne vit pas la même chose » me plait beaucoup avec mon aîné, et c’est sûrement la raison pour laquelle finalement je suis contente d’attendre deux garçons avec les jumeaux plutôt que deux filles (qui était une combinaison qui vraiment me faisait un peu peur)… Étonnant !

  • Ce qui change principalement entre avoir un garçon et une fille, c’est surtout ce qu’on y projette soi-même. Si on y voit une différence, alors il est très possible que cette différence finisse par apparaître. Mais en vrai… ? Nos enfants sont des éponges avant tout. Et ce, qu’ils soient garçon ou fille…

    • Je suis entièrement d’accord!
      J’ajouterai que ce qui change, quand ils grandissent, c’est ce que la société projette sur eux, les enseignants, les autres enfants, etc…
      Ca m’angoisse un peu s’agissant de mon garçon. Nos filles ont tendance à être calmes et posées, je pense que notre fils a ce tempérament aussi, mais je crains que l’école ne modifie sensiblement sa façon d’être…
      On verra bien!

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