L’engrenage de la famille nombreuse

Quatre enfants, presque toujours, c’est quatre fois moins de temps pour effectuer quatre fois plus de tâches.

J’ai de la chance, je suis à mon compte, je travaille à mon domicile, ce qui me laisse une énorme flexibilité afin de m’adapter à ma « petite » tribu. C’est une chance, la plupart du temps, mais parfois, souvent, le revers de la médaille est assez gratiné…

Quatre enfants, une grande maison (à mon échelle, notre maison est immense), un job relativement chronophage même si flexible, c’est une vie à 100 à l’heure, tout le temps, sans pause, sans possibilité de lâcher du lest.

J’ai souvent le sentiment de vivre dans un énorme engrenage qui avance quoi qu’il arrive. Et je suis une des petites roues essentielles mais que le moindre grain de sable va ralentir voire enrayer.
Je ne vais pas faire la fausse modeste, au sein de notre foyer, je suis LA petite roue indispensable au bon fonctionnement de ce dernier, celle qui pense à tout, qui dispatche les diverses tâches, qui peut se libérer quand un enfant en a besoin, qui se tape la grande majorité des tâches ménagères… Quand je ne suis pas là, Mii s’en sort très bien, mais quand je suis présente, le foyer repose sur mes petites épaules. Je ne sais pas trop comment on en est arrivé à ce « cliché » de la mère globalement au foyer (avec une activité, certes, mais comme je bosse de la maison, bah, de fait, je suis dans le lieu « foyer ») qui se tape 80% des tâches et du gars qui part au turbin tous les matin pour ramener le salaire fixe (parce que je n’ai pas à me plaindre, financièrement, mais mon statut reste précaire), mais à l’instant T, on ne va pas se mettre des œillères, on en est là…

Bref, le gros engrenage avance, avec ou sans moi. Le linge sale s’accumule si la machine à laver ne tourne pas. Le linge propre mais mouillé s’empile dans la panière et je ne parle même pas du bac à linge à repasser qui grossit à vue d’oeil, que je repasse ou non, d’ailleurs… Ca semble une malédiction, le linge, soit dit en passant!
Les enfants deviennent de plus en plus sales si on ne les lave pas. Les enfants ont faim, qu’on ait la flemme de faire à manger ou non. La maison se salit vite et bien. Le ménage ne se fait pas tout seul. Rien ne se range tout seul non plus. Les papiers non traités ne s’arrêtent pas d’arriver dans la boîte aux lettres. Et les mails s’accumulent dans la boîte mail, les contrats intéressants aussi, la liste de rédactions à effectuer ne cesse d’augmenter… Bref, les tâches sont là, et si je ne m’en occupe pas, c’est extrêmement rare que quelqu’un s’en occupe à ma place.

Mon ado semble aveugle face à un tas de linge à étendre. C’est à peine si elle sait reconnaître ses affaires quand il s’agit de les ranger. Et demandez-lui d’éplucher une patate et vous aurez la gueule pendant une soirée entière. Et puis elle a toujours la bonne excuse de « j’ai des devoirs, j’ai beaucoup de travail » (ce qui, à postériori, me met très en colère étant donné son dernier bulletin scolaire, mais ne nous attardons pas sur ce fâcheux détail)
Mii est hermétique au bordel… Si je lui demande de faire tel ou tel truc, il le fait sans broncher, aucun souci, mais je déteste avoir l’impression d’être sa mère ou son patron. Je pense qu’il s’adapte (je ferais pareil hein…), comme j’en fais beaucoup sans rien demander à personne, il estime légitimement (mais à tort) que si j’avais besoin d’aide, je la demanderais…
MissCouette m’aide, elle, mais bon, elle n’a pas 7 ans encore, et si elle sait faire plein de choses, je ne peux pas demander l’essentiel: qu’elle y pense à ma place.
Et je ne parle pas des deux derniers, extrêmement générateur d’entropie, même quand ils aident! Alors je mets quand même un bon point à Pépin, actuellement dans une période maniaque, il range tout ce qu’il sort après avoir joué avec, il est très ordonné ce petit garçon, je prie pour qu’il continue sur sa lancée.

C’est un peu compliqué parce que si je sais ranger, je suis en revanche incapable de m’organiser. Je fais toujours tout à l’arrache, au dernier moment, parfois trop tard… Dans un tel contexte, on imagine facilement que le moindre contretemps fout l’équilibre précaire par terre.

Je réalisais hier soir que nous sommes fin mars, il ne reste plus qu’à peine 3 mois d’école, alors que j’ai l’impression que la rentrée était le mois dernier. Je me disais que j’avais du mal à trouver un tempo mais ça s’arrangerait au fur et à mesure de l’année scolaire. Sauf qu’on arrive à la fin et de tempo, point…
Depuis la rentrée, les semaines sans enfant malade se comptent sur les doigts d’une main. Depuis 2 mois, j’ai toujours un môme malade dans les pattes au moins deux jours (sans compter le mercredi). Et les seules semaines où tout le monde allait bien, c’est moi qui étais malade.

J’ai eu un petit espoir le mois dernier, tout semblait au top, la maison était impeccable, j’arrivais à doucher les petits tous les soirs, le linge était à jour, tout comme les papiers, et j’avais un planning de boulot au top.
Mais je ne sais plus ce qui s’est passé, peu importe, deux jours sans pouvoir assurer le quotidien du bout des bras et patatras, j’ai 12 lessives de retard, j’ai mis 2 mois à payer les factures, je n’ai plus le temps de travailler parce que j’ay systématiquement un enfant malade, je pare donc au plus urgent en laissant s’accumuler ce qui l’est moins (et qui devient inévitablement urgent à un moment ou un autre).

C’est un engrenage qui avance sans moi et qui a besoin de moi pour bien tourner.
C’est quatre fois plus de choses à faire (plus de linge, plus de devoirs à surveiller, plus de stress parce que les devoirs ne sont pas faits par l’aînée, plus d’histoires à raconter, de bobos à soigner, de RV à prendre chez le docteur, de légumes à éplucher pour les repas, plus de couches à changer, de draps à laver, d’enfants à habiller…) avec des journées qui font toujours 24 heures, avec les mêmes impératifs de coucher à 20h, de lever à 7h, d’école à 8h30, de sortie d’école à 16h. Les horaires ne bougent pas, et tout ce qu’il y a à faire ne rentre pas dedans.

Débordée, c’est sans doute le terme. Je me noie dans un grand verre d’eau. Je fais l’essentiel, à la bourre, just in time, à l’arrache, mais l’essentiel, le vital, est fait… Mais je n’ai pas le temps pour ce qui l’est moins, pour le ménage à l’école (j’ai déjà du mal à le faire chez moi…), pour les diverses réunions scolaires (qui ont toujours lieu le week-end ou le soir, quand on a tous les enfants), pour les papiers avant qu’ils soient urgents, pour les bons petits plats healthy et bio le soir, pour m’occuper de moi-même, la plupart du temps…

C’est cyclique, certaines semaines, tout est au top, ç’en est surprenant! Je me dis « oh, ça va, c’est pas siiii compliqué en fait!) et d’autres, c’est la descentes aux enfers, rien de moins… Et le dénominateur commun, c’est toujours moi. Mii est égal à lui-même et ça ne change rien à l’état utopique ou chaotique du foyer. Les enfants sont toujours là, malades, fatigués ou non, ça ne change pas grand chose. La seule qui peut changer les choses, c’est moi, suivant que je suis fatiguée, malade ou en pleine forme.
Et là tout de suite, je suis évidemment dans une semaine « down » et je me dis « mais purée, j’ai pas signé pour ça!!!! » et je me demande quand est-ce que je vais pouvoir reprendre ma vie en main (parce que là, je suis, moi, en stand-by, quand même…). Les semaines où tout va bien, je prends ma situation comme elle est, c’est à dire temporaire, et j’en profite comme je peux.

Sans titre 3

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44 Commentaires sur
“L’engrenage de la famille nombreuse”
  • Oh là là ! On dirait ma vie !
    A ceci près que je n’ai « que » deux enfants (deux garçons pleins de vie [je n’ai pas osé écrire turbulents] de 4 ans 1/2 et presque 8). Je travaille à mon compte à la maison (traductrice) (et en ce moment du boulot par dessus la tête !) et mon mari travaille à l’extérieur (toutefois il est à son compte également [agriculteur]).
    Et moi aussi, j’ai l’impression… Enfin, non, ce n’est pas une impression, c’est une réalité : le quotidien repose sur mes épaules ! L’organisation, le ménage, les enfants (les emmener à l’école, aller les chercher, etc.), les lessives, les courses, la cuisine… C’est MAJORITAIREMENT moi qui m’en occupe ! Et que j’ai beaucoup de travail ou pas, c’est pareil. Quand mon mari a plus de travail (en été, avec les travaux des champs, par exemple) et bien il travaille plus et rentre plus tard à la maison (bon, je sais que c’est dur pour lui, on est d’accord, ce n’est pas une partie de plaisir). Mais moi, quand ma charge de travail est nettement accrue et bien je dois tout rentrer dans le même laps de temps ! Et continuer à tout gérer à la maison, à penser à tout…
    Et pareil : quand je ne suis pas là, mon mari gère. La maison avance malgré tout. Mais quand je suis là, c’est moi. Il sait tout faire : la cuisine, les lessives, le ménage, s’occuper des enfants, tout. Mais au quotidien, c’est moi. Je passe plus de temps à la maison, donc c’est moi… Du coup, pour m’aider sur une partie du ménage, j’ai pris une femme de ménage pour 1h30/2h par semaine. Cela permet de faire le « gros » du ménage, de sorte que la maison reste à peu près correcte même quand ça déborde de partout. C’est mon seul luxe dans cette vie à 100 à l’heure !
    Et ici aussi, il ne faut pas plus qu’un enfant malade pour faire partir toute une semaine en grand n’importe quoi ! (Sachant que chez nous, la gastro tourne allègrement depuis 5 semaines… -_-)
    Bref, je ne sais pas si je dois être rassurée (de ne pas être toute seule à vivre cette situation), ou désabusée (qu’on en soit là de nos jours)…
    Bon courage en tout cas ! 😉

    • Courage!!
      Je pense aussi à une aide ménagère depuis quelques semaines… Depuis que j’ai pris 4 heures le mois dernier et c’était tellement magique de voir la maison propre alors que j’avais passé 4 heures à bosser sans m’occuper du ménage…
      C’est un budget, mais ça me soulagerait (et me rendrait de meilleure humeur! :D)

  • Les familles nombreuses sont à l’honneur aujourd’hui, je viens de publier un billet très similaire au tiens ! Version élever des mômes en appartement là où tu exerces tes talents dans une maison avec jardin ( chanceuse ;). Pas facile j’imagine de travailler au foyer, avec le bazar qui s’accumule nécessairement, et avec en plus les enfants près de toi. Ce rythme est particulièrement soutenu, j’espère que tu te rends bien compte que ce n’est pas toi qui a des semaines « down », mais que c’est bien ce rythme qui n’est pas toujours réaliste ! Courage ma belle, tu assures n’en doute jamais !!!

  • C’est assez drole, j’ai cette impression mais je n’ai que deux enfants. J’adore mes enfants, et m’occuper d’eux, d’ailleurs si je pouvais je re-signerais de nouveau avec un nouvel enfant. JE crois que chez moi ce qui pose problème c’est surtout le couple. JE n’ai pas de soutien. Enfaite je dois obligé les choses, et comme je suis comme toi je n’aime pas reclamer et demander de l’aide. J’ai assez de mes enfants je ne peux pas m’attarder sur son cas à lui et je n’en ai pas l’envie. Plus l’envie. Je suis dans l’optique ou avoir des enfants c’est le moment maintenant pour moi, je sais que j’en sortirais, et je prefere les avoir tant que je suis jeune. Plus tard j’aurais tout le temps de travailler, de connaitre ce que je ne connais pas aujourd’hui et l’intensité de la vie. Beaucoup ne le comprennent pas.
    JE me suis longtemps laissé débordée. Actuellement, j’ai commencé à désencombrer la maison, et ranger par ci par là. Je ne vivais pas dans un bordel non plus, je faisais quand j’avais le temps. Mais ayant moins de choses dans la maison j’ai l’impression que j’ai moins a faire. JE m’en sors assez bien et je crois que c’est necessaire pour moi et ma vie. JE dois trouver et faire les compromis. Il m’a fallut beaucoup de travail sur moi meme pour en arriver la. Pendant longtemps je deprimais de ma situation mais j’ai eu un declic. C’est a moi de tout changer. J’ai de nouveau projet, je désencombre la maison , je souris a la vie, au soiree entre amis et surtout j’arrête de compter sur le papa et j’arrête de toujours deprimer en voyant qu’il n’aide pas parce que de toute façon on ne changera pas les gens. Je souffle, je prends soin de moi, de mes enfants et c’est la tout ce qui compte.

  • Il faut que tu arrives à demander à ton mari de l’aide, parce qu’ils sont adorables nos hommes, mais si on ne demande pas ben ça ne vient pas à leur esprit (un peu comme l’ado à qui si tu ne dis pas, ne voit pas), il ne rechigne pas à t’aider alors profite en, demande lui.
    Quand à l’ado ben tant pis si elle fait la tronche hein, elle a le droit d’aider à son niveau et éplucher des légumes ne va pas prendre tant de temps que ça sur son boulot scolaire.
    Pour le linge pourquoi ne pas tenter de trouver quelqu’un pour le repasser à ta place, ça pourrait te soulager un peu mine de rien.
    J’imagine que tu as déjà pensé au tableau d’aide pour les enfants style cette semaine c’est X qui met et débarrasse la table et met au lave vaisselle…
    Courage à toi.

    • Merci pour tes idées!
      En fait, le repassage, c’est la seule tâche que j’aime alors je la garde, lol!
      Mais le planning des tâches pour les enfants, c’est une bonne idée…
      Et oui, je dois lâcher du lest afin de redonner à mon homme ses tâches. Il fait sa part avec les petits, mais pas pour le quotidien, on en a parlé, il en fait plus depuis, mais il faudrait un planning équitable…

  • Bonjour !
    Alors je sais pas si ça va ta rassurer, mais en tout cas tu m’as rassurée : c’est tout pareil chez moi !
    La plupart de toutes les petites choses du quotidien reposent sur moi, mon mari fait volontiers… ce que je lui dis de faire (ce qui a le don de m’exaspérer, j’ai l’impression d’avoir un enfant ou un élève de plus, moi qui suis instit et qui passe mes journées à dire que faire à mes élèves…) mais en même temps je me sens coupable de râler, il fait quand je lui demande (alors que d’autres ne feraient pas). Et j’attends toujours la dernière minute pour tout: genre le linge, j’attends que l’un d’entre nous (voire plusieurs) n’aie plus rien ou presque dans l’un de ses tiroirs pour faire des machines, alors là par contre, pendant 2 jours je ne fais que ça et j’enchaîne les machines. C’est idiot mais c’est comme ça. Comme les factures, que je règle par « paquets », tous les 2 ou 3 mois…
    Et pourtant je n’ai que 2 enfants (bientôt 3 :-) )…
    Moi aussi je rêve de temps pour moi, rien que pour moi. ça n’arrive pas souvent. Instit’ c’est pratique pour plein de choses avec les enfants mais ça veut aussi dire que toutes mes vacances se font en présence de mes enfants, contrairement à mon mari, qui peut avoir des journées rien qu’à lui…
    Allez, hauts les coeurs, un jour viendra où les oisillons seront plus indépendants !
    Merci pour cet article, je me sens moins seule 😉

    • Si, ça me rassure de ne pas être seule! 😀
      Je fais comme toi pour les papiers, je fais par salve tous les 2/3 mois… A chaque fois je me dis « je ferai au fur et à mesure » mais niet…
      Pour les lessives, j’étais pareille, avant, mais là ça s’améliore un peu…
      C’est cyclique, je crois qu’il faut l’accepter… Et surtout établir un planning des tâches (comme me l’a suggéré mon mari) afin que chacun sache quoi faire sans que personne n’ait besoin de le lui dire…

  • Oh bah mince alors, moi je ne savais pas que tu travaillais et j’étais déjà impressionnée looool!
    ici on a 2 horaires 7-18 (et 19 pour l’homme – je parle d’horaires en dehors de la maison, trajets compris 😉 et c’était déjà compliqué avant, mais avec l’arrivée de notre bonhomme, c’est juste horrible! je subis les semaines, j’ai l’impression d’avoir du boulot à n’en plus finir, et des tonnes de choses en attente!
    Alors 4 enfants, franchement, chapeau :)

  • Je n’ai que 2 enfants et pourtant je comprend chacun de tes mots. J’ai la trouille d’être défaillante (genre grippe) a un moment ou à un autre et de retrouver la maison à feu et à sang. En vrai je sais bien que mon mari gererai plus ou moins la situation, mais pas « comme je l’aurai fait ». Bref c’est un travail sur moi et le « lacher prise » qu’il faut que je fasse!

    • C’est exactement ça, on s’impose beaucoup, on se met beaucoup de pression alors qu’au final, si on y réflechit, est-ce si grave que le linge s’entasse 2 ou 3 jours?
      Et puis, hey, on ne les a pas fait seules ces mômes!!!

  • c’est très bien décrit: un engrenage.
    Quand ça roule, ça va, et puis parfois, une période de down et c’est tout qui s’enchaine.
    Et franchement moi je n’ai pas toujours envie d’être à flot, parfois je me laisse porter, couler…
    Bises
    Marion

  • Coucou
    J’ai pas tout lu je m’attendais sans doute à lire autre chose mais du coup je comprends pas à quoi sert cet article! Vous vous plaignez d’avoir quatre enfants et de tout ce que ça engendre… le linge bah oui normal, la grande maison ( y’en a qui n’ont pas ca) Oui ca s’entretient et je ne vois donc pas pourquoi si c’est pas vous qui le fera?
    À moins que vous alliez travailler ( à l’extérieur ) et avoir un salaire fixe pour prendre une femme de menage je ne vois pas ! Les 4 enfants sont là faut bien faire avancer tout ca c’est la vie… bon courage pour le menage à toutes les mamans ( meme qui travaillent)

  • Comme je te comprends et pourtant j’en ai que 2, j’ai perdu mon papa début janvier, absente pendant 10 jours de la maison et là ça a été l’engrenage comme tu le dis si bien… fin janvier 1 semaine à l’hôpital avec mon bébé et à nouveau du retard dans tout… mais je commence à sortir la tête de l’eau, la panière à linge même si elle se remplit inlassablement ne déborde plus, et puis on déménage cet été alors on va mettre en place de nouvelles habitudes et un nouveau mode de vie <3

    • Oui, déménager m’a beaucoup aidé… :-)
      Je râle, mais ça va beaucoup mieux depuis que nous sommes dans la nouvelle maison!!
      Courage pour le déménagement par contre, je garde un souvenir angoissé de cette période! 😉

  • Alors pour moi (deux enfants seulement, dont un bébé de 7 mois), le cheminement est un peu différent :
    Quand j’étais en congé mat, je me mettais une pression de dingue pour que la maison soit au clair tous les soirs, pour que mon mari en ait le moins à faire en rentrant (alors qu’il ne me demandait rien). Du coup, j’avais l’impression de passer à coté de mon bébé, et j’en voulais à mon mari (qui me disait de ne pas me mettre la pression, mais qui avait ad même des phrases un peu assassines de temps en temps qui me mettait très en colère)
    Quand j’ai repris le boulot (4/5), j’ai eu encore plus l’impression de courir et de passer à coté de ma vie. Alors, j’ai réfléchi et je me suis dit qu’il fallait que je fasse comme au boulot, que je concentre sur les taches essentielles.
    Les enfants sont lavés 3 fois par semaine, et franchement c’est bien suffisant.
    je ne voulais pas lâcher sur la qualité de ce que l’on mange (je cuisine énormément), alors j’ai beaucoup réduit le ménage. Çà m’énerve souvent, mais je me dit que c’est pas dramatique. J’essaie de faire les choses petit à petit pour ne pas devoir faire 3 heures de ménage le we.
    Mon mari a pris plus de trajets pour aller récupérer les enfants et il gère tout le linge. (repassage compris la plupart du temps, par contre je range dans les placards)
    Je fais un planning de repas à la semaine et je n’y déroge pas ou trés peu. Ça c’est vraiment génial, parce que cela me libère l’esprit. (je l’affiche dans la cuisine, c’est moche, mais bien pratique)

    Bref, je m’égare un peu, mon message était le suivant : en reprenant le boulot, j’ai arrêté de culpabiliser car je ne pouvais de toutes façons pas tout faire. J’ai enfin accepté de déléguer plein de trucs à mon mari (dans le sens où je ne passe pas derrière lui pour faire différemment. j’accepte que les choses soient faites à sa faon).
    Je tire mon chapeau à celles qui travaillent chez elles ou qui sont mères au foyer. Parce que moi, j’ai tendance à m’engluer dans ma culpabilité, alors que j’arrive à en sortir quand je travaille.

    • C’est exactement ça, travailler à la maison me donne le sentiment que toutes les tâches ménagères sont « à moi »…
      Je crois en effet qu’il y a une organisation à changer afin que je retrouve un peu de « liberté » et ne plus ainsi me noyer dans mon verre d’eau.
      Apprendre à déléguer (ce que je savais très bien faire avant pourtant).
      Bref, merci pour ton message qui me donne des pistes de réflexion afin d’améliorer la situation! :-)

  • je comprends…. J’ai 3 enfants : un garçon de presque 6 ans, une fille de presque 4 ans et un bébé de 9 mois (on espère un numéro 4 pour l’an prochain ^^). J’ai pris un congé parental pour ma fille et mon dernier. Je voulais profiter de ce temps pour travailler sur mon bouquin… Travailler à la maison avec trois enfants en bas âge n’est pas l’idée du siècle…. En fait ce qui est compliqué c’est le rythme. Ici l’école c’est 8h15/11h30 (c’est short) le mardi et jeudi 12h le lundi et vendredi 12h10 le mercredi et 15h30 les après-midi. (les TAP ne fonctionnent plus, d’ailleurs on repasse aux 4 jours l’an prochain) Il a fallut déjà apprendre les horaires qui changent chaque jour, et trouver aussi le bon tempo. En fait quand je ne suis pas fatiguée, j’y arrive… Mais il faut ne pas être fatiguée quand on souffre régulièrement d’insomnie et qu’on se farci TOUT le taf de la maison, travaux compris (oui l’homme ici a décidé qu’il n’était pas bricoleur, alors quand on achète une vieille maison où tout est à refaire, on prend cher…) et je ne peux pas me reposer sur un aîné de 5 ans et demi….Bref, sur le peu de temps où mes aînés sont à l’école et ou le petit dernier fait la sieste je dois caser le temps de ménage, le bricolage (pas du petit hein, ponçage de parquet, peinture etc) couture (j’aime faire la garde robe de mes enfants) un peu de potager parfois, lessive (là par contre j’ai réussi à pousser monsieur à m’aider vu qu’il râlait sur la qualité du repassage de ses chemises, je lui ai mis le fer dans les mains et les vêtements des enfants à repasser en plus des siens) puis il y a la préparation des repas, les pots maison…. Après il faut compter les jours où j’ai rdv chez le kiné pour le petit dernier (ça me prend une matinée par semaine) les autres rdv pour moi (dentiste, PMA pour le 4ème…)Autant dire que le bouquin n’avance pas… Et du temps pour moi… Pour …. AH AH AH ! je ris… Bref j’essaie d’en prendre en me posant le soir lessivée dans mon canapé après que les enfants soient couchés et que j’ai dîné… Mais je m’y endors bien rapidement…. Au bout du compte j’ai pris le rythme de l’école et des activités (ceci dit je déteste les jours avec les activités, les conduites c’est pénible, attendre avec petit 3 ou petite 2 c’est souvent compliqué également) mais mon travail ne trouve pas sa place, ou alors je suis trop épuisée pour travailler. Bref, c’est malgré tout la vie que j’ai choisie et je ne la changerai pas… j’aimerais juste des journées avec plus d’heures et moins de fatigue….
    PS : la rentrée pour moi aussi c’était le mois dernier :O

    • Tu es bien courageuse d’écrire un bouquin avec 4 enfants. J’essaye, mais j’ai écris trois pages, lol!
      Moi non plus je ne changerais pas cette vie… Enfin, pas dans la globalité, mais il y a certains détails à changer quand même!

  • Parfois je traverse des périodes où je ressens ce que tu as écrit… et parfois, la plupart du temps même, pas du tout.
    Il y a des phases plus ou moins remuantes… mais certainement aussi des moments où on se met plus la pression.

    je me souviens d’un de tes derniers textes où tu expliquais que u étais tres maniaque, que le rangement était comme une thérapie, Et qu en plus, tu étais tres perfectionniste.
    Ce ne serait pas là une piste pour essayer de baisser un peu tes ambitions?

    Personnellement je ne fais aucun repassage, les tâches ménagères sont le dernier de mes centres d’interet, Et je préfère toujours mettre le nez dehors, aller au yoga, bouquiner ou faire une activité sympa en famille que de passer trois heures à ranger un tiroir. Je fais ce qu il y a à faire bien sûr, les enfants sont propres et les bons petits plats toujours cuisines maison, parce que j’aime ça. Mais pour le reste pas de pression supplémentaire. On est déjà assez débordés comme ça!
    Sérieusement… une famille peut continuer à être « tenue » même sans repassage ou application à la lettre des principes de Marie Kondo!
    Qu’est ce qui restera au bout du compte? Les 35000 heures passées à repasser, ou les moments agréables passés à faire des choses intéressantes?

    On n’est ni des esclaves, ni des chevaux de trait… la maternité ce n’est pas ça! Ça peut se vivre aussi dans le plaisir et le lâcher prise… pourquoi ajouter des difficultés au quotidien déjà bien tendu?

    Allez.. fais un test: ne repasse pas pendant une semaine, faites vous des petits restos en terrasse au soleil, prenez l’apéro au pub du coin avec 3 sandwiches en guise de diner… Et personne ne sera mort à la fin! Vous passerez même une super semaine, avec de la fantaisie!

    • Ha mais rassure toi, je ne suis pas TOUJOURS sous l’eau, je le suis actuellement, mais ma situation l’explique un peu.
      Clairement, je me mets trop la pression et j’ai arrêté de déléguer, surtout, ce qui me donne forcément plus de travail…

      Je ne suis pas très maniaque, j’ai besoin d’ordre pour me sentir épanouie. Je comprends tout à fait les gens bordéliques qui aiment ça (enfin, comprendre, non, mais je respecte), moi c’est l’inverse, j’ai besoin d’y voir clair. Mais si j’ai été perfectionniste, je ne le suis plus. Mais je respecte mon besoin d’ordre, je me connais, c’est tout. Ca ne veut pas dire que tout est toujours nickel chez nous, loin de là, ni que je cesse de respirer quand mes mômes s’amusent (avec 4 gosses, je serais mal barrée!!) Mais j’aime bien ce sentiment de plénitude que m’apporte une maison propre et rangée. Certains auront besoin d’un massage ou d’un footing, moi c’est ranger qui me détend (mais là encore, je te rassure, je n’y passe pas ma vie, j’ai des frénésies de temps en temps, mais comme tout est déjà bien rangé, ça prend très peu de temps…)

      Je trouve la seconde partie de ton commentaire un peu condescendante… J’ai mal du tourner mon billet ou je me suis mal faite comprendre…
      Il y a des périodes, comme tu le dis toi-même, où je me sens débordée parce que je me mets trop la pression, mais heureusement pour moi, la plupart du temps, ce n’est pas comme ça… Je te rassure, on n’a pas une organisation militaire (c’est d’ailleurs notre problème, on arrive à des phases « totalement dépassées » parce qu’on est un peu trop souvent dans le YOLO…), on fait des pique-niques dans le jardin, on met la priorité sur les activités en famille, si vraiment je n’ai pas le temps de faire le repassage, on met des affaires froissées et en effet, personne n’en meurt! 😉
      J’aime l’ordre, mais je ne suis pas psychorigide…

      • Pas de volonté d’être condescendante, excuse moi si tu l’as pris comme ça. Plutôt un message t’encourageant à ne pas culpabiliser et à te détendre (globalement on passe toutes par la phase que tu décris!). Je comprends ton besoin d’ordre, je ne suis pas specialement bordélique d’ailleurs… on apprend à s’organiser au fur et à mesure que les enfants naissent, c’est certain!
        C’était juste un message pour t’encourager à te détendre et à cesser de te dire que tout le monde compte sur toi à chaque seconde! Je sais que c’est une lacune/un défaut que nous sommes bcp à partager… celui de ne pas réussir à lâcher

        • Merci pour tes précisions. L’ecrit ne donne pas le ton, de ce fait, on interprète un peu mal parfois! :-)
          Tu as raison, je dois faire un travail de lâcher prise, comme tu dis, nous sommes nombreuses (je n’ai pas le sentiment que les mecs soient autant à se mettre tant de pression…) à nous mettre la pression, et c’est un vrai travail d’apprendre à se concentrer sur ce qui en vaut vraiment la peine! :-)

  • J’ai tellement l’impression de me reconnaître sur beaucoup de points et surtout la vie à 100 à l’heure et l’aspect que si je ne suis pas là plus grand chose tourne! J’ai eu 4 enfants en moins de 5 en 4 grossesses…. c’est du sport surtout que le papa travaille loin de la maison la semaine…. Je ne travaille pas dans le sens du terme travailler à l’extérieur de la maison dans une entreprise, mais je cours partout les courses, l’école et les diverses activités…..
    j’ai tellement couru ces derniers temps que épuisée je suis tombée au ski et je me suis cassée l’épaule…. du coup depuis 2 semaines 1/2 je teste le repos forcé et la patience… je délègue et mon mari a appris beaucoup de choses sur le fonctionnement de la maison et la place du linge…. et le weekend quand il trouvait que je déléguais trop et qu’il avait l’impression que je ne faisais rien, il s’est rendu compte que finalement j’étais bien utile et active le weekend…. 😉
    Donc mon conseil pour être obligée de te reposer: casse toi l’épaule 😉 ça fait moins mal qu’un accouchement et c’est assez handicapant pour ne plus pouvoir rien faire pendant plusieurs semaines (sauf taper sur le clavier du pc) …. 😉 😉
    Sinon sérieusement, bon courage pour les journées et années à venir et plein de bonheur surtout!

    • Hahaha, tu m’as fait rire! Ecoute, je vais faire tout mon possible pour me casser l’épaule, lol!
      Plein de bonheur à toi aussi, c’est épuisant, ce quotidien, mais on n’échangerait pas, en vrai (il y a des pistes d’amélioration par contre, et ça c’est chouette!!)

  • Woh comme je te plains. Avec tout ce que je fais en ce moment dans ma vie, je serais incapable de gérer de gérer l’arrivée d’un bébé. Ce serait une sacré angoisse.

    • Je t’avoue que parfois, je suis très angoissée! 😀 Mais je ne suis pas à plaindre… En ce moment je vois le verre à moitié vide, mais globalement, c’est beaucoup plus de bonheur que de contraintes! :-)

  • Salut :) il se passe la même chose dans ma tête 😉 mais j’ai remarqué que ces « cycles » up and download étaient vraiment liés à mes cycles hormonaux… Du coup, ça me rassure en période de down !
    Des bises
    Mellepompons

    • Haha, tu as raison, j’ai remarqué ça aussi, tous les mois j’ai une crise de panique face à la désorganisation alors que d’habitude, bon, ça me passe au dessus! ^^ (Sauf que là ça dure un peu, mais je sais à quoi c’est dû…)

  • J’ai trois garçons (aujourd’hui 15,17,19) et depuis de nombreuses années j’ai un planning très organisé collé sur le frigo ex: semaine 12 : A est chargé de cuisine (table, lave vaisselle, épluchage…) L s’occupe du jardin (feuilles, poubelles, courrier…) S est de « maison  » aspi, wc, sdb… et la semaine prochaine ça tourne . C’est une aide précieuse et personne ne râle. Tu pourrais commencer avec tes deux premières et en faisant un planning à 4 pour qu’elles ne soient pas frustrées.
    Bon courage en tout cas, tes messages me parlent tellement…. et pour tout tout tout : poids, famille et les événements de ton enfance…

  • Ohlala que tout ça est bien vrai ! Je n’ai « que » 2 enfants, de 2,5 ans et 8 mois, des petites filles adorables et très sages. Et je travaille moi aussi à mon compte, donc je m’organise comme je veux. Sauf que quand le boulot est là, il faut le faire, et comme c’est si bien écrit dans le billet, quand les enfants ont faim, ils ont faim, et les journées n’ont que 24h !
    Je n’ai pas travaillé pendant 2 ans, donc mon mari a pris l’habitude de s’appuyer sur moi pour les taches ménagères, aucune raison de changer depuis que je travaille. Je ne vois pas non plus le temps passer, et j’ai l’impression que mes journées sont une minuterie continue, où on ne doit surtout pas s’arrêter 2 minutes sinon tout l’équilibre précaire s’effondrera !
    En tous cas je t’admire de tout gérer avec 4 enfants, et ça fait plaisir de voir qu’on est toutes dans le même cas ! Et puis les enfants nous le rendent bien 😉

  • Comme je te comprends. En même temps je me dis toujours « mais comment elle fait ?! » La famille, le blog, et les loisirs que tu arrives à prendre… (Vu de loin, je t’envie mais tu dois le voir autrement)
    Moi entre la première fille et ma troisième, j’ai lâché du lest sur plein de choses: bain 2ou 3 fois/semaine au lieu de tous les jours (en plus il paraît que c’est meilleur pour la santé), linge pas repassé sauf grandes exceptions… Mais c’est à chacun.e de voir ce qu’on peut lâcher car l’important de l’un.e peut être l’essentiel d’un.e autre.
    En tout cas, tu as des admiratrices, sois en sure !

    • Oui, le bain, en général, c’est 2/3 par semaine… Disons que dans mon idéal, ce serait un par jour, mais en effet, il parait que c’est pas terrible pour la peau, ça me déculpabilise. Et puis c’est mieux pour l’écologie! 😀

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