Clever

A quatre ans, je lisais couramment. A cinq ans, le fils du copain du moment de ma mère me persécutait tous les quinze jours pour que je fasse ses devoirs à sa place, il était en CE1, moi en moyenne section. En CP, j’étais dans une classe de trois niveaux, deux GS, 5 CP et 3 CE1. Après avoir fait mon travail avec les CP, je m’installais avec les CE1 pour suivre avec eux, et comme je finissais toujours avant, j’avais un peu de compassion pour eux que je trouvais légèrement limités. Aucun jugement dans ma tête de petite fille de 6 ans, je pensais juste être la norme et je ne comprenais pas pourquoi des enfants pouvaient éprouver des difficultés à l’école.

En primaire, j’étais une élève plutôt bonne, toujours dans les premières mais jamais LA première, ce qui m’a valu tous les reproches possibles et imaginables. J’entendais que j’étais insuffisante, que si j’étais intelligente, je devrais être la première, sans jamais que l’on m’explique comment y parvenir. Je me sentais inutile et j’aurais tout fait pour avoir la reconnaissance de mes parents et qu’ils soient fiers de moi. Seulement, très tôt, j’ai été mise face à un paradoxe insoluble: je devais être LA meilleure, mais pour prouver mon intelligence, je ne devais fournir aucun effort. Je suis donc partie avec l’idée que les gens intelligents ne travaillent pas, qu’ils ont d’excellents résultats par la grâce de leurs capacités intellectuelles hors normes, dont j’étais manifestement dépourvue.
Tout le primaire, j’ai sauvé les meubles, sans en ramer une, j’avais des résultats corrects voire bons, sans pour autant que ceux-là ne soient jamais suffisants. Si j’avais un 9/10, pourquoi donc avais-je perdu un point?? Si j’avais 0, c’était la preuve indiscutable que j’étais idiote et que je finirais ma vie en ramassant les poubelles (sympa pour les éboueurs, au passage…)

Au collège, les choses se sont corsées. Toujours sans en ramer une, ma moyenne générale est passée de 12/13 en sixième à 5/6 en troisième. Si durant les deux premières années, j’ai continué d’essayer de faire illusion, les deux dernières, j’ai abandonné toute idée d’avoir un jour des résultats corrects, j’étais stupide, preuve en était mes résultats déplorables et tous les commentaires désagréables des professeurs qui voyaient en moi l’incarnation du cancre. A l’exception de ma prof de français de quatrième, qui a vu en moi une sorte de génie incomprise et qui m’a montré un tel intérêt que j’avais régulièrement d’excellentes notes dans sa matière. Mais ça n’a duré que neuf mois, ayant l’année suivante l’avatar d’Hannibal Lecter (en moins sympathique).
Miraculeusement, j’ai eu mon brevet, la promesse étant « si tu l’as, on déménage ». Là, j’ai accepté de faire une croix sur l’espoir d’avoir un jour la preuve de mon intelligence avec des 20/20 qui tombent du ciel et j’ai fait un truc de dingue: j’ai bossé. Un mois durant, j’ai rattrapé mon retard abyssal dans les trois matières du brevet et je l’ai eu, de justesse, malgré la panoplie considérable de points manquants.

Inutile de s’attarder sur le lycée où j’ai totalement déserté mon rôle d’élève, aucun prof n’a eu l’occasion de croire en mon potentiel caché, j’étais tout simplement démissionnaire, toujours absente.

Je suis partie avec l’idée que j’avais sans doute été intelligente un jour, quand j’étais toute petite, ou peut-être l’ai-je rêvé? Mais que ce sursaut intellectuel m’avait définitivement quitté. J’ai ensuite nourri une véritable obsession pour l’intelligence, comme fascinée par quelque chose dont j’étais parfaitement dépourvue.
J’ai grandi avec l’idée que j’étais stupide, pour diverses raisons tenants essentiellement dans le discours rabâché à l’envie que j’étais débile/inutile/une erreur associé à la demande oppressante de fournir des résultats scolaires exceptionnels afin de satisfaire l’égo parental.

J’ai tout fait pour essayer à la fois de me prouver que j’étais intelligente et pour ne surtout pas faire mentir ceux qui m’ont toujours dit le contraire. Je suis restée dans un statu quo me permettant de réussir en échouant, de réussir partiellement avec toujours de bonnes excuses pour mes échecs. Je ne me suis jamais confrontée à ce que je voulais vraiment pour ne pas risquer d’échouer pour de vrai, sans toutefois me permettre de réaliser ce qui me tentait réellement.
J’ai un parcours étudiant qui force le respect parce que je l’ai mené en parallèle d’énormes difficultés, mais ce parcours est à la fois chaotique, incohérent et anarchique. Je suis partie en AES alors que j’avais un bac L (coucou les « techniques quantitatives »!) et surtout, alors que je nourrissais le rêve de devenir avocate. J’ai un Master 1 de droit international (obtenu en quatre ans parce que je n’ai sciemment passé qu’une unité par an) alors que je voulais être avocate pénaliste.
Mon parcours, aussi sympathique soit-il n’a absolument aucune cohérence, que ce soit dans le cheminement en lui-même qu’en rapport à mes voeux initiaux. Je ne me demande pas pourquoi mon parcours est aussi bancal, j’ai déjà la réponse: j’ai préféré réussir (enfin, tant que l’on puisse estimer que 8 ans d’études pour obtenir un M1 soit une réussite…) sans prendre le risque d’échouer dans ce qui me plaisait vraiment. Je garde de côté mon souhait le plus cher pour ne pas l’entacher de mon incompétence.
Je garde néanmoins une certaine reconnaissance vis à vis de moi-même parce que de ce parcours, si je n’ai jamais brillé par ma vivacité d’esprit, je ne peux que constater la persévérance confinant à l’acharnement dont j’ai fait preuve. Si au moins je peux m’octroyer une qualité, c’est bien celle de l’opiniâtreté!

J’ai toujours été excessivement complexée par mon manque d’intelligence. Pas faute d’avoir rencontré à l’âge adulte des tas de gens me soutenant qu’au contraire, j’étais intelligente, je restais persuadée qu’ils disaient ça pour être gentils.
Toujours persuadée que les vrais gens intelligents ne se questionnent pas tant, preuve supplémentaire que j’étais limitée.
Et puis un jour, j’ai eu envie de me confronter à la réalité et je suis allée passer un test de QI (le WAIS, chez une psychologue spécialisée). Espérant à la fois un « score » exceptionnellement élevé tout en m’attendant à un score hors du commun mais dans l’autre sens. Le résultat m’a tellement énervé que j’ai nourri ensuite une profonde colère vis à vis de tout ce qui touchait de près ou de loin à la douance. C’est devenu un sujet absolument épidermique. Pourtant, j’ai lu des bouquins sur le sujet, mais à chaque fois que je m’y reconnaissais (c’est à dire tout au long des bouquins…), j’avais envie de les brûler. Je me sentais tellement prétentieuse d’avoir envie d’y croire. Le « diagnostic » était tellement loin de refléter la réalité. Et puis j’étais tellement déçue aussi, parce que j’aurais voulu un score tellement plus haut…
Je l’ai fait pour me rassurer, pour obtenir une « note », clairement… Je ne l’ai pas pris pour ce qu’il est, ce test, mais comme un moyen de me valoriser, ce que rien ni personne ne pouvait parvenir à faire. Je ne l’ai pas fait pour les bonnes raisons ni n’ai pris le résultat de la bonne manière.

Néanmoins, contre toutes attentes, depuis quelques mois, je me sens curieusement rassurée au sujet de mon potentiel. Je garde un manque de confiance, mais j’accepte tout doucement l’idée que je ne suis peut-être pas si bête qu’on a tenté de me le faire croire, qu’il est possible, peut-être, que je ne me sois jamais donné à fond dans rien, à la fois pour me prouver que j’étais idiote tout en gardant la possibilité de ne pas être formelle à ce sujet. L’idée fait son chemin, plusieurs années après l’avoir passé, que ce test ne raconte peut-être pas n’importe quoi. Même si je reste extrêmement sceptique sur les tests de QI et leur valeur à propos de l’intelligence des individus qui me semble tout de même beaucoup trop complexe pour se résumer à de la logique mathématique, verbale, spatiale et que sais-je…
Depuis peu, je ne nourris plus un besoin compulsif et obsessionnel de me prouver que je vaux quelque chose, intellectuellement parlant. Sans dire que je suis apaisée à ce sujet, je crois que j’en prends la voie.
Je commence à accepter l’idée qu’il est possible que j’ai un potentiel qui a été complètement gâché, que je n’y suis pour rien, que je ne peux pas changer ce qui est ou a été. Que ça ne m’empêche pas de m’accorder de la valeur.
Mais qu’il ne tient qu’à moi aujourd’hui de faire en sorte de le révéler.

Sans tigtre 1

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16 Commentaires sur
“Clever”
  • Ces tests ne sont pas à prendre au pied de la lettre et de façon isolée, ça c’est sur ! Et oui, ton histoire a clairement du biaiser ton réel potentiel, ta confiance en toi et donc tout le test en lui-même ! Les chiffres de ce test ne sont pas à prendre seuls mais à associer à une analyse fine de la personnalité ! Et si, malheureusement, ce sont les personnes intelligentes qui se posent trop de questions et se torturent l’esprit…
    Tout ce qui ressort de tes écrits, des analyses que tu as sur ton vécu et sur toi-même prouve ton intelligence a bien des niveaux… mais bon, je me répète alors je vais m’arrêter la …

    Bonne soirée

    Virginie

    • Merci beaucoup Virginie. Je n’ai pas pris le test dans le bon sens sur le coup, mais l’analyse détaillée de la psy me permet aujourd’hui d’avoir une vision globale de mon fonctionnement, ce qui ne peut que m’aider à avancer.
      J’hésite encore à supprimer mon billet parce que j’ai peur qu’on croit que je crois être surdouée alors bon, j’ai encore du mal à faire taire la petite voix qui me dit que je suis complètement crétine! 😉

  • Après quelques lignes j avais déjà compris que tu étais HP. Tu as effectivement beaucoup de caractéristiques. C’est fou quand même que toujours aujourd’hui on ne sache pas faire avec ces enfants qui pourrait briller s’ils étaient compris et pris en charge correctement. Quand nous on a appris le hp de notre Loulou j’ai tout de suite su que mon mari l était aussi. Il n a pas passer le test mais je mets ma main à couper qu’il fait partie de ces HPi. Et moi qui pas une seule 2nde n ai cru que je puisse être HP je commence à me questionner et en même temps j’ai honte de pouvoir penser ça .. l avantage c’est que si tes enfants sont hp (ce qui est souvent le cas ) tu les accompagneras plus facilement

    • C’est étrange ce sentiment de honte, tout de même. Je le ressens puissamment aussi, j’ai d’ailleurs hésiter à supprimer ce billet tellement j’ai peur de passer pour imbue de moi-même, comme me plaignant d’un potentiel que je n’ai pas su exploiter… Alors que ce n’est pas vraiment ça, dans mon cas, j’avais tellement besoin de me rassurer (et rien ne pouvait y parvenir).
      Je ne sais pas si mes enfants sont HP ou non. Pour e moment, n’ayant âs envie de leur transmettre mes névroses, je préfère ne pas trop me pencher dessus. :-)

  • C’est dingue à quel point je me retrouve dans ce que tu racontes ! Du début à la fin, de la maternelle, où je connaissais par coeur toutes les histoires que ma mère me lisait (une fois seulement), à aujourd’hui où j’ai tellement abandonné l’idée d’être un minimum intelligente que ma culture générale se limite aux comptines pour enfants et que rien ne m’intéresse, je ne prends même plus la peine de retenir le nom des grands acteurs voir même des simples choses du quotidien.
    En revanche, le test de QI qui a été fait, ne l’a pas été fait sur moi mais sur mon fils (4 ans et 7 mois à l’époque). Un peu comme si selon son résultat j’allais obtenir la réponse me concernant… Je n’ai pas été surprise du compte rendu.
    La psychologue m’a dit quelque chose qui m’a marqué : « on devra le tester à nouveau si besoin lorsqu’il sera en élémentaire. Selon s’il met à profit ou non ses grandes capacités, le score pourra sensiblement évoluer » (il a déjà le niveau d’un enfant de 7/8 ans dans certains domaines mais il n’est pas « qualifié » d’enfant à haut potentiel intellectuel pour autant).
    À tort ou à raison, je pense que c’est une question aussi de caractère et d’envie…
    Si tu veux on peut échanger à ce sujet, c’est un domaine qui me passionne (la psychologie en règle générale).
    Mais rassures-toi je ne te trouves absolument pas prétentieuse dans tes écrits. On sent simplement un cerveau qui déborde, qui pense à mille choses, qui se pose une montagne de questions, qui s’analyse, d’autocritique, se rassure en même temps.
    C’est terrible ce sentiment. J’ai comme l’impression de te comprendre en fait

    • MErci beaucoup Hélène. Ces questions m’intéressent aussi, et je pense en effet que ce potentiel doit être nourri pour s’épanouir, ce qui n’a malheureusement été ni mon cas ni le tien manifestement. Néanmoins, je crois qu’il est là, en stand by et qu’il attend que l’on prenne confiance en nous.
      C’est valable quel que soit le profil d’ailleurs. :-)

  • Encore une fois ton écrit raisonne en moi. Je me suis aperçue il n’y a pas longtemps que j’étais certainement HP mais à l’époque on ne détectait pas ces enfants. Je savais lire avant le CP et j’ai toujours été bonne élève mais pas excellente. Le bac ? Facile je n’ai rien révisé… Je me suis toujours senti très décalée par rapport à mes camarades de classe. C’est simple, je devais avoir un truc qui cloche parce que je n’intégrais jamais tout à fait les « codes » des autres. J’ai toujours trouvé pas mal de gens ennuyeux mais quelle prétentieuse suis-je !!!
    Et puis il y a eu cette élève dans laquelle je me suis reconnue, j’ai décelé son potentiel et je me suis battue pour qu’elle saute une classe malgré l’avais de ses parents et de mes collègues. J’ai pas mal lu sur le sujet et j’ai eu une révélation. J’étais une enfant Hp pas une débile incapable de se conformer aux relations sociales. Je vois une psy et elle m’a aidé, peu à peu mon mal être disparait, pas encore les kilos en trop mais j’ai lu que les filles HP avaient souvent des problèmes de poids.
    Mais comme toi, je n’en parle jamais de peur d’être encore rejetée. Je ne pense pas que tu es prétentieuse ça fait un moment que je me dis que tu dois être HP. Le savoir pourra t’aider j’en suis sûre.

    • Merci beaucoup pour ton message plein d’espoir!
      Je me suis toujours sentie en décalage aussi, durant mon enfance parce que j’étais toujours rejetée et je ne savais pas comment me faire d’amis… Une fois « grande », parce que j’avais un enfant et pas les autres étudiants, parce que j’avais 3 ans de retard et j’avais le sentiment que tout le monde pensait que j’étais débile (en réalité, je devais etre la seule mais bon), aujourd’hui moins parce que je travaille de chez moi, je côtoie finalement que des gens avec qui j’ai envie d’être, ou quasi, ça limite les risques! ^^
      J’espère tellement faire fondre la glace de complexes qui m’entoure, dans tous les sens du terme. Ton témoignage me laisse entrevoir une issue, alors je te remercie vraiment! :-)

  • Gâché, je ne sais pas. Car encore une fois, ce n’est pas à la longueur des études ni au prestige de la carrière professionnelle que l’on décide si oui ou non, untel est con ou pas !
    Peut-être que si tu avais eu un parcours différent, ton comportement serait exécrable ou dénué d’empathie, peut-être que si tu avais fait les choses différemment, tu n’aurais pas tes enfants aujourd’hui. Au fond de savoir si oui ou non, ton potentiel a été gâché avant, on s’en fout ! C’est l’être que tu es aujourd’hui qui nous intéresse et qui façonne ton être de demain, c’est 10 fois plus intéressant ! ^^

    • La première je l’aurais forcément eu vu qu’elle était déjà là avant! ^^
      En effet, les choses sont comme elles sont et je ne peux pas revenir dessus, alors je dois regarder en avant.
      Sans devenir imbue, j’aimerais quand même bien avoir confiance en moi, un jour. Je sais très bien que les diplômes ne veulent rien dire, pas plus que les tests de QI d’ailleurs, je leur donnais une importance démesurée pour mieux m’auto-flageller. J’évolue sur ce point et heureusement!

  • Je plussoie le commentaire d’Ornella.

    N’attends pas de reconnaissance extérieure. Au fond de toi, tu sais qui tu es et ce que tu vaux.

    C’est dingue de se rendre compte à quel point les paroles et les actes des parents peuvent avoir un impact important sur les enfants.

    Au contraire de toi, mes parents m’ont toujours répété que j’avais beaucoup de capacités. Tout le monde croyait en moi. Si on veut, on peut dire que j’ai déçu tout le monde, je me suis arrêtée à Bac+2 alors que tout le monde m’encourageait à continuer. Des amies avec des résultats bien inférieurs aux miens se sont accrochées et sont cadres maintenant. Pourtant, je ne regrette pas. Au fond de moi, je sais que j’étais capable. J’ai juste choisi ma vie.
    Bon, après 6 ans à la maison, il arrive que j’ai l’impression que mes neurones sont endormis, mais aider mes collégiens dans leurs devoirs me permet de les réveiller un peu. Je n’aurai pas plus confiance en moi si je savais que mon QI est supérieur à 130.

    Parfois je suis curieuse de connaître mon QI. Je fais les tests gratuits en ligne, mais finalement, cela ne changerait rien de le connaître. Je suis persuadée que mon mari est HP, mais je ne pense pas que cela l’aiderait d’en avoir la confirmation.

    Tu sais, mon père n’a pas fait d’études. Ses parents ont préféré qu’il travaille à 14 ans pour ramener un salaire. Pareil pour ses soeurs. Pourtant, enfant, j’ai toujours été fasciné par sa grande culture générale. Je suis certaine qu’il aurait pu être brillant, mais son milieu social en a décidé autrement. Ma mère a eu la chance d’avoir des parents qui l’ont soutenu dans les études.

    Si tu n’avais pas un QI un minimum élevé, tu serais incapable d’écrire aussi bien que tu écris et d’avoir une telle réflexion.

    • Alors déjà, j’ai fait environ 200 tests de QI en ligne et j’étais surprise de constater que le chiffre obtenu chez la psy était équivalent (genre à 3 points près). La seule différence c’est qu’elle m’a expliqué mes points forts, mes lacunes, mes difficultés et c’était intéressant de ce point de vue là, mais le chiffre finalement ne servait à rien.
      De ce que je lis de tes enfants, ils ont l’air d’avoir des facilités en effet, d’avoir des caractères complexes et brillants.
      Je suis très admirative de la façon dont tu as su t’écouter, dire stop aux études parce que tu avais trouvé ta voie, d’être épanouie sans chercher de reconnaissance ailleurs…
      J’en prends le chemin, mais c’est long!! 😉
      Merci pour tes compliments qui me vont droit au coeur. Je ne trouve pas que j’écris bien, ça me complexe aussi d’ailleurs, mais ça me fait toujours plaisir qu’on me le dise! :-)

  • Doutes, regrets, complexe de l’imposteur…Tout me parle dans ton texte. Il’faut apprendre à apprivoiser sa précocité pour un jour, enfin, s’accepter comme VIP ( vieille intellectuellement précoce) et trouver une certaine paix.
    J’espère que cette fois tu laisseras ton texte comme un repère dans ton cheminement.
    Bonne route!

    • J’ai hésité au moins vingt fois à l’enlever… Mais je crois que je vais le laisser cette fois!
      Je ne suis pas précoce, ni surdouée ni quoi que ce soit, j’ai un « haut QI », certes, mais ça ne veut pas dire grand chose à mon sens, ce test (du moins il ne m’a pas apporté la satisfaction que je cherchais avec tant d’ardeur…)
      J’espère trouver la paix, accepter mes limites, accepter que ne pas être LA plus intelligente, LA plus belle, ne fait pas de moi quelqu’un de mauvais et de non-aimable. J’ai le droit d’être moyenne et d’exister, j’ai le droit de me planter sans que cela remette en cause ma personne toute entière, j’ai le droit de ne pas briller… J’ai aussi le droit de réussir, de me donner les moyens de le faire, sans pour autant me considérer comme insuffisante. J’ai le droit d’avoir des envies pour moi même et non pour prouver à quelqu’un que je mérite son amour…
      Bref, ça chemine un peu, même si c’est douloureux…
      Merci pour ton soutien! :-)

  • J’admire ta capacité d’introspection, de réflexion et même de… réflexion sur ta réflexion ! Je suis dans un questionnement un peu similaire… Dans quelle mesure notre éducation, notre entourage proche (parents, famille) et moins proche (école, amis, société etc) ont une influence sur le développement de notre « intelligence » et de ce que l’on va en faire.
    Dans une société sexiste, on va rarement encourager les filles et les garçons de la même manière! (Ce qui est autant dommageable pour les unes que pour les autres).
    Et encore uen fois, bravo pour avoir le courage de publier tout cela !

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