Des bienfaits de la régularité

Je crois que je grandis… Un petit peu…
Je n’ai jamais été quelqu’un de régulier, j’ai toujours plutôt eu tendance à être la reine de de la procrastination, du genre à repousser au lendemain ce qui peut être fait le jour-même et à me réveiller en urgence pour accomplir en deux jours ce que j’aurais dû faire dans le mois.
C’était valable dans tous les domaines, pour l’organisation (inexistante), pour le ménage, pour mes études, pour le sport, pour le boulot, pour l’alimentation, pour tous les domaines de la vie, en somme.
Adepte du dernier moment.

Depuis peu, j’apprends à m’organiser. Disons qu’avant, ce serait mentir de dire que j’étais désorganisée… Disons plutôt que mon mode d’organisation était très personnel… Mais j’arrivais toujours à finir dans le temps imparti… Dans l’urgence, la douleur et l’angoisse, mais c’était fait!
J’apprends aujourd’hui à faire un petit peu chaque jour.
Il y a régulièrement des ratés, mais cela prend le pas sur la méthode précédente, petit à petit.
Je fais une lessive par jour plutôt que 7 lessives le week-end. Quand le linge n’a pas le temps de sécher, je fais au fur et à mesure, autant que possible. Je fais à manger tous les soirs ou presque. Je prévois un planning de rédaction pour mon blog qui tient au « un peu chaque jour » plutôt que tout au dernier moment. Je range au fur et à mesure ce qui doit l’être, la plupart du temps. J’apprends à vivre en prévoyant plutôt qu’au jour le jour…

C’est très carré comme façon de faire. Et cela a un côté très angoissant pour moi car j’ai le sentiment de rentrer dans l’âge adulte (à 36 ans, il serait temps!) J’ai toujours eu un tempérament « what the fuck » et ça passait, dans la plupart des cas. J’ai eu mes diplômes en révisant à la dernière minute, par exemple. Il n’y a que mon deug que j’ai obtenu avec une excellente moyenne parce que je bossais avec régularité les cours qui me plaisaient, mais cela n’a duré que deux ans… Le naturel m’a vite rattrapé ensuite.
Cela a un côté flippant de prévoir, d’envisager les jours suivant à l’aune des tâches à accomplir. Ce manque de spontanéité qui donne le sentiment que le temps devient un peu trop concret… Et que la vie a un début et une fin.

Pourtant, au quotidien, je suis forcée d’admettre que l’organisation, la vraie, celle qui consiste à accomplir chaque jour un nombre déterminé de tâches plus ou moins pénibles, cela a du bon.
Je vous laisse imaginer l’état de votre mâchoire si vous arrêtiez soudain de vous brosser les dents deux fois par jour et que vous ne le fassiez plus qu’une fois par mois « super à fond »… Il me semble inévitable que le dentiste deviendrait rapidement votre meilleur ami… On se lave les dents deux fois par jour sans trop se poser de questions, c’est un réflexe, on le fait et puis c’est tout, sans se dire que c’est une perte de temps, que cette anticipation nous rapproche de la mort ou que c’est d’un ennui à mourir. De fait, c’est d’un ennui à mourir mais on n’y pense pas et on le fait.

En réalité, c’est un peu pareil pour tous les autres domaines. Plus on fait quelque chose régulièrement et plus cela devient évident, facile, un réflexe auquel on ne pense pas…
Pour ne plus jamais avoir à penser à faire le ménage, l’idéal serait donc de le faire un peu tous les jours (ou de prendre une aide ménagère, c’est bien aussi… :p ) Je n’en suis pas encore là mais je me soigne, petit à petit. Et à part les moments un peu « tendus », genre le retour des vacances (avec le million de valises à défaire, les fringues à laver partout, et le chaos qui s’installe), on s’en sort plutôt bien.
L’organisation permet de donner à chacun une liste de tâches à faire, et chacun la fait tous les jours.

C’est valable pour le travail également, au lieu d’essayer de tout faire sur une journée, j’étale un petit peu chaque jour, en bossant au maximum les jours où je suis dispo pour me laisser la possibilité de ne rien faire les jours où je n’ai pas le temps (le mercredi par exemple…)

Changer « ne pas reporter au lendemain ce que l’on peut faire le jour même », injonction angoissante et culpabilisante par « à chaque jour suffit sa peine », qui donne une vision plus réaliste de ce qu’est la vie… On peut difficilement faire les courses une fois pour toute l’année, on doit les faire chaque semaine, comme plein d’autres choses. L’accepter n’est pas évident pour moi mais l’idée fait son chemin.

Ce sentiment de devenir une grande personne qui prend ses responsabilités une par une. Je me laisse encore déborder (en témoigne la pile de courrier non traité depuis janvier… Bonjour les factures en retard!) mais j’ai à coeur d’accomplir l’essentiel chaque jour. Je me dis que c’est un bon exemple à donner à mes enfants qui, peut-être, partiront avec cette réalité dans la tête, avec la conscience que la régularité est mère de liberté.
Parce que oui, une fois qu’on a accompli le petit peu que l’on doit faire chaque jour, on est plus libre, on a l’esprit tranquille et la satisfaction d’avoir fait ce qu’il fallait.

 

Sans titre 22

J’apprends, petit à petit, à lâcher ma volatilité d’adolescente pour la stabilité d’une grande personne, enfin. Et cela passe par des listes, un agenda gribouillé, des petits carrés devant tout un tas de tâches à accomplir, que je prends un plaisir immense à cocher, rayer, surligner pour dire « c’est fait! »

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6 Discussions on
“Des bienfaits de la régularité”
  • Hello
    je fais partie des organisées qui se soignent LOL
    en fait je fais des tableaux excel pour tout : remboursement des soins, planning de parution pour le blog …
    j’ai des to do partout, j’utilise des applications comme wunderlist,…
    en revanche, j’ai peur des habitudes
    Je ne fais jamais les courses le même jours
    je suis incapable de prévoir le samdei ce que je vais manger le mercredi
    ça me fait flipper et j’ai pas envie
    donc de ce coté c’est un peu plus le bazar mais j’en ai besoin

  • Bravo!
    moi il va encore falloir que je grandisse un peu vu l’état de ma maison, depuis le retour au travail après la naissance du ptit on est totalement débordés 🙁
    Faut aussi que je me remette à faire des listes!!

  • J’apprends aujourd’hui à faire un petit peu chaque jour.
    Il y a régulièrement des ratés…

    C’est bien vrai mais cela part d’un bon principe d’équilibre.
    Il faut maintenant le mettre en pratique et peut-être m’appeler hier pour me souhaiter un « Joyeux anniversaire ».
    Et hop une bonne chose de faite, tu peux cocher voir surligner…

    T’inquiètes pas, il te reste 9 ans 11 mois et 29 jours pour te préparer pour le suivant.
    Note-le sur une liste et un post-it.
    Bise à la famille,
    Vieux tonton

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