Chroniques d’une maman étudiante – Semaine 2

Quand j’ai découvert le programme, j’ai failli m’évanouir. En tout, sur l’année, je vais devoir suivre 6 cours au premier semestre et 6 cours au second (et encore, en n’étant pas tout à fait au point). Là, vous vous dites « oh bah ça va, un programme normal quoi! » Oui… Mais bon, ça fait paniquer un peu quand même parce qu’à cela vont s’ajouter les cours de l’IEJ à partir de décembre.
Dans l’idéal, je devrais être au point sur tous les cours pour le début des cours de l’IEJ en décembre (mais humainement, ça me semble difficilement jouable)

Je me suis inscrite à l’IEJ (c’est obligatoire pour pouvoir ensuite s’inscrire à l’examen) mais pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai décidé de suivre autant de cours qu’il me sera possible afin de me mettre à jour au maximum.
J’ai donc commencé les cours la semaine dernière en m’incrustant aux cours de 2ème année de licence, 3ème année de licence et master 1 (ne criez pas au scandale, mon inscription me donne accès à ces cours, je m’y incruste en toute légitimité! Les profs à qui je me suis annoncée ont d’ailleurs loué ma démarche -ça fait toujours plaisir–fin du coup, ils ne m’ont pas chassé à coups de tomates-)
Je suis 6 cours (Fin, 12, vu qu’ils sont coupés en deux à chaque fois):
– Droit civil (droit des obligations) avec les L2
– Droit pénal avec les L2 aussi
– Droit des libertés fondamentales avec les L3
– Droit pénal du travail, droit pénal spécial et droit pénal international et européen avec les M1 mention droit pénal et sciences criminelles (LE master où la fac n’a pas voulu de moi, REVANCHE!!)

Je commence tout juste à me calmer un peu par rapport à mon programme.
Je panique parce que j’ai le sentiment (pas si injuste) d’avoir un million de cours à réviser en très peu de temps… Mais en réalité, je ne passe l’examen qu’en septembre 2018 pour les écrits et, si je m’en sors bien, en novembre 2018 pour les oraux.
Autant dire que je devrais peut-être me relaxer un peu… Sans dire que j’ai le temps, j’ai quand même 12 mois devant moi avant les premières épreuves.

Sans tijtre 2

Etant donné que je suis la mère de quatre enfants (pas un, pas deux, pas trois mais bien QUATRE) et qu’en parallèle, je suis aussi rédactrice free-lance (faut bien gagner sa croûte), on ne peut pas dire que, de base, je m’ennuie beaucoup ni que j’ai à ma disposition une masse de temps dont je ne sais pas trop quoi faire. Non. De base, je suis déjà surbookée et complètement à cran.
C’est donc plutôt une bonne idée tout à fait raisonnable de m’ajouter 18 heures de cours par semaine et à peu près autant d’heures de travail personnel (mais QUAND bordel???)

Globalement, je vais passer les deux prochains mois à suivre mes cours, à ficher mes cours (sinon ça ne sert à rien, je ne retiens rien…)(Oui parce que c’est con, je ne suis pas le genre de personne qui n’a pas besoin de bosser pour réussir, c’est dommage mais c’est comme ça, je suis le genre de personne qui suis juste moyenne si elle fout rien. Et là, je ne dois pas être moyenne, je dois être excellente, donc j’ai plutôt intérêt à me bouger les guiboles!!), à lire autant que possible afin d’enrichir ma culture juridique (me concernant « afin de la créer » serait plus approprié).
Ensuite, je vais avoir globalement un mois avec seulement les cours de l’IEJ, puis les premiers examens blancs vont tomber très vite (et ça serait cool que je sois un minimum au point, sinon je vais baliser!)
Encore après, et c’est à ce moment là que les choses vont vraiment se compliquer: je vais avoir les cours de l’IEJ + les cours des L2, L3 et M1. Pendant 4 mois à peu près.

Ca va aller très vite, mine de rien. Et ça fait très très peur. Je vais considérablement manquer de temps (là je fais la maline à écrire mes articles, mais profitez-en parce qu’il risque d’y avoir une pénurie dans pas très longtemps!), je vais sans doute devenir folle (c’est déjà limite à + dix jours du début des cours…) mais ça devrait être plutôt exaltant, comme programme.
J’ai à peu près toutes les chances d’échouer, je ne suis pas naïve. Et c’est pour cette raison que je ne pars pas dans l’idée de ne me laisser qu’une chance, je me laisse la possibilité d’échouer et de retenter (même si ça fera mal à mon égo, indéniablement)

Pour l’instant, je fais la maline en cours (je pose des questions qualifiées de « pertinentes » par les profs, ce qui est plutôt rassurant), je me fonds dans la masse des étudiants (on m’envoie du tutoiement et du « et t’as choisi quoi comme option? » et des « mademoiselle » comme si j’avais 22 ans. Ce qui est plutôt bon pour le moral!). Je suis passionnée par les matières que je suis et j’ai la chance de n’avoir que des profs franchement enthousiasmants.
Il fait encore beau dehors et je suis toute pleine d’entrain et d’énergie.

Le contraste est total quand je rentre à la maison le soir avec mes marmots, après m’être prise pour une gamine de 20 ans durant toute la journée. Cela a un côté déstabilisant car je me projette 12 ans en arrière, quand j’ai fait mes premiers pas à la fac de Toulouse, et c’est assez saisissant quand la réalité confortable de mon quotidien me rattrape le soir. Je n’ai plus 20 ans mais j’ai une famille, une chouette maison toute accueillante et chaleureuse, des minots pour me faire des câlins réconfortants, un mari pour me soutenir et avec qui discuter de choses de grandes personnes.

Pour rien au monde je ne repartirais en arrière. Pour autant, c’est galvanisant de se dire que dans la vie, rien n’est jamais figé et on peut reprendre le cours de ses rêves à n’importe quel moment.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez aussi :

18 Commentaires sur
“Chroniques d’une maman étudiante – Semaine 2”
  • Salut !
    J’adore ! J’admire !
    Mais comment fais tu ? Je suis à chaque fois Surprise et administrative de ton courage et de ta volonté.
    Je suis même Surprise de la régularité des publications, Mais j’adore ta façon d’écrire c’est vraiment agréable. Je vais m’ennuyer et guetter si les publications se ratifient mais franchement je trouve ça normal, avec un tel programme.
    Je me répète mais Bravo !
    Je t’envoie plein de force et de courage.
    Belle journée (même pluvieuse)

  • C est vraiment bin ce que tu fais! Et je te rejoins : rien n est figé ! C est tellement exaltant!
    J etais secretaire medicale dans un super service à Paris, et avec mon mari on a décidé de quitter la capitale pour la province quand notre fille ainee avait 9 mois. On ne regrette pas ce choix (on a une chouette maison, un gentil chien, un immense jardin, des voisins en or, du caaaaalme!) Mais j ai du mettee de côté mon métier car peu de postes (voire nada pour ma pomme). Je me suis reorientee et j ai passé un CAP petite enfance en 2016 (soit 1 an apres notre arrivée, 1 an avec des petits boulots alimentaires). Ce fut rude! Mais c est tellement gratifiant d y arriver! De se dire qu on a réussi parce qu on s en est donné la peine!
    Maintenant y a plus qu a avoir le concours d atsem et de trouver un poste de titulaire (paye ta galere….)

    En tous cas tu as toute mon admiration: le droit ce n est pas ce qu il y a de plus simple, mais si ça te passionne, c est genial!!!
    Je t envoie des tonnes d encouragements, de bisous de Touraine et moi j y crois! ❤❤❤❤❤

  • Hello!

    Un grand bravo pour moi! Pour le moment je suis en congé mat du 3ème, mais je reprends en janvier et j’ai déjà peur!
    Je crois que ce qui me plaît le plus, c’est que tu t’autorises à reprendre ce cursus. Et on devrait toujours s’autoriser à aller faire les choses qui nous plaisent et qui nous font grandir!

    Je te souhaite bonne chance pour cette année studieuse. Perso, plus je suis sous pression, plus mon côté maniaque psycho rigide ressort: là j’ai un planning de menu calé sur le mois pour tout le trimestre… Après quoi je ferai mes menus d’hiver. Bye bye la spontanéité, mais ça allège grandement ma charge mentale!

    Belle semaine!

  • Oui j’imagine ton sentiment, c’est assez dingue quand même ! Et effectivement bon courage quand même parce que tout ça s’annonce méga chargé 😉

  • Comme je te l’écrivais, j’ai également décidé de retourner à l’université. Même si, comme toi, l’échec ne changera pas ma vie, je me mets la pression pour réussir, à coup de ‘cette année je vais bosser comme jamais’, ‘je vais mettre ma vie sociale entre parenthèses pour vraiment avoir le temps de bosser’…
    En réalité, en ce qui me concerne ce ne sera pas 1 année mais 9 mois. Mais dans ma tête les mauvaises habitudes ressurgissent, je regarde la programmation de divers théâtres, envisage une escapade en février, puis en avril… Jusqu’à ce que je me souviennent que non. Je mets toutes les chances de mon côté afin de ne pas le regretter. Et de pouvoir construire de nouveaux projets professionnels dans 9 mois ! Puis recommencer les escapades, ciné, spectacles…

    • Je ne me mets pas la pression (pas comme j’ai eu l’habitude de me la mettre du moins, à base de « si tu rates t’es une bonne à rien »), mais comme toi, je veux me donner à fond et j’ai modifié mon environnement et mon quotidien afin de mettre toutes les chances de mon côté. C’est plutôt sain comme manière de procéder je trouve! Plus sain que la manière que j’avais de me booster auparavant du moins! 😉

  • J’allais justement dire « mais comment fais-tu avec tout ça pour arriver à écrire sur ton blog ?! » On profite de ton enthousiasme alors et on espère qu’il va durer durer durer… Je t’envoie des cargaisons de courage et de chaudoudoux pour toute cette année!

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.


× trois = six