Famille nombreuse, reprise d’études et job freelance, l’équation impossible?

Ne comptez pas sur cet article pour trouver de supers conseils pour tout gérer de front… Il n’y en aura pas. Pour la simple et bonne raison que je me sens continuellement sous l’eau!

Depuis bientôt 2 mois, je me demande comment je pouvais trouver mon quotidien compliqué auparavant, avec « seulement » quatre enfant et un job de rédactrice freelance finalement pas si prenant… Avec ma reprise d’études, je dois jongler avec mes trois casquettes pour tout faire tenir sur une semaine. Comment je fais? En bricolant mon emploi du temps!

Il y a les impératifs: mes enfants et les cours. Et il y a le reste, le fichage de mes cours, la relecture, la rédaction de mes articles, rémunérés ou non, tout ce qui n’est pas susceptible d’un horaire fixe, en somme.
J’organise donc mes journées et mes semaines en fonction des impératifs, qui ont la fâcheuse tendance de se déplacer au gré du vent, pour bien coller par terre tous les plannings que je peux préparer.

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Par exemple, chaque semaine, un cours ou deux sautent et sont rattrapés à un moment qui ne m’arrange évidemment pas du tout… Comme le samedi matin ou le mercredi de 14 à 20h.
Chaque semaine, j’ai un RV médical qui tombe pendant un cours (genre le RV ORL pris il y a 8 mois et qu’on ne peut donc pas modifier!) ou une grève (et je le répète, je soutiens le mouvement) qui tombe très mal (c’est le principe d’une grève en même temps, je sais…) ou encore un enfant qui se met à vomir le matin avant de partir à l’école, et qu’il vaut mieux donc éviter d’emmener où que ce soit (à part chez le docteur, éventuellement). Bref, chaque semaine, un truc ne se passe pas comme prévu et il faut faire avec (et c’est chiant mais on y arrive).

Comment jongler avec tout ça? Je bosse pour le blog et mes rédactions extérieures le soir. Cela me demande peu d’efforts intellectuels, je profite donc du fait que tout le monde soit couché pour bosser ou écrire (comme là tout de suite). Je suppose que la qualité n’est pas terrible étant donné la disponibilité de mon cerveau, mais je ne trouve aucun autre moment…

Mes journées, du lundi au vendredi, excepté le mardi (sauf quand un prof rattrape un cours, je n’ai pas cours le mardi), sont organisées autour de mes cours, de l’accompagnement des enfants à l’école et à la crèche et du travail personnel à fournir pour la fac (essentiellement du fichage et la lecture de bouquins).
Le mardi, en théorie, je devrais pouvoir bosser, mais pour le moment, le mardi se révèle une blague, soit j’ai cours, soit il y a grève, soit j’ai un enfant malade sur les bras (remarquez, ils font bien les choses de tomber malade pile le jour où je suis à la maison! Sont bien ces enfants et ces grévistes!)

Le week-end est, quant à lui, consacré aux repas de la semaine (merci aux gens de Facebook qui m’ont soufflé l’idée) ainsi qu’aux diverses tâches ménagères chiantes que l’on se partage (Mouflette passe l’aspi, MissCouette range les jouets, je m’occupe du linge et des sanitaire, Mii fait la cuisine et le jardin) et à la vérification des devoirs.
Sept semaines qu’on ne voit pas la lumière du jour le week-end (sauf quand j’ai cours le samedi), c’est un peu pénible ce sentiment d’être devenu des machines… Mais j’imagine que c’est une histoire de temps avant qu’on ne trouve un rythme pérenne qui nous permettra de profiter un peu de la vie le week’end!
En tout cas, en préparant ainsi les repas à l’avance, les soirées sont beaucoup plus sereines et on peut profiter du dîner tous ensemble sans courir.

Les choses se mettent en place petit à petit. Cela prend du temps de passer d’un statut « à la maison » (même si je bossais, mon job me laissait du temps et surtout j’étais très disponible pour les enfants, quel que soit l’imprévu!) à un statut « active dehors ». C’est un rythme à trouver, une organisation à mettre en place, de nouveaux repères à prendre.
Ce n’est pas simple, c’est même très très compliqué, mais chacun y met du sien alors on avance petit à petit.
C’est une question de temps, j’imagine, pour enfin trouver un rythme.

En attendant, on est crevés. Quatre enfants c’est chouette mais punaise, que c’est éreintant!!!!

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20 Commentaires sur
“Famille nombreuse, reprise d’études et job freelance, l’équation impossible?”
  • Waw ! Même si nos vies sont totalement différentes, je me sens un peu moins seul. De mon côté, je jongle avec un poste à plein de temps qui me fixe au boulot 9h par jour, je m’occupe de toute la famille le matin (seulement deux enfants de mon côté) pour que tout le monde arrive à bon port et c’est le midi, le soir quand tout le monde est couché et parfois le weekend que je dois devenir ultra productif pour me lancer dans deux nouveaux projets (mon nouveau blog sur le développement personnel quand on est parent et lancer ma boite de design pour enfants).

    Comme tu dis, je n’ai pas de réels conseils à donner car souvent sous l’eau mais j’ai trouvé quelques outils qui permettent de garder une structure, de prioriser et finalement de garder ma motivation au plus haut point. :

    1. Sur l’ordinateur/smartphone, j’utilise Habitica.com pour garder des habitudes de vie saines, gérer ma to do list et faire partie d’une communauté d’une dizaine de personnes motivées pour travailler ensemble nos objectifs respectifs

    2. Sur papier, j’utilise le journal 3M qui me donne un objectif à atteindre en 3 mois mais j’imagine qu’un bullet journal pourrait faire l’affaire si l’objectif est plus long terme.

    Courage en tout cas pour ces nouvelles études. Ca me rappelle l’époque où j’ai enchainé 2 années à raison de 5 soirées semaine de cours + le samedi. Quand on sait pourquoi on le fait, ça reste difficile mais ça nous permet d’atteindre l’objectif.

    • Merci!! :-)
      Le 3M, je lorgne dessus depuis quelques temps, il est vraiment bien?
      Je vais aller voir ce qu’est Habitica. Bien que j’essaye de me tenir éloignée de tout ce qui pourrait me rendre addictive de près ou de loin! 😉

      • Honnêtement, je l’ai acheté en me disant « c’est 30 Eur et je n’aime pas les agendas mais pourquoi pas », il est resté presque 2 mois dans un tiroir n’ayant pas le temps à consacrer à la lecture du manuel et à la mise en place du plan et au premier octobre, je me suis dit « il reste justement 3 mois avant la fin de l’année, il n’y aura pas de meilleur moment que maintenant » et j’ai fait en sorte de trouver du temps (pas facile !)

        Depuis, je suis en train de réaliser un rêve que j’avais depuis des années en tête et je trouve ce carnet complètement magique ! J’imagine qu’il ne conviendra pas à tout le monde mais chez moi il me permet au quotidien de travailler sur des petites choses qui me font réellement avancer sur mon projet.

        L’avantage du 3M c’est que ce n’est pas addictif en soi, ça prend 5 minutes par jour + 15 minutes le dimanche + 2/3 heures au commencement. La seule addiction sera peut-être dans recommander un à la fin du premier ;o)

        Concernant Habitica, idem, il n’y a pas grand chose à faire une fois que tout est configuré et c’est un outil parfait niveau motivation. Je suis actuellement dans un groupe d’une dizaine de francophones et l’un d’entre eux a relâché ses habitudes ce qui a causé des « pertes » dans le « combat » de l’équipe. Il n’a pas fallu deux jours pour que cette personne reçoive 9 messages de soutien pour le remotiver et lui dire qu’on était tous avec lui et cela sans se connaitre ni même connaitre ses objectifs ! C’est un soutien gratuit et inestimable !

  • Coucou, félicitation pour ta reprise d’étude, je suis mère au foyer de 4 enfants et j’ai repris une formation en ligne pour devenir développeuse web dans le but de me lancer en freelance. Et j’ai déjà du mal à gérer ma vie de famille, mon blog, mes cours et mon groupe Facebook, alors la fac j’imagine même pas. Bon cette année les 4 sont scolarisé donc ça se passe mieux pour moi mais j’admire ton courage. Félicitation :)

  • Heuu pas grand chose à dire mais envie de commenter : chapeau bas. Tu vas y arriver et vous allez trouver votre rythme, tu es tellement motivée ! Je suis profondément admirative.
    Les cours ne sont pas du tout retransmis en podcast pour te permettre de retravailler ceux que tu as loupé ?
    Plein de courage en tout cas.

    • Bonjour Caro,

      Ha non, ma fac n’est pas si moderne malheureusement…
      Mais je suis inscrite sur l’UNJF (fac en ligne partenaire de ma fac) donc pour certains cours j’arrive à palier mes (rares) absences.
      Je ne m’en sors pas trop mal! :-)
      Merci pour tes encouragements!

  • Bravo pour ton courage ! Tu peux être fière de toi ! Est-ce que tu as un compagnon/mari qui peut t’aider pour toutes les tâches ménagères et les enfants ? Moi-même je reprends des études là (je me lance dans une thèse) et je cogite pas mal en ce moment sur la question d’avoir des enfants, et quand (malgré la thèse, ou alors attendre encore 3 ans…) et sur l’implication possible de mon mari par rapport à toutes ces tâches quotidiennes…

  • J’aime lire tes articles parce qu’ils me permettent de voir l’autre côté du miroir :)
    Les cours et leur charge de travail sont prévus pour être équivalents à un emploi à temps plein, du coup, c’est clair que quand tu as un autre boulot, une famille grande ou petite à gérer et une maison à s’occuper, c’est franchement énorme. Certaines années, j’ai moi-même tellement à faire que j’ai l’impression de rentrer dans un long couloir au début du semestre et de n’en sortir qu’en fin de semestre, surtout pendant le premier. Le second est différent, plus étiré avec les vacances et on peut souffler (même si je sais que tu as le concours). Mais l’an dernier, avec une collègue, on se motivait toutes les deux pour avancer dans tout ce qu’on avait à faire et on se disait justement que nos maisons étaient dans un sale état.
    Un jour, il faudra que je trouve une femme de ménage, au moins cela m’enlèvera cette tâche là !
    Bon courage en tout cas.

  • Je trouve que c’est ce besoin de flexibilité permanent qui est le plus difficile à gérer. Comme tu le dis, on y arrive, mais ça pompe une énergie folle. Chaque semaine, on planifie, on fait des listes, on visualise la semaine, même chargée, se déroulant comme sur du papier à musique et, paf, c’est le chamboule-tout et il faut se réadapter. Et sur moi en tout cas, c’est comme si chaque modif mangeait une petite case dans ma jauge d’énergie. Mais bravo, je suis admirative de ton parcours !

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