Chronique d’une étudiante à l’IEJ [Semaine 10]

10 semaines sont passées, qui ont filé à toute allure. J’ai eu trois jours de « vacances », nous sommes partis chez mon oncle et ma tante, j’avais prévu de bosser mais j’ai eu une gastro la veille du départ et ça m’a vidé de toute substance pendant notre petit séjour. Ca + le changement d’heure dont je n’arrive pas à me remettre…
Le retour a été rude… Après quelques jours de pause, un rythme cool, pas d’horaire, pas de sortie sous la pluie, des journées à discuter, rigoler et profiter de la famille, la reprise est abrupte!

L’impression d’avoir accumulé 3 mois de retard en quelques jours (ce n’est qu’une impression évidemment, mais ce n’est pas très agréable). Le froid glacial qui s’est soudain abattu sur la ville. Le froid ne me dérange pas tant qu’il ne pleut pas. Ce qui est gênant c’est l’absence de chauffage à la fac, punaise, ça caille!! Surtout à la BU où tout le monde garde manteaux et bonnets…

J’ai assisté aujourd’hui à un Grand Oral. Un vrai, avec un vrai candidat admissible, un vrai jury et tout et tout. Le candidat s’en est plutôt bien sorti, mais je suis ressortie de son épreuve peut-être plus stressée que lui… Quelle angoisse cet examen! Je me sens tellement incapable de faire ça un jour! Je me sens tellement carencée au niveau des connaissances, de la technique, des réflexes… De tout en somme. Je suis complètement à la ramasse! Et il ne reste que dix mois pour me remettre à niveau. Chaud chaud chaud!

Sans titre 4

Du côté du positif: j’ai désormais beaucoup plus d’endurance de travail. Je peux assister à 6 heures de cours d’affilé puis aller à la BU pour bûcher deux heures de plus sans avoir le sentiment d’avoir le cerveau en bouillie ensuite.
L’organisation n’est pas encore au top mais je m’améliore tant au niveau du boulot que du quotidien que de la fac. Tout n’est pas encore bien huilé mais je sens que je prends un certain pli, que ce n’est qu’une question d’habitude.

J’arrive plus facilement à optimiser mon temps. Bouquiner à l’intercours, bosser le soir, ficher lors d’un « trou ».
Mii est d’un grand soutien car il m’arrive régulièrement de rentrer à la maison après 20h et il s’occupe de tout sans broncher. A sa place, je serais débordée et dans tous mes états, mais lui gère comme un chef et ne me fait aucun reproche, ce qui est vraiment très appréciable.
C’est un peu difficile pour les enfants en revanche et je leur manque beaucoup ces soirs-là. Ils me réclament et je dois les coucher en leur faisant de gros câlins pour qu’ils se calment un peu. Le rythme est difficile pour eux même si je fais de mon mieux.

Il me reste deux semaines de cours « je-me-tape-l’incruste » et mes vrais cours commencent dans moins d’un mois. J’ai hâte de rentrer dans le vif du sujet. Mais je ne sais pas comment je vais m’en sortir. Les étudiants que je côtoie actuellement ont déjà tous eu leurs examens de TD et ils passent leurs partiels quand mes cours commencent. Je n’ai pas eu les TD et pourtant, je serais bien incapable de passer un quelconque examens là tout de suite… Je ne sais pas comment je me débrouille, mal, manifestement, mais je ne suis vraiment pas à jour.

Je me suis fait une copine en M1 qui passe l’examen en septembre comme moi. Elle donne priorité à son M1, ça coule de source (parce que si elle ne le valide pas, elle ne peut pas passer l’examen) et on a décidé de se compléter au niveau des cours dès décembre. J’irai aux conférences de l’IEJ tandis qu’elle ira aux cours du M1 et on se partagera tout ça. Je trouve rassurant d’avoir une personne avec qui partager tout ça.

Pour le moment, le bilan est mitigé. Je sens que je progresse dans l’organisation et l’endurance mais je reste totalement ignare et peu performante. La motivation reste néanmoins intacte, je me suis fixée un objectif et même si c’est difficile, je m’y tiendrai! Je garde en mémoire que je suis plus heureuse d’aller en cours (même si je m’y ennuie parfois) que d’en louper un (vive la culpabilité et le sentiment d’être une grosse feignasse quand je manque un cours…), et cela me sert à me motiver les jours où je préférerais rester au chaud chez moi… J’y vais et je réfléchirais plus tard! Et après je suis satisfaite d’avoir fait l’effort, d’autant que c’est du temps gagné, je n’ai pas à récupérer le cours et à le déchiffrer.

10 semaines et je tiens bon, vu mon point de départ, je ne peux que progresser!

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8 Commentaires sur
“Chronique d’une étudiante à l’IEJ [Semaine 10]”
  • Tu as la tête dans le guidon, c’est normal que tu aie l’impression de ne rien savoir. (et qui te dit que les autres étudiants sont mieux armés que toi ? ;^) )
    Il faudra prendre un peu de recul sur tout ce que tu accumules en ce moment, faire des liens, des synthèses, des relations entre toutes les infos et ça ira sans doute mieux. Tu as essayé les cartes mentales ? ça pourrait te permettre de visualiser ce que tu sais et d’organiser un peu tout ça.
    Bon courage en tout cas, tu arrive au bout de la première période et c’est un moment un peu dur en semaine 10-11.

  • Je te trouve lucide, méthodique, organisée… Des qualités bien utile pour ce que tu entreprends ! Voir le sommet de la montagne à atteindre peut faire peur, tant il parait loin, mais parfois, jeter un petit coup d’oeil en arrière pour voir le trajet déjà accompli peut rassurer, revigorer, donner confiance…
    Je suis heureuse de voir que ta motivation ne faiblit pas et que tu trouves des aides de qualité sur ton chemin (mari, copine…). Je t’envoie tous mes encouragements, virtuels mais oh combien sincères ! :-*

    • Merci Vervaine! C’est vrai que lorsque je regarde les deux mois écoulés, cela me donne de la force. Je ne pars plus de « rien », j’ai un capital sur lequel m’appuyer, je peux avancer plus sereinement!
      Je crois néanmoins, et tous les étudiants qui passent cet examen en témoignent: on ne se sent jamais prêt pour le CRFPA…

  • Je pense que d’une manière générale, tu as une capacité hors normes, à te juger, te flageller, te conditionner à l’idée que tu es stupide et complètement perdue d’avance. Je suis sûre que tu t’en sors très bien, surtout compte tenu du fait que tu as des enfants en bas âge, que tu n’as pas dans la tête l’unique priorité de réussir tes études mais aussi celles du bien-être de ton mari, de tes enfants, qu’ils se sentent en sécurité, qu’ils mangent et dorment bien et qu’ils prennent du plaisir à l’école, ce genre de choses.

    Je t’encourage en tout cas parce que je trouve très couillu ce que tu fais et tu l’oublies trop souvent !

    • Merci Ornella. Je pense aussi que je ne m’en sors pas trop mal au vu de ma situation, mais je suis lucide, le travail que je fournis pour l’instant est insuffisant…
      Et je ne me pense pas perdue d’avance, sinon je ne tenterai pas! 😉

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