Le bilan après un an #ProjetFonteDesGlaces

Mi-janvier, cela a fait un an que j’ai commencé à voir une diététicienne pas tout à fait comme les autres. Exit les régimes, adieu la frustration, voilà un an que je travaille sur mon comportement alimentaire afin d’éradiquer pulsions et compulsions et d’acquérir peu à peu un rapport serein à la nourriture.

Un an, c’est long quand on n’est pas très patient et ce n’est rien du tout au regard des années de conditionnement alimentaire précédentes.
En un an, je n’ai pas perdu de poids mais je n’en ai pas pris non plus (j’ai perdu 3 kilos, mais la tendance reste à la stabilité). Et j’ai fait beaucoup de progrès que je voudrais lister ici pour garder une trace du chemin parcouru.
Abandonner toute idée de régime est difficile, contrairement à ce que certains essayent de nous faire croire. Il faut une certaine volonté pour ne pas céder aux sirènes des diètes rapides qui permettraient de perdre un bon nombre de kilos… Pour les reprendre aussi vite.
Je me suis fait la promesse de ne plus retomber dans la spirale car je ne veux plus grossir (hé oui, c’est paradoxal, mais les régimes font grossir!), et je ne veux plus me faire souffrir. Je préfère garder mon corps gros comme il est mais en relativement bonne santé plutôt que risquer de le foutre en l’air à force de yo-yo incessant.
Depuis un an, je fais preuve de beaucoup de patience et je ne me décourage pas. J’ai confiance en ma diététicienne, je crois vraiment que sa méthode est la bonne et je suis décidée à prendre mon temps, même si c’est très très long, même si la tentation est parfois forte de de tout envoyer balader pour reprendre un bon régime hypocalorique.

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J’ai bien conscience que ce que je vois comme des progrès paraîtra être une bonne blague pour la plupart des gens. Mais je reste persuadée que le temps, la patience et les efforts pour changer durablement mes troubles comportementaux finiront par payer.

Un an sans prendre un gramme

Sans être au régime et sans faire aucun effort particulier, je n’ai pas grossi. C’est pour moi très encourageant car si j’ai ainsi réussi à ne pas grossir tout en ne faisant pas attention, je vais forcément finir par maigrir quand je serai arrivée au bout du processus.

Les compulsions ont disparu

La base de la « méthode » G.R.O.S c’est « zéro frustration ». L’idée est que la frustration entraîne une restriction cognitive qui, elle, entraîne un « effet rebond » qui va faire manger compulsivement.
Auparavant, des compulsions, j’en avais plusieurs fois par mois, quand ça n’était pas plusieurs fois par semaines… Voire plusieurs fois par jour juste après un régime.
Je ne suis plus au régime et en quelques mois, les compulsions ont disparu.
Ce que j’appelle « compulsion », c’est ce moment où le besoin de manger se transforme en véritable frénésie. D’autres appelleront cela une crise de boulimie… On mange, mange, mange sans pouvoir s’arrêter, sans en profiter, jusqu’à la nausée.
Hé bien cela fait plusieurs mois que je n’en ai plus. Et je sais que cela ne reviendra pas.
Je suis libérée des compulsions.

Les pulsions alimentaires sont de plus en plus rares

La pulsion ressemble beaucoup à la compulsion mais elle est moins violente. Il s’agit pour moi d’une envie de manger incontrôlable mais cela ne va pas jusqu’à la nausée et c’est plus « réfléchi ». C’est plutôt un « allez tant pis, je mange ce paquet de gâteaux et on n’en parle plus… »
Cela m’arrive encore, mais c’est devenu vraiment plus rare. Auparavant, j’avais ce genre de « passade » au moins une fois par jour. En période de régime c’était d’ailleurs invivable car cela m’obsédait totalement et je devais lutter jusqu’à en pleurer pour ne pas céder… Au final, cela se transformait en compulsions quelques heures ou jours plus tard.
Maintenant, cela m’arrive environ une à deux fois par mois.
C’est à dire que je deviens peu à peu maîtresse de mon comportement. Cela doit sembler un échec cuisant vu de l’extérieur, mais pour moi c’est une immense victoire.

Je sais reconnaître la faim

Auparavant, la faim se situait entre le « j’ai envie de manger » et « je suis en crise d’hypoglycémie ». PAs de juste milieu. Je ne savais pas écouter mon corps.
Aujourd’hui, je sais reconnaître la faim, cette sensation dans le ventre qui réclame à manger.
J’ai également apprivoisé cette faim, elle ne me fait plus peur, je sais qu’il ne va rien se passer si je la ressens.
Je suis beaucoup plus sereine face à cette sensation pas hyper agréable mais pas douloureuse pour autant.

Je ressens la faim chaque jour

Avant, soit j’oubliais de manger et je savais que j’avais faim quand j’étais au bord du malaise. Soit je mangeais avant même d’en avoir envie pour anticiper la faim… Du coup, il pouvait se passer des semaines sans que j’ai faim…
Aujourd’hui, je me réveille et j’attends de ressentir la faim avec de manger, souvent à midi. Je saute donc le petit-déj, mais pas pour maigrir, seulement parce que je n’ai pas faim…
Souvent, j’attends d’avoir à nouveau faim après le déjeuner avant de re-manger. Il m’arrive donc d’avoir faim plusieurs fois par jour.
Cela doit sembler totalement insensé mais pour moi, là encore, c’est une petite victoire!

Je n’ai plus toujours envie de manger

Quand on me propose des bonbons à la fac, quand ma fille me propose de me ramener des biscuits, quand mon mari me propose du chocolat le soir devant la TV… Parfois je dis oui, parce que j’en ai envie. Et parfois je dis non, parce que je n’en ai pas envie. Pas pour maigrir ou parce que j’estime avoir trop mangé mais simplement parce que je n’en ai pas envie.
Il m’arrive de ne pas avoir envie de manger.
C’est quelque chose qui me paraissait tout à fait inaccessible il y a encore quelques mois… Je pensais que jamais mes envies de manger ne se tariraient. Quand ma diététicienne m’a dit « manger dès que vous en avez envie » j’étais persuadée de ne faire QUE manger du matin au soir…
Et cela a effectivement été le cas au début… Mais très vite mes envies se sont taries.
Il m’arrive encore très régulièrement d’avoir envie de manger sans avoir faim, mais je ne dramatise plus, je mange et puis je n’y pense plus… Et alors que la nourriture m’obsédait littéralement quelques mois auparavant, je me rends compte que je n’ai pas si souvent que ça envie de manger… Il m’arrive même de n’avoir eu aucune envie de manger sans faim dans une journée.
Je crois que seules les personnes soumises à des troubles du comportement alimentaire peuvent comprendre ce que je ressens face à ce constat: je ne suis pas, comme je le croyais, un être soumis à ses pulsions…

Le macdo me dégoûte

J’ai eu toute une période « MacDo » après le début des consultations. Comme je voyais les Macdo comme des aliments « grossissants » cela restait pour moi l’antre du diable diététique… Et fatalement, j’ai eu envie de manger des Bigmac chaque jour pendant plusieurs semaines… Je me faisais honte mais j’ai écouté ma diététicienne qui m’a encouragé à écouter mes envies…
Au final, je ne peux plus voir un MacDo en peinture… Je trouve leurs frites dégueulasses, leurs sandwichs n’ont pas de goût, le seul truc que j’aime bien chez eux c’est leurs salades avec le poulet grillé…
Désormais, quand j’ai envie d’un burger, je vais chez Big Fernand où les frites sont cuites à la graisse de canard et où le burger contient un vrai morceau de barback avec des petits oignons et une vraie tranche de chedar.
Et cela fait plusieurs mois que je n’ai pas mis les pieds dans un MacDo. On s’est arrêté dans un Burger King sur la route en Espagne mais j’ai pris une salade parce que rien d’autre ne me tentait.
C’est une vraie avancée pour moi parce que cela veut dire que je suis devenue plus exigeante. Sachant que plus aucun aliment ne m’est interdit, j’ai tendance à choisir ce que je trouve vraiment bon plutôt que me contenter d’un aliment médiocre qui ne m’apportera, en plus, absolument rien nutritionnellement parlant.

Je ne finis plus les gâteaux des enfants

Autre progrès spectaculaire: je ne vide plus les placards à tort et à travers. C’est mon mari qui me l’a fait remarquer « Tu as vraiment changé… Cela fait trois semaines que j’ai acheté les Petits écoliers que tu m’as demandé et tu n’as entamé que le premier paquet.
Hé oui… Auparavant, dans les périodes « sans régime » j’étais dans une phase « tout ou rien » ou encore « je me lâche ». Alors en prévision d’une prochaine disette, j’engloutissais des paquets de gâteaux par dizaine, des tablettes de chocolat entières parce que « oh c’est bon, demain je m’y remets! »
Comme il n’y a désormais plus de « demain je m’y remets » et que je sais les gâteaux à ma disposition permanente… J4ai fatalement moins envie d’en manger. D’ailleurs, en écrivant ces mots, et alors que j’ai terminé mon repas il y a plusieurs heures, l’évocation des Petits écoliers ne me donne pas plus envie que ça (alors que j’en ai dans mon placard). Ils sont à disposition, je peux en prendre quand je veux… Et donc j’en veux très rarement.
Moi ça me surprend drôlement parce que j’étais persuadée que la sollicitation (savoir que j’avais un truc dans mes placards) me donnait envie de manger… Mais en réalité c’est la frustration qui me donnait envie de manger…

Je ne me pèse plus

Avant, je pouvais passer des semaines sans me peser pour ne « pas voir les dégâts » et quand je me mettais à faire attention, je pouvais monter sur la balance plusieurs fois par jour…
Depuis cet été j’ai planqué la balance (je sais où elle est mais elle est trop chiante à aller chercher) et je ne me pèse plus que chez ma diététicienne.

Je me trouve jolie

Autre changement et non des moindres: je commence à m’apprécier. Je ne me trouve pas canon, mais je n’ai plus en horreur ce que je vois dans le miroir. Cela ne m’empêche pas d’avoir envie de changer, mais je n’ai plus envie de m’arracher la peau parce que je me déteste.
Je prends conscience que mon mal-être n’était pas forcément dû à mon surpoids. Je me traîne une haine de moi-même depuis toujours, même lorsque j’étais mince, je ne me supportais pas.
Mon regard change aujourd’hui, et je suis intimement convaincue que je ne dois pas maigrir pour enfin m’aimer… Mais au contraire m’aimer pour enfin réussir à maigrir.
Et je commence à m’aimer, et je me sens prête, physiquement et émotionnellement, à accepter mon corps imparfait libéré de ses kilos. Cela ne veut pas dire que je vais maigrir en un claquement de doigt, mais je sais qu’avec de la patience, cela viendra.

Il me reste encore beaucoup de progrès à faire. Je n’ai pas encore bien identifié la satiété (mais ce n’est pas encore ma priorité), je culpabilise encore souvent quand je mange et je suis encore trop fréquemment dans le « tout ou rien », oh c’est pas grave, je mange ça et demain je ferai plus attention… Je n’ai pas encore intégré que je n’aurai plus jamais à faire attention, qu’il n’y aura plus de privation, plus de frustration, je peux manger ce dont j’ai envie au moment où j’en ai envie et faire confiance à mon corps pour réguler… Cela fait un an qu’il me prouve qu’il sait se réguler…
Je dois apprendre à lâcher prise, à balayer les idées restrictives, les « oh ça va, j’ai le droit » ou les « bon allez, tant pis »… Parce qu’aucun aliment n’est mauvais en soi pour mon poids et je dois simplement manger quand j’en ai envie ou que j’ai faim. Je constate que je n’ai pas si souvent envie de manger sans faim et surtout je n’ai vraiment pas souvent faim… Je vois bien que mon corps n’attend qu’une chose: s’alléger.
D’après ma diététicienne, je suis à mi-chemin, comprendre que d’après elle j’en ai encore pour environ un an avant d’entamer le processus d’amaigrissement… Ca m’a foutu un choc mais bon, l’année dernière en poussant sa porte j’espérais des résultats rapides et un an après je suis quand même bien contente du chemin parcouru.
Chaque jour j’avance vers un peu plus de sérénité alimentaire. Chaque jour j’apprends à faire confiance à mon corps. Chaque jour je progresse. Alors en considération de la trentaine d’années de souffrance et de lutte, je ne suis pas à un an près.

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33 Commentaires sur
“Le bilan après un an #ProjetFonteDesGlaces”
  • Bonjour!
    Je trouve ça vraiment génial le processus que tu as entamée, plus je lis tes articles plus je me retrouve dans ce que tu écris, a quelques détails près bien entendu. Quel genre de diététicienne as tu été voir?

    • C’est une diététicienne que j’ai trouvé sur le site du GROS. Elle est spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire et elle utilise grosso modo une thérapie cognitive et comportementale. C’est très déculpabilisant comme approche plus de « je suis grosse parce que je suis une flemmarde moins que rien dénuée de volonté », je cerne parfaitement les mécanismes du cerveau qui m’empêchent de maigrir durablement, c’est prouvé scientifiquement, alors ça décomplexe un peu! :-)
      Et ça fait un bien fou de se libérer peu à peu non pas de la nourriture mais de toutes les obsessions que je pouvais avoir.
      Même si je ne maigris jamais (ce dont je doute de plus en plus) cette thérapie m’aura fait un bien fou!

    • Oh oui, je suis vraiment contente d’être tombée sur elle! Et je pense que je l’ai rencontrée pile au bon moment. Il y a quelques années je ne serais jamais retournée la voir. Là, je suis prête à faire preuve de patience et surtout je lui fais confiance. :-)

  • Quand on a connu des pulsions alimentaires, réussir à manger normalement en suivant ses besoins et ses envies est un vrai combat et ensuite une vraie réussite. Bravo.
    J’ai eu la chance d’avoir un déclic pendant ma 1ère grossesse qui a fait cesser les compulsions…mais la fatigue après peut vite faire replonger dans le paquet de gâteau réconfortant 😉
    Alors oui ça peut paraitre long, mais l’essentiel est d’arriver à être en paix avec son corps et de remettre la nourriture à sa place : un besoin physiologique.

    • En fait, d’après ma diététicienne, on ne peut pas nier l’effet réconfortant de la nourriture. On mange pour des besoins nutritionnels mais aussi par plaisir (sinon on ne mangerait jamais de chocolat! ^^) et par besoin de réconfort, la nourriture grasse et sucrée libérant des hormones de je sais plus quoi qui calment les nerfs, les douleurs, les émotions… La nourriture est un pansement, en fait.
      C’est tout le challenge pour moi de remettre la nourriture à sa place de « plaisir/besoin nutritionnel » et d’apprendre à gérer mes émotions sans me jeter sur les gâteaux (je le fais beaucoup moins d’ailleurs, ce qui est parfois pénible parce qu’il n’y a pas de juste milieu, je m’enflamme pour un rien, suis irritable, en colère, etc… Mais j’apprends à gérer peu à peu là aussi)

  • Je n’ai jamais suivi une thérapie ‘GROS’. Par contre, lorsque la blogueuse de ‘pensée by caro’ a fait ce travail sur elle, elle l’a largement partagé. Et j’ai complètement adhéré aux principes, comme toi, ça a été une révélation !!!
    J’ai toujours eu des problèmes de poids, mais jamais dans des proportions trop importantes. Du coup, en lisant les livres du Dr Zermati, j’ai été en mesure de mettre en application les principes sans aide., et ça m’a énormément aidé.
    Le plus dingue pour moi au final c’est que je n’ai pas tellement perdu de poids. Mais l’image que j’ai de moi-même à changer. Du coup, tout le monde me trouve plus jolie, plus mince. je trouve ça dingue !!
    Une petite réflexion sur les ‘pulsions’ : des fois, ton corps peut aussi te dire par ce biais qu’il a besoin de qqchose contenu dans un aliment. Exemple : il y a quelques mois, je rêvais d’un plat ‘pavé de saumon – frites’. j’ai cherché à analyser mon envie avant d’y céder : j’avais surtout envie d’un gros pavé de saumon. Du coup, j »en ai mangé un en me disant que mon corps, dans sa grande sagesse, avait sans doute besoin d’un truc genre oméga3. Et je me suis aperçue que je pouvais me passer des frites, ce dont j’avais vraiment envie, c’était le saumon. En fait, mon corps est intelligent. C’ets pas génial ça comme nouvelle ?

    • J’avais suivi aussi les posts de Pensée by Caro, mais j’ai vite abandonné. A l’époque, je n’étais pas prête. J’avais lu un bouquin d’Apfeldorfer aussi, mais pareil, je n’étais pas prête (cela dit il m’avait bien aidé à l’époque à cessé les régimes drastiques que je m’imposais… Je m’étais tournée vers WW qui n’est pas la panacée mais qui a le mérite de ne pas détruire la santé!)
      Pour le moment, ce qui me surprend c’est que je n’ai perdu que 3 kilos mais je suis passée du 52 au 48 de manière totalement inexplicable… Je ne fais pas spécialement de sport (à part la marche, mes 10000 pas par jour minimum), je n’ai donc à priori pas pris de muscle… J’ai donc du mal à comprendre cette perte de masse sans perte de poids (ça me fait relativiser le chiffre cela dit!).
      Pour les pulsions, je doute sincèrement que mon corps ait besoin du sucre qui se trouve dans les gâteaux que j’engouffre! ^^
      Parfois j’ai des envies de légumes ou de fruits ou de soupes (en ce moment c’est les bouillons, j’ai envie de bouillon tous les jours…) et je sais que c’est un besoin physiologique. Mais les gâteaux, ça reste un besoin émotionnel (à prendre en compte cela étant!) mais absolument pas nutritionnel, j’en ai bien conscience.
      Merci pour ton commentaire! :-)

      • Juste un petit mot pour dire que je suis admirative des 10 000 pas par jour et que si c’est tous les jours ou presque cela doit avoir un impact sur la silhouette car c’est pas rien! Felicitations car c’est pas toujours simple quand on a un emploi du temps minute!

        • C’est tous les jours en semaine, le week-end je ne mets pas le podomètre mais je ne pense pas arriver à un tel chiffre…
          En fait j’emmène mes enfants à l’école à pieds, puis je vais à la fac à pieds, et inversement… Ca fait une grosse heure de marche dans la journée (en plus des aller-retours dans la fac! ^^) et on arrive vite à 10000 en fait! :-)

  • Coucou ! Ca fait plaisir d’entendre tout ça ! Tu as trouvé ta voie c’est top ! Au final, en lisant l’article, je me suis rendue compte que c’est le chemin que j’ai parcouru moi-même ces dernières années. (Je pars de moins loin aussi, et le déclic s’est fait il y a longtemps maintenant). Question de longueurs de journées à l’époque, les « 3 repas/jour » ça n’allait pas. Je « mangeais » donc 5 fois par jour pendant 2 ans (le temps du BTS). Et puis en fait, j’ai continué après, a faire attention à moi, ce que je ressentais (ou pas). Maintenant, je ne mange plus le matin, j’ai pas faim. Je bois mon thé, et c’est tout. Ca fait hausser les sourcils. « Quoi ? Mais c’est le repas le plus important de la journée ! » J’ai essayé hein. Parait que c’est mieux, tout ça… bah au bout d’un demi biscuit j’ai la nausée. Donc mon petit dej, quand j’en prends un, c’est après 9h (souvent même 10h/10h30), et souvent du salé, parce que j’ai’pas envie de sucré le matin.

    Et au final, je ne prends presque plus de collations sucrées parce que je me suis rendue compte que ça ne me faisait pas envie pour le gout, mais juste parce que tout le monde le fait. J’aime ça, mais plutot le midi. En fait, je fais tout à l’envers J’ai perdu un peu au début, mais j’ai encore des crises de compensation (les émotions, toussa…), dès que je suis fatiguée ou que ça va pas comme je veux.

    Je te souhaite de continuer ce chemin qui te va si bien.

    • Ha oui, sauter le petit déjeuner ça provoque des réactions, c’est clair!! Mais bon, on n’a pas faim, on ne va pas se forcer!! :-)
      Je te souhaite également de continuer sur ce chemin, c’est long mais je suis sûre que c’est la meilleure façon! Qui va piano va sano! :-)

  • Bravo Aurore et félicitations ! Je suis moi aussi dans cette démarche et c’est assez surprenant de ne plus prendre de poids en mangeant sans restrictions! Encore bravo !

  • Merci beaucoup pour le partage de ton parcours, vraiment, tu es vraiment une inspiration pour moi franchement. J’avais commencé WW pas très longtemps après toi et je me souviens avoir lu, peut-être un mois après avoir commencé (alors que ça marchait si bien), un article sur les régimes qui ne servent à rien, que la meilleure méthode restait de manger quand on avait faim et ce qui nous faisait envie. Je me souviens avoir été totalement déprimée par l’article, j’étais tellement contente de mon régime qui fonctionnait, je ne voulais pas croire que c’était, de façon quasi certaine, voué à l’échec. Mais au bout de quelque mois, je me suis rendue à l’évidence que mon rapport à la nourriture, qui déjà pas des plus sains à la base, était devenu totalement obsessionnel. Je culpabilisais si j’avais mangé quelque chose qui n’avait pas « valu le coup », c’est-à-dire qui ne m’avait pas si plaisir alors que c’était calorique. Je me souviens de mon compagnon qui faisait le régime avec moi, qui une fois, a déprimé pendant une heure parce qu’il avait mangé une mozzarella et qu’il s’était aperçu qu’elle « coûtait » plein de points alors qu’il n’aimait pas trop ça! Au final, j’ai repris la plupart de mes kilos (je pense, je ne me pèse plus). Je ne regrette pas d’avoir fait ce régime, parce que mon alimentation était en totale roue libre, et ça m’a permis de me rendre compte que je n’étais pas obligée de m’enfiler d’énormes portions pour me sentir rassasiée, je mange aussi beaucoup moins sucré qu’avant, par contre, je ne veux plus recommencer. C’est difficile comme tu le dis, de ne pas céder à l’appel du régime, mais je résiste. Quand tu as commencé à parler de ta diététicienne, j’ai trouvé son approche très intéressante et je me suis dit que finalement, c’était bien la méthode la plus logique. J’essaie vraiment de beaucoup plus me laisser guider par mes envies, et surtout d’identifier mes envies AU MOMENT où je mange et pas mes envies de la journée, de la semaine, du mois. J’avais tendance avant à me dire, tiens je me mangerais bien un cookie/une raclette/des lasagnes, j’y pensais, j’y pensais, puis à un moment donné, quand j’en avais l’occasion, je le mangeais. Mais je me suis rendue compte que c’était débile avec un événement très précis, j’avais envie d’une boisson chez Starbucks depuis quelques temps, je passe devant plusieurs Starbucks tous les jours et puis un jour, il faisait super froid et je me suis dit, aller, je vais le prendre. Et au final, avec ma boisson dans les mains je me suis dit, bof, j’en ai pas si envie là maintenant. Je l’ai bue et je l’ai trouvé tellement sucrée en plus, je n’ai pas culpabilisé je me suis juste dit, non mais la prochaine fois, demande toi si tu en a envie MAINTENANT, et si ça ne t’enjaille pas tant que ça, passe ton chemin. Et j’essaie de suivre ça maintenant, et je me rend compte que mon corps sait très bien ce dont il a besoin. L’autre fois, je crevais de faim à midi, j’aurai pu aller m’acheter une pizza, un burger frite ou je ne sais quoi, mais je me suis posée une seconde, en me disant, qu’est-ce qui me fait baver là maintenant, et c’était une salade. Alors j’ai mangé ma salade et j’étais super contente. Alors bien sûr, tous mes problèmes ne sont pas réglés, mais, je trouve mon rapport à la nourriture bien plus sain qu’avant, j’y pense moins, c’est toujours une source de plaisir mais bien moins une obsession, moins de culpabilisation. J’adore tes articles introspectifs, ils sont toujours d’une grande justesse et m’aide à comprendre plein de choses. Merci pour ça.
    Sinon, je te conseille la chaîne d’Esther sur youtube si tu ne la connais pas, elle parle de plein de choses et notamment de son poids, c’était la première que j’ai entendue parler d’une façon différente de voir les régimes.

    • Merci beaucoup pour ton témoignage, cela me touche beaucoup!
      C’est vrai que WW est un régime comme les autres finalement. Quand je m’y suis inscrite la dernière fois, je m’étais persuadée que « m’écouter » ce n’était pas fait pour moi, que moi j’avais besoin d’un cadre, patati patata… J’ai réalisé au bout de quelques mois que c’était bien plus compliqué que ça.
      Mais comme toi, je ne regrette pas. D’une ça m’a permis de faire une crois définitive sur tout régime. De deux, ça m’a donné le goût de cuisiner et notamment des petits plats équilibrés, donc j’en ai tiré une leçon bénéfique.
      Je me reconnais dans ton envie de salade! 😉 Parfois je vais machinalement vers tel aliment sucré et gras parce que « c’est toujours ce dont j’ai envie » mais si je réfléchis deux secondes, je remarque que l’éventail de mes envies est bien plus vaste que ce que j’imagine. C’est très prégnant au restaurant où je cherche toujours le plat qui pourrait être servi avec des frites… Alors que des fois je n’ai absolument pas envie de frites mais juste d’un bon velouté ou d’une salade bien fraîche.
      Peu à peu, on déconstruit!!!

      Je vais aller voir Esther, merci pour le partage! :-)

      • Ah oui, la cuisine aussi, c’est quelque chose que j’adore depuis toujours, quand j’étais gamine, je cuisinais tout le temps, d’ailleurs au collège, je faisais souvent le repas (oui j’étais une enfant… intéressante on va dire :) ). Mais avec les études puis en commençant à travailler, la flemme a repris le pas. Et c’est vrai qu’avec WW, ça force pas mal à cuisiner finalement, et ça m’a vraiment remise sur les rails de ce côté là!

  • Bonsoir, tu as mis des mots sur le chemin que je fais toute seule depuis 2 ans environ. Incroyable, en fait ça me permet de comprendre le processus sur lequel je n’avais jamais vraiment cherché à mettre des mots. J’avais beaucoup de pulsions, mangeais salade verte / poisson une semaine puis craquais complètement et dévastait le placard de tout ce qui trainait (nutella à la cuillère, cacahuètes ou autres gâteaux). Bref, un beau jour j’ai décidé de ne plus jamais prononcer le mot « régime » et j’ai fait le chemin que tu décris. J’ai bientôt 50 ans donc je ne maigris pas vraiment mais je m’affine gentiment, sans JAMAIS me peser, seules mes fringues sont le témoin des mes légères variations de poids.
    Bravo en tout cas pour ce changement profond, peut-être n’est-ce que la moitié du chemin en terme de poids, mais je suis sûre que l’essentiel est fait psychologiquement parlant !

  • Je trouve merveilleux votre témoignage qui donne l’espoir que oui c’est possible de trouver un équilibre alimentaire qui convienne, que la paix alimentaire existe. Que récupérer son estime personnelle c’est possible. J’aide les femmes qui souffrent d’une relation compliquée à l’alimentation et qui ont une mauvaise image d’elle-même. Je suis coach de vie, spécialisée en alimentation intuitive et image de soi. C’est mon expérience personnelle similaire à la votre qui m’a conduit vers ce que je fais aujourd’hui. Ce que je veux dire c’est que vous êtes la preuve que c’est possible, que vous avez trouvé avec votre diététicienne ce qui vous correspondait pour vous sortir des affres de ces troubles. À toutes celles qui souffrent encore, ne désespérez pas de trouver ce qui vous conviendra. Et si vous devez retenir une chose du merveilleux témoignage de LMO , c’est d’arrêter les régimes. Vous avez peur ? car vous pensez que vous allez encore plus grossir ? et bien accueillez la peur, accueillez les émotions . C’est une des clefs pour arriver manger sereinement, s’aimer, se faire du bien. Je vous souhaite le meilleur. Et merci de votre témoignage qui je n’en doute pas aidera d’autres femmes et même d’autres hommes

  • Ici je voudrais avancer dans l’acceptation de moi même mais cela passera par une perte de poids car je ne m’aime pas ainsi.J’ai pris des kilos avec la vie, le stress du travail surtout, et parce que mon réconfort passe par la nourriture.Je ne vais pas bien je mange, je m’ennuie je mange… Par contre je continue le plus assidûment possible à aller au sport, deux fois par semaine, lorsque je ne suis pas au travail.Mon problème majeure pour avoir une alimentation équilibrée ou plus ou moins ce qui y ressemble ce sont mes contraintes de travail.Déplacement, aucune horaires fixes, en voiture toute la journée…
    Je vais essayer de m’aimer en 2018, et tenter de chouchouter mon corps qui n’est pas à l’image de ce que j’aimerais (-10kgs dans l’idéal)
    Une chose commune avec toi c’est que je ne fini plus les goûters ou assiettes de ma fille…c’est déjà un bon début!
    Je te souhaite bien entendu à te sentir bien dans tes baskets et te chouchouter un maximum, jongler au quotidien entre nos priorités, les enfants, les boulots, etc c’es de loin facile!!!!

    • Merci beaucoup pour ton témoignage. Je te souhaite de tout mon coeur de réussir ta résolution 2018, t’accepter!
      Tu sais, j’ai été mince et grossir a été vraiment une épreuve. Pourtant, je me rends compte aujourd’hui que sans cette prise de poids, je n’aurais peut-être jamais pu faire ce cheminement vers l’acceptation de mon corps…

  • Bonjour,
    Je n’étais pas venue lire ton blog depuis plusieurs mois et je suis impressionnée par ce bilan. En plus je pense que c’est un super example pour les personnes qui sont dans un processus similaire car il se focalise sur les aspects qualitatifs plus que s’arrêter au poids seulement. Tous ces elements sont vraiment importants et je je ne peux m’empêcher de penser que ces progrès dans ta relation a la nourriture ont surement libéré une énergie incroyable (et aussi du temps) donc je ne suis pas surprise de voir qu’en parallèle tu te lance dans une reprise d’etudes ce qui est un énorme changement. Comme tu le dis dans l’article, meme si ton poids ne diminue pas, tu investis dans ta qualité de vie et dans ton bien être et ca paye! C’est vraiment genial!

    • Merci beaucoup Blandine! Ton analyse m’ouvre en effet les yeux sur un truc: je commence à être vraiment libérée de ces problèmes de poids (en tant que problème dans mon esprit) et j’ai la tête plus dispo pour d’autres choses… Ca fait du bien!! :-)

  • Je débarque tout juste sur ton blog, je découvre d’abord un article datant de 2011 où tu racontes ton cheminement douloureux avec le poids. ça m’a touchée et j’ai eu envie d’en savoir plus. Du coup je remonte le fil jusqu’à ce billet. Et ça fait un peu comme une photo avant et une photo après. Quel beau chemin parcouru ! Bravo à toi. Vraiment.
    Moi aussi je suis passée par de multiples régimes, dont WW et moi aussi j’ai fais connaissance avec le G.R.O.S. il y a plusieurs années. Une révélation ! Et un suivi diététique qui a entamé un long chemin pour moi, puisqu’aujourd’hui je me sens bien. Je n’ai pas perdu de poids car d’autres facteurs que mon comportement alimentaire l’entretiennent. Mais j’ai réussis à accepter mon corps. J’ai tellement bien réussis que j’ai décidé d’en faire mon métier et d’aider à mon tour les personnes qui vivent mal avec leur surpoids, à faire la paix avec leur corps.
    Encore bravo à toi LMO et tout mon soutien à celles qui luttent encore pour s’accepter. <3

    • Merci beaucoup Marie pour ton témoignage. :-)
      C’est vrai que j’ai parcouru un sacré chemin en quelques années!
      Je vais aller voir ton site, j’aime beaucoup l’idée d’un coaching pour s’accepter et non pas pour chercher à changer à tout prix! :-)

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