Le spectre de la bonne mère

La bonne mère, c’est celle qui sacrifie tout à ses enfants. Sa vie, son temps, tout ce qu’elle possède… C’est celle qui n’existe plus que par le prisme de ses enfants, celle qui n’est rien sans eux, qui découvre la vie avec leur naissance.
C’est celle qui fait passer les besoins de sa famille avant les siens. C’est celle qui fait toujours ses choix en fonction de ses enfants et non de ses envies ou besoins.

Cette femme existe t’elle? En chair et en os, j’en doute, mais dans la pensée collective, elle est omniprésente et elle s’impose dans chaque inconscient maternel. Le bon père existe t’il? Pas de manière aussi pressente, pas avec un tel lot d’injonctions lourdes.

Certaines femmes ont balayé d’un revers de la main cette « bonne mère » soit en décidant de ne pas faire d’enfant et en ne se soumettant, de fait, jamais à ces injonctions-là. Soit en choisissant de faire fi de tous ces clichés envahissants. Soit parce qu’elles ont été élevées de manière à faire leur propre chemin.

Pour d’autres, comme moi, cette image de la « bonne mère » est encore très envahissante.
Quand j’attendais Mouflette, l’image d’Epinal de la mère débordante de joie ne me quittait pas. Je m’imaginais comblée avec mon enfant et n’ayant plus jamais besoin de rien d’autre que d’elle.
La maternité a bouleversé ma vie, à bien des égards. Et longtemps j’ai pensé que je devais vivre pour ma fille et j’ai justifié tous mes choix en fonction d’elle, essentiellement parce qu’il était trop difficile pour moi d’admettre que les choix que je faisais pour moi me rendaient heureuse. Je pensais que faire mes propres choix, sans qu’ils soient impératifs au bien-être de ma fille, était du pur égoïsme. Alors je modifiais un peu la réalité pour qu’elle convienne à ma moralité excessive.
Par exemple, je me suis persuadée que je préparais le baccalauréat pour elle. C’était partiellement vrai, l’idée de lui offrir un modèle a joué. Mais l’essentiel de ce choix était personnel. Je voulais ME prouver que j’en étais capable, je voulais m’offrir la chance de poursuivre des études, je voulais m’épanouir, moi, et obtenir le bac était un moyen d’y parvenir.
Mais je ne me sentais pas légitime à affirmer ainsi de telles envies, alors je me cachais derrière l’intérêt de ma fille.

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Aujourd’hui et avec quatre enfants de plus, le spectre de la bonne mère n’est plus aussi présent qu’avant.
Je sais prendre mes propres décisions sans avoir à justifier du bien-fondé de celles-ci pour ma famille. Je considère que si je suis heureuse et épanouie, tous les choix que je fais pour moi sont, par ricochet, bons pour mes enfants.
Je ne suis pas une mère « sacrificielle », je ne tire aucun plaisir à sacrifier un quelconque pan de ma vie à mes enfants et je n’en vois pas l’intérêt…
Je fais déjà beaucoup d’efforts au quotidien pour leur rendre la vie chouette et jolie. Je prends des responsabilités qui me dépassent chaque jour (on croit que l’on va devenir adulte un jour, mais en réalité, on est souvent dépassés, non?). Je suis là pour eux. Alors j’ai bien le droit de vivre ma vie quand il me reste du temps!

Alors pourquoi cette culpabilité sous-jacente les soirs où je rentre tard de la fac. Les samedis matins où j’ai dû me rendre en cours? Pourquoi cette culpabilité quand je m’offre un smoothie aux fruits et que je ne leur en ramène pas un? Pourquoi cette culpabilité quand je leur refuse à goûter le contenu de mon assiette (entendons-nous bien, si je les laissais faire je ne mangerais jamais rien jamais moi!!)? Pourquoi encore cette culpabilité quand je les couche un peu plus tôt que d’habitude pour avoir un moment tranquille, rien que pour moi?

Je sais faire taire la culpabilité. Enfin je crois. Du moins, je sais ne pas la laisser m’empêcher d’agir. Mais au fond je suis persuadée de ne pas être une super mère parce que je ne me consacre pas à 100% à mes enfants.
Une partie de moi trouve ridicule de culpabiliser pour des choses aussi insignifiantes. Et comment font celles qui travaillent à plein temps? Comment font celles qui partent en déplacement deux fois par mois? Mais peut-être qu’elles culpabilisent, elles aussi… A tort, certes, mais c’est un sentiment qu’il est difficile de contrôler…
Une autre partie de moi est persuadée que je suis une mère très médiocre. La seule chose qui me console est l’exemple que je leur donne: « personne n’est obligé de se sacrifier pour ses enfants! ». Mais au fond, je pense être une mère qui n’en fait pas assez pour eux… Je pourrais leur consacrer plus de temps. Leur dédier tout mon temps libre, sauf que je n’en ai pas envie!!! En fait c’est bien ça le souci, j’adore mes enfants mais ils me pompent l’air bien souvent et je savoure chaque moment loin d’eux… Enfin, je les savourerais si cette culpabilité à la con ne venait pas tout gâcher… Culpabilité directement issue de cette image inconsciente de la « bonne mère » que je ne serai jamais.

Le pire c’est que je n’ai pas envie du tout de coller à l’image de mon imaginaire. Mais je culpabilise justement de ne même pas avoir envie d’essayer…

Bref… Ca vous fait ça à vous aussi ou vous avez brillamment réussi à vous soustraire à l’image de la bonne mère (et je ne parle même pas de la « mère parfaite » hein…!)

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28 Discussions on
“Le spectre de la bonne mère”
  • Une bonne mère c’est aussi une mère heureuse, pas une esclave de sa famille 😉
    Je ne me sens pas mère parfaite mais j’essaie de faire au mieux entre ses besoins/envies et les miens alors je me sens une mère suffisamment bonne.

    • Mais oui!! Mais le pire c’est que c’est exactement ce que je pense!!!
      Mais comment faire taire cette saleté de culpabilité… Je l’ignore.
      Je pense quand même être une mère pas terrible, je ne me sens plus « connectée » à eux, j’ai juste envie de vacances sans sollicitations! ^^ (Je dis ça après 10 jours à m’être occupée d’eux alors qu’ils avaient la grippe, ça joue peut-être!)

  • ha la culpabilité! celle des mères, je dirais même celle des femmes plus globalement.
    ce sentiment de ne jamais consacrer assez de temps à ses enfants, à son amoureux, à ses amis, à sa famille, à soi. Je crois qu’il faut surtout apprendre à vivre avec l’idée que les journées ne font que 24h et qu’on ne peut pas tous les jours consacrer du temps à chacun. On fait avec ses impératifs et il faut laisser la culpabilité de côté pour apprendre à faire aussi avec ses envies .
    et pour répondre à ta question : pour être une maman qui travaille à 100% et a souvent des déplacements : la culpabilité est mon quotidien!

  • une maman heureuse rend ses enfants heureux… il me semble que lorsqu’on fait au mieux, on fait pour le mieux… c’est à fois tellement personnel et universel à la fois comme sujet, tu me donnes envie d’écrire aussi sur le sujet ! bises

  • Je commente rarement même si je lis ce blog depuis de longues années, mais ce sujet résonne particulièrement en moi.
    J’ai décidé de ne pas mettre ma vie entre parenthèses pour mes enfants.
    Donc ils sont chez la nounou à plein temps alors que je bosse 4 jours sur 5. Mais ça me permet d’être plus disponible pour eux quand ils sont là vu que j’ai pu faire tout ce qu’il y a sur mes listes de choses à faire et l’esprit moins encombré.

    Je continue aussi mes activités hors boulot qui m’occupent presque 2 soirs par semaine et un we de temps en temps.
    Alors, oui, je culpabilise de ne pas passer tout mon temps libre avec eux, et de laisser mon mari gérer (merveilleusement bien) aussi souvent tout seul. Mais j’ai besoin d’avoir cet espace à moi, de ne pas abandonner la personne que j’étais avant mes enfants.

    Et je suis persuadée, comme toi (ou j’essaye de m’en convaincre en tous cas), que c’est un modèle positif pour eux. Et que des parents heureux font des enfants heureux.

    Ils sont trop jeunes (1 an et 3 ans) pour que j’aie du recul sur l’impact que ça aura sur eux, et la grande est clairement plus proche de son papa que de moi, mais je ne regrette pas un instant mes choix de vie. Et je pense que c’est ça, l’essentiel, de trouver ce qui nous convient (à nous personnellement et à notre famille), pas l’image (fausse) de ce que doit être une bonne mère qu’on trouve dans les magazines et autres pubs TV.

    Merci pour tes réflexions en tous cas, ça fait toujours du bien de voir qu’on est pas seule 😉

    • Merci, cela me rassure aussi!! 😉
      Avec le petit recul que j’ai, ma fille de 16 ans n’a jamais semblé souffrir du fait que je vive ma vie…
      Au contraire, je crois que ça lui donne un exemple de femme relativement libre. Elle aura, à mon avis, moins le poids des injonctions que moi (qui ai reçu un modèle beaucoup moins fun). Donc au fond, oui, je crois vraiment que c’est positif pour eux aussi! 🙂
      En plus, ça permet au papa de prendre une place qu’on ne lui laisserait peut-être pas si on était « bonne mère ». En gros, on est moins « bonne » mais on lui permet d’être un bon père et d’offrir un super modèle.
      A bien y réfléchir, on fait vraiment tout comme il faut! 😀

  • Je travaille à plein temps mais une bonne partie à la maison… cruel dilemme quotidien !
    Là, ma fille est devant la télé pendant que je fais une pause boulot en allant me balader sur Internet. Forcément, je culpabilise. J’ai envisagé le congé parental pour passer au moins une année avec elle, mais franchement, je crois que j’aurais craqué ! Moi, j’ai besoin d’une vie personnelle. C’est comme ça, mais c’est clair que la culpabilité est toujours là. Et effectivement, quand je pars en déplacement, c’est encore pire ! Mais ça le serait encore davantage si je ne travaillais pas.

    • J’ai passé les deux premières années de MC « au foyer », pas par choix mais parce que je n’ai pas obtenu de moyen de garde… Et je te confirme, j’ai craqué. Elle était la plus adorable des petites filles, toujours contente, très facile à vivre, vraiment, ce n’était pas difficile en soi de m’occuper d’elle… Mais au bout des deux ans j’ai cru exploser de ne plus avoir de vie « à moi ».
      Il y a des femmes comme ça qui sont capables de tout arrêter pendant plusieurs années. Et d’autres, comme nous, qui avons BESOIN d’une vie propre.
      Je me rends compte avec quatre enfants à quel point je suis « indépendante » dans mon caractère… A quel point j’ai besoin de temps rien qu’à moi, d’activités rien qu’à moi… C’est d’autant plus prégnant que c’est très facile de se laisser bouffer par ma progéniture.
      Et cela n’empêche en rien tout l’amour et l’affection que je leur porte, et je ne changerai cette famille nombreuse pour rien au monde.
      Je crois que c’est parce que j’ai ces bouffées d’air frais POUR MOI que j’arrive à supporter cette opulente marmaille (bien que parfois j’ai du mal!)
      Bref, je te comprends tout à fait. Et je reste persuadée que l’on a raison de s’écouter. Je trouve tellement dommage de devoir se coltiner cette satanée culpabilité inutile…

  • « La bonne mère c’est celle qui sacrifie tout à ses enfants »….mais c’est quoi cette phrase ? Tu as vu ça où ? A quelle époque ? Franchement c’est du grand n’importe quoi. De l’art de partir d’une phrase outrancière pour justifier un post…

  • Pour ma part, je crois qu’une bonne mère est justement celle qui ne se sacrifie pas pour ses enfants, ni d’ailleurs pour personne. Ainsi, elle montre le bon exemple à ses enfants, filles ou garçons. J’ai refusé toute aliénation maternelle et franchement je crois que mes enfants vont très bien. C’est très culpabilisant pour un enfant de porter le poids des sacrifices de ses parents…

  • Oh non, je suis encore au début du chemin… je commence enfin à me rendre compte que penser à moi est essentiel pour tout le monde. Elle nous casse les pieds cette culpabilité constante, hein ?
    J’espère que tu arriveras à assumer tes choix, à profiter de ce que t’apporte tes cours, loin de tes loulous ! Pour être bien plus dispo en rentrant !

    Virginie

    • Oh oui, quelle plaie cette cupabilité!
      D’autant qu’au fond on sait qu’on ne fait rien de mal, voire qu’on fait exactement ce qu’il faut! Mais non, il faut qu’on culpabilise bêtement pour rien…
      Bon, cela dit, j’ai remarqué que chez moi la culpabilité s’invite sournoisement quand je suis « vulnérable »: fatiguée, stressée ou malade…
      Le reste du temps, j’arrive à faire primer mes besoins et convictions et à coller la culpabilité au placard, heureusement! 😀

  • Je pense qu’une mère qui se consacre à 100% à ses enfants, n’est pas forcément une meilleure mère pour autant tu sais. Pas de culpabilité, je suis sûre que tu fais au mieux.

  • une maman qui est heureuse et épanouie fera des enfants heureux et épanouis.
    Quelque soit le temps de son investissement près d’eux, parfois il vaut mieux peu mais de qualité.
    J’adore être avec mes enfants, c’était un rêve que j’ai pu réaliser, je me sens épanouie près d’eux, c’est ainsi.
    Par contre, j’aime tout autant ses moments dans la semaine, où ils ne sont pas avec moi et ils apprécient eux aussi.
    Je fais l’école à la maison, mais jamais je ne supprimerais ses moments rien qu’à moi qui m’épanouisse tout autant.
    Je ne sens pas plus mauvaise mère en prenant ses moments là pour moi, même si on est rare dans ce monde de maman faisant l’école à la maison à oser quitter ses mouflets pour quelques heures par semaine.
    Je ne culpabilise jamais, peut être car je ne me compare pas, peut être car cela fait partie de moi.
    Il y a 10 ans, j’aurais douté de prendre ses moments pour moi face aux réflexions que je puisse entendre parfois mais aujourd’hui, je m’en fiche totalement car comme tu le dis, il n’y a pas de mère parfaite par contre il y a des mamans épanouies et j’en fait partie.

    • Je pense que tu as raison, chacun ses sources d’épanouissement et on a raison d’en profiter. Peu importe le temps passé avec eux, ce qu’ils retiendront, c’est notre mine joyeuse et le bonheur que l’on ressent à être avec eux. C’est ça l’essentiel!
      Et moi aussi je culpabilise moins qu’avant, mais j’ai remarqué que dès que le moral baisse un peu, la première chose qui revient au galop, c’est la culpabilité!

  • Tu sais, j’ai toujours pensé que la mère qui sacrifiait tout pour ses enfants donnait un exemple sacrément lourd à porter à ses enfants. L’idée que plus tard, nos filles quand elles seront mères, devront tout sacrifier elles aussi…je ne crois pas que ce qu’on veut. Ni inculquer cette idée à nos garçons pour qu’ils voient leur compagnes ainsi. Ni l’idée qu’être mère, c’est renoncer à soi. Ni l’idée que ‘maman a tout laisser tomber pour moi, je vais bien aller la visiter en maison de retraite’ avec la lourde charge affective que ça porte.
    Malgré tout, malgré mes jolies idées, on sacrifie quand même beaucoup de choses à la maternité. Je suis comme toi, dans cette ambivalence, entre se réaliser et être avec ses enfants. Ne suis-je pas une mauvaise mère si mes gamins vont au périscolaire au lieu d’être tranquilles à la maison? S’ils sont gardé par d’autres que moi?
    Mon compagnon a fait un choix professionnel qui l’éloigne temporairement de nous (il est dans le sud, on est dans l’est). Je lui en veux terriblement d’avoir ‘sacrifier’ sa famille pour ça. Mais tu vois, moi ce choix, je n’aurais pas pu l’avoir. Moi je ne pourrais même pas envisager que mes enfants (3 et 1an) grandissent sans moi la semaine. Parce que je suis la mère. Parce que ce n’est même pas une option.
    Et comme je l’ai ce tiraillement entre vie professionnelle et familiale. Et ce tiraillement est loin d’être uniquement matériel, ça les pères participent aussi (quand ils sont pas à l’autre bout de la France). Mais le tiraillement affectif, je pense qu’il n’y a que nous qui le ressentons.

    • C’est vrai, j’ai l’impression aussi que les pères sont un peu déconnectés de ce côté là… Zéro culpabilité (pas palpable du moins). Ils sont zen.
      Du moins le mien est comme ça, et à la fois je l’envie, à la fois je me demande ce qui ne tourne pas rond chez lui…
      Disons qu’un tout petit peu de culpabilité c’est bien quand même pour pas rendre la vie impossible à nos enfants… Pas par rapport à nos inconditionnels ni quand on prend légitimement du bon temps, mais pour l’histoire du soir qu’on préférerait zapper mais dont ils ont besoin… Enfin ce n’est pas de la culpabilité, plutôt le souci de leur offrir un truc chouette, une jolie vie pleine de bons moments.
      J’ai du boulot pour apprendre à faire la part des choses!

  • Je suis au tout début du chemin… Mon petit loup n’a que deux mois et je reprends le boulot dans quelques jours, par envie en plus! Alors bien sûr, je culpabilise: sera-t-il vraiment bien avec une nounou? Pourquoi le laisser à quelqu’un d’autre au lieu de passer du temps avec lui? Culpabilité de ne pas passer assez de temps avec lui (remarque, je suis à la maison pour le moment, je passe toutes mes journées avec lui et dès que je le laisse sur son tapis d’éveil tout seul, je culpabilise de ne pas être avec lui… il y a du boulot apparemment). Culpabilité aussi de rater de jolis moments, peut-être certaines premières fois, pour un boulot qui n’en vaut pas forcément la peine, mais qui me permet d’avoir une vie sociale, de sortir de la maison et d’avoir une activité un peu plus intellectuelle que des couches et des biberons… Eternelle dualité entre être mère et être femme, je pense, et le modèle que l’on a eu enfant n’aide pas beaucoup. Sans compter les commentaires de part et d’autre… Imagine alors qu’en plus, tu aies très mal vécu ta grossesse, tu es forcément une mauvaise mère, non?
    En tout cas, ton article m’a fait du bien, et les commentaires qui l’ont suivi également. Vous avez raison, la mère qui sacrifie tout à ses enfants leur fera sans doute ressentir un jour que c’est « à cause d’eux » qu’elle n’a pas pu faire ce qu’elle voulait, et leur donne une idée assez triste de ce qu’est la vie de couple et la vie de parents. Le principal, finalement, ce n’est pas le temps que tu passes avec tes enfants mais la qualité de ces moments…

    • Merci pour ce témoignage… Eternel conflit intérieur! Mais je crois que la société évolue dans le bon sens et libère les femmes de ces carcans d’un autre âge… 🙂
      Bon courage pour la reprise du boulot… Je connais les sentiments contradictoires « yeahhh, liberté retrouvée » et « ohhh non, mon bébé va tellement me manquer… » 🙂

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