Le premier examen blanc [IEJ Semaine 22]

La semaine dernière avaient lieu la première session d’examens blancs de l’IEJ pour la prépa CRFPA. Il y en aura deux autres (en mars et mai) dans le cadre de la prépa annuelle et sans doute une autre pour ceux qui se seront inscrits à la prépa estivale (à laquelle j’aimerais bien avoir une place).

Bref, malgré mon travail depuis 5 mois, mes nombreuses fiches, les innombrables heures de cours, je n’étais pas prête pour ce premier examen blanc. Sans dire que j’y suis allée les mains dans les poches (ce serait exagéré étant donné tout le travail fourni de septembre à décembre!), je ne m’y suis pas préparée, je n’ai pas su m’organiser pour réviser intensivement mes cours (donc je les connaissais vaguement, de souvenir, mais pas du tout dans les détails comme j’aurais dû) et j’y suis donc allée un peu « au talent » pour reprendre l’une des expressions favorites de Mouflette (sauf qu’elle, quand elle va « au talent » à l’un de ses contrôle, elle tape le 18…).

J’aurais pu décider de ne pas y aller, de faire demi-tour et d’attendre d’être plus préparée pour la deuxième session, mais je me suis fait violence en me disant qu’après tout, je n’avais absolument rien à perdre, ces examens sont là pour nous, pas pour les autres, et c’est important de s’entraîner, même « à blanc »!

En fin de compte, je ne m’en suis pas siiiiiii mal sortie que ça au regard de ce que je craignais.
Déjà, le fait de se conformer aux règles de l’examen « en conditions réelles » a été un excellent exercice pour affiner les prochaines sessions.
J’ai découvert des trucs auxquels je n’avais pas pensé comme:
– Passer des examens en ayant des enfants, c’est très très difficile
– Rester 5 heures sans pouvoir aller aux toilettes, c’est un peu stressant
– 4 jours d’examens, c’est très très fatigant

Vous allez me dire « Euh, c’est un peu évident tout ça, non? » Sans doute, mais je n’y avais pas pensé et le fait de me trouver confrontée à la situation, de manière très concrète, m’a permis de réfléchir à l’examen final… Je dois, par exemple, penser à m’organiser pour ne pas avoir mes mômes dans les pattes… Durant cette semaine d’examens, je les ai emmené à l’école/crèche (déjà rien que ça, c’est un truc qui pourrait me faire me recoucher direct si j’en avais la possibilité! ^^) et je suis allée les chercher plusieurs fois… J’ai dû m’occuper des dîners, bains, etc, etc… Fin, la vie normale quoi. Sauf qu’en période d’examens, je ne pourrai que difficilement me permettre une telle disponibilité sans imploser…
J’en ai discuté avec une de mes copines qui a deux enfants en bas âge elle aussi et elle m’a tenu exactement le même discours, ce qui m’a vraiment rassurée (je ne suis pas une chochotte, ou alors on est deux! :p) et on s’est dit que peut-être on se prendrait une chambre d’hôtel en ville en septembre prochain pour se libérer de nos obligations maternelles (sans aller faire la fête le soir, cependant…)
Non mais on rigole, mais on y pense quand même un peu sérieusement! Un an à se préparer, ça mérite bien quelques sacrifices…

Bref, au niveau « scolaire », je ne suis pas très satisfaite de mes compositions… J’écoutais mes copines dire qu’elles espéraient avoir la moyenne… Moi j’espère 4 ou 5. (J’ai choisi des copines trop fortes, manifestement)
Je suis plutôt contente de moi d’un point de vue pratique car j’ai rendu des copies intégralement rédigées. J’ai vraiment fait de mon mieux, et j’étais contente d’avoir des choses à dire en droit pénal et droit des obligations… Il me manque les fondements, la jurisprudence et la méthode, mais j’étais heureuse de constater qu’il me semble avoir la logique, ce qui est un bon point…
Et surtout, j’ai la motivation et la volonté! Ce qui est précieux, je crois, pour tenir sur la durée.

Sans h1

En procédure pénale, je me suis ramassée en revanche. Mais vraiment. Si j’ai 2 je m’estimerai heureuse!! Je n’ai trouvé aucun article dans le code (que je n’ai pas post-iter comme les autres, par manque de temps et d’organisation)(en même temps, il est super mal fichu ce code…) Mais au moins, j’ai essayé et j’ai quand même rédigé cinq pages de néant.

A l’issue de cette semaine d’examens (pour résumer: une note de synthèse de 5 heures, une épreuve de droit des obligations de 3 heures, une épreuve de droit pénal de 3 heures et une épreuve de procédure de 2 heures), je me retrouve complètement lessivée… Je suis même étonnée d’être dans cet état (bon, ça coïncide avec la vague de froid, ce qui ne doit pas aider). J’ai l’impression d’avoir couru un marathon (j’ai même les courbatures qui vont bien!) et je me dis que lorsque ce sera le « real one » j’aurai intérêt à me ressaisir fissa parce que derrière, on doit enchaîner sur les révisions du grand oral.

Maintenant, j’attends avec impatience les notes et les corrections.
Et j’ai en ligne de mire la deuxième session de mars afin de me préparer de manière optimale et voir de quoi je suis capable en bossant sérieusement. Voir la progression (j’espère) sera galvanisant!
Pour le moment, le tout restera de ne pas me décourager par mes résultats foireux (je sais qu’ils le seront, pas la peine de se mentir) et de bien garder à l’esprit que j’y suis allée plus ou moins en touriste.
Je sais que le plus dur sera de voir mes copines avec leurs supers notes et de me pas me déprécier en comparaison (leur parcours n’est pas le mien, elles viennent d’avoir leur master pour la plupart, ou sont en plein dedans, ou ont commencé un doctorat, et elles sont brillants. Je ne peux pas me mesurer après seulement 4 mois de cours… (Voire je ne peux pas me mesurer tout court, mais on va arrêter la petite voix qui gamberge avant que ça parte en vrille! ^^)

Je garde à l’esprit qu’au vu de ce que j’attendais de moi-même, je suis globalement contente de moi! J’y suis allée, j’ai été aussi sérieuse et motivée que les conditions me le permettait. J’ai une grosse marge de progression. J’y arriverai!
Ma force, c’est que je suis patiente et tenace.

Je constate aussi qu’après la période post-Noël vraiment pas évidente (avec option grippe et fatigue écrasante) je suis regonflée à bloc, en partie grâce aux examens qui ont eu l’effet d’un électrochoc « oh mon dieu, je suis tellement à la ramasse, vite faut que je me bouge pour rattraper mon retard abyssal!

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15 Commentaires sur
“Le premier examen blanc [IEJ Semaine 22]”
  • Ce n’est pas une mauvaise idée la chambre d’hôtel ! Pour passer mon capes, j’étais en banlieue parisienne dans un studio et c’était bien de pouvoir me concentrer seulement sur l’examen pendant les deux jours d’épreuve. Je pense que mes étudiantes maman font aussi des séjours à la campagne quand il y a plein de dossiers à rendre ;^)

  • C’est rigolo car quel que soit son âge, tout étudiant qui sort d’une période d’examen a invariablement le même discours ; « je me suis ramassé, je vais avoir 2″. On l’a tous fait. Et au final….ô surprise…j’ai une bonne note ! Un grand classique quoi.

  • J’ai 2 demies-journées d’examens en avril et je songe sérieusement à aller à l’hotel entre deux… Déjà car il y a une heure de route et aussi pour ne pas être parasitée par la famille. Monsieur a déjà poser ces deux jours de congé !

    Je pense donc que tu as raison d’envisager cette option… Bravo à toi déjà de garder la motivation…

    Bises
    Virginie

    • Oui, moi c’est juste à 15minutes en métro mais c’est surtout pour ne pas avoir le stress de la vie de famille en plus du stress des examens… Disons que là, c’était des examens blancs, zéro enjeu et j’étais déjà un peu stressée, ce qui rejaillissait sur mes enfants qui étaient plus difficiles qu’à l’accoutumée… Alors j’imagine pour les VRAIS examens, mon état de stress sera palpable et je ne préfère pas imposer ça à mes enfants non plus, tout bien réfléchi!

  • Moi je dis Bravo.
    Bravo pour l’avoir fait. Bravo de garder la motivation. Bravo pour tout !
    Bravo de le prendre dans cet état d’esprit : oui un examen blanc c’est pour se faire la main : on a le droit de rater et d’en tirer les conséquences.
    Et oui une chambre d’hôtel (un Air BnB ça peut être moins cher) avec une copine d’examen ça me semble une super idée – A condition d’avoir de l’aide pour gérer la famille car il ne faut pas non plus s’encombrer la tête !
    Bon courage.

  • J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte, un enchantement. blog très intéressant et bien construit. Vous pouvez visiter mon univers. au plaisir

  • Je n’avais encore jamais commenté, mais je suis ton blog depuis quelques temps déjà, et je suis admirative, vraiment! Juste une petite chose: comme tu le dis si bien, tu ne peux pas (et en plus ça ne sert à rien…) te comparer à tes copines, vous n’avez pas le même parcours et franchement, reprendre ses études avec une vie de famille à côté, chapeau bas! Crois-tu que tes copines, mêmes brillantes, s’en sortiraient aussi bien si elles avaient mari et enfants? Si elles reprenaient leurs études après plusieurs années d’arrêt? Elles sont brillantes, mais je suis sûre que tu l’es aussi, alors continue de foncer!

    • Ben le truc c’est que j’ai 4 copines et 2 d’entre elles ont des enfants! ^^ L’une a repris en M1 il y a 2 ans, avec deux enfants et un divorce (certes ses enfants sont plus grands que mes deux derniers mais tout de même) et l’autre a un mari, 2 enfants d’à peu près l’âge de mes deux derniers… Et elle reprend ses études après avoir abandonné son doctorat à la naissance de sa première il y a 4 ans. Donc on a des parcours assez semblables en un sens.
      Mais on verra bien l’issue du premier examen blanc. Peut-être que je ne me suis pas plantée autant que je le crois (j’ai le droit de rêver! ^^) et peut-être qu’elles ont des lacunes elles aussi… Et puis même s’il y a une différence de niveau conséquente, elles me tireront vers le haut! :-)
      Je dois surtout bosser à ne pas me dénigrer en me comparant. Mais qu’elles soient brillantes alors que je ne le suis pas (encore), ce n’est pas très grave!

      • Alors en fait, vous êtes toutes des gagnantes! :) Je trouve ça tellement fantastique, et surtout très courageux, de reprendre ses études avec une famille à charge en parallèle. Comme tu dis, qu’elles soient brillantes ou pas, le principal c’est d’essayer de rester concentrée sur tes progrès, et pas te comparer à elles. Sans compter que ça motive, les amis qui ont de meilleurs résultats, ça donne envie de les dépasser juste pour le fun! Peut-être pourriez-vous vous retrouver de temps en temps pour faire des séances de révisions en groupe? Je ne suis pourtant pas travail en équipe, mais je me souviens de mon Master, j’avais une super promo et un groupe de très bons copains, cela nous arrivait parfois de réviser dans un café le Dimanche… et ils finissaient par nous pousser gentiment vers la sortie parce qu’ils fermaient! (à minuit…).

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