Trouver un rythme de croisière… [Semaine 45 à l’IEJ]

Je n’ai plus vraiment le temps de venir raconter mes tribulations d’étudiante par ici… Mes journées sont très rythmées, depuis le début du mois, je ne vois pas les semaines passer et je commence à ressentir le stress de l’échéance qui approche à grands pas.

Depuis début juillet, j’ai enfin réussi à trouver un rythme de croisière.
Mes semaines sont très cadrées et j’ai cessé de réfléchir à l’organisation pour me contenter de faire ce que j’ai préalablement noté sur mon planning, sans trop y penser.

Je me suis inscrite à une prépa privée (Objectif barreau dont je suis très contente pour le moment), ce qui m’aide beaucoup à savoir comment organiser mes journées.
Pour résumer, j’ai 7 galops d’essai à rendre durant les 7 prochaines semaines (j’en avais 2 à rendre avant fin juin, aussi, ce qui en fait 9 en tout. C’est beaucoup!). C’est à dire 4 épreuves blanches par semaine.
J’ai également reçu des fascicules de cours et d’actualisation (des pavés à chaque fois, évidemment…).

Mes semaines commencent le dimanche, je pars de la maison pour 5 heures afin de plancher sur ma note de synthèse.
Si j’ai brillé à la première de l’IEJ, mes notes tournent désormais autour de la moyenne, sans jamais la dépasser, ce qui est extrêmement frustrant… J’ai bien du mal à comprendre comment s’améliorer sur cette épreuve absconse!

Sans titre 1

Le lundi, c’est au tour de l’épreuve de droit des obligations. Mardi, droit pénal et mercredi, procédure.
Tous les après-midi, je fais des fiches thématiques (du moins j’essaye). Lundi, mardi et mercredi soir, j’ai trois heures de cours en live afin de corriger les épreuves de la semaine passée.
Jeudi et vendredi, je relis mes fiches et en fait de nouvelles.

J’ai réalisé les quatre premières épreuves avec le cours sur les genoux, afin de ne pas travailler dans le vide. Sauf en pénal où je me suis sentie prête à me passer des cours dès la troisième épreuve (ma meilleure note en plus, j’ai eu 15!)
J’ai travaillé sans le cours pour le cinquième galop, il faut bien plonger dans le grand bain à un moment!

Si j’ai indéniablement progressé, notamment au niveau de la méthode, mes notes atteignent très difficilement la moyenne.
Néanmoins, je me surprends à garder un état d’esprit très positif et à prendre mon mal en patience.
Je me suis souvenue de mes années à l’université. Chaque semestre, je peinais à avoir de bonnes notes pour les TD. Ce n’était pas par manque de travail, mais je n’arrivais jamais à comprendre ce que l’on attendait de moi avant la fin du semestre. En général, c’est à ce moment-là que le déclic avait lieu, et je cartonnais bien souvent aux épreuves finales.

Je pense être un diesel. J’ai besoin d’une vision d’ensemble pour comprendre quelque chose… Sinon, je comprends ce que l’on me raconte, en détail, mais je n’arrive pas à l’imbriquer dans l’ensemble. Or, le droit étant une matière très logique, il faut absolument pouvoir imbriquer chaque notion et l’articuler avec les autres pour s’en sortir.

Je me dis donc avec philosophie que je suis en période de TD. C’est frustrant, je progresse doucement, mes résultats peinent à décoller, mais c’est un passage obligé.
Les fiches thématiques m’aident énormément à avoir cette fameuse vue d’ensemble.

L’entraînement m’aide énormément aussi. Tout comme la régularité que la prépa exige.
Chaque semaine, je planche sur mes sujets. J’acquiers des automatismes sans même m’en rendre compte.
La prépa est un gros travail de formatage, en fait…

A moins de six semaines de la première épreuve, je me suis mise en pilotage automatique, j’évacue mon stress en allant marcher vite tous les jours avec ma petite coach (aka Mouflette), j’essaye de réfléchir le moins possible à ce qui m’angoisse (vais-je réussir? Tout ce travail a t’il servi à quelque chose? Mes enfants doivent me détester de passer mon été sans m’occuper d’eux… Mon mari va m’en vouloir si j’échoue, alors qu’il s’est tant investi pour me permettre d’y arriver… Etc, etc…) et d’avancer sur mes cours à mon allure, en arrêtant de penser que je suis en retard.
Il me reste moins de six semaines, ça fait très peur, mais concrètement, je ne peux pas revenir en arrière, la seule chose qui me reste est donc de me concentrer sur le temps qu’il me reste. J’essaye d’être la plus efficace possible.

Je réalise tout de même que dans moins d’un mois et demi, je serai dans un grand amphi avec plusieurs centaines d’autres étudiants, composant des épreuves que je rêve de passer depuis ma plus tendre enfance.
Tous les efforts que j’ai pu faire depuis 17 ans, du bac jusqu’au M1 passé avec une Mouflette sur les genoux, semblent s’imbriquer enfin et tendre tous vers cet objectif que je m’emploie à atteindre aujourd’hui.
Je ne sais pas si mes efforts seront récompensés, mais cette année m’aura au moins permis de regarder mon parcours avec bienveillance et surtout une immense gratitude.

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12 Commentaires sur
“Trouver un rythme de croisière… [Semaine 45 à l’IEJ]”
  • Vous avez l’air de passer beaucoup de temps à travailler… Avec ce que je crois connaître de vous, vous travailler sûrement avec intelligence. Bon courage, bonne continuation. Personne ne vous en voudra si vous ratez car vous y avez mis toutes vos tripes. Bénédicte (ancienne étudiante en médecine qui a avalé des tonnes de feuilles, tout comme vous).

  • Tu me sembles bien partie en tout cas ! Quelle ténacité ! Je trouve super de te voir retrouver les automatismes, les raisonnements, la capacité d’ingurgiter les connaissances… Je te trouve « à fond » dedans. Je pense très sincèrement que tu as tous les atouts pour réussir !

    Et si jamais tu n’as pas le concours cette année (le hasard des épreuves, etc.) tu auras complètement les moyens de le réussir l’année prochaine. On sent que le droit est fait pour toi ! Bonne chance !

    • Merci beaucoup Vervaine!
      Je me surprends à y croire vraiment, je m’en sens capable (même si je n’ai pas encore le niveau, je progresse à une allure correcte je trouve)
      On verra bien. Le stress ne va cesser de monter, je dois apprendre à le gérer!
      Et comme tu dis, si ce n’est cette année, ce sera celle d’après, je serai forcément encore plus au point, dans le pire des cas! 😉
      (Même si je préfère ne pas y penser, sinon c’est vite fait de se dire « bon là j’arrête tout, je le réussirai l’année prochaine » tellement le rythme de révisions est intense et parfois décourageant…)

  • Bravo pour ta pérsévérance, j’espère de tout cœur qu’elle va payer et je croise les doigts, les orteils et tout ce que je peux pour toi. Tu peux déjà être super fière du chemin accompli.

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