Et parfois c’est la grosse déprime…

Le mois de novembre est souvent difficile pour moi. Je pense que c’est assez généralisé comme sentiment, d’aileurs.
L’effervescence de la rentrée est passée. L’euphorie de Noël se fait attendre. Il commence à faire froid, à pleuvoir. La fin de l’année approche… On n’est pas encore dans le renouveau et les bonnes résolutions de janvier.

C’est souvent à cette période de l’année que je déprime un peu.
Cette année, le syndrome est plus puissant que jamais.

Je me demande pourquoi on a fait autant d’enfants… Les filles sont plutôt mignonnes, mais Pépin est absolument infernal (merci les 3 ans, l’école, la fatigue…) et fait régner une tempête impitoyable à la maison.
L’intendance de la maison et de la famille rendent les choses très fatigantes et difficiles…

On enchaîne les semaines intenses de boulot, enfants ne voulant pas aller à l’école le matin (trop froid, trop fatigués), rythme de folie en journée, je ne vois pas passer le temps, je n’ai pas le temps de tout faire, je panique… Retour à la maison le soir, repas à préparer (tâche de Mii, ouf), repas dans les cris, les bêtises, la nourriture qui vole un peu partout, les « je veux pas de chou-fleur », couchers à rallonge « je veux une histoire, une autre, encore une autre » les hurlements, l’impatience, les « j’en ai marre » et les « c’est pas juste… »
Et le lendemain, après une nuit à peine réparatrice, tout recommence…
On pourrait se réjouir des week-end mais on se retrouve face à une montagne de choses à faire, les repas pour la semaine (on n’a que le temps de faire réchauffer, en semaine), les devoirs à surveiller, les lessives en retard à lancer, une montagne de repassage ou de linge à plier (ce qui revient au même vu la rapidité avec laquelle je repasse), les enfants dont on a à peine le temps de s’occuper, et toute la fatigue accumulée la semaine qui nous tombe dessus.

Nous n’avons aucun relai. J’attends avec une fébrile impatience le jour où nos enfants auront tous l’âge de partir en colonie de vacances. Pouvoir habiter une maison propre et rangée, calme et sereine, sans cris, sans coloriages qui traînent partout, sans sollicitations permanentes, sans jouets sur lesquels se tordre le pied… J’en rêve. Juste quelques jours!
(Et je sais que lorsque la maison sera effectivement vide, d’ici 15 ans, je regretterai cette époque de joyeux bordel!)

Ne me conseillez pas les vitamines, j’en prends déjà. J’ai éradiqué le sucre autant que possible parce que j’ai noté que cela me fatiguait énormément (je suis plus en forme depuis que j’ai réduis drastiquement ma consommation). Je dors 8h par nuit et me couche à heures fixes…
Mais j’ai 4 enfants, un foyer à tenir debout (nous sommes deux piliers mais ça reste limite), un job qui prend de l’ampleur, c’est génial, mais cela demande du temps et du travail, des études qui ne vont pas tarder à reprendre (et je ne sais pas comment je vais gérer!), un concours qui m’a épuisée passé il y a deux mois…

Bref, l’idée de ce post n’est pas de me plaindre, on est tous plus ou moins dans la même galère et je sais relativiser… Je sais aussi voir le bon côté des choses. Et même si je suis complètement au bout du rouleau, ma vie me plait, j’aime quand ça va dans tous les sens, je m’ennuie sinon…
Je voulais juste répondre à la question que tout le monde me pose « mais comment fais-tu? » Ben j’en sais rien…
Tout est toujours bouclé en temps et en heure mais j’ignore comment.
Et surtout, je suis crevée! Je rêve d’une semaine de vacances, sans rien à faire… (Mais parfois je m’accorde une heure et au bout de dix minutes je tourne en rond et j’oublie que j’étais censée me reposer ^^)

Je voulais juste dire que je ne suis pas wonderwoman. J’ai un million de projets, 10 vies en une, mais j’ai aussi la tête comme une pastèque en fin de journée (parce que j’ai mal à la tête, pas parce que je me crois populaire! ^^), je m’endors comme une souche dès que je mets un pied dans mon lit, et j’ai le sentiment sans arrêt d’être complètement sous l’eau, ce qui m’angoisse à fond (mais, si je ne suis pas sous l’eau, le vide m’angoisse aussi… On fait des choix!)Sans titre 1

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12 Discussions on
“Et parfois c’est la grosse déprime…”
  • Hello,
    Il y a une explication simple à cette déprime un peu plus forte cette année : tu sors d’une année de concours et maintenant tu as le contrecoup de tout ce que tu as fait pour tenir l’an dernier. Laisse-toi du temps pour reprendre pied et ce que j’entends par là c’est qu’il faut que de l’eau passe sous les ponts pour retrouver tes marques.
    Courage et patience. Bises

    • C’est vrai, je n’avais pas pensé à ça… Cette préparation m’a épuisée je pense.
      Je voulais m’y remettre mais je n’ai pas réussi, je sature un peu. J’ai décidé de faire une pause et de m’y remettre en même temps que la rentrée à l’IEJ (en janvier donc).
      Merci! 🙂 Des bises

  • Ah,comme je te comprends !ici 3ebfabts de 6 ans et demi,2 ans et demi et 9 mois.je suis éducatrice avec des horaires décalés nous n avons pas ou peu de relais.J’envie les amis qui ont les grands parents qui gardent leurs enfants….j’ai l’impression de subir une deuxième fois les conséquences d’une situation familiale pas commune .en mode t as pas eu tes parents pour t élever t auras pas les grands-parents pour te relayer !!!!
    Et j’en ai assez de ranger sans cesse et je ne dors pas bien et j ai 186 machines en retard et j ai reçu mon premier relevé de retraite et j ai 34 ans et je me sens vieille et il pleut et j ai froid et j ai un bouton de fièvre !Mais quand même tout va bien!je ne sais pas ce que c est comme café que tu bois (c’est joli) mais pour moi un cappuccino et c va mieux !Allez courage soldate du quotidien,on est sur le même front !!

  • Ta description des journées / soirées / semaines / week-end me parle ! et cette sensation d’être constamment en train de courir après un train que l’on ne rattrapera jamais… « Nous n’avons aucun relai ». C’est la même chose ici. Je rêverai que ma mère soit encore là pour venir nous filer un coup de main comme elle le faisait pour mes frères avec mes neveux et nièces. Mais non, personne ne vient jamais nous filer un coup de main. Moi non plus je ne veux pas avoir l’air de me plaindre car dans les faits, on s’en sort et plutôt pas mal pour l’instant, mais ils ne sont que 2… J’aimerai beaucoup un troisième mais je sais que ce ne serait pas raisonnable dans ces conditions 🙁
    Bref, je comprends tout à fait ta déprime et oui, on est humaine, ça peut arriver ! Par contre je me dis qu’au contraire les mois de novembre décembre jusqu’à noël vont encore passer à toute allure (trop vitre, il y a les courses de Noël à faire arghhh) et enfin après les jours rallongent, on se dirigera vers le printemps… le moment où j’ai littéralement l’impression de sortir la tête de l’eau !
    Voilà, désolée pour ce commentaire fleuve, mais tu vois; tu n’es pas seule ! Courage 😉

  • Ce que j’aime beaucoup sur ton blog c’est que tu ne cherches pas à te montrer comme une superwoman, chez qui tout se passe bien, avec une maison toujours nickel par enchantement, et des enfants parfaits. Rassure-toi, tu n’es pas la seule à te sentir parfois dépassée, et encore je n’ai que 2 enfants (8 ans et demi et presque 2 ans) et je ne travaille pas le mercredi ce qui outre le fait de pouvoir passer du temps avec mes enfants ce jour-là me permet également de pouvoir faire des trucs à la maison que je serai sinon obligée de faire le soir entre 22h et 23h 🙂 ou de pouvoir assurer des RDV médicaux que je ne saurai pas où caser sinon… Je ne sais pas si c’est son ton cas mais pendant les mois où les jours sont courts, j’ai plus tendance à ruminer qu’aux beaux jours. Vivement le printemps ! Prends soin de toi.

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