Le paradoxe de Noël, entre surconsommation et rejet de celle-ci…

Tenir un blog à la période de Noël est plus difficile qu’à l’accoutumée quand on n’est pas forcément favorable à la société de consommation.
Sans être « décroissante » ou « minimaliste » (je n’aime pas appartenir à des courants, quels qu’ils soient, et encore moins m’identifier dedans…), j’ai à coeur d’avoir une maison rangée et ordonnée et rien que cela ne se conjugue pas très bien avec la surconsommation propre à la période de Noël.
Néanmoins, j’adore cette période et les tentations sont nombreuses.
Je garde un souvenir nostalgique des matins de Noël où je regardais amoureusement tous mes cadeaux. L’accumulation me rendait folle de joie et je me souciais guère de ne pas savoir où j’allais tout ranger. C’était un peu comme l’amour de mes proches synthétisé dans chacun de ces objets qui m’étaient offerts.

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Aujourd’hui encore, j’aime les cadeaux. J’aime en recevoir et j’aime encore plus en faire.
Mais j’ai à coeur de faire des cadeaux qui seront utiles et qui feront plaisir.
Souvent j’offre de la nourriture ou des « consommables » comme des fleurs ou du vin. C’est bateau, mais cela fait toujours plaisir et au moins ça n’encombre pas.

Pour mes enfants, les choses se compliquent. Concrètement, nous n’avons pas de famille qui les couvre de cadeaux, donc de ce côté-là, on n’est pas envahis. Mais une partie de moi cherche à compenser…
D’un côté, je ne veux leur offrir que l’essentiel, ce qui leur fera plaisir, ce avec quoi ils joueront, sans encombrer la maison ni leurs chambres.
De l’autre, j’ai envie de les couvrir de cadeaux, qu’ils soient fous de joie, qu’ils ne sachent plus où donner de la tête tellement le bas du sapin est rempli de cadeaux.

Bizarrement, je ne rencontre absolument pas ce paradoxe lors de leurs anniversaires. Ils ont un ou deux cadeaux à ce moment-là, un bon gâteau de leur choix. On leur organise une petite fête avec leurs copains et c’est tout.

Noël est une période particulière, complètement magique. C’est aussi le moment où ce qui nous manque nous saute davantage aux yeux. Le manque de famille pour ma part, cette famille que je n’offre pas à mes enfants et qui se rappelle à moi quand tout le monde se réunit autour d’une dinde aux marrons.

Je sais que la multitude de cadeaux ne remplacera jamais une table remplie de convives et de fous rires.
Je me fais violence, donc.
J’essaye de créer d’autres façons de rendre cette période aussi magique que pour les autres enfants. Les clémentines aux clous de girofle, le chocolat chaud aux épices, les petits bonhommes en pain d’épices, les bredeles, la maison décorée, le beau sapin, les Légos de Noël que MissCouette monte sur la table du salon, les films de Noël le soir, tous blottis sous un plaid, le bon repas de Noël, la bûche au chocolat que l’on réalise nous-même, les moments passés ensemble, tout simplement.

Ils ne seront pas couverts de cadeaux cette année, ils ne seront pas à plaindre non plus… J’ai préféré me concentrer sur la qualité que sur la quantité… Mais surtout, nous serons ensemble, et c’est cette magie de Noël là que je veux véhiculer à mes enfants!

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10 Discussions on
“Le paradoxe de Noël, entre surconsommation et rejet de celle-ci…”
  • Merci , je me sens moins seule ! Moi à Noël, je suis un peu en mode Schtroumpf Grognon. J’aime pas ça, j’ai pas de bons souvenirs (j’en ai pas de mauvais, juste j’ai pas le souvenir de Noël comme dans les films américains avec le sapin et une montagne de cadeaux dessous)… J’ai même plutôt des souvenirs chiants de repas à rallonge avec les grands-parents! Bref.
    Ado puis jeune, j’en profitais pour aller gagner des sous car ça me dérangeait pas de bosser pendant que tout le monde réveillonnait. Maintenant que j’ai des enfants, je suis partagée entre l’envie de leur offrir un Noël comme dans les histoires et ne pas tomber dans la décadence de cadeaux, de bouffe, de déchets et de surconsommation. Bon, je suis plutôt du coté « minimaliste » on va dire. Entre dans un supermarché à cette période me donne la gerbe, physiquement.
    Et tu tombes bien car cette année, je suis en pleine réflexion existentielle sur : pourquoi on fête Noël même si on n’est pas catholique/pas ou plus croyant… Tu peux venir enrichir la discussion sur twitter ! 😉 https://twitter.com/Vervaine_/status/1070365526822699008

    (spoil : visiblement y’a plein de personnes que ça gêne pas pcq c’est devenu commercial. Le cliché pas si cliché en fait !)

    • Merci pour ton avis! 🙂
      Je me pose aussi pas mal de questions…
      Je suis contente de fêter cette fête traditionnelle que j’aime beaucoup.
      Mais l’opulence à tous les niveaux me gêne…
      Je vais aller voir sur Twitter 😉

  • En ce qui me concerne, à l’année je suis plutôt économe sur les cadeaux notamment aux anniversaires car avec 5 copains invités ça fait 5 cadeaux… Un ou deux des parents pas + car y’a 1 cadeau de chaque couple de grands parents + la tante + 1-2 amis par ci par là résultats finalement ils sont bien gâtés. Par contre pour Noël je ne réponds plus de rien .. j’ai tellement été malheureuse, vraiment c’est le terme, en voyant la multitude de cadeaux qu’avaient mes cousins-cousines comparé à ma sœur mon frère et moi que je ne veux pas que mes enfants ressentent ça, vraiment.. du coup j’achète + que de raison, après j’ai pas mal commandé sur Aliexpress des bricoles, parce que c’est vrai que les enfants voient souvent la quantité à la qualité malheureusement, mais je sais qu’ils seront heureux et c’est tout ce qui m’importe. Quand ils ne croiront plus au père Noël on limitera, ce sera + facile de leur expliquer qu’ils ont chacun un budget alloué.
    Mais je comprends aussi ton point de vue, qui au final est le bon, mais je ne peux pas me raisonner à Noël.

    • Oh je ne pense pas que mon point de vue est le bon, et tu sais, en un sens, je culpabilise aussi de ne pas leur apporter l’oppulence que j’ai connu enfant…
      C’est un choix qui ME rassure, à divers points de vue. Mais j’ai aussi tendance à me lâcher, donc il faut aussi que je me contrôle un peu si je ne veux pas que ça devienne n’importe quoi! ^^
      Je crois qu’au fond, c’est une rélexion qui me permet de réguler « l’impulsion primitive ».
      Mais il y a des débordements aussi chez nous, Noël reste une période particulière! 😉

    • Ha oui en effet! 🙂
      Ici j’ai peut être eu cette impression car dans ma famille, il était de coutume d’offrir une montagne de cadeaux (ma mère notamment) en préférant la quantité à la qualité… Cela m’a donc demandé un effort d’évolution 😉

  • Merci pour ton article. Tu expliques très bien ce paradoxe entre surconsommation et besoin de se rapprocher de l’essentiel. C’est inspirant et ça change des listes d’idées cadeaux qui envahissent les blogs à cette période de l’année.

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