Et enfin, la confiance en moi!

Je n’ai jamais brillé par la confiance que je pouvais me porter. La self-estime, la confiance en soi, cela n’a jamais fait partie de mes qualités…
Pendant longtemps, j’ai au contraire souffert d’une image de moi-même absolument déplorable. C’est affreusement douloureux de ne pas s’aimer… Cela demande beaucoup d’énergie pour se rendre malheureux.

Cela ne m’a jamais trop empêché d’agir, car j’ai un tempérament assez combatif. Mais cela m’a souvent fait échouer, car je me mettais des barrières faute d’atteindre les exigences beaucoup trop élevées que je me fixais. Faire parfaitement ou ne rien faire, le perfectionnisme est souvent l’apanage des gens qui n’ont pas confiance en eux et qui ne s’aiment pas assez pour supporter leur propre imperfection.
Je suis humaine donc imparfaite, alors j’abandonnais souvent mes projets en cours de route car je ne supportais pas d’avancer trop doucement, d’être moins bonne que ce que j’espérais ou tout simplement de constater que réussir à atteindre mes objectifs me laissait dans un grand sentiment de chaos… J’espérais être enfin satisfaite de moi et c’était tout l’inverse qui se produisait.

Pourtant, l’année dernière, il s’est passé quelque chose d’assez fort dans ma petite vie. J’ai pris une décision et je n’ai rien laissé m’atteindre qui aurait pu me faire dévier de mon objectif.
J’ai avancé, avancé, avancé. Je n’ai pas atteint mon but, je me suis flagellé un peu mais cela n’a pas duré longtemps.

J’ai découvert que j’avais pris confiance en moi, et cela a intensifié ce que je qualifierais de « nouveau pouvoir ».

Cela fait plusieurs années que j’apprends à aimer celle que je suis, un peu comme j’apprivoiserais une ennemie avec laquelle je dois cohabiter… Mieux vaut qu’elle devienne une bonne amie si l’on veut vivre un minimum en harmonie…
J’ai aussi développé, pas après pas, un peu de confiance en moi et en mes capacités. Et cela est passé par une grosse dose d’indulgence face à mes limites et à mes difficultés.

J’avais peur que cela me porte préjudice cette année. Le CRFPA est un concours très exigeant qui ne se satisfait ni de l’à peu près, ni du moindre effort.
Pourtant, je me suis surprise à gravir chaque petite étape, pas après pas.
J’avais des objectifs très hauts, presque inatteignables, mais c’est avec l’indulgence et la confiance nouvellement acquise que j’ai réussi à avancer et à en atteindre la plupart.
C’est aussi grâce à cela que je peux retenter sereinement cette année. Je sais que si j’avance à mon rythme, ce concours est tout à fait à ma portée. En me mettant la juste dose de pression, mais avec beaucoup de bienveillance et d’indulgence.
J’ai pu me rendre compte que la confiance donne des ailes.

Auparavant, je me serais morfondu à chaque mauvaise note, à chaque fiche non terminée dans les délais que je me serais fixés et j’aurais fini par baisser les bras, parce qu’à force de s’auto-insulter, le cerveau dit « stop » et refuse de continuer à subir de mauvais traitements.

Cette année au contraire, j’avais conscience de mes lacunes et du chemin à parcourir. J’ai accepté les mauvaises notes pour ce qu’elles étaient: le reflet de mon niveau à un instant T, sans me dire que c’était la preuve que j’étais nulle et bonne à rien.
J’ai apprécié chaque progression. J’ai accepté mes limites, j’ai su me donner du temps afin de ne pas m’épuiser (pas trop du moins). Et le résultat, c’est que cela m’a permis de passer les deux mois d’été à me donner à fond. J’ai pu le faire, j’ai pu tenir une année entière à un rythme soutenu et un été en apothéose niveau boulot à fournir, parce que je me suis faite confiance. J’ai accepté les périodes de fatigue et je me suis ménagée. J’ai accepté de ne pas réussir à tenir mes plannings et j’ai revu mes objectifs à la baisse afin de les rendre cohérents et accessibles. J’ai pris en compte mes contraintes, même si cela m’a souvent coûté.
J’ai aussi eu des périodes de découragements, de « je suis vraiment mauvaise », de « mais pourquoi ne suis-je pas plus rapide/efficace/intelligente? ». Mais dans la globalité, j’ai fait preuve d’indulgence et de bienveillance.

Cela fait du bien. Et cela permet, aussi paradoxal que celui puisse paraître, beaucoup plus vite. Et surtout cela permet d’aller au bout des choses.

J’ai toujours cru que la confiance en moi me ramollirait. Que si je m’accordais un peu de bienveillance, je ne ferais plus rien, toute contente de moi. C’est exactement l’inverse qui se produit. Plus la confiance grandit et plus je dégage de l’énergie. Comme si tout le temps que je prenais à me mépriser était désormais libre pour des choses plus réjouissantes.

Bref, oser la confiance en soi donne des ailes.
Et cela fait du bien au moral. Ce serait bien dommage de s’en priver!

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