CRFPA 2019 => mes secrets d’organisation!

L’année dernière, je tenais un compte rendu régulier de mes semaines à l’IEJ mais depuis la rentrée 2019, j’ai perdu le compte. Dans mon dernier article sur le sujet, j’expliquais comment j’allais rythmer mes semaines et mes journées. Je ne vais pas mentir, je ne fais absolument rien comme je l’avais initialement prévu!

Comme je l’expliquais dans mon précédent billet, je fonctionne d’une manière totalement empirique et entropique… J’ai décidé de m’y faire.

Dans cet article, je voudrais simplement témoigner du fait que l’organisation hyper cadrée ne me convient pas. L’année dernière, j’ai réglé mes semaines et plus globalement ma vie comme sur du papier à musique, mais je me suis épuisée et je n’ai pas obtenu l’examen. Cette année, j’ai décidé d’être plus instinctive et de m’en tenir à mes capacités et mes limites.

Bosser 12 à 14 heures par jour, j’en suis capable, je me le suis prouvé l’été dernier. Etais-je pour autant efficace? La preuve que non, j’ai échoué… Je pense que sur les 12/14 heures quotidiennes, j’arrivais à rester efficace au maximum 6 heures. En réalité, je ne sais pas qui est capable de rester concentré et efficace 12 heures de suite, ce qui est certain, ce que ce n’est pas mon cas…

Cette année j’ai donc décidé de respecter mon rythme. Je suis motivée pour réussir, cela ne fait aucun doute, et je suis prête à pas mal de sacrifices pour réussir à atteindre mon but. Mais je n’ai pas envie de m’épuiser comme l’année dernière pour un résultat très décevant. Ce que j’ai accompli n’a pas été vain, cela m’est très utile cette année car je suis dans les « révisions » et non comme l’an dernier dans la découverte des cours.

Les trois dernières semaines, j’ai beaucoup avancé sur mon fichage, notamment en droit des libertés fondamentales (j’ai un oral blanc début avril que j’aimerais ne pas trop rater cette fois) en procédure pénale et en obligations (j’ai fini de ficher le RGO et la preuve). Je me suis donné des objectifs à long terme (réussir l’examen) et à moyen terme (ficher tous mes cours avant début avril et les connaitre assez bien). Je me suis également fixé une « deadline de secours » qui est d’avoir fiché et de connaître tous les cours des écrits avant fin juin. Chaque jour, si le coeur m’en dit, je me fais une to do list avec des trucs importants et d’autres moins, par exemple « Une fiche en DLF, une fiche en procédure, étendre le linge, écrire une chronique de tel bouquin, lire 10 pages d’un livre, écouter un pdocast de culture juridiciaire, remplir tel papier administratif, ranger le premier tiroir de mon bureau ». En général, je commence par deux ou trois trucs faciles et je suis ensuite prise dans ma volonté de stabiloter toutes les tâches de la journée.

D’une manière générale, je ne tiens pas spécifiquement la liste… Si je note « ficher une fiche de bidule et une fiche de truc », je vais avoir tendance à ficher 5 fiches de la première matière que j’aurai touché… L’idée c’est de me donner un coup de cravache, pas forcément de remplir tous les items de la liste (qui n’est qu’un prétexte pour décider mon cerveau à s’y mettre plutôt que de m’inciter à procrastiner)

Je vois les fiches avancer beaucoup plus vite que ce que j’avais prévu à la base… Par exemple, je me suis dit « tiens, il me reste trente jours pour ficher telle matière qui contient 50 chapîtres, je vais donc ficher un chapitre par jour ». Je n’arrive pas à me tenir à ce genre de contrainte, en revanche, il reste 21 jours et j’ai déjà ficher 25 chapitres… Je n’arrive pas à travailler de manière régulière, chaque jour la même masse de travail, chaque jour de la même manière… Je me lasse très vite, alors je m’accorde d’alterner les matières, jours après jour et même les activités, selon l’humeur et non selon un planning préétabli.

Depuis 3 semaines, j’ai rarement été aussi productive, dans tous les domaines. C’est à dire que de base, je suis plutôt productive (je pense), mais depuis trois semaines, c’est plus naturel, moins dans la douleur… Je fais les choses par envie et non parce que j’y suis contrainte. Comment est-ce que je gère les jours où je n’ai pas envie? Je me laisse vivre… Je me laisse l’opportunité de ne rien glander pendant un ou deux jours, j’ai compris que ce retard sera compensé par un jour où j’abattrais le travail prévu de trois jours en 5 heures…

Je n’ai que 3 semaines de recul et bien entendu, il faut voir ce que cela donne sur le moyen terme, mais je suis assez confiante. Je crois qu’en m’écoutant, je trouve le moyen d’être la plus efficace. Je crois que les jours (rares) de glandouille, en réalité ce sont des jours d’assimilation pour mon cerveau, il se repose, un peu comme les muscles d’un sportif, pour intégrer les nouvelles connaissances, sans violence.

Voilà, j’essaye juste de dire que la solution idéale pour soi n’est pas forcément dans les méthodes ou témoignages des autres. L’an dernier je ne me faisais pas confiance, j’avais très peur d’échouer et je voulais tout faire « comme il faut ». Je crois que c’était une erreur… « comme il faut », ce n’est pas nécessairement « comme j’ai besoin ». D’autres étudiants sont capables de bosser 14 heures non stop tout en restant concentrés? Bravo à eux, ils ont un super cerveau ou un super entraînement… Ce n’est malheureusement pas mon cas, je dois accepter mes limites et trouver un moyen d’arriver à mes fins en respectant ma manière de fonctionner, sinon je cours droit vers un nouvel échec. Certains savent tenir des plannings super pointus? Tant mieux, ils sont super organisés! Moi les plannings m’angoissent, je vois la masse à réaliser et vraiment, physiquement, ça m’empêche de respirer correctement. En y allant « à l’aveugle » (ou plus précisément « à l’arrache »), ça fonctionne, je perds la dimension angoissante et j’avance bien plus vite que le planning que je me serais fixée.

Bref, je crois qu’il faut se faire confiance tout en restant lucide et réaliste. L’idée n’est pas de se trouver des excuses pour ne rien faire ou pour se poser devant les Sims4, mais au contraire de comprendre sa façon propre de fonctionner pour l’exploiter au mieux.

Bizarrement, je n’ai jamais été aussi confiante sur mes chances de réussite qu’aujourd’hui et j’ai beaucoup gagné en sérénité (je crois que c’est ce qui arrive à beaucoup de « second tour »)

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