Lucette la bicyclette

Mon enfance à vélo

Enfant, je ne me suis jamais sentie aussi libre que sur mon petit vélo. Je me souviens des longues balades sur le Grand Canal, à Versailles, avec mon oncle, quand nous finissions un tour, je le suppliais pour un second et il acceptait à chaque fois. Un jour, on a même fait trois tours à la suite, j’avais 8 ans… Cela représentait tout de même une distance d’une trentaine de kilomètres! Je me souviens que j’étais rincée mais heureuse.

Je me souviens des trajets en vélo lorsque j’étais en vacances en Espagne, sous la chaleur accablante, l’air chaud qui me caressait le visage et qui ne parvenait pas à me refroidir un peu… La liberté de pouvoir aller où bon me semble en quelques coups de pédale…

Le vélo s’est enfuit de ma vie…

Lorsque j’ai déménagé à Angoulême, plus de vélo… Lorsque j’ai emménagé à Toulouse, j’ai bien tenté de me rendre à la fac en vélo mais j’avais chaque jour peur de me faire renverser par un camion alors j’ai vite abdiqué… Je ne sais même plus ce qu’il est advenu de mon vélo, mais ce qui est certain, c’est que je suis restée près de 15 ans sans en posséder un. Il m’est arrivé de me déplacer en « Vélouse » quelques fois (le Vélib Toulousain), mais les grossesses et ma certitude d’avoir un équilibre défaillant ont eu raison de ma passion pour le deux-roues…

En quinze ans, je n’ai dû avoir l’occasion de faire du vélo qu’une poignée de fois, sans savoir que cela me manquait.

Pour mon anniversaire, le 24 avril dernier, mon mari m’a offert une bicyclette. Je m’y attendais un peu parce qu’il m’en avait parlé quelques mois plus tôt, mais il a pris l’initiative tout seul. Depuis quelques mois, il est en possession d’un bi-porteur dans lequel il transporte nos trois plus jeunes enfants pour le chemin de l’école et pour aller faire les courses. Et il rêvait secrètement que nous puissions nous balader tous ensemble. Pour cela, il me fallait un vélo.

Le retour du vélo!

C’est là qu’intervient Lucette la bicyclette. Nommer un objet n’est pas vraiment dans mes habitudes mais j’en ai rêvé la nuit suivant la réception (épique) de mon cadeau, j’y ai vu un signe, ma bicyclette s’appelle Lucette, elle vient me le souffler dans la nuit!

Nous sommes allés la chercher au centre-ville. J’étais toute excitée! Mii avait pris son biporteur, transportant Noisette et Pépin (qui adooooooore le « vélo-bateau de papa! »), je suis venue les rejoindre en métro avec l’un des frères de Mii venu passer le week-end. J’ai eu un petit moment d’angoisse quand j’ai du monter sur ma bicyclette toute neuve (vert menthe, trop jolie! Avec un petit panier pour déposer des provisions, je suis extatique!), pas tout à fait certaine de disposer d’un sens de l’équilibre suffisant… Mais le vélo, ça ne s’oublie pas! Nous sommes retournés chez nous en faisant un grand détour, en passant par le vieux Toulouse, la cathédrale Saint Etienne, les petites rues toutes roses, en longeant le Canal du Midi, en allant faire coucou au Minotaure à Montaudran, en empruntant de jolies pistes cyclables autour de Toulouse. Quinze kilomètres de pur bonheur. 5 kilomètres de torture physique (les cinq derniers quoi), mon corps se rappelant douloureusement à mon bon souvenir « hey ma vieille, on n’a pas fait ça depuis 12 ans, tu croyais quoi?? ».

Bref. J’ai eu un peu mal au séant. Beaucoup aux genoux (un petit problème de vitesse que je n’ai pas su passer dans le bon sens dans une montée). Mais je rêve désormais de toutes les jolies balades que nous pourrons faire, tous les week-ends, dans les alentours de Toulouse. Le temps s’y prêtera de plus en plus dans les mois à venir.

Mon chéri me connaît mieux que moi-même, de toutes évidences!!


Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous aimerez aussi :

4 Discussions on
“Lucette la bicyclette”
  • Quel plaisir de te voir si heureuse à pédaler autour de Toulouse.
    Je trouve le vélo hyper cool pour explorer un peu plus vite qu’à pied tout en étant assez lent pour vivre la ville où tout autre endroit que l’on traverse.
    Pour ma part, après des chaleurs torrides en été, j’ai repris le chemin du bureau à vélo. Ça me fait un bien fou et sacrément destressant.

    • Oui c’est génial! Un vrai sentiment de liberté roulante! 😉
      J’adorerais aller à la fac en vélo mais je dois déposer les enfants avant et contrairement à mon chéri je n’ai pas la foi de tous les mettre dans un vélo cargo! Cela dit je pense que je vais me prendre un abonnement à véloose pour en profiter quand même!! 😀

  • oh!!! nous aussi on s’est mis au vélo récemment (moi vers l’été 2014, marre du tramway/RER/métro, vive le velib… j’ai acheté mon propre vélo en mars 2016 quand la borne vélib en face de la crèche a fermé 🙁 , j’ai convaincu mon mari d’acheter le sien début 2018, d’ailleurs il a le même vélo que le tien, et depuis mai nous sommes également propriétaires d’un biporteur, super pratique pour véhiculer nos trois enfants!)

    J’ai dû me faire violence pour conduire le biporteur mais ça y est, le coup de main est pris, je les dépose en allant au boulot avec.

    Bon, c’est un peu d’entretien parfois le vélo, mais j’adore la sensation de liberté que cela procure, je pense que je ne reviendrai pas en arrière!

Leave A Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


huit × = quarante huit