Chronique Prix AUDIOLIB: «Betty» de Tiffany Mc DANIEL


Dans le cadre du Prix Audiolib, j’ai dix romans à écouter afin de départager mes cinq préférés.

Les dix titres sont:

  • La soustraction des possibles de Joseph INCARDONA
  • Rhapsodie des oubliés de Sofia AOUINE
  • Là où chantent les écrevisses de Delia OWENS
  • Betty de Tiffany Mc DANIEL
  • Du côté des Indiens d’Isabelle CARRE
  • Nickel Boys de Colson WHITEHEAD
  • Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs de Mathias ENARD
  • Le poète de Michaël CONNELLY
  • Le consentement de Vanessa SPRINGORA
  • Taqawan d’Eric PLAMONDON

La quatrième de couverture promet: « Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. A travers la voix de sa jeune narratrice, qu’Audrey d’Hulstère incarne à la perfection, Tiffany Mc DANIEL chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle. »

En effet, Betty raconte l’histoire de la famille Carpenter, de la naissance du couple parental au départ de la-dite Betty en passant par la conception, la naissance et la vie de chacun des enfants.
Les Carpenter ont cette particularité que le papa est un Indien Cherokee tandis que la mère est une blanche. Seule Betty porte les origines paternelles sur son apparence physique, ce qui fait d’elle une cible de racisme auprès de ses camarades et de nombreux adultes de son entourage.


C’est un récit classique et linéaire, on suit la vie de Betty de son enfance à ses 19 ans. Bien écrit, bien que ne disposant pas d’un vocabulaire spécialement riche, ce livre relate aussi bien les anecdotes du quotidien que les drames qui jalonnent la vie de l’enfant et de sa famille, « les Carpenter ».

Cette petite fille est nourrie des contes et légendes magiques et mystérieux que son papa, qui ne cesse jamais de vouloir rendre la vie de ses enfants meilleure, n’a de cesse de vouloir lui transmettre.
Un papa présent et disponible pour ses enfants et tout particulièrement pour Betty, sa « petite indienne », non pas matériellement mais affectivement et culturellement. Il est le seul à la faire se sentir unique et exceptionnelle et à essayer de cultiver les capacités de l’enfant.

Cet amour inconditionnel et emprunt de douceur permet à la fillette d’affronter les pires révélations sur sa famille ainsi que les drames qui ne tardent pas à pointer leur nez, un à un…
Elle est un exemple d’intelligence et de résilience.
Le roman en est d’autant plus fort et passionnant.

J’ai néanmoins regretté qu’il n’y ait pas un avertissement au dos du livre comme sur les threads Twitter « TW inceste » 🤪 parce que certaines scènes sont vraiment choquantes et relativement inattendues… Bref, j’aurais aimé être mise en garde afin de m’y préparer un peu.

Les malheurs qui s’abattent sur cette famille sont tout de même nombreux et rendent la lecture par moment éprouvante… J’ai apprécié car j’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’une histoire en tous points véridique (l’autrice raconte la vie de Betty, sa mère). Mais j’avoue que si l’histoire avait été inventée de toute pièce, j’aurais peut-être trouvé l’intrigue franchement too much tant il paraît peu probable qu’autant de difficultés se présentent à une seule famille (cela dit, la vie est souvent bien plus imaginative que n’importe quel romancier…)

Ce roman est à la fois sombre et très lumineux, écrit dans un style parfois poétique et parfois tranchant. C’est vraiment une belle réussite et un coup de cœur.
Il vient se placer en tête de mon classement et je vous en recommande vivement la lecture si vous êtes passés à côté.

En outre, la narration par Audrey d’Hulstère est une vraie réussite. Elle accroche tout de suite l’attention et sait vraiment bien jouer chaque personnage. J’ai beaucoup aimé!

Notation:

  • L’intrigue: 4/5
  • La narration: 4/5
  • Note globale: 4/5


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