Les grands oraux blancs, pourquoi est-il important de s’y rendre?

Quand on prépare l’examen d’entrée à l’école des avocat (autrement appelé “le CRFPA”), la période qui suit les écrits et précède les oraux est particulièrement inconfortable.
En effet, on a fait “le plus dur”, les écrits sont derrière nous, la pression retombe brutalement, on est complètement fatigués et pour certains, il est temps de reprendre le chemin de la fac pour leur M2 ou encore la route du boulot ou d’un stage.
Pourtant, dans l’idéal, il faudrait travailler les matières des oraux, mais c’est assez compliqué dans la mesure où l’on n’a pas encore les résultats d’admissibilité, on ne sait donc pas si l’on travaille “pour rien” ou si l’on a une chance de passer effectivement le Grand Oral.

Pour le moment, les révisions sont assez difficiles pour moi (comme pour la plupart des autres). Je suis persuadée d’avoir râté les écrits et plus le temps passe, plus j’en suis convaincue.
J’ai bien sûr un infime espoir, mais j’ai le sentiment que si je me mets à bosser les oraux à fond, je vais réinvestir l’examen et être anéantie si je ne suis pas admissible.
Ce n’est pas un calcul très malin et j’arrive tout de même à bosser un peu, mais je suis loin d’être aussi à fond que le dernier mois avant les écrits.

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Pour me forcer à faire le minimum syndical, je me suis inscrite aux entraînements au grand oral de l’IEJ.

L’IEJ de Toulouse, comme la plupart des IEJ j’imagine, organise des grands oraux blancs afin de permettre aux candidats d’être mis en situation et de voir à quoi ils peuvent s’attendre le jour J, si par bonheur ils sont admissibles. C’est vraiment intéressant car non seulement on peut s’entraîner, mais on peut voir les autres passer “au grill”, le GO étant public.

Je pense que c’est un réel plus de se rendre aux GO blancs afin de voir les autres passer. On voit comment cela fonctionne, on peut aussi se rassurer un peu en constatant que les autres étudiants sont à peu près au même niveau de révisions que nous (le néant pour la plupart! ^^), cela permet d’avoir une idée concrète des questions qu’un jury peut poser et de l’ambiance qu’il peut exister. C’est vraiment très instructif et ce serait dommage de passer à côté d’un tel enseignement.

Néanmoins, je suis convaincue que rien ne remplace un vrai passage.
Il est très facile, en regardant les autres candidats, de se dire “j’aurais pu répondre cela” ou “mais pourquoi bloque t’il?”. Alors qu’une fois que l’on est soi-même passé, on sait précisément ce qui arrive aux autres pour l’avoir vécu.

J’étais vraiment très angoissée avant mon premier passage. Je pensais que j’étais nulle et que le jury ainsi que les autres étudiants allaient se moquer de moi.
Pourtant, cela ne s’est pas si mal passé. Cela n’a pas été brillant, je n’ai tenu que 7 minutes pour l’exposé et j’ai eu beaucoup de mal à tenir le choc pendant la demi-heure de questions. Mais l’exercice s’est avéré moins horrible que dans mon imagination et j’ai parfaitement survécu.
Lors de mon deuxième passage, deux jours plus tard, j’ai eu le sentiment de mieux gérer. Mon exposé a duré 10/11 minutes (c’est encore insuffisant et j’ai pu mesurer la difficulté de faire un exposé suffisamment long!) et j’ai mieux tenu le coup face au bombardement de questions. Le debrief a d’ailleurs été meilleur.
C’est un lieu commun mais j’ai pleinement pu comprendre à quel point l’entraînement est important. En effet, plus l’on s’exerce et moins l’épreuve semble difficile.
Il y a bien évidemment un fossé entre un GO blanc et le vrai, mais tout de même, plus on se met en situation et plus on a de chances de ne pas se laisser démonter le D day.

En bref, il me semble vraiment important de passer au moins un oral blanc, si vous le pouvez. Cela vous mettra en condition. Cela vous permettra de voir comment vous réagissez au stress d’un oral de cette ampleur. Cela vous aidera à savoir comment ajuster votre attitude le jour J, quels tics de langage faire disparaître, quel tempo prendre pour que votre exposé tienne au moins 13 minutes, etc…

Bien sûr cela est très angoissant, on n’est pas prêt, on a peur de se ridiculiser, de s’effondrer devant le jury, d’être incapable de répondre quoi que ce soit. Mais on se surprend à tenir le coup et même à aimer ça!
Et puis nous sommes tous là pour nous exercer, pas pour se juger les uns les autres. Et mieux vaut se planter à l’oral blanc qu’au vrai!
En prime, cela aide à se mettre plus sérieusement aux révisions, ce qui est toujours bon à prendre!

Bref, on ne lâche rien, on continue d’avancer pas à pas et surtout on continue d’y croire car rien n’est perdu tant que l’on n’est pas sûr de ne pas être admissible!

Pour ma part, je passe un troisième oral blanc lundi prochain (beaucoup d’étudiants se désistent). Je n’en mène pas large mais j’espère m’améliorer un peu et avoir plein de pistes à travailler avant le vrai GO. Au pire, j’aurai cette longueur d’avance pour l’année prochaine.

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