Sacrifiée

Je suis à un tournant de ma vie. Je le sens, parce que je suis dans un tourbillon d’émotions incontrôlable. Je dois prendre des décisions, mais je ne sais pas lesquelles, alors je erre comme une âme en peine, je me torture, je me questionne, et les réponses ne viennent pas. Rien n’est évident, c’est le flou. Je garde simplement au creux de la gorge un peu de colère et de tristesse.

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Je ne sais tout simplement pas qui je suis ni qui j’ai envie d’être. Je ne suis rien ni personne. Une âme égarée qui survole sa vie.

J’ai été une victime, je me suis construite sur les bases d’un drame, j’ai été abandonnée par un père malsain, trimbalée de foyer en foyer par une mère instable, maltraitée par les hommes monstrueux qu’elle rencontrait… Et enfin, j’ai été sacrifiée. Je n’en garde pas tellement de rancoeur, c’est ainsi, c’est ma vie, j’ai du faire avec.

J’ai grandi et j’ai appris à me battre. Je suis devenue une sorte de petite guerrière, à mon échelle. Remettre ma vie à plat, porter plainte, me battre des années durant pour que justice me soit rendue, pour reconstruire ma vie sur des bases plus saines, réécrire mon histoire et offrir des bases solides à ma famille, mes enfants, savoir comment les protéger, rompre le cycle, les mettre en sécurité.
Je n’ai jamais lâché le morceau, j’ai eu gain de cause (un tout petit peu), j’ai laissé sur le champ de bataille toute mon énergie et ma combativité.

Je suis aujourd’hui une sorte d’hybride, j’ai gardé en mémoire les stigmates de mon enfance bafouée, je ne vaux rien, je suis un maillon qui dérange, le maillon qui rompt la chaîne. C’est ancré au plus profond de moi, c’est rentré à force de menace et d’insultes. Et c’est acquis désormais, tellement intégré, et je n’ai plus assez de force pour me convaincre du contraire. Je suis, dans un coin de ma tête, restée cette victime sacrifiée.
Je me suis reconstruite en me battant, alors je cherche sans arrêt de nouveaux combats à mener, je reste sur la défensive, agressive très souvent, le moindre grain de sable me fait bondir. Tout est souvent compliqué, pour moi, car j’ai cette identité de « battante » qui me colle à la peau… Je n’en ai que l’image, je n’ai plus le courage de rien du tout.

J’aime ma vie, mes enfants, mon mari, le confort de cette nouvelle existence presque sans danger.
Je ne sais pas ce qui cloche… Je déteste me complaindre et me complaire dans ce marasme qui n’a pas lieu d’être. Un truc va mal et je n’arrive pas à l’identifier. Je dois prendre une décision radicale, je le sais, mais je ne sais pas laquelle. Quelque chose me retient dans ce passé douloureux, je veux lâcher prise, m’envoler, mais je ne sais pas comment. Je refuse de souffrir ma vie entière pour un drame dont je ne suis pas responsable. Je ne veux pas continuer à porter une culpabilité qui n’est pas la mienne. Je veux me libérer, définitivement, de cette histoire compliquée.

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87 Discussions on
“Sacrifiée”
  • Je vois que nous avons un passé qui se ressemble et qui est très handicapant au quotidien. Une chose qui m’aida grandement fut une thérapie régressive, pour retrouver cette enfant bafouée, la rassurer, la consoler, lui expliquer l’inexplicable et lui faire entrevoir la vie qu’elle mènerait plus tard. Ce que les bouquins de développement personnel liés à la parentalité appellent « renouer avec son enfant intérieur » a été une longue thérapie pour moi. Et ça vraiment bien marché.

    Je suis de tout coeur avec toi <3

    • J’ai déjà fait 8 ans de psychothérapie, cela m’a énormément aidé (notamment pour surmonter l’épreuve de la procédure judiciaire qui a été longue et douloureuse). J’ai donc déjà renoué avec mon enfant intérieur. Il faudrait que je renoue avec mon adolescente intérieure, là, en fait! ^^

  • Bonjour,
    La lecture de ton billet me laisse toute bizarre.
    « Je ne vaux rien » : non, loin de là, maintenant tu es la maman très aimante de tes enfants, tu réalises de belles choses pour toi aussi, notamment avec ton blog qui est très fourni et vraiment agréable à lire. Tu es peut-être à un tournant de ta vie (peut-être est-ce en lien avec ta perte de poids?), garde confiance en l’avenir, la direction à prendre va un jour te paraître évidente. Comme me dit souvent une amie, tout est mouvement, rien n’est stable, tout est changement dans la vie.
    Bises

  • Bonjour, j’ai découvert votre (ton) blog au début de ma grossesse, mon bébé a maintenant 3 mois. Je lis, trés souvent, j’ai fait le tour de tes articles ici, je ne laisse jamais de commentaire, mais la, ce matin, j’ai les larmes aux yeux. Je ne te connais pas et pourtant ça me fait mal de lire ce « je ne vaux rien » ce texte m’a transpercé le cœur. Je ne sais pas comment te réconforter, peut être un gros calin. Je ne sais pas comment on guérit, je ne sais pas comment on oublie, je sais juste que tu as une belle âme, tu partages, tu réconfortes … des inconnus, moi avec mes doutes de jeune femme/ maman, et des centaines d’autres personnes comme moi. Il faut être une belle personne pour faire ce que tu fais, merci. Merci. Quelle belle plume, mais que ce texte est terrible et pourtant il faut en parler!

  • Pardonner… te pardonner à toi même, pardonner à tes parents et à tes bourreaux… une fois que tu sauras faire ça, tu te sentiras plus légère ❤️
    Je refuse que tu penses ne rien valoir ! Car chaque être humain, chaque insecte a son rôle à jouer sur Terre.
    Tu as rompu le cycle, tu peux en être fière ❤️

    • Merci, mais alors, d’une, je n’ai rien à me pardonner parce que je n’ai rien fait de mal! 🙂
      Ensuite, euh, j’avoue avoir du mal avec l’insecte, mais bon… 😉
      C’est gentil d’avoir voulu me remonter le moral, au moins, j’ai souri!

  • C’est la quête de toute une vie, parfois plus chargée que d’autres!
    Trouver où placer ton énergie pour que ça te nourrisse et aussi ceux qui te sont proches…
    Je connais l’objectif, mais n’ai pas de solution à te proposer. Ecrire est surement une piste pour toi…
    Bon courage!

  • J’ai grandis avec une mère perverse narcissique et un père soumis, avec toute les conséquences et la souffrance que cela a pu engendrer.
    Quand tu parles de toujours chercher des combats à mener, je me retrouve. Pendant des années, j’ai été incapables d’avoir des relations sereines avec les gens, j’avais toujours une raison d’être déçue, en colère…Jusqu’à ce que je réalise que cette colère, c’est celle que je ressentais envers mes parents.
    J’ai suivi une thérapie EMDR, à base de mouvement des yeux. J’étais très dubitative à la base et pourtant cela a fonctionné en seulement quelques mois.
    Aujourd’hui je me sens apaisée. Je n’ai pas pardonné, je ne ressens pas le besoin de le faire, mais j’ai accepté mon passé tel qu’il est,
    Et j’ai envie de vivre, pleinement, alors qu’auparavant je me sentais coincée par mon statut de victime comme tu le dis.

    Je te souhaite de trouver la sérénité. Tu peux être fière de toi de t’en être sortie, et de donner ce que tu n’as pas reçu à tes enfants.
    Tu n’es pas une victime, tu es une survivante. Il n’y a pas de fatalité, il y a juste de l’espoir au bout du compte.

    Gwen.

  • Bonjour Audrey,
    Ton billet me touche beaucoup comme ton histoire personnelle d’ailleurs.
    Aussi, pour la première fois, j’ose commenter directement sur ton blog.
    Si tu le permets, je partage avec toi mon billet : https://humeurdemoutard.com/2016/04/15/education-bien-se-construire/.
    Parce qu’il est bien question de lâcher prise…. et que je connais bien le sujet.

    Sache que j’admire ton courage. Je connais bien cette force que l’on déploie pour exister et pour masquer une certaine fragilité.
    Tu es à la croisée des chemins et sur ta nouvelle route, il y a des bagages que tu ne peux plus emporter.
    Alors je t’adresse mes plus douces pensées pour l’avenir et pour les choix que tu vas devoir faire.

    A suivre… pour le meilleur.

    <3

  • Bonjour,

    J’admire le courage dont vous avez déjà fait preuve. Je vous suis depuis quelque temps et j’apprends par vos textes votre histoire, et celle de votre famille. Je ne sais quoi dire pour la suite, mais je peux dire que j’admire le chemin parcouru.
    Je suis dans une phase de questionnement moi aussi, des événements ont révélé des choses que j’avais occulté et je pense entamer un parcours personnel pour comprendre, et pour finalement me détacher de certaines choses, de certains événements.

    Bonne continuation à vous et à votre famille.

    Isabelle

  • Tu as un passé très (trop) douloureux et je comprends qu’il soit difficile pour toi de t’en détacher. Ce n’est pas simple de rester tourner vers le passé sans réussir à se projeter dans l’avenir.
    Il y a des périodes où j’ai un peu trop tendance à me replonger dans le passé, dans les souvenirs et pour contrer tout cela, j’essaie de vivre au maximum au présent car je ne sais pas me projeter dans le futur (et je crois que je n’en ai pas envie – pour moi ce n’est qu’un vaste brouillard qui peut s’arrêter n’importe quand)
    Alors je n’ai pas vraiment de conseil à te donner. Je t’encourage juste à t’aimer (car tu es une personne qu’on a envie d’aimer) et à vivre au présent, sans te replonger dans ton passé. Il t’a façonné donc tu ne pourras jamais totalement changé ou alors avec beaucoup de volonté, un peu comme quand j’en ai eu marre qu’on me dise que je n’étais qu’une petite fille jalouse et égoïste et que j’ai voulu prouver le contraire à tout le monde. Aujourd’hui, je ne connais plus l’envie et j’essaie de ne plus penser à moi en priorité (sauf pour le chocolat)
    Chaudoudoux

  • Un travail d’analyse transgénérationnelle peut-être ? Moi je ressens le besoin de me libérer aussi (trop peur de transmettre des « fantômes » à mon fils) et je sens que c’est vers ce type d’analyse que je dois me tourner.

  • 🙁
    Loin de moi l’idée de comparer mais j’ai connu cette sensation de devoir couper quelque chose, chercher la clé qui me detacherait ce boulet que je traînais au pied. J’ai vu un psy. Nul le psy. Mais en parlant à moi même,et avec ses qqs petites bonnes phrases ( pas si nul que ca finalement) j’ai trouvé la clé pour me liberer d’un passé trop lourd…

  • je vois dans tes commentaires que tu as déjà fait une psychothérapie.
    Peut-être serait-il utile de revoir quelqu’un mais qui travaille différemment avec toi.
    Au fil de ton blog, je peux ressentir un grand mal-être, un mal à vivre avec toi et ton corps. (dis moi si je me trompe, des fois on imagine des choses en lisant).
    J’ai vu récemment une psychosomatologue, qui travaille donc sur l’impact qu’ont les émotions / les ressentis sur le corps. Son discours m’a beaucoup aidé. Apprendre à se dire « ce qui est passé est passé, je peux rien y changer, maintenant allons de l’avant ».
    Alors tu me dira « facile à dire miss, toi et ta famille aimante qui t’a entouré toute ton enfance et qui t’entoure encore »…et tu aura vraiment raison.
    Mais il me semble, que ta difficulté est d’accepter ton présent, votre présent, et votre futur. Difficulté d’accepter que tu peux être heureuse? peur pour tes enfants? Que sais-je.
    Tu as été victime. Aujourd’hui TU ES le centre du monde de 4 enfants et un mari. TU ES celle qui les rend heureuse, qui leur permet de l’être alors qu’on ne t’as pas donné ce droit enfant.
    Alors TU ES IMPORTANTE, ESSENTIELLE.
    Ta valeur c’est ce que tu construit, pas ce qu’on t’a fait subir.
    (en espérant que tu ne verra dans mes écrits que de la bienveillance, aucun jugement car il n’y en a pas)
    <3

  • En te lisant je vois juste l’immense angoisse que la vie calme et remplie et sans histoire s’abattre sur toi. Le bonheur, le calme, le respect, cela peut être source de vide quand tu es habituée à tant te battre : tu vois ce que je veux dire ? Ta place dans ta vie c’est te battre. Quand il n’y a plus de combat tu peux avoir l’impression de ne plus exister. Tout ton inconscient te le crie.
    Ne l’écoute pas : petit à petit ce bonheur créera du plein en toi, j’en suis sûre.
    Courage pour cette passe difficile. <3 PArfois elle peut être le signe que des choses bougent au fond de toi. Pour un mieux. <3

  • Bonjour,

    L’enfance est le démarrage d’une vie… c’est elle qui fait ce que nous devenons… Et si nous la démarrons difficilement, l’adolescence et la vie adulte ne peut être plus facile…
    Je suis aussi dans ce tournant en ce moment… Une enfance difficile,l’abandon de ces parents…
    A l’arrivée de mon 1er enfant j’ai pris une grosse claque… Comment peux ton abandonner son enfant?

    Aujourd’hui j’ai 30 ans, 3 enfants magnifiques,le meilleur des hommes, tout pour être heureuse mais je ne le suis pas totalement…
    J’y travaille tous les jours… Je vais y arriver… Je te le souhaite aussi de tout coeur…

  • Bonjour.

    Je crois que c’est la première fois que je t’écris ici. Ton texte me fait écho. Non pas que j’ai vécu les mêmes choses mais je suis bouffée par un passé bien trop lourd à porter. Je me retrouve dans nombreuses de tes phrases. Je n’ai pas trouvé encore comment m’en sortir. Mon corps a décidé d’appuyer sur STOP pour moi…
    Prend soin de toi en priorité. Si tu es bien ta famille le sera aussi. En attendant je te fais un câlin fort fort…
    On est des battantes on s’en sortira.
    Je ne te donnerai pas de conseils que moi même je refuse de suivre.
    Mille bisous à toi ❤

  • Alors, peut être, tu dois juste accepter que le combat est terminé. Et que même si ça n’efface rien, tu l’as gagné.

    Mais tu n’as plus besoin de te battre. Arrête toi un instant, promène toi dans ta belle maison, regarde les chambres paisibles de tes si beaux enfants, serre les fort dans tes bras : c’est ca ta vie, ta guerre contre l’infâme est terminée, tu as le droit de ne plus te battre et de te laisser porter par le bonheur que tu as construis si fort.
    Te laisser porter. Lâcher prise.
    Tu le mérites, tu as su construire toutes ces belles choses. Profite en paix. ❤️

  • Merci pour ce billet. Vous pouvez être fière d’apporter du réconfort aux mamans qui vous lisent. Car, pour différentes raisons, on est nombreuses à douter, se sentir encombrées et encombrantes. J’ai l’impression moi même d’être celle qui va faire exploser ma famille alors que ce que je veux plus que tout c’est être la mama qui rassemble ( image d’épinal ). Toujours lutter pour garder l’équilibre précaire qu’on a trouvé, c’est usant. Alors craquer un peu, se chercher, se redonner confiance. De ce passé douloureux vous avez fait une force. Bon et puis on s’identifie en se marrant aussi: le billet sur le métro est hilarant. Et quelle maman ne s’est jamais sentie le boulet du métro/ train/ avion. Ca a commencé avec la grossesse de mon aînée, quand je suis allée accoucher en bus, debout car personne ne m’a laissé sa place et que je luttais pour maîtriser les contractions donc pas envie de batailler oui trouver une place Allez, haut les cœurs. Ressourcez vous un peu, demandez vous ce qui vous plairait ( pas facil, hein, de se prononcer), listez vos points fort. Demandez aussi à votre mari et vos amis de vous décrire. Ça fait du bien. Bon courage!! Et merci encore. Votre blog est une réussite.

  • Très joli texte, il est bon parfois de mettre des mots sur les maux…
    Mais d’après ce que j’ai compris, ton ou tes combats sont terminés, alors pourquoi ne pas lâcher prise ( plus facile à dire qu’à faire, je sais) et choisir comme seul « combat » de t’épanouir dans ta vie de femme et de mère? D’en profiter tout simplement. De laisser toutes ces valises de côté, à quai et de partir vers de belles aventures?
    En tout cas, plein de courage. Le soleil brille…

  • Ton blog et tout ce qu’il représente est tellement loin du vide et du néant. Il est LA vie avec ses joies et peine.
    Quand j’ai vu le titre de ton article , je me suis dit que tu allais raconter une histoire ou parler de quelqu’un d’autre…

  • Mon commentaire est parti tout seul sans avoir termine
    Je voulais juste conclure en disant que je lis ton blog avec plaisir, enthousiasme, il m’aide, je me pose des questions, il me fait douter mais ne me laisse jamais indifférente. J’espère que tu vas arriver à sortir de cette période plus rassurée, plus sereine; tu le merites.
    Belle journéeà toi sincèrement.
    Nathalie

  • je n’ai pas lu tous les commentaires mais en lisant ton article si sincère et chargé d’émotions, je me suis dit que tu devais être à un tournant de ta vie où ta personne en tant que femme, et non pas en tant que mère ou épouse, doit se réaliser pour s’épanouir pleinement.
    Je conçois qu’avec 4 enfants, ça n’est pas simple, mais je crois que c’est le moment de te retrouver, de te trouver, toi. Crées-toi un projet sur du long terme, qui te laisse le temps de t’occuper de tes enfants et qui te fait du bien.
    Personnellement j’ai misé sur une reprise d’études; au départ, à distance pour continuer mon travail et faire mes deux bébés, aujourd’hui je termine, je suis une « vieille » étudiante, et qu’est ce que j’aime ça! tu as un parcours de vie compliqué, mais aujourd’hui tu vois enfin de la lumière et tu n’es certainement pas habituée à ce bonheur! Prends du recul, la vie est belle, le passé est derrière toi, et tu as fait ton possible pour travailler dessus. Il y a malheureusement des choses qui restent, des souvenirs qui marquent, des traumas encore existants et qui perdureront. Mais tu peux aussi leur faire un pied de nez et tenter de les mettre de côté. tu es maintenant maître de ta vie et ne laisse pas les personnes du passé te freiner ou te faire prendre la mauvaise route. Tu les emmerdes et tu vis maintenant. Et ça passe vite, trop vite une vie, et il faut en profiter d’autant plus! Poses-toi les bonnes questions: qu’est-ce que tu aimes faire, qu’est-ce que tu voudrais faire et qu’est-ce qui est réalisable à court terme?/à moyen terme? bon courage à toi <3

    • Merci beaucoup pour cette piste intéressante. J’y pense également, mais c’est là tout le problème, je ne sais absolument pas ce qui me ferait envie. Trop de choses, ça part dans tous les sens, comment faire la différence entre une envie pérenne et un coup de tête?
      Bref, je dois y réflechir posément! 🙂

      • Oui bien sûr il faut que ce soit bien clair et sûr dans ta tête. Mais tu dois déjà avoir des semblant d’envie non??? as-tu fait une bilan de compétences par exemple? j’espère que tu trouveras ta voie tout comme moi j’ai pu la trouver. J’ai beau aimer mes enfants au point de tout donner pour eux, ma vie s’il le fallait, je me dis toujours que je ne suis pas qu’une maman. C’est un équilibre tellement important pour tous les membres de la famille. ça permet un épanouissement qui n’est pas négligeable. Tiens-nous au courant de tes futurs projets alors!!!!!

  • (On m’a demandé un calcul pour valider mon commentaire, comme je suis nulle en maths je ne sais pas si ceci va fonctionner)

    Ma poulette,

    des réponses viendront à toi à un moment ou à un autre, sois attentives aux signes qui t’entourent et à tes intuitions, se sont souvent elles qui nous permettent d’avancer davantage.

    Je pense à toi mon petit <3

  • Je n’ai pas vecu exactement la meme chose, mais je suis passee par des epreuves similaires. Je ne comment pas vraiment sur ton blog que je lis souvent avec plaisir mais je n’ai pas pu m’en empecher aujourd’hui.
    Pour ma part ce qui m’a aide a ete l’eloignement, et je n’ai pas fait ca a moitie haha Je realise tout a fait que ce n’est pas une solution pour tout le monde hein 😉 Mais une fois l’expatriation faite, il a quand meme fallu guerir et la therapie m’a aide. Meme si malheureusement j’ai l’impression qu’il y a toujours un nouvel aspect qui deboule dans ma vie…
    Bref, pour moi c’est aussi hyper important de ne pas reproduire l’abus sur la prochaine generation et c’est toujours tres encourageant et rassurant de voir que d’autre y arrive.
    Donc non, tu ne vaux pas rien, tu es une femme forte et ce n’est pas tout le monde qui arrive a se reconstruire comme ca.
    Et sinon pour moi le sport, en particulier la boxe a un certain moment, m’a vraiment aide a reprendre controle de mon corps et effacer ce qu’il avait vecu. La boxe m’a aide a evacuer la colere mais aussi a prendre confiance en ma capacite a pouvoir me defendre maintenant.
    Courage

  • Arrête moi si je me trompe mais j’ai l’impression que tu as besoin de te réaliser POUR TOI MÊME, en tant qu’individu. Etre le soleil de te enfants et de ton mari, j’imagine que c’est une source de bonheur. Mais pour et par les autres. Te remettre au centre de sa vie. Mais une fois que j’ai dit ça… ça ne fait pas beaucoup avancer le bazar. Je ne te connais pas, aussi je garderais bien de te donner des conseils sur ce qui t’aiderait à te réaliser. Mais comme l’a dit Anne, tu as une belle plume, c’est peut-être une piste ? Je t’embrasse bien fort en tout cas et je te souhaite beaucoup de courage !

    • C’est très gentil ça! Je ne pense pas avoir une belle plume du tout, je me trouve très médiocre… Mais en effet, je songe doucement à me recentrer sur moi, un petit peu… C’est une bonne piste je crois! 🙂 Merci!

  • Tes mots sont très touchants, pourtant quand je lis ton blog ce que je « vois » ou au moins que j’imagine, c’est une femme forte, qui prend sa vie en main, qui construit une superbe famille ! Une belle image donc ! Bon courage avec tes tourments mais je crois que quand on renvoie autant de belles choses que toi c’est que la guérison est en marche !

  • Hello Miss,
    parfois, ce qui fait du bien, c’est aussi de s’autoriser à se complaindre, à ne pas être à la hauteur « et alors ? », à avoir des coups de mou.
    C’est épuisant de remplir un rôle qu’on a parfois pas choisi : laisse-toi la possibilité de souffler, tu le mérites tellement !
    Bises énormes.

  • bonjour ,pour avoir une expérience avec beaucoup de ressemblance je sais qu’il n’est pas simple d’essayer de se construire ou de se reconstruire surtout quand on vous a ancrer dans votre plus tendre age que vous ne valiez rien et que ce sera toujours le cas on fini malheureusement par y croire . jusqu’à il y a peu j’etais encore dans ce schéma là pourtant elle etait belle ma vie un mari quatre enfants et j’etait heureuse mais toujours a me sentir inferieur et inutile et puis il c passé quelque chose dans ma vie qui a tout remis en question ,j’ai été très mal pendant plusieurs mois et puis j’ai eu un declic je ne sais pas pourquoi j’ai eu l’impression de me debarasser de tout ce qui me freinait de se passé qui malgré ma vie réussi m’empêchait quand meme d’avancer ;les choses depuis vont tout doucement mais j’ai l’impression d’avoir recommencer quelque chose je suis moins sur la defensive avec les gens ,plus ouverte ,plus sur de moi et meme si je ne sais pas au niveau professionnel ce que je vais faire et bien la non plus je ne met plus de barriere ,mais j’avoue je me laisse le temps que les choses continue de cheminer petit à petit .bon courage dans votre combat car finalement on reste toujours des guerrier meme si c epuisant on ne baissera jamais totalement la garde .

  • Bon courage dans ce chemin… La communication non-violente et son travail sur les croyances limitantes m’ont bien aidé pour me défaire de ce genre d’idées fausses. Un grand câlin virtuel et félicitations d’avoir rompu le cycle.

  • Il faut avoir du courage pour dévoiler un peu de son intimité … Et dire ce que d’autres ne diront jamais… Soulever le poids du silence pour alléger un peu le poids de toutes celles et ceux qui se pensaient seuls au monde avec ces souffrances là…
    Je n’ai pas de solutions miracle… Le pardon me parle peu, Le lâcher prise, un peu plus… Plus je vieillis, plus je suis convaincu qu’etre adulte, c’est lâcher prise. Avec son passé, ses angoisses, sa colère… Accepter de se battre uniquement contre (ou mieux encore pour) tout ce qui est entre nos mains, dans notre petit pouvoir, ici et maintenant. .. Le reste, le passé, ce qui nous dépasse vraiment, et même nos angoisses, nos peurs, nos pulsions, l’age adulte nous permet de les regarder avec recul, distance et peut être un jour, sagesse ultime …. Indifférence. Je crois te l’avoir déjà écrit, mais je crois que la méditation, la pleine conscience, enfin ce genre de choses pourrait t’aoder beaucoup…
    Merci en tous cas pour toutes celles et ceux qui ne commenteront pas, mais se sentiront moins seuls ce soir !

  • lslisteningspeaking@gmail.com
    https://lslisteningspeaking.wordpress.com/
    Coucou 🙂 !

    J’ai eu une petite larme a l’oeil en te lisant. Je te suis depuis déjà un bon moment mais je ne commente pas souvent…

    Tes mots font l’écho des miens d’une certaine manière. Ce n’est pas le même vécu, mais c’est le même combat pour avancer.

    Courage… Crois en toi ! Tu as une famille qui te soutiens, je suis sure que tu y arrivera.

    Des bises !!

  • Rhooooooooo, non, non et re non, tu ne vaux pas rien !!! Tu as une jolie famille et tu as une énergie folle ! Je t’envoie plein de licornes, paillettes, bisounours et autres arc en ciel. HUGS <3

  • Chère Mite Orange,
    Je crois que tu manques un peu de lucidité,… Tu ne mesures pas combien tes écrits, ta vie actuelle peuvent nous aider en montrant qu’il n’y a pas de fatalité. Que malgrè toutes les épreuves que tu as pu endurer , il y a un bout du tunnel et qu’il est beau.
    Pour tout cela, je te remercie du fond du cœur!
    Il te faut peut être accepter que maintenant tes combats sont vraiment derrière toi et que tu t’accordes le droit d’en profiter sereinement…
    Je te souhaite d’y arriver, tu le mérites.
    Bises virtuelles mais sincères.

  • Si je peux, me permettre : se raconter toujours et encore pour se réinventer dans les moments de (gros) doutes s’avère souvent très bénéfique… à travers l’écriture comme tu le fais, mais aussi la psychothérapie.. Car même après 8,10 et même 15 ans, il y a toujours tellement à explorer ! Et retourner parler de soi, ne signifie pas « rechute » ; simplement reprendre les rênes et aller mieux, à nouveau.
    Bon courage à toi !
    Lisa

  • Bonjour,
    Je ne te connais pas mais j’ai découvert ton blog durant ma grossesse, Ma fille a quelques jours de moins que Pépin.
    Je dois te dire que tu es loin de ne rien valoir. Je trouve ton blog très intéressant, j’aime ta plume et ta sincérité. Je suis d’accord avec ce qui est dit plus haut pourquoi pas un livre??
    Par ailleurs je suis travailleur social et j’ai rencontré des personnes ayant un parcours similaire et je dois dire que tu m’épates par toutes les batailles que tu as menée pour toi et tes enfants!! Tu as une force énorme mais dans tout celà il y a aussi des moments de faiblesse et d’épuisement bien naturels.
    Tu as réussi à créer une famille dont tu peux être fière!! Mais peut être qu’aujourd’hui tu as besoin de te réaliser dans un nouveau projet?
    Je t’envoie de doux câlins réconfortants et un souffle pour regonfler ton moral et te permettre de te voir avec un œil plus doux.

  • Je n’ai pas ton vécu mais une enfance un peu compliquée et je n’avais pas du tout confiance en moi. A 30 ans, suite à mon divorce, j’ai décidé de consulter une psy qui m’a permis d’avancer et de me décharger un peu de mon enfance. Tout va mieux mais je n’arrive pas à faire un régime et du coup, je consulte une psy/coach et ça me fait du bien… peut être que ce travail se fait par palier et que nous avons des marches à monter dans le sens où la première thérapie ça fait du bien et on se sent mieux mais qu’au bout d’un moment d’autres problématiques apparaissent et qu’on a besoin de les régler aussi et qu’il faut y retourner mais en partant de moins bas. Il faut aussi apprendre à être heureuse et ce n’est pas du tout mais pas du tout évident. J’ai toujours tendance à penser aux grands malheurs qui pourraient me tomber dessus mais maintenant, j’arrive à chasser ces idées et à profiter des petits bonheurs quotidiens… Chéri m’a beaucoup apaisé. je voulais te dire que j’aime beaucoup lire ton blog et que tu sembles avoir un courage de dingue contrairement à ce que tu sembles croire

    • C’est vrai, je vais partir de moins bas! 🙂 J’ai repris RV avec mon psy justement. Ca a été une « épreuve » parce que j’ai eu le sentiment d’un retour en arrière… Mais après 8 ans de thérapie, j’ai confiance en lui.
      Merci! 🙂

  • Une énorme cargaison de courage pour toi dans ce long chemin de la reconstruction, tu as fait beaucoup de chemin déjà, j’espère que tu trouveras ce qui te convient pour la suite. Pour ma part, suite à l’annonce du diagnostic de mon fils, j’ai été suivie avec une thérapie EMDR, qui est une thérapie courte pour surmonter les traumatismes : ça m’a aidé, petit à petit, rien des spectaculaire mais ça a contribué à apaiser mes souffrances. Je sais pourtant qu’il me reste encore des choses à dénouer, à accepter, mais on avance tous pas après pas, à son rythme… Du courage <3

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